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Les cours du pétrole flirtaient toujours avec leurs plus hauts de l'année ce jeudi, en dépit de prises de bénéfices après trois séances de hausse consécutives. Le Brent a brièvement séjourné au-dessus des 52 dollars le baril dans la matinée, dopé par une baisse des réserves américaines de brut pour la troisième semaine consécutive. Le Canada, principal fournisseur des Etats-Unis, n'a pas encore renoué avec ses niveaux de production d'avant les incendies de forêt du mois dernier. Le brut texan (WTI) s'échangeait quant à lui dans l'après-midi juste au-dessus de 50 dollars le baril. Les cours sont aussi soutenus par la baisse de la production nigériane, perturbée par des sabotages.
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Le géant pétrolier russe Rosneft a souffert des cours plancher du brut au premier trimestre, mais ses résultats sont moins catastrophiques que prévu. Son bénéfice net a fondu de 80% à 200 millions de dollars du fait de coûts exceptionnels liés notamment à des cessions d'actifs. Ces dernières lui ont permis de réduire sa dette de 45%, sous les 24 milliards de dollars. Son chiffre d'affaires n'a lui reculé que de 32,6%. Moscou veut renflouer son budget en réduisant sa participation au capital de Rosneft de 69 à à peine plus de 50%. Le chinois CNPC serait intéressé.
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Royal Dutch Shell continue à réduire la voilure pour faire face aux vents contraires. Le pétrolier anglo-néerlandais va se retirer de cinq à dix pays - sans préciser lesquels. Il veut aussi céder pour 30 milliards de dollars d'actifs d'ici 2018. Shell maintiendra par ailleurs ses dépenses annuelles sous la barre des 30 milliards de dollars jusqu'en 2020. Capital investment will be $25-$30 billion each year to 2020. Expected 2016 capital investment $29 billion, excluding BG purchase. #ShellCMD- Shell (@Shell) 7 juin 2016 Enfin, le groupe évalue à 4,5 milliards de dollars les synergies dégagées du rachat en février de BG Group, anciennement British Gas. C'est 1 milliard de plus qu'escompté.
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Les temps sont durs pour Lukoil. Le deuxième producteur russe de pétrole a vu ses bénéfices nets reculer de 59 % au premier trimestre. Des résultats dus essentiellement à l'effondrement des cours du brut. Conséquence de la surproduction, les prix du baril de pétrole étaient tombés en janvier à 27 dollars, soit leur niveau le plus en treize ans, le cours est depuis remonté aux alentours de 50 dollars. Les fluctuations des taux de change du rouble par rapport au dollar américain et à l'euro, ont pesé aussi sur les résultats de la compagnie privée. Avec Reuters
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La peur de se retrouver à sec a déclenché une véritable ruée vers les stations services en France. Depuis le week-end, l'affluence y a été multipliée par trois, ce qui contribue à accentuer le risque de pénurie. Pénurie d'essence Le plein? Moi je l'ai déjà fait dit Hollande Grèves #NuitDebout Frondeurs Chômage (dessin Plantu) pic.twitter.com/FQAZk9lvpL- Gilles Klein (@GillesKLEIN) 24 mai 2016 20% des stations fermées ou en difficulté A Paris, les automobilistes et motards prenaient leur mal en patience ce mardi. 'C'est très dur, c'est très dur. Dans les stations, il y a la queue partout, donc pour aller au travail c'est un peu compliqué, si on perd encore une petite demi-heure à attendre,' commente Gilles Reinier, qui se déplace en deux roues. D'après le secrétaire d'Etat aux transports, Alain Vidalies, 20% des 12.000 stations françaises sont fermées ou en grande difficulté. Un ouvrier du bâtiment en a fait l'amère expérience aux aurores. 'J'ai fait cinq stations à 5 heures, 5 heures et demie du matin. J'ai fait cinq stations en banlieue, j'ai pas trouvé. Comme je travaille sur le chantier à côté, je me suis arrêté ici et puis il y en a !' dit-il. Le soulagement lui arrache un sourire. Pour vérifier l'état des stations de service près de chez vous, cliquez ici. Les stations belges prises d'assaut Alors que certains départements, l'Eure notamment, imposent des restrictions en volume à la pompe, les automobilistes du nord de la France ont trouvé une solution : les stations belges de la zone frontalière. Leurs ventes de carburant ont été multipliées par 7 depuis le début du blocage des raffineries françaises vendredi dernier. A tel point qu'elles aussi redoutent une pénurie. Le gouvernement français fait valoir que si la situation devait se prolonger, il pourrait mobiliser les stocks stratégiques pour alimenter les stations services. Un air de déjà vu En tout cas, la situation fait le buzz sur les réseaux sociaux. Le climat social n'est pas sans rappeler celui de mai 68, comme l'évoquent ces tweets de l'Institut national de l'audiovisuel. Grève générale de mai 1968, la France est touchée par une pénurie d'essencehttps://t.co/UdvGTZrhM1- Ina.fr (@Inafr_officiel) 24 mai 2016 24/05/1968, le directeur des carburants au Ministère de l'Industrie sur la pénurie d'essence https://t.co/VWzgliHljP pic.twitter.com/zyoG9ukL3D- Ina.fr (@Inafr_officiel) 24 mai 2016
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La contestation contre la réforme du droit du travail, qui a été imposée aux députés, la semaine dernière, par le gouvernement, se généralise dans le pays. Pour des centaines de milliers de personnes qui battent le pavé, occupent les centres-villes les nuits, depuis des mois, la pilule est très difficile à avaler. Et depuis peu, le mouvement s'est durci un peu plus avec la mobilisation des routiers, des dockers, et des cheminots. Ils ne veulent pas de cette loi du patronat et, malgré quelques concessions du gouvernement, ils refusent que l'on touche au pouvoir d'achat et à la qualité de vie de chacun. Ils ont bloqué des raffineries, des ports et une 8e journée de mobilisation s'annonce ce jeudi : 'Le but est de paralyser le trafic et le flux de routiers, de bloquer un peu l'économie, d'essayer de faire des blocages pour leur faire comprendre que le mouvement risque de s'amplifier', explique Laurent Casanova, délégué syndical de Force ouvrière dans le Var. Près de Lyon les salariés de la raffinerie de Feyzin en grève : plus aucun produit ne sort#onbloquetout #NuitDebout pic.twitter.com/kEjJ6vY13U- Nuit Debout (@nuitdebout) 23 mai 2016 Pourtant, le gouvernement ne recule pas. Il a cédé sur le montant de la rémunération des heures supplémentaires des routiers, et le ministre français