A Sarcelles (Val-d'Oise), un clip de rap diffusé sur Internet début janvier et qui met en scène des mineurs suscite actuellement une polémique.

Comme le rapporte Le Parisien, une dizaine de jeunes garçons de Sarcelles, dans le Val-d’Oise, sont les protagonistes d’un clip de rap mis en ligne sur Internet début janvier. Les "Sarcelleselite" comme ils se présentent sont des collégiens pour la plupart mais également des élèves de primaire. La justice s’est saisie de cette affaire.

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Surnommés les "bébés rappeurs", on les voit exhiber des armes et des liasses de billets comme le font les rappeurs américains dans leurs vidéos. Dans le morceau "1er pocheton", dont le titre fait référence au sachet en plastique dans lequel est vendu le cannabis, ils font l’apologie de la drogue, de la violence et du sexe. Les enfants et adolescents parlent de "braquos" (braquage) et tiennent un discours mysogine, les femmes étant considérées comme de simples objets sexuels. La vidéo a déjà été vue plus de 100 000 fois sur Internet.

Le producteur du clip apparaît à la fin de la vidéo. Contacté par BFMTV, le jeune homme de 25 ans s’est dit complètement dépassé par le scandale provoqué par la vidéo. "On parle de drogue, comme dans les films. Mais ce ne sont pas des dealers, ils vont tous à l'école. Il n'y a rien de méchant, c'est que de la comédie, que des comédiens", a-t-il déclaré. Une enquête a été ouverte afin de savoir si les parents ont donné leur autorisation pour que leurs enfants apparaissent dans cette vidéo.

"C'est scandaleux. Ce type de vidéo est inadmissible"

Cette vidéo fait polémique : "C'est scandaleux. Ce type de vidéo est inadmissible", a ainsi déclaré François Pupponi, le député-maire (PS) de Sarcelles. "Nous allons saisir le procureur pour qu'il y ait des sanctions pénales exemplaires. On ne peut pas laisser faire ça. Il y a des gens qui font de l'argent avec ça", a-t-il ensuite ajouté.

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"Il faut visionner attentivement ce clip pour déterminer si des poursuites pénales peuvent être engagées, prendre en compte les propos qui sont tenus, déterminer de quelle arme il s'agit, si elle est vraie ou factice", a estimé Yves Jannier, le procureur de Pontoise. Des poursuites pour incitation à la violence et détention d’arme pourraient être engagées.

Voir la vidéo :