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Arrimage réussi du vaisseau Soyouz à la Station spatiale internationale (ISS). A son bord, deux astronautes (un Japonais, Takuya Onishi, et une Américaine, Kathleen Rubins) ainsi qu'un cosmonaute russe (Anatoli Ivanichine). LIVE NOW: 3 crew set to arrive at Space_Station tonight. Docking at 12:12am ET. Watch: https://t.co/KX5g7yYnYG pic.twitter.com/MsOM82ZD0T- NASA (NASA) 9 juillet 2016 Ils ont décollé dans la nuit de mercredi à jeudi depuis le Kazakhstan. Ils ont retrouvé le chef de l'ISS, l'Américain Jeff Williams, et les Russes Oleg Skripochka et Alexey Ovchinine. #AstroKate first in station after #Soyuz hatch opening. She & Takuya Onishi are 223 and 224 visitors on station. https://t.co/GEyNuy7pAO- Intl. Space Station (@Space_Station) 9 juillet 2016 La phase d'approche et d'arrimage à l'ISS a été plus longue que d'ordinaire car ce vaisseau Soyouz est équipé de nouveaux systèmes de navigation. Ce qui a nécessité des réglages supplémentaires. La Station spatiale internationale est en orbite autour de la terre, évoluant à une vitesse d'environ 28 000 km/h. #Soyuz begins flyaround of station less than half-kilometer away before approaching Rassvet docking port. https://t.co/RHWsUvSBCx- Intl. Space Station (@Space_Station) 9 juillet 2016
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Deux astronautes et un cosmonaute ont décollé dans la nuit de mercredi à jeudi depuis le Kazakhstan à bord d'un tout nouveau Soyouz vers la Station spatiale internationale. Le cosmonaute russe Anatoli Ivanichine et les astronautes américaine Kathleen Rubins et japonais Takuya Onishi ont décollé pour une mission de quatre mois depuis le cosmodrome de Baïkonour.
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Voilà ce qui est en train de se passer à plus de 800 millions de kilomètres de la terre : la sonde américaine Juno en approche finale de Jupiter. La sonde est censée se mettre en orbite de la plus grosse planète du système solaire. L'exercice est périlleux car Juno avance actuellement à 64 km/seconde. Dans le courant de la nuit (03h18 GMT), elle doit freiner pour se positionner correctement et ne pas trop s'exposer au champ magnétique qui entoure Jupiter. Les ingénieurs qui pilotent tout cela à distance, semblent confiants. 'Plusieurs sondes se sont approchées de Jupiter', rappelle Jim Green,un des responsables de la mission à la Nasa. Il cite notamment la sonde Galileo, lancée il y a plus de 20 ans. 'A l'époque, précise-t-il, la sonde Galileo nous a fourni des informations sur la surface de Jupiter et surtout sur ses lunes. Aujourd'hui, avec Juno, on a la possibilité d'aller plus loin dans la connaissance de cette planète'. Le programme Juno a coûté plus d'un milliard de dollars. La sonde a été lancée en 2011, avec à son bord, plusieurs outils d'observation, censés permettre de connaître la composition de Jupiter, savoir entre autre si cette planète possède ou non un noyau central.