des Finances Michel Sapin a déclaré les blocages des raffineries et des dépôts de carburants illégitimes expliquant que Matignon 'utilisera tous les instruments' à sa disposition pour les faire cesser. Ce projet de loi est bien devenu un vrai casse-tête pour le gouvernement de Manuel Valls. Avec un chômage, toutes catégories confondues, qui avoisine les 10 % de la population française, la France a l'un des 5 taux de chômage les plus élevés de la zone euro. La croissance économique ne décolle pas vraiment, il fallait donc bien faire quelque chose. Et le gouvernement affirme que cette Loi Travail va créer des emplois en facilitant l'embauche de salariés. Mais les critiques fusent de part et d'autre. À gauche, les syndicats dénoncent le recul des droits des travailleurs. À droite, le patronat prétend que la loi est trop timide. Une motion de censure contre le gouvernement a même failli être adoptée par l'Assemble nationale. Le projet de loi Travail a eu besoin du 49.3 pour passer en force. La Loi Travail doit maintenant être examinée au Sénat, en commission des affaires sociales à partir du 1er juin, puis en séance à partir du 13 juin pour une durée de deux semaines. Et le Sénat, de droite, pourrait bien reprendre le texte et le durcir. Cette réforme du droit du travail pourrait bien signer la mort politique de François Hollande. 'Désolé pour le dérangement..'Une pancarte dernièrement visible en AG à #NuitDebout pic.twitter.com/QHW2KLez99- Remy Buisine (@RemyBuisine) 22 mai 2016
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Sauver Petrobras du scandale et de la faillite : c'est la mission confiée par le président brésilien par intérim Michel Temer à Pedro Parente, 63 ans,nommé PDG du géant pétrolier public. Un groupe qu'il connaît bien pour l'avoir présidé quand il était au gouvernement au début des années 2000. Pas de nomination politique Sa priorité : bien s'entourer. 'Petrobras a besoin, comme je l'ai déjà dit, d'une direction strictement professionnelle,' a-t-il expliqué. 'Nous sommes en train de discuter de la composition du conseil d'administration. Il nous faut identifier les besoins de la compagnie pour attribuer ces fonctions en conséquence.' Il faudra aussi à cet ex-ministre de l'énergie et chef de cabinet du président Cardoso (lui-même destitué pour corruption) prévenir toute collusion entre politique et affaires. Aussi, Pedro Parente a pris un engagement ferme : 'il n'y aura pas de recommandations politiques pour ces nominations, ce qui va faciliter la vie du conseil d'administration et la mienne, parce que si il y en avait - et ce ne sera pas le cas - ces recommandations ne seraient pas suivies.' Dans les pas de Dilma Reste que son parcours rappelle à s'y méprendre celui de la présidente déchue, Dilma Rousseff, ancienne ministre de l'Energie et chef de cabinet du président Lula. Les Brésiliens la soupçonnent d'avoir fermé les yeux sur les pots-de-vin versés aux responsables politiques contre leur silence par le cartel du BTP au coeur du scandale. Les sociétés qui en faisaient partie surfacturaient leurs services à Petrobras, avec qui elles travaillaient dans le domaine de l'exploration. Le pétrolier le plus endetté au monde Ces pratiques ont grévé les comptes du groupe pétrolier public. En 2012, deux ans avant que le scandale n'éclate, les dépenses d'investissement de Petrobras atteignaient près de 50 milliards de dollars par an, dix fois plus qu'en 2002, quand Pedro Parente siégeait au conseil d'administration. La situation de Petrobras s'est aggravée avec la chute des cours du brut. Il est aujourd'hui considéré comme le groupe pétrolier le plus endetté au monde. A la fin du premier trimestre, sa dette culminait à 130 milliards de dollars.
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En Libye, les factions rivales auraient conclu un accord pour avoir une seule et même compagnie pétrolière, annonce ce mardi le chef de la diplomatie du gouvernement d'union nationale, qui dire croire à un retour à la normal des exportations de brut prochainement, ce qui permettrait de relancer une économie en grande difficulté. Le gouvernement, basé à Tripoli, va par ailleurs bénéficier de la levée de l'embargo sur les armes, en vigueur depuis 2011. C'est le souhait des grandes puissances et des pays voisins de la Libye, qui étaient réunis ce lundi à Vienne. Ils se disent prêts à armer le gouvernement du Premier ministre Fayez al-Sarraj, soutenu par les forces de Misrata. En revanche, l'embargo sera renforcé contre les forces rivales du général Khalifa Haftar, basées à l'Est. La communauté internationale veut aider Tripoli à combattre l'Etat islamique, qui a profité des divisions politiques pour gagner du terrain récemment autour de son fief de Syrte. Le groupe djihadiste compterait actuellement entre 3.000 et 5.000 combattants en Libye et tenterait d'y attirer des centaines de recrues étrangères.
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La demande de pétrole est désormais supérieure à l'offre : c'est ce qu'affirme Goldman Sachs dans une note qui a fait passer le Brent au-dessus des 49 dollars le baril en séance ce lundi. La banque d'affaires américaine base son analyse sur une forte demande mondiale combinée à des ruptures d'approvisionnement inattendues à travers le monde : incendies au Canada, faillites dans le pétrole de schiste aux Etats-Unis, perturbations au Venezuela, et bien sûr au Nigeria, où une série de sabotages a fait tomber la production au plus bas en vingt ans. Goldman Sachs s'attendait bien à un rééquilibrage du marché pétrolier, mais pas avant septembre. Goldman says the oil glut is vanishing because of unexpected supply disruptions https://t.co/q0EXvoRXM7 pic.twitter.com/HGNB6TK0kz- Bloomberg TV (@BloombergTV) 16 maggio 2016 Jeremy Batstone-Carr, chef économiste chez Charles Stanley, relativise cependant. 'Beaucoup s'attendent à une possible hausse des livraisons de pétrole iranien,' rappelle-t-il. 'Donc oui, quand des événements négatifs comme les attaques au Nigeria font les gros titres, ils ont tendance à doper les prix du pétrole, qui sont très réactifs au flux d'informations. Mais j'ai bien peur que sur le fond, l'impact ne soit que marginal et ne dure pas.' Goldman Sachs évalue le déficit à 400,000 barils par jour cette année. Le marché devrait de nouveau saturer début 2017. Aussi, la banque anticipe un baril à 50 dollars au deuxième semestre. Il devrait retomber à 45 dollars au premier trimestre 2017 pour s'envoler à 60 dollars à la fin de cette même année.
