En arrivant sur le sol français, un migrant se voit accorder certaines aides qui s’accroissent si celui-ci obtient le statut de réfugié. Dans le même temps, il a certains devoirs à respecter.

Les droits accordés et les devoirs incombant aux réfugiés sont souvent mal compris – ou mal connus – par les Français. Pour bien comprendre la situation, il faut savoir qu’un migrant a des obligations différentes selon qu’il soit en attente du statut de réfugié (il est alors demandeur d’asile) ou qu’il obtienne justement cet asile en France.

Quand le migrant arrive sur notre territoire et qu’il fait une demande de protection de la France auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), il est dit "demandeur d’asile", jusqu’à l’attente d’une décision définitive de l’administration.

Le demandeur d’asile a droit à certaines aides

A partir de ce moment, comme l’explique le Huffington Post, le demandeur d’asile peut être logé dans un Centre d’accueil des demandeurs d’asile (Cada), mais doit partir si l’OFRPA ne répond pas favorablement à sa requête. Pendant la durée du traitement de sa demande, le demandeur a aussi le droit à l’Allocation temporaire d’attente (ATA) d’un montant de 11 euros par jour et s’il rentre dans un Cada, son allocation est transformée en Allocation mensuelle de subsistance (AMS) d’un montant oscillant entre 91 et 718 euros par mois en fonction de sa situation familiale.

De plus, le demandeur d’asile a accès au régime général d’assurance maladie au titre de la couverture maladie universelle (CMU). Si la personne ne peut pas bénéficier de la CMU ou est en situation d’urgence, il peut avoir accès à l’aide médicale d’Etat (AME). Enfin, celui-ci a l’obligation de scolariser ses enfants comme cela est le cas pour chaque Français.

Un réfugié bénéfice quasiment des mêmes droits qu’un Français

Si l’OFPRA considère que le demandeur d’asile est bien persécuté dans son pays, alors celui-ci obtient un récépissé de 3 mois renouvelable portant la mention "reconnu réfugié", un statut qui donne droit à une carte de résident renouvelable tous les 10 ans. L’accès à la nationalité française lui est facilité et le regroupement familial ouvert sous réserves de ressources suffisantes. Dans le même temps, les réfugiés ont l’obligation de suivre une formation civique et linguistique avant de passer un bilan de compétences professionnelles.

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Concernant les prestations financières, un réfugié bénéficie quasiment des mêmes droits qu’un Français : CAF, HLM, APL, RSA, etc. Enfin, le réfugié peut désormais librement accéder au marché du travail.

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