Pour la première fois depuis son arrestation en novembre dernier, Abdelhakim Dekhar, surnommé le "tireur fou" a donné des détails sur ses intentions. Découvrez ce qu’il a dit.

Il aura fallu attendre près de neuf mois pour qu’il se décide à parler. Mardi, Abdelhakim Dekhar a enfin accepté d’expliquer à un juge d’instruction pourquoi, en novembre dernier, il avait décidé de s’en prendre à plusieurs médias parisiens. Souvenez-vous, le 15 novembre dernier un homme cagoulé avait fait irruption au siège de BFM TV, menaçant de tirer sur le rédacteur en chef de la chaîne d’informations en continu avant de prendre la fuite. Trois jours plus tard, il recommençait. S’introduisant cette fois-ci dans les locaux de Libération,  il avait alors tiré sur un photographe du journal. Des coups de feu avaient également eu lieu devant une banque à la Défense. Celui que l’on a surnommé "le tireur fou" s’était ensuite enfui, prenant un automobiliste en otage. Sa trace avait par la suite pu être retrouvée notamment grâce à des relevés effectués dans le véhicule de l’otage et sur les lieux des attaques. Abdelhakim Dekhar avait fini par être interpellé, mis en examen pour tentatives d’assassinat et placé en détention à la prison de Fleury-Mérogis.

 

Tireur parisien : Abdelhakim Dekhar refuse de parler aux enquêteurs

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Il aurait eu des complicesEt si lors de ses deux premières auditions devant un juge d’instruction, le "tireur fou" s’est toujours borné à ne pas donner d’explications, mercredi il a enfin accepté de le faire. Selon les informations d’Europe 1, Abdelhakim Dekhar a ainsi confié : "J'ai commis un acte politique pour créer un électrochoc et interpeller l'opinion publique sur la politique menée à l'encontre des gens d'origine". Quant aux journalistes qu’il a pris pour cibles, c’était parce que, selon lui, ce sont "des menteurs professionnels". Assurant que son but n’était "pas de tuer" lorsqu’il s’est rendu dans le locaux de Libération, le détenu a regretté : "J'ai dit aux gens qui étaient là de ne pas bouger, lui (le photographe blessé, ndlr) a bougé. J'ai paniqué. L'opération a avorté". Et celui-ci d’ajouter à propos d’éventuels complices : "Forcément oui. Mais n’attendez pas que je vous donne des noms. Je suis un homme d’honneur".

 

 

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