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La baisse de production des pays non-OPEP s'accélère : c'est le constat dressé par l'Agence internationale de l'énergie dans son rapport mensuel sur le marché du pétrole. Cette baisse devrait atteindre 800.000 barils par jour cette année, 90.000 de plus que l'estimation précédente, du fait des incendies qui perturbent la production au Canada, et de l'essoufflement de la production de pétrole de schiste américain. Alors que la demande mondiale augmente de 1,2 millions de barils par jour, cette baisse devrait aider à résorber en partie la surabondance de pétrole sur le marché, précise l'Agence.
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Les feux progressent toujours Au Canada le brasier géant de Fort McMurray continue de progresser. Les feux sont sous contrôle à proximité de la ville de Fort McMurray, mais ils ont continué leur avancée en brûlant 10% de forêts de plus ces dernières 24 heures, pour atteindre environ 2.290 km2. Les effectifs et moyens aériens ont dû être augmentés.Plus de 700 pompiers se concentrent sur les deux foyers les plus dévastateurs. La ligne de feu se situe maintenant à une trentaine de kilomètres de la province voisine de Saskatchewan. Une météo plus humide et des vents plus faibles ralentissent la progression des flammes. Quels risques toxiques ? Alors qu'Euronews révèlait la présence de 42 500 m3 de déchets radioactifs, stockés au sud de la ville, les autorités sont rassurantes : même si le site a bien été brûlé par l'incendie géant, officiellement, aucune fuite dangereuse n'a été détectée pour l'instant. Les capsules hermétiques, situées sous terre, et contenant ces déchets faiblement radioactifs, n'auraient pas été détériorées. Par contre, des inquiétudes pourraient naître de la présence d'éventuelles cendres toxiques, les feux ayant ravagé plus de 2 000 maisons dans les banlieues résidentielles de la ville. A l'intérieur de ces cendres, les scientifiques retrouvent habituellement du plomb, de l'arsenic, des métaux lourds, issus de la combustion de matériels et produits ménagers. L'incendie de #FortMcMurray va laisser des cendres corrosives et métaux lourds toxiques pic.twitter.com/K0MT6lEJOV- B3zero (@B3zero) 10 mai 2016 Quel retour pour les réfugiés? Le Premier ministre Justin Trudeau a annoncé qu'il se rendrait sur place vendredi 13 mais, une visite trop tardive pour la plupart des 100 000 déplacés. Les pertes de l'Alberta sont lourdes, mais surmonterons l'épreuve ensemble - comme voisins, amis et Canadiens. Le gouvernement vous aidera.- Justin Trudeau (@JustinTrudeau) 4 mai 2016 Le gouvernement établit en ce moment un calendrier de retour des réfugiés dans leurs habitations. Ce planning est attendu d'ici la fin du mois de mai. Pour éviter d'autres Fort McMurray, combattons le changement climatique "Nous avons tous contribué à cet enfer"... https://t.co/w0gs8SQtts- Jean-Marc Jancovici (@JMJancovici) 11 mai 2016
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Il est l'homme qui va désormais définir la stratégie énergétique saoudienne. Khaled al-Faleh, ancien ministre de la Santé et président du groupe pétrolier Saudi Aramco, a été nommé dimanche par le roi Salmane à la tête d'un super ministère de l'Energie, de l'Industrie et des Ressources minières. Celui qui remplace de fait Ali al-Naïmi, ministre du pétrole pendant plus de 20 ans,s'est aussitôt engagé à maintenir la politique de son prédécesseur. 'Khaled al-Faleh était partie prenante du consensus dégagé par Ali al-Naïmi sur la politique de production de l'Arabie saoudite,' rappelle Graham Griffiths, analyste chez Control Risks. 'Il incarne la continuité.' Khaled al-Faleh voit en effet dans la stratégie du pétrole bon marché une véritable incitation à diversifier l'économie saoudienne. Il jouera d'ailleurs un rôle clé dans le programme de réformes Vision saoudienne à l'horizon 2030 présenté fin avril par le vice-prince héritier Mohammed ben Salmane. 'Son titre donne une idée de l'étendue du portefeuille que Khaled al-Faleh va devoir coordonner, la politique énergétique allant de l'électricité au pétrole en passant par d'autres secteurs,' relève Graham Griffiths. On parle notamment de solaire et d'éolien. Khald el-Faleh a aussi pour lui de présider le géant pétrolier Aramco, un groupe où il a fait ses débuts à 19 ans en 1979 et qui a financé ses études au Texas. Il est donc le candidat idéal pour orchestrer l'introduction en bourse de moins de 5% du groupe public afin d'alimenter un fonds souverain de 2000 milliards de dollars, le plus doté au monde, pour financer les réformes.
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Les cours du pétrole étaient soutenus par les feux de forêts au Canada ce lundi. A la mi-séance, le Brent cotait au-dessus des 46 dollars le baril. Les investisseurs redoutent qu'il faille des mois pour éteindre les incendies qui ravagent la province de l'Alberta, d'où proviennent 80% du brut canadien. De nombreuses installations pétrolières sont à l'arrêt. Le manque à gagner atteindrait 1,5 million de barils par jour, soit un quart de la production du pays. Si la situation perdure, le Canada pourrait avoir du mal à honorer ses livraisons de 3,5 millions de barils par jour aux Etats-Unis.
