Alors que Bernard Tapie a été entendu ce lundi matin par les juges et les enquêteurs de la Brigade financière, l’homme d’affaires a été placé en garde à vue. Les juges en charge du dossier veulent déterminer le rôle qu'aurait eu ce dernier dans le versement des 403 millions d’euros en sa faveur pour l’arbitrage sur la revente d’Adidas.

Les enquêteurs de la Brigade financière ont placé Bernard Tapie en garde à vue ce lundi matin. Après quelques heures d’auditions, ce dernier a été placé en garde à vue par les enquêteurs. Les juges et les membres de la Brigade Financière ont pour objectif de déterminer le rôle de l’homme d’affaire dans le processus qui lui a permis de recevoir 403 millions d’euros.

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Une affaire muscléeEn réaction à sa convocation, Bernard Tapie avait par ailleurs déclaré n’en avoir "rien à foutre". L’ancien ministre du Logement sous François Mitterrand a en effet reçu une somme faramineuse dans le règlement du contentieux qui l’a opposé au Crédit Lyonnais concernant la revente de l’équipementier Adidas en 1993. Après la mise en examen du juge arbitral, Pierre Estoup et du directeur de cabinet de la ministre de l’Economie de l’époque, Christine Lagarde, il semblerait que l’enquête se soit fortement accélérée via cette audition. Le Monde a par ailleurs révélé que, dans une déposition sous serment de juillet 2012, Bernard Tapie aurait délibérément menti aux enquêteurs. Cette révélation aurait ainsi favorisé la mise en garde à vue de ce dernier.

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