Les recherches sur la sclérose en plaques avancent. Si l'origine de cette maladie neurologique reste inconnue, les scientifiques développent des traitements ciblés qui ralentissent l'évolution du handicap.

Sclérose en plaques : vers des traitements de plus en plus ciblés

Mieux armés. Les neurologues disposent de plan d'attaque de plus en plus efficaces contre l'évolution de la sclérose en plaques (SEP). Des avancées qui ont été présentées aux patients le 21 avril lors d'un congrès à Paris organisé par l'Arsep (l'association pour la recherche sur la sclérose en plaques). Prometteuse, une nouvelle molécule, le natalizumab, autorisée depuis le 12 avril 2007, semble ralentir l'évolution de la SEP. Cette maladie neurologique est en effet liée à l'inflammation et à la destruction de la myéline (cette substance blanche qui recouvre nos neurones et permet la conduction des influx nerveux d'une région à l'autre de l'organisme). L'origine de cette destruction reste encore inconnue. Mais les spécialistes savent que ce sont les lymphocytes (cellules responsable de l'immunité) passant anormalement du sang dans le système nerveux, qui détruisent la myéline.

Un nouveau traitement, efficace mais pas pour tous

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Le natalizumab, (TYSABRI), est un anticorps monoclonal (une sorte de protéine) qui a été conçu pour reconnaître et se lier à une structure particulière (appelée antigène) se trouvant sur certaines cellules de l'organisme. En bloquant l'intégrine, le natalizumab empêche les lymphocytes de passer du sang dans le système nerveux central. Ceci réduit l'inflammation et les lésions nerveuses causées par la SEP.