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Emanciper l'Arabie saoudite de l'or noir : c'est l'ambition affichée par le vice-prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. A à peine 30 ans, il est l'architecte d'une stratégie sur 15 ans visant à diversifier l'économie du royaume sunnite actuellement dépendante à plus de 70% du pétrole. Le plan Vision saoudienne à l'horizon 2030 a été adopté ce lundi en Conseil des ministres sous l'égide du Roi. Il s'adosse à des privatisations, en premier lieu l'introduction en bourse de moins de 5% du géant pétrolier Aramco. L'argent ainsi levé viendra alimenter ce qui a vocation à devenir le plus grand fonds souverain au monde. 'Nous nous attendons à ce qu'Aramco soit valorisé à plus de 2.000 milliards de dollars. Et jusqu'à 300 milliards de dollars d'autres actifs seront ajoutés à ce fonds, dont la valeur actuelle est proche de 200 milliards de dollars. Donc au final, la taille de notre fonds public d'investissement sera dans une fourchette de 2.000 à 3.000 milliards de dollars américains,' a expliqué le vice-Prince hériter en conférence de presse. L'effondrement des cours du brut depuis juin 2014 a plongé les comptes de l'Arabie saoudite dans le rouge. En 2015, le déficit public a atteint 98 milliards de dollars soit 15% du PIB. Le budget 2016 prévoit de ramener ce déficit à 87 milliards, grâce à la liquidation d'actifs à l'étranger. Le Fonds monétaire international, qui anticipe un ralentissement de la croissance saoudienne à 1,2% cette année après 3,4% en 2015, avait prévenu en octobre que faute de réformes, Riyad serait à court de liquidités en 2020. 'Nous visons des revenus non issus du pétrole de l'ordre de 160 à 267 milliards de dollars d'ici 2030, pour partie tirés de l'investissement et de la diversification de nos investissements, de nouvelles opportunités, de l'exploitation de ressources jusqu'à présent négligées. Nous atteindrons nos objectifs de revenus au terme des cinq premières années,' a précisé Mohammed ben Salmane. Ainsi, le Prince estime que le pays pourra vivre sans pétrole dès 2020. Son plan a fait l'effet d'un choc dans un pays habitué à l'Etat-providence. De nouvelles taxes viendront financer une réforme de l'éducation pour former aux métiers du futur, le développement des activités culturelles et sportives ainsi que du tourisme. Il s'agira aussi d'attirer l'investissement étranger et de développer une industrie d'armement locale. Le plan vise aussi à stimuler la création de PME hors hydrocarbures et à encourager l'entrée des femmes dans la vie active.
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La Russie n'aura finalement pas à indemniser les actionnaires de Ioukos, ce groupe pétrolier russe liquidé pour fraude fiscale il y a dix ans. Un tribunal néerlandais a annulé la décision rendue en 2014 par une cour internationale qui avait ordonné à la Russie de verser 50 milliards de dollars aux actionnaires lésés. La Cour avait en effet basé son jugement sur un traité protégeant les investissements internationaux dans l'énergie, traité que Moscou n'a jamais ratifié. Les actionnaires vont faire appel. L'essentiel de Ioukos avait été vendu au groupe pétrolier public russe Rosneft à l'issue d'un procès retentissant. Arrêté en 2003 et gracié dix ans plus tard, son patron, l'oligarque et opposant Mikhaïl Khodorkovski, a toujours dit que les accusations de fraude fiscale visaient à contrecarrer ses ambitions politiques.
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Les travailleurs de l'industrie pétrolière ont mis fin à leur grève au Koweit. Selon la compagnie d'Etat, la production nationale, divisée par deux depuis le début du mouvement dimanche, retrouvera son niveau de trois millions de barils par jour d'ici le week-end. Le syndicat du secteur avait dans un premier temps appelé à poursuivre la grève jusqu'à l'obtention de garanties sur les salaires et l'annulation de projets de privatisation. Il a fait volte face quelques heures plus tard, déclarant faire confiance à l'Emir. Les cours du brut, que le mouvement avait dopés, ont réagi à la baisse à cette annonce.
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Les cours du brut étaient dopés ce mardi par une grève des travailleurs du secteur pétrolier au Koweit. Le mouvement est entré dans son troisième jour. Il vise à protester contre des réductions de salaire envisagées par les compagnies pétrolières dans le sillage de la chute des cours de l'or noir. La production n'est assurée qu'à moitié, autour d'1,5 million de barils par jour. 'Cette grève, nous ne voulions pas la faire. Nous avons dû nous y résoudre. C'est comme si des tierces parties nous avaient poussés à la grève. On essaie de conserver nos acquis, c'est tout, on ne demande rien d'autre,' assure le président de la Confédération des travailleurs des industries du pétrole et de la pétrochimie, Saif Mohammed al-Qahtani. Lundi, le gouvernement a appelé les grévistes à reprendre le travail, leur promettant que leurs salaires ne seraient pas touchés. Mais ces derniers exigent des garanties pour les 20.000 employés de l'industrie pétrolière. Les grévistes veulent aussi que le gouvernement renonce à la privatisation de certaines branches de l'industrie pétrolière. 'Nous ne faisons pas du tort à l'économie nationale,' s'insurge une salariée, 'bien au contraire ! Nous travaillons dans l'intérêt du Koweit ! Ils parlent de privatiser. En tant que citoyens, nous n'en tirerons aucun avantage. Seul le business en profitera !' Selon la presse locale, le gouvernement a donné son feu vert lundi au recrutement de travailleurs étrangers pour remplacer les grévistes, ce qui a eu pour conséquence de renforcer la détermination de ces derniers. Le mouvement menace de durer. En fin de séance à Londres, le Brent gagnait 2,4%, repassant au-dessus des 44 dollars le baril. Pour l'instant, le Koweit a suffisamment de stock pour continuer à approvisionner le marché. Mais la baisse de production pourrait contribuer à terme à résorber l'offre en excès sur le marché.
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L'Iran n'en démord pas : sa priorité, c'est de renouer avec ses niveaux de production d'avant les sanctions internationales, soit quatre millions de barils par jour, un peu plus de la moitié étant destiné à l'export. Dès mercredi, Téhéran faisait savoir que le pays y parviendrait d'ici mars 2017. Sa participation à la réunion de Doha n'aurait pas eu de sens. Notre correspondant en Iran, Javad Montazeri, rapporte que 'Téhéran a qualifié d'illogiques, dans les circonstances actuelles, les attentes de ses partenaires de l'OPEP - à savoir un gel de la production iranienne. L'Iran n'a pas l'intention de se soumettre aux pressions. Le pays prévoit de porter ses exportations à 2,25 millions de barils par jour, c'est 800.000 barils par jour de plus qu'actuellement.' Les analystes estiment toutefois que l'Iran aura du mal à atteindre cet objectif, du fait d'infrastructures vieillissantes. Or le pays ne dispose pour l'instant ni des technologies, ni des moyens financiers nécessaires à ses ambitions.
