La cour d’appel de Bordeaux (Gironde) a entamé ce mardi l’examen de l’instruction menée par le juge Jean-Michel Gentil dans l’affaire Bettencourt. En jeu : la nullité des procédures de mise en examen.

Nicolas Sarkozy avait prévenu qu’il utiliserait toutes "les voies de droit qui sont ouvertes à tout citoyen" pour faire annuler sa mise en examen dans l’affaire Bettencourt. Quelques semaines après cette annonce sur la page Facebook de l’ancien président de la République, la cour d’appel de Bordeaux (Gironde) s’apprête ainsi à examiner en détail la manière dont le juge Jean-Michel Gentil a mené son instruction. L’objectif étant de déterminer si le magistrat a ou non manqué d’impartialité dans ce dossier. Si ceci venait à être prouvé, des nullités de procédures pourraient ensuite être décidées.

Une audience fragilisée par les réquisitions du parquet de Bordeaux ?L’audience de ce mardi doit se dérouler à huis clos en présence des avocats des principales personnes mises en causes dans cette vaste affaire – dont celui de l’ex-chef d’Etat. Prévue pour durer toute la journée, celle-ci sera l’occasion pour les avocats de la défense de sortir leurs dernières armes pour démonter le volet de l’enquête dit des "abus de faiblesses" qui vise douze personnes. Déjà reportée à deux reprises, cette audience intervient par ailleurs quelques jours après les dernières réquisitions du parquet de Bordeaux qui a demandé vendredi des non-lieux pour six de douze personnes mises en examen. Parmi celles-ci figurent notamment Nicolas Sarkozy, Eric Woerth Stéphane Courbit et Pascal Wilhelm.

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Serein, Me Benoît Ducos Aber, l’un des avocats des parties civiles, a estimé que ces réquisitions  "ne changent rien" au problème des nullités qui doit être examiné dans la journée et ce, même si selon lui elles seront "exploitées". 

 

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