En comparant les programmes santé des deux candidats à la présidence de la République, des conceptions très différentes apparaissent. Ségolène Royal souhaite poursuivre les mesures engagées par le gouvernement Jospin, quand Nicolas Sarkozy veut approfondir les actions de Xavier Bertrand.

Ségo Sarko, leurs diagnostics pour la santé

D'accord sur presque rien

Une chose est sûre. Ils ne sont d'accord sur rien, ou presque. Leurs seules promesses communes : la création d'une branche dépendance de la protection sociale et le desserrement du numerus clausus (nombre d'étudiants autorisés à faire médecine). Sur le reste du volet santé de leur programme, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont des conceptions très différentes : priorité affichée de la candidate socialiste, la santé pour tous, alors que le compétiteur de l'UMP insiste sur la responsabilisation des assurés et l'amélioration des conditions d'exercice de la médecine libérale.

Ségolène Royal : prévention et santé pour tous

Parmi les 100 propositions de Ségolène Royal, douze concernent la santé. Pour la candidate PS, « les actions de prévention » sont des moyens efficaces de réponse au financement de la Sécurité sociale. Elle propose ainsi de mettre en place une politique de lutte contre l'obésité. Elle veut par ailleurs assurer l'accès aux soins des jeunes. Pour cela, elle prévoit la gratuité des soins pour les enfants jusqu'à 16 ans, au delà et jusqu'à 25 ans de créer une « carte santé » donnant droit à une consultation semestrielle gratuite. La contraception serait gratuite pour les jeunes femmes de moins de 25 ans. Elle promet par ailleurs la suppression du forfait de 1 euro sur chaque acte courant et celui de 18 euros sur ceux plus techniques.

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Pour assurer une continuité de soins sur le territoire, elle envisage la création de dispensaires pluridisciplinaires modernisés dans les zones rurales et les quartiers sensibles. « Il faut réinventer de nouvelles structures de santé dans les quartiers. Elles sont à imaginer avec des médecins salariés » a-t-elle déclaré lors du premier débat télévisé pour l'investiture du Parti socialiste le 17 octobre 2006, tout en précisant dans un autre entretien « je n'ai jamais prôné la suppression de l'exercice libéral » (« Le Quotidien du médecin » du 26 février 2007 ). Elle pense en outre à l'attribution de bourses spécifiques pour les étudiants en médecine qui accepteraient de s'installer dans des zones sous médicalisées.
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