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Natalia Marshalkovich, journaliste au sein de notre rédaction business, a discuté des conséquences de l'échec de la réunion de Doha avec Spencer Welch, directeur de IHS Energy à Londres. Natalia Marshalkovich, euronews Pourquoi cet échec ? Un compromis était-il envisageable en l'absence de l'Iran ? Spencer Welch, directeur de IHS Energy Bien sûr, il était très difficile de se mettre d'accord sans l'Iran. Jusquau dernier moment, on se savait pas vraiment si l'Iran allait participer ou non. Mais bien avant la réunion, l'Arabie Saoudite avait prévenu qu'elle ne gèlerait pas sa production si l'Iran n'en faisait pas autant. Et l'Iran avait exclu de geler sa production parce que le pays essayait encore de retrouver la part de marché qui était la sienne avant les sanctions contre son programme nucléaire. Natalia Marshalkovich, euronews Les marchés ont réagi à la baisse. Quel va être l'impact de cet échec sur les cours du brut à moyen terme ? Spencer Welch, directeur de IHS Energy Les cours ont chuté d'environ 2 dollars par baril ce lundi matin en réaction à la réunion de Doha la veille. En fait, les prix auraient probablement chuté davantage, mais un problème de production au Koweit a permis de soutenir les cours. Mais même avec cet événement, les prix ont plongé de 2 dollars par baril. Donc la tendance devrait rester baissière sur les deux prochains mois, jusqu'au deuxième semestre, jusqu'à ce que le marché retrouve plus naturellement un équilibre entre l'offre et la demande. Natalia Marshalkovich, euronews Que peut-on attendre de la prochaine réunion de l'OPEP en juin ? Le Cartel pourrait-il geler, voire même baisser, sa production ? Spencer Welch, directeur de IHS Energy Je pense que ce que la réunion de dimanche a montré, c'est que tant que l'Iran n'aura pas renoué avec ses niveaux de production d'avant les sanctions internationales - soit avec ses niveaux de 2010, quand le pays produisait 4 millions de barils par jour - aucun accord ne verra le jour. Cela va prendre un certain temps. Il est peu probable qu'une annonce quelconque soit faite lors de la réunion de l'OPEP en juin, parce qu'en juin, l'Iran sera toujours en train d'essayer de retrouver sa part de marché. Et l'Arabie Saoudite sera toujours réticente à un accord sans l'Iran. Il faudra du temps pour que l'Iran retrouve son niveau normal de production, et autant de temps pour commencer à envisager un accord quelconque. D'ici là, il y a de grandes chances pour que le marché reflète de lui-même l'équilibre entre l'offre et la demande. Natalia Marshalkovich, euronews Quand aura lieu ce retour à l'équilibre ? Spencer Welch, directeur de IHS Energy Au deuxième semestre 2016, donc plus tard cette année. En ce moment, l'offre est excédentaire sur le marché, mais la production décline, notamment aux Etats-Unis. Leur production a culminé l'an dernier et elle diminue à présent de plus d'un demi million de barils par jour, sous l'effet de prix du pétrole très bas. La demande, elle, augmente. Donc, l'offre baisse, la demande augmente et le marché se dirige de nouveau vers un équilibre et nous attendons ce retour à l'équilibre pour le deuxième semestre cette année.
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Dimanche 17 avril, les Italiens se prononceront par référendum sur un sujet polémique. Ils devront décider si l'exploitation de chaque gisement est permis jusqu'à épuisement comme le veut une nouvelle législation adoptée par le gouvernement Renzi, ou si leur exploitation doit être limitée dans le temps. 'Incentivare l'astensione è sbagliato e ingiusto'dorsogna. #referendum17aprile #iovotosi .https://t.co/4BzhUfgDby pic.twitter.com/os7v9H49L2- Isabella Adinolfi (Isa_Adinolfi) April 11, 2016 Voting time: Referendum Popolare! #Italia #referendum17aprile #idrocarburi pic.twitter.com/bX2VFTRkg2- Lucas Savino (@Prof_Sav) April 6, 2016 Les eaux italiennes comptent une centaine de sites d'extraction pétrolière et gazière et trois concessions sont directement visées' par le référendum car elles expirent l'année prochaine : Guendalina et Rospo en mer Adriatique et Vega dans le canal de Sicile. Les ressources potentielles en hydrocarbures seraient équivalentes à 700 millions de tonnes de pétrole, de quoi rendre l'Italie complètement indépendante pendant 5 ans. Or aujourd'hui, la plus grande partie du pétrole et du gaz, est exportée. Ce référendum a été initié par neuf régions littorales de l'Italie, les plus exposées aux conséquences environnementales de ces activités. Il est activement soutenu par les grandes organisations écologistes comme Greenpeace. SPOT TV #referendum17aprile #unmarediSI per dire StopTrivelle #iovotoSI pierolacorazza https://t.co/RICeVMfbER pic.twitter.com/xVJ5WJcThu- Abitare Basilicata (@AbitareFuturo) April 11, 2016 Car en cas de victoire du oui, 92 sites pétroliers devront cesser leurs opérations dans quelques années. Retweeted Referendum (17aprile2016):al #referendum17aprile #nostopItaly,salvocarollo5 su ilfoglio_it :se... https://t.co/wAuGjsjdxY- Monica Vittone (movittone) April 11, 2016 L'enjeu concret est limité dans la mesure où les sites offshore concernés ne fournissent qu'une proportion modeste du gaz et du pétrole consommés en Italie. Mais ce scrutin est symbolique : c'est l'occasion pour les citoyens italiens de voter la fin anticipée d'une bonne partie de l'extraction d'hydrocarbures dans les eaux de la péninsule, d'accélérer la transition énergétique et de désavouer les relations étroites entre administration et industrie pétrolière. Le gouvernement milite ouvertement pour l'abstention afin d'annuler le résultat de cette consultation quel qu'il soit.
