Mercredi à Reims (Marne), une jeune femme a été tabassée par un groupe de filles qui lui reprochait de bronzer en maillot de bain dans un parc de la ville. Depuis, l’affaire déchaîne la toile.

Une Rémoise de 21 ans a été passée à tabac mercredi dernier dans un parc de sa ville. La jeune femme était venue s’y faire bronzer en maillot de bain lorsqu’elle a été prise pour cible par un groupe de cinq filles. Ces dernières lui ont reproché sa tenue inconvenante dans un lieu public, ce qui aurait fait monter le ton entre les deux parties, rapporte L’Union. Le groupe en serait ensuite venu aux mains, rouant de coups la jeune femme en maillot de bain. Secourue par des passants et transportée à l’hôpital, elle s’est ensuite retrouvée avec quatre jours d’ITT.

De leur côté, ses cinq agresseuses ont rapidement été interpellées. Parmi elles figurent deux mineures, les autres étant âgées de 18,19 et 24 ans. Selon L'Union, les trois majeurs seront jugées le 24 septembre prochain devant le tribunal correctionnel, tandis que l’une des deux mineures a été placée sous le statut de témoin assisté et que l’autre fait l’objet d’une convocation devant le délégué du procureur. Le parquet de Reims a par ailleurs indiqué qu’il écartait "tout motif religieux" à l'origine de cette altercation.

"La liberté des femmes n’est pas négociable"Cette affaire a rapidement déclenché un tollé de réactions sur Internet. C’est "intolérable sur notre territoire. Je condamne fermement cette agression", a en effet réagi le maire LR de Reims, Arnaud Robinet. "J’appelle à l’apaisement, car personne ne connaît le fond de cette affaire. Laissons la justice et la police faire leur travail", a ensuite ajouté l’édile. "La liberté des femmes n’est pas négociable", a quant à lui rappelé Alain Juppé sur Twitter. "La régression de la liberté de la femme" est "un scandale en 2015", a quant à elle raillé l’eurodéputée LR Nadine Morano sur le réseau social. Et l’ex-ministre d’illustrer son message par une photo de Brigitte Bardot en maillot de bain.

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Plus virulent, le vice-président du Front National, Florian Philippot a fait un parallèle entre cette agression et la polémique autour de la privatisation d’une plage du sud de la France pour la venue du roi d’Arabie Saoudite. "Les agresseuses de la femme en maillot de bain n’ont qu’à se baigner sur la plage saoudienne de Vallauris. Là-bas l’Etat les chouchoutera", a-t-il posté sur Twitter.
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