L'autorité est un nom féminin, semble nous dire la Première Dame de Côte-d'Ivoire. Née en 1949, près d'Abidjan, Simone Gbagbo s'est proposé de couper court à toute une suite de clichés suivant lesquels l'action politique et le militantisme social n'ont pas le même père que la grâce féminine.

Simone Gbagbo

Femme ambitieuse et intransigeante, l'épouse du président Laurent Gbagbo, dans sa tentative de ne pas rester à l'ombre de son auguste mari, a bouleversé ces jours-ci l'opinion publique par la position qu'elle a adoptée vis-à-vis des accords de Marcoussis, signé le 25 janvier par les partis politiques et les mouvements rebelles.

Tandis que son mari tente par tous les moyens de sauver son fauteuil et ses relations avec la France, Simone Gbagbo ne fait pas le moindre effort pour cacher sa ferme opposition aux accords de paix. On dirait qu'ils ne sont pas sur la même ligne...

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Ce geste ne fait que renforcer la conviction de ceux qui ont deviné en Simone Gbagbo le véritable "homme fort" d'Abidjan. Il suffit de constater que la plupart des voix l'accusent indirectement d'avoir dirigé les célèbres "escadrons de la mort" composés, selon l'ONU, de militaires proches de la présidence. Décidément, cela ne va pas du tout dans le sens des ambitions sociales et humanitaires qu'elle prône.
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