Selon le Canard enchaîné, la société ferroviaire aurait voulu manipuler l’enquête sur le déraillement d’un train dans l’Essonne qui avait fait sept morts en 2013.

Deux ans et demi après le terrible accident ferroviaire en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne) qui avait fait sept morts et des dizaines de blessés, le Canard enchaîné affirme ce mercredi que des témoins se sont prêtés à un double langage.

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L’hebdomadaire satirique révèle en effet que la SNCF aurait voulu "manipuler l’enquête" en s’entretenant avec ses employés avant leur audition par la justice. Dans "de nombreuses pièces de l’enquête" dont le journal a pu avoir accès, celles-ci révèlent que des dirigeants de la SNCF ont été placés sur écoute par la justice. Or, ces écoutes mettent en évidence "un double langage" de la part de certains témoins.

La SNCF a réagi à ces accusations

Ainsi de ce cadre, dont la conversation a été interceptée, qui déclarait en interne : "Brétigny, ce sont des crevards. Faut tous les foutres dehors !", mais qui, devant les juges, assurait ne pas savoir si les travaux de maintenance y étaient correctement menés.

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"La direction juridique de SNCF (…) défend et accompagne ses salariés lorsqu’ils sont mis en cause dans l’exercice de leur fonction. C’est le cas pour l’instruction concernant l’accident de Brétigny", a réagi mardi soir l’entreprise ferroviaire dans un communiqué. "Les salariés auditionnés par les juges sont totalement libres de leurs propos", a-t-elle ajouté, se refusant à commenter un article basé sur des "documents (…) couverts par le secret de l’instruction".

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