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Le Kazakhstan doit faire face à la chute des prix du pétrole qui a une conséquence sur son économie. La monnaie locale a été dévaluée deux fois depuis deux ans, et l'inflation a atteint le pic de plus de 15 % en février. Tout l'économie kazakhe dépend de la production et de la vente du pétrole et du gaz, qui représentent 60% de ses exportations. Le gouvernement tente de diversifier l'économie : notamment en encourageant les petites et moyennes entreprises. Amina appartient à la classe moyenne. Elle a créé son entreprise, pour livrer des bouquets de fleurs. Il y a toujours de la demande, dit-elle. Mais les difficultés s'accumulent : il faut rembourser le prêt pour payer son appartement. Les banques refusent donc qu'elle s'endette à nouveau, pour développer son activité. Amina Serzheva: 'Disons que sans nouveau prêt, je ne peux pas ouvrir ma boutique. Je ne comprends pas : je dois déjà payer d'autres charges, et donc je ne peux pas me développer, je ne peux pas faire grandir mon commerce.' Igor, lui, dirige une petite entreprise de textile, avec 6 employés dans son atelier qui fabriquent des sous-vêtements. Igor ne compte pas sur les banques et leurs crédits, il compte sur l'accord entre la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie, pour conquérir de nouveaux marchés. Igor Iliynskiy: 'En ce moment la situation a changé. Il y a un vrai soutien de notre conseil municipal, et du gouvernement, pour obtenir l'accès à un nouveau marché.' La plupart des entreprises ont besoin de crédits. Le problème n'est pas le manque de demande : il réside dans les difficultés, pour obtenir un prêt, dans un système bancaire national. Dosym Satpayev, directeur du Kazakhstan Risk Assesment Group: 'Pendant longtemps, on ne pouvait pas fournir de prêts à une entreprise au Kazakhstan, et soutenir les entreprises avec le système bancaire. Pourquoi ? Parce que le gouvernement voulait fournir de l'argent, mais il n'avait pas la bonne méthode. Il y avait des banques, mais elles étaient séparées de l'économie réelle. Les banques préfèrent encore faire de l'argent rapidement et facilement. Elles ne veulent pas attendre cinq ou dix ans pour obtenir un remboursement.' La corruption des fonctionnaires est un autre problème pour l'économie du Kazakhstan. Le gouvernement en a conscience, et prend des mesures, par exemple contre certains inspecteurs des impôts. Les dirigeants du pays réalisent bien que la corruption est préjudiciable à l'économie, en faisant peur aux investisseurs. Beaucoup de mesures ont déjà été prises, à tel point que l'ONG Transparency International, qui lutte contre la corruption des gouvernements, a confirmé une diminution notable du phénomène dans le pays. Daniyar Ashimbayev, analyste politique: 'Malgré les nombreuses campagnes contre la corruption, certaines pratiques existent toujours. Le secteur semi-public s'est agrandi. Et de nombreuses entreprises publiques fonctionnent. Malgré plusieurs privatisations, le poids de ces entreprises publiques reste énorme.' Le gouvernement tente de faire changer les habitudes : certains législations ont été assouplies, des barrières administratives ont été levées pour diversifier l'économie. Daniyar Ashimbayev:'On a créé un programme unique, et le gouvernement a confié au ministère de l'Industrie et des nouvelles technologies sa gestion. Le ministre est même un vice-Premier ministre.' Dans les zones rurales, moins développées que les zones urbaines, l'agriculture et l'éco-tourisme se développent. Yerdos vit à Almaty. Depuis quatre ans, il loue 85 hectares de terres, dans les grandes steppes d'Asie centrale. Il cultive du blé, et des légumes biologiques, qu'il revend dans la grande ville d'Almaty. Pendant l'été il accueille aussi des touristes dans ses yourtes. Il se dit optimiste quant à l'avenir de son secteur, tout en affirmant n'avoir jamais rencontré de fonctionnaires corrompus. Yerdos Sadu:'A mon niveau, je n'ai pas eu ce problème. Je suis un paysan ordinaire, comme beaucoup d'autres ici. Donc, je ne vois pas quelqu'un venir et me réclamer quelque chose. J'ai choisi une approche alternative, et j'essaye d'entretenir ma réputation avec le soutien du ministère de l'agriculture. Ils pensent que nous avons pris la bonne direction et essayent de nous soutenir. Donc, je ne peux pas dire que je souffre de la corruption. ' Selon les Nations-Unies, la pauvreté se réduit plus rapidement au Kazakhstan que dans les autres pays post-soviétiques, en particulier grâce aux revenus de la manne pétrolière. Mais il est temps pour le Kazakhstan de relever le défi de sa diversification économique, en renforçant la responsabilité de l'État vis-à- vis de ses propres citoyens .
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Moscou propose d'exclure l'Iran d'un accord avec l'Organisation des pays exportateurs de pétrole sur un gel de la production. Ce week-end, Téhéran a demandé à ses partenaires de l'OPEP de le laisser tranquille jusqu'à ce qu'il retrouve son niveau de production d'avant les sanctions internationales, soit 4 millions de barils par jour - il en produit actuellement 3 millions quotidiennement. Reste que certains membres de l'OPEP, le Koweit notamment, ont conditionné leur participation à l'accord à celle de l'Iran. Des dissensions qui ont conduit au report à la mi-avril de la réunion prévue avec la Russie sur la question. L'accord passé entre la Russie, l'Arabie saoudite, le Qatar et le Venezuela sur un gel de leurs niveaux de production enrayait la chute des cours depuis la mi-février. Elle a repris de plus belle ce lundi, le baril de Brent repassant sous les 40 dollars.
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L'Azerbaïdjan frappée de plein fouet par l'effondrement des prix du pétrole. L'ex-république soviétique aux énormes réserves d'hydrocarbures a trop longtemps misé sur cette seule source de revenus. Résultat : le pays a décidé de geler cette année la production de l'or noir. Au Forum mondial de Bakou, le président Ilham Aliev explique la stratégie à adopter : 'Nous travaillons sur la diversification de l'économie depuis de nombreuses années. Mais aujourd'hui avec des prix du pétrole très faibles, c'est notre principale priorité. Nous avons réussi à réduire la dépendance au pétrole et au gaz : aujourd'hui, ces deux hydrocarbures représentent seulement 30% de notre PIB. Notre objectif est de créer un modèle de développement qui ne dépende pas des prix du pétrole. Et c'est ce qui se passe, nous sommes en train de mettre en place un vaste ensemble de réformes soutenues par le FMI; nous nous focalisons sur les secteurs non pétrolier, l'agriculture, le développement informatique, le tourisme. Je suis sûr que dans les années à venir, la dependance de l'azerbaïdjan au pétrole va encore diminuer.' Pétrole : le prix du baril a peut-être touché son 'point bas', selon l'AIE https://t.co/5pZCbrrIDQ pic.twitter.com/RjkTHIWg68- Les Echos (@LesEchos) March 11, 2016 En janvier dernier, la production de pétrole a diminué de 4% par rapport au même mois l'an dernier. Le budget voté par le Parlement en février dernier est amputé de 25% par rapport à 2015. Quel peut être l'impact d'une réduction de la production de pétrole sur un pays très dépendant ? La réponse du président azéri : 'Nous ne voyons pas de lien direct entre les prix du pétrole et la sécurité mondiale. Mais à long terme, si les prix du pétrole restent faibles, cela peut conduire à des problèmes économiques et sociaux, car certains pays ont l'habitude d'avoir beaucoup de revenus issus de la vente de pétrole, du coup lorsque les revenus diminuent, ces pays pourraient faire des coupes dans les budgets et, par conséquent, cela pourrait provoquer ces problèmes.' Les pays membres de l'OPEP, la Russie et d'autres exportateurs se retrouvent le 20 mars prochain pour discuter du gel de la production pétrolière. avec agences
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Depuis la levée en janvier de l'embargo en vigueur depuis 1975 sur les exportations de brut, les Etats-Unis ont envoyés plusieurs cargos vers le vieux continent. Leurs réserves de brut sont en effet au niveau record de 518 millions de barils. Le baril de brut américain se vend environ 3 dollars de moins que le Brent de la mer du nord. Il tombe à point nommé alors que l'Europe rencontre des problèmes d'approvisionnement en pétrole nigérian et kurde. Des tests sont en cours pour s'assurer que le WTI est compatible avec les raffineries européennes.
