Vidéos A la une
Arrestation de plus de 200 manifestants, usage de canon à eau et de matraques : la police n'y a pas été de main morte pour mettre fin à une protestation devant le palais présidentiel à Erevan en Arménie ce mardi. Une protestation liée à la hausse des tarifs de l'électricité. Des hommes en civils ont même frappé des journalistes. Leur matériel a été confisqué ou détruit. La veille au soir, 4 000 personnes avaient déjà manifesté devant le palais présidentiel. Et quelques centaines d'entre elles avaient choisi d'y passer la nuit. Elles accusent le gouvernement de les pousser vers la pauvreté en augmentant les prix de l'électricité. Ancienne république soviétique du Caucase du Sud, l'Arménie est très dépendante de l'économie russe actuellement en crise. En 2013, Erevan a décidé de renoncer à un rapprochement économique avec l'Union européenne. Elle a intégré la zone de libre-échange entre la Russie, le Bélarus et le Kazakhstan, qui s'est transformée le 1er janvier en Union économique eurasiatique à laquelle participe également le Kirghizstan. Avec AFP et Reuters
Vidéos A la une
On sait que la question du gaz est sensible en Ukraine. La question du charbon l'est tout autant, voire davantage. Près de la moitié des centrales électriques du pays fonctionnent avec du charbon. Or, le charbon est produit dans le Donbass, cette région de l'est passée sous le contrôle des séparatistes. En plus, la Russie a également arrêté ses livraisons de charbon à l'Ukraine, invoquant 'un cas de force majeur'. Pour Kiev, cette pénurie de charbon pourrait se traduire par des coupures d'électricité. Ce vendredi, une réunion de crise était organisée à Kiev autour du ministre de l'énergie, Volodymyr Demtchichine. 'Tant que la question de l'approvisionnement en charbon n'aura pas été réglée, a-t-il expliqué, nous ne pourrons plus faire tourner nos centrales à plein régime'. Le ministre a également indiqué que l'Ukraine envisageait d'acheter directement de l'électricité à la Russie. 'Des négociations sont en cours', a-t-il reconnu. Cette perspective place Kiev un peu plus en situation de dépendance énergétique vis-à-vis de son voisin russe. L'autre solution serait d'acheter le charbon directement auprès des rebelles pro-russes dans le Donbass. Mais cela reviendrait de facto à donner de l'argent à des groupes séparatistes alors même que Kiev a coupé les ponts financiers. 'Lors de la réunion de ce vendredi, a ajouté Dmytro Polonsky, correspondant d'euronews à Kiev, les autorités ont promis d'envoyer dans les prochains jours des experts en déminage à Debaltseve, ville stratégique du Donbass en raison de sa gare de chemin de fer. L'accès à cette gare est minée, ce qui bloque tout transport de charbon'.
Publicité