Les passagers du vol AF007 devant relier New York à Paris ont vécu un cauchemar dimanche. Leur trajet a duré près de 19 heures. Conditions météo, temps de repos du pilote... découvrez les raison de ce retard.

Ils ont enchaîné les mésaventures. Dimanche, les passagers du vol Air France AF007 devant relier New York et Paris ont mis près de 19 heures pour atteindre leur destination, contre environ 6 heures d’ordinaire. En cause tout d’abord, les conditions météorologiques qui ont empêché l’Airbus A380 de décoller de l’aéroport John F. Kennedy de New York. La ville est en proie à une vague de froid glaciale depuis quelques jours, si bien qu’une partie de son réseau de transports a été partiellement paralysé le weekend dernier.

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Six heures d’attentes à cause de la neige

Après six heures d’attente, les passagers ont finalement pu embarquer et décoller. Parmi eux se trouvait l’ancien ministre sous Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire. Mais le répit n’a été que de courte durée. En effet, l’avion n’a pas atterri à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle en région parisienne mais à Manchester en Angleterre.  Là, tous les passagers ont été contraints de quitter l’avion. "Aucune informations" ne leur a été données à ce moment-là, a raconté Didier, l’un des passagers, à BFM TV. En réalité, les membres de l’équipage ont fait débarquer les passagers car le pilote de l’avion avait atteint son quoto d’heures de vol consécutives. Aussi, a-t-il décidé de profiter des heures de repose auxquelles il a droit selon sa convention collective pour se reposer.

Une "pause" pas prévue

Jusque-là rien d’anormal sauf que la compagnie aérienne n’avait visiblement pas prévu cette "pause syndicale" et a mis un certain temps à trouver un autre pilote pour prendre rapidement son relais. "Nous sommes là depuis midi, nous sommes accompagnés de trois enfants, trois mineurs non-accompagnés qui sont livrés à eux-mêmes sans aucun encadrement. Ces enfants sont en pleurs, les gens sont fous-furieux", témoignait encore Didier au micro de la chaîne d’informations en continu.

Le cauchemar des passagers du vol AF007 a finalement pris fin quand trois avions, deux A320 et un A318 ont été affrétés par Air France pour les ramener dans l’Hexagone. "Certains sont repartis vers Paris après avoir patienté 12 heures", souligne toutefois BFM TV.

"Tout s’est joué à quelques minutes près"

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De son côté, le porte-parole d’Air France, Paul Thevenon-Rousseau a expliqué que tout s’était joué "à quelques minutes près". Selon lui, "les capacités d’accélération d’un avion sur un vol transatlantique laissaient la possibilité d’arriver de façon très juste à Paris » mais cela « ne s’est pas produit". Quant à la possibilité pour le pilote de remettre sa pause à plus tard, le porte-parole a affirmé que cela aurait été comme "rouler à 180 km/h sur l’autoroute avec deux grammes" d’alcool.

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