D’après les informations du Parisien, le SCNF aurait envoyé des chèques de 50 000 euros à certaines victimes de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, qui a coûté la vie à 6 personnes le 12 juillet dernier.

La SNCF a-t-elle secrètement versé de l’argent à certaines victimes de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge du 12 juillet dernier ? Oui d’après les informations du Parisien. « Des chèques de 50 000 € ont été proposés à chaque famille des personnes décédées » aurait confié au journal une source proche du dossier. « 50 000 € aussi pour les victimes hospitalisées plus de deux jours. Et, enfin, 10000 € pour celles qui sont restées moins de quarante-huit heures à l’hôpital ».

Entre 40 et 50 personnes indemniséesDès le 14 juillet, des membres du comité exécutif de la SNCF se seraient ainsi rendu dans les hôpitaux auprès des victimes et des proches de victimes pour leur proposer de l’argent. Au total, ce seraient 40 à 50 personnes qui auraient ainsi reçu un chèque. Si la démarche est louable, elle étonne néanmoins. Pour un spécialiste de ce genre de dossiers, l’initiative est « extrêmement positive pour les victimes » mais « c’est du jamais-vu. Normalement, il s’agit d’avances qui sont déduites ensuite des indemnités versées après une décision de justice. Là, ce sont purement et simplement des dons » explique-t-il au Parisien.

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Un geste qui intrigueUne démarche tellement surprenante que certaines victimes n’auraient pas osé encaisser le chèque, de peur de ne pas pouvoir engager d’action en justice par la suite. « On peut aussi s’interroger sur la manière dont le choix des victimes a été fait. Pourquoi celle-ci et pas l’autre ? Et puis, cette démarche peut faire jurisprudence… » indique cette source. Interrogée sur la question, la SNCF a confirmé le versement de cet argent. La compagnie ferroviaire avait-elle des choses à se reprocher ? Le versement de cet argent a-t-il motivé par la culpabilité ? Car d’après les rapports remis à la justice dans le cadre de l’enquête sur l’accident du Paris-Limoges, la SNCF était au courant que les rails, et notamment l’éclisse responsable du déraillement du train, étaient défectueux. L’enquête est toujours en cours. En attendant ses conclusions, certains avocats et associations de victimes soulignent toutefois que « tout ça est très bien, mais il ne faudrait pas non plus que la SNCF en fasse trop ».

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