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Disposer de quoi se nourrir, c'est évidemment l'une des conditions essentielles pour vivre dans l'espace. Aujourd'hui, les astronautes mangent des plats préparés à l'avance sur Terre, parfois lyophilisés ou déshydratés qui leur sont livrés par engin automatisé ou vaisseau-cargo. Mais en cas de voyage spatial de longue durée, les livraisons de nourriture sont impossibles, d'où l'idée de faire pousser de quoi manger en orbite. Des expériences diverses sont menées, notamment dans le cadre du consortium MELiSSA à Barcelone où l'on élabore des systèmes clos de survie et à Brême en Allemagne où des scientifiques s'apprêtent à lancer un satellite dans lequel des tomates pourront pousser. Produire de la nourriture en orbite, c'est complexe, mais c'est déjà une réalité. En 2003, des cosmonautes russes ont dégusté leur récolte expérimentale de petits pois et en août dernier, des astronautes américains ont pu goûter leur première laitue de l'espace. Mais évidemment, les équipages ont besoin de bien plus pour assurer leur survie. Systèmes de survie fermés 'Les chiffres de base qui sont utilisés sont de cinq kilos par jour et par astronaute de consommables métaboliques, explique Brigitte Lamaze qui travaille au sein de ''l'Agence spatiale européenne':http://www.esa.int/ESA (ESA) pour le consortium MELiSSA (Micro-Ecological Life Support System Alternative) dont le but est de concevoir des 'systèmes de survie 'en boucle fermée' pour les voyages spatiaux':http://ecls.esa.int/ecls/attachments/MELiSSA-Phase5/education/ecosysteme.... [A ces consommables s'ajoutent] un kilo d'oxygène et un kilo de nourriture déshydratée et trois kilos d'eau qui sont utilisés pour l'eau potable et pour réhydrater la nourriture,' poursuit-elle. Au sein de l'Université autonome de Barcelone (UAB), nous découvrons une expérience qui figure parmi les projets qui visent à couvrir ces besoins. Celle-ci s'intègre au consortium MELiSSA. Le principe de l'installation : des rats respirent l'oxygène produit par des algues qui elles absorbent le CO2 rejetté par les rats. The Melissa project 'astronaut' rats are curious to see us filming for euronewsknwldge #spaceblog esascience pic.twitter.com/qvRXtbJ8wj- Jeremy Wilks (@WilksJeremy) 25 avril 2016 Une histoire de rats, d'algues et d'oxygène 'Les rats en respirant produisent du CO2, les micro-algues capturent ce CO2 et grâce à la lumière dans le photobioréacteur, elles sont capables de réaliser la photosynthèse et produire de l'oxygène, souligne Francesc Gòdia, professeur d'ingéniérie chimique à l'UAB. Et ensuite, cet oxygène retourne dans le compartiment où se trouvent les animaux et tout ceci se passe en circuit fermé, de manière continue,' indique-t-il. Meet ESA MELiSSA at #RHSChelsea #rocketscience = 'Micro-Ecological Life Support System Alternative' programmehttp://t.co/xMNGnq3hjw- ESA (@esa) 19 mai 2015 L'un des plus grands défis qu'a dû relever cette équipe a consisté à développer un système qui permet d'augmenter quasi-instantanément la quantité d'oxygène produit par les micro-algues. 'L'éclairage du photobioréacteur est plus ou moins intense en fonction de la quantité d'oxygène dont les rats ont besoin,' précise Francesc Gòdia. Des tomates vont bientôt pousser dans un satellite Autre projet dédié à la survie dans l'espace : à Brême, nous rencontrons des ingénieurs spatiaux du Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) qui s'apprêtent à mettre en place une production autonome de tomates à bord d'un satellite baptisé Eu:CROPIS qui sera lancé à l'été 2017. L'engin tournera autour de la Terre pendant que les graines germeront à l'intérieur. Tomatoes will be grown inside this DLR_en satellite being built in Bremen. euronewsknwldge #spaceblog pic.twitter.com/AawxbicTPp- Jeremy Wilks (@WilksJeremy) 27 avril 2016 Hartmut Müller, gestionnaire de projet satellites compacts au sein du DLR, nous présente le concept : 'C'est une serre qui fait pousser des tomates contre les parois extérieures du satellite et quand on fait tourner le satellite, on atteint des niveaux de gravité différents contre ces parois : c'est comme cela qu'on essaie de simuler la gravité sur la Lune et sur Mars.' Au DLR, ces ingénieurs travaillent en collaboration avec des botanistes spatiaux. Ces derniers se concentrent sur des variétés contenant beaucoup d'eau et de fruit par rapport à la masse de la plante. Les tomates ont été privilégiées pour la mission parce que leur couleur rouge les rend facilement repérable par caméra. 'Nous sommes dans le laboratoire Eden où l'on étudie les techniques de culture des plantes, nous indique Jens Hauslage, chercheur principal sur Eu:CROPIS : le contrôle de l'humidité, de la température, les solutions de fertilisants, etc. Bref, on regarde comment faire pousser des plantes sur différentes planètes dans le cadre de l'exploration spatiale par l'Homme, insiste-t-il avant de montrer des plants de tomate qui poussent sur des petits disques : 'C'est de la micro-tina, une tomate qui fait des fleurs et des fruits rapidement, explique-t-il avant d'ajouter : dans ces expériences qu'on réalise en conditions contrôlées, on surveille comment agit la solution de fertilisation pour ces tomates micro-tina.' A snap of some DLR space research plants soon to feature in May's episode of euronewsknwldge Space #spaceblog pic.twitter.com/EMItYKrQiL- Jeremy Wilks (WilksJeremy) 27 avril 2016 Des plants arrosés à l'urine Parlant de fertilisation, les tomates de l'espace seront arrosées grâce à une