Après l’expertise de Liliane Bettencourt le 7 juin 2011, la Cour d’appel de Bordeaux doit confirmer ce mardi l’état de faiblesse ou non de l’héritière de L’Oréal. Une décision qui est extrêmement attendue notamment par l'ancien président, Nicolas Sarkozy.

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La compliquée affaire Bettencourt reprend ses droits. Ce mardi 24 septembre 2013, la Cour d’appel de Bordeaux doit donner son avis sur l’état de faiblesse avéré ou non de Liliane Bettencourt. Le 7 juin 2011, une expertise avait été menée au domicile de l'héritière du groupe L'Oréal, âgée de 90 ans aujourd’hui, par un collège de cinq médecins dont le professeur bordelais Sophie Gromb. Ils avaient alors validé l’état de faiblesse de la milliardaire. Pourtant, il se pourrait que l’expertise soit contestée mais pourquoi ?Premièrement, le juge Gentil en charge de l’affaire ne serait pas exempt de tout reproche. Le magistrat aurait, selon la défense, une relation amicale avec Sophie Gromb. En effet en 2007, le professeur bordelais aurait été le témoin du juge lors de son mariage. Jean-Michel Gentil est aussi accusé d’avoir choisi pour l’expertise, deux neurologues qui n’étaient pas sur la liste de la cour. D'après le magistrat, les deux autres médecins n’auraient pas été disponibles sur le moment mais la défense affirme qu’ils n’ont même pas été contactés.

Douze personnes mises en examen dont Nicolas Sarkozy

Dans cette affaire, douze personnes sont mises en examen dont l’ancien chef d’Etat, Nicolas Sarkozy. La quasi-totalité de ces individus sont soupçonnés d’avoir profité de la sénilité de Liliane Bettencourt pour lui soutirer de l’argent ou des avantages. Nicolas Sarkozy, lui, est accusé d’avoir financé une partie de sa campagne électorale de 2007 grâce à l'argent de la milliardaire.

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Au total, trois hypothèses sont possibles aujourd’hui dans cette affaire : soit l’expertise est annulée et auquel cas, il faudrait reprendre l’affaire depuis le début. La deuxième possibilité est que l’expertise soit validée.Alors les juges pourront rendre leurs décisions dans les semaines qui arrivent. Et dernière possibilité : l’expertise est validée mais Nicolas Sarkozy n’est pas poursuivi car sa mise en cause est infondée. Le 28 juin dernier, le parquet avait déjà requis un non-lieu pour six personnes dont Nicolas Sarkozy et Eric Woerth, l'ancien ministre du budget. Cependant, ce sont les juges d’instruction qui donneront le mot final de l’affaire.

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