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L'économie iranienne redémarre et c'est grâce à la mise en oeuvre de l'accord sur le nucléaire. La levée des sanctions sur les ventes de pétrole et de gaz, sur les transactions bancaires, sur les ventes et l'achat de devises, d'or et de métaux ont apporté une bouffée d'air, mais il faudra beaucoup plus au pays pour revitaliser toute son économie, à commencer par des réformes structurelles. Notre correspondant Javad Montazeri a rencontré Shahrokh Soufipour, un homme d'affaires iranien. Il a un business d'informatique. La plupart des produits qu'il vend sont fabriqués aux Etats-Unis. Le régime des sanctions lui a rendu la tâche pour le moins difficile... Egalement propriétaire de l'un des plus populaires bars à burger de Téhéran, Shahrokh Soufipour évoque ses problèmes : 'Il y a eu une stagnation dans l'industrie alimentaire, c'est certain. On n'a pas avancé, mais on n'a pas reculé non plus. Mais dans le secteur des nouvelles technologies, nous avons eu une baisse d'un quart d'activité depuis mars 2015. Notre société a des coûts fixes, mais nous n'avons pas été capables de les honorer, c'est un échec.' La gestion de ce nouveau souffle économique est tout aussi importante que l'était la gestion d'une économie sous sanction. Avec l'ouverture du marché iranien, les choses peuvent devenir encore plus difficiles pour la production et le commerce locaux, compétition oblige... Les investisseurs étrangers sont évidemment attirés par ce grand marché presqu'intact de 80 millions d'habitants... Et pour l'heure Shahrokh constate un mouvement dans les secteurs du textile, alimentaire, du tourisme et dans l'industrie automobile : 'Fait intéressant depuis l'accord sur le nucléaire, la plupart des panneaux publicitaires autour de Téhéran sont dédiés aux constructeurs automobiles, à différentes voitures de marques différentes, certaines que je ne connaissais pas débarquent en Iran, des voitures rares.' Mais le gouvernement iranien sera-t-il capable de réformer pour contrôler l'inflation, remettre sur les rails son système bancaire, rénover une industrie pétrolière vétuste, tout en accueillant ces investisseurs ? Le président Hassan Rohani le croit. Et lors de son voyage à Paris, fin janvier, il a passé commande pour 118 avions airbus d'une valeur de 23 milliards d'euros, et a passé des accords avec Peugeot pour produire de nouveaux modèles en Iran. Mercedes-Benz vient également tout juste d'ouvrir une agence officielle après une longue absence en Iran. Tous les constructeurs occidentaux avaient quitté l'Iran à cause des sanctions, mais Mercedes, Volkswagen, Renault, ou encore Toyota étaient dans les starting-block pour revenir... 'On se sent fier de voir qu'au lendemain de l'accord de Vienne, les pays européens faisaient la queue pour venir en Iran. C'est un signal positif qui doit être intégré aussi bien que possible. Celui qui a un esprit d'entreprise doit faire des plans, je peux voir un brillant avenir pour l'Iran.' L'Iran n'est plus en récession depuis 2014, la croissance tourne toujours autour de 1 %. Depuis deux ans, le taux de chômage a baissé de quelques points, mais il reste supérieur à 10,5 % (sur une population active estimée à 23 millions en 2014) et il est toujours très élevé chez les jeunes. L'inflation de son côté a chuté, passant de plus de 40 % en 2014 à 11,7 %. Un mieux pour les prix à la consommation qui se ressent, et ça devrait encore s'améliorer... 'Je sais qu'un centre commerciaI est en construction dans l'ouest de Téhéran, ce sera le plus grand en terme de taille de tout le moyen orient. Cela montre que les conditions économiques à Téhéran et en Iran s'améliorent et ceux qui investissent à ce niveau l'ont déjà envisagé.' Le produit intérieur iranien a été estimé à 406 milliards de dollars. Après celui de l'Arabie Saoudite, c'est le plus élevé du Moyen-Orient. Et le FMI prévoit une augmentation de 4,4 à 5 % du PIB pour l'année à venir. Pour notre correspondant à Téhéran, Javad Montazeri, 'le peuple iranien et les entrepreneurs sont satisfaits de l'accord sur le nucléaire et de sa mise en oeuvre, cependant tous les yeux sont maintenant braqués sur le développement intérieur et la mise en place des réformes promises par le Président Hassan Rohani qui doivent améliorer les conditions politiques et économiques en Iran.'
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L''OCDE':http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2016/02/18/le-cri-d-alarme-de... revoit à la baisse ses prévisions de croissance pour l'économie mondiale. L'Organisation de coopération et de développement économique table sur 3% cette année, contre 3,3% en novembre dernier. Elle se dit déçue par le ralentissement des pays émergents et la modeste reprise des économies avancées. 'Des investissements publics sur des projets de qualité et des politiques structurelles plus ambitieuses pour promouvoir des synergies dans le secteur privé doperaient la croissance mondiale et réduiraient les risques financiers,' a estimé son économiste en chef, Catherine Mann. L'OCDE s'attend à ce que la croissance ralentisse à 1,4 % en zone euro cette année pour remonter à 1,7 % en 2017. Pour les Etats-Unis, pénalisés par le dollar fort et la chute des cours du brut, elle prévoit 2% de croissance cette année et 2,2 % l'an prochain.
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Rallier l'Iran à un gel de la production d'hydrocarbures à ses niveaux de janvier : c'était la mission des ministres du pétrole d'Irak, du Venezuela et du Qatar ce mercredi à Téhéran. L'Iran ne veut pas réduire sa production de pétrole https://t.co/e6FTlMj0ht- Les Echos (@LesEchos) 16 février 2016 En vain : tout juste libéré des sanctions internationales, l'Iran ne veut pas faire les frais d'une situation dont il n'est pas responsable, une position clairement défendue par son ministre du pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, mardi : 'il est important de noter deux choses : il y a un excès d'offre, mais l'Iran ne renoncera pas à son quota de production.' Téhéran prévoit de renouer avec son quota antérieur aux sanctions d'ici la fin de l'année. Le pays estime que c'est aux membres de l'OPEP qui dépassent leurs quotas de réduire leur production pour soutenir les prix, Arabie saoudite en tête. Le royaume produit actuellement près de quatre fois plus que l'Iran. Ipek Ozkardeskaya, analyste de marché chez LCG, ne voit pas l'Iran infléchir sa position. 'Je pense que l'Iran va faire pression sur l'Arabie saoudite pour continuer à faire ce qu'il avait prévu de faire avant que la situation ne devienne aussi dangereuse. L'Iran ne quittera pas volontairement la partie avant d'avoir pu commencer à jouer.' Faute de compromis entre l'Arabie saoudite et l'Iran, l''accord historique':http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/02/16/20002-20160216ARTFIG00159-... conclu mardi entre Riyad et Moscou risque de rester lettre morte. Il ne sera en effet validé que si tous les grands producteurs s'engagent à l'appliquer.
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La compagnie privée Lukoil, numéro deux du pétrole en Russie, appelle Moscou à coopérer avec l'OPEP pour faire remonter les cours du brut. Jusqu'à présent, le Kremlin a exclu toute réduction de sa production, même coordonnée avec l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. Mais l'idée d'une baisse concertée semble faire son chemin au sein du Cartel : son secrétaire général, le Libyen Abdallah Salem Al-Badri, a appelé les pays hors-OPEP à considérer cette option. 'L'OPEP n'est pas seule responsable de l'offre excédentaire. Il y a aussi le reste du monde, les Américains, les Russes, la levée des sanctions en Iran, la hausse de production en Libye et en Irak. Les Saoudiens pompent au même niveau depuis un moment et peuvent probablement pomper un peu plus,' explique Hari Vamadevan, vice-président de DNV GL- Oil &Gas. Ce mardi, les rumeurs sur une possible entente entre la Russie et l'OPEP ont propulsé le baril de Brent au-dessus des 32 dollars. La Banque mondiale a quant à elle abaissé de 51 à 37 dollars sa prévision de prix du brut pour 2016. Elle estime que la douceur de l'hiver en Europe et le ralentissement chinois entameront la demande.
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Les économies du monde étant aux prises avec les défis de la croissance mondiale en 2016, le Forum de Davos a offert une belle opportunité de partage d'idées et de solutions. Au programme, cette année, l'effondrement des cours du pétrole, mais aussi la diversification et la quatrième révolution industrielle. À Davos, le Kazakhstan par exemple a mis en avant les efforts réalisés par le pays dans le but de réformer l'économie et d'attirer les investissements. 'Lorsque les prix du pétrole et des produits de base sont assez faibles, c'est le moment idéal pour mettre en oeuvre des réformes et c'est ce que nous allons faire avec la banque mondiale et d'autres institutions financières internationales. Nous travaillons très dur et nous voulons encore avancer pour qu'au prochain forum de Davos nous puissions fixer de nouveaux objectifs pour l'avenir', explique le Premier ministre kazakh, Karim Massimov. En dépit de ses vastes réserves, le Kazakhstan est conscient depuis longtemps de la nécessité de réduire sa dépendance au pétrole et au gaz. Les réformes actuellement mises en oeuvre visent à ouvrir le pays à de nouvelles idées et de nouveaux investissements. 'C'est très important pour nous tous - le développement du secteur privé, de la concurrence. Le soutien aux PME. Ce sont trois des principaux objectifs de la politique actuelle du gouvernement', dit le ministre de l'Économie, Dossaev Erbolat Askarbetovich L'accord de partenariat signé en 2014 avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) reflète les progrès réalisés par le Kazakhstan en matière de réformes commerciales et économiques. La Banque mondiale exhorte d'ailleurs les dirigeants kazakhs à poursuivre ces réformes à l'échelle mondiale. 'Vous devez avoir une vision stratégique. Ces réformes ne sont pas des réformes en soi. Elles font partie d'une image plus large de diversification de l'économie, qui entraîne plus de croissance et des créations d'emplois et je pense que le Kazakhstan a eu cette grande vision', analyse Anabel Gonzalez, directrice principale du pôle Commerce et compétitivité auprès de la Banque mondiale. 'J'ai été très impressionnée aujourd'hui en réalisant que si l'on arrête ces réformes, cela ne signifie pas que le pays va rester immobile, mais qu'il va faire un pas en arrière. Il est très important de poursuivre ces réformes très fortes', dit la directrice de la BERD pour la Turquie et l'Asie centrale, Natalia Khanjenkova. Mais de nombreux défis restent à relever et le Kazakhstan est déterminé à ne pas se laisser distancer dans la quatrième révolution industrielle. Pour le Premier ministre kazakh, les jeunes auront un grand rôle à jouer. 'Nous arrivons à une nouvelle étape de développement. Le Kazakhstan n'en est pas encore là. Nous sommes encore dans le présent et pas dans l'avenir. La jeunesse du Kazakhstan, le système éducatif du Kazakhstan, la numérisation, tout ça, nous devrions l'atteindre dans les deux prochaines années - 2016 et 2017 - nous devrions trouver la bonne direction', conclut le Premier ministre kazakh, Karim Massimov. Le Kazakhstan veut être en mesure de présenter les progrès réalisés en matière de réformes et de modernisation de son économie, lors de l'Exposition universelle de 2017 qui se déroulera à Astana, la capitale kazakh.
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La chute des cours du brut a entamé les performances de Royal Dutch Shell l'an dernier. Le géant anglo-néerlandais indique que son bénéfice net 2015 devrait être compris entre 1,6 et 2 milliards de dollars, contre 15 milliards en 2014. Sur le seul quatrième trimestre, hors exceptionnel, il pourrait avoir fondu de 40 %, dans le meilleur des cas. Le groupe publiera ses résultats définitifs le 4 février. Il tenait à informer au mieux ses actionnaires qui doivent se prononcer, lors de leur assemblée générale fin janvier, sur le rachat du producteur britannique d'hydrocarbures BG Group pour 47 milliards de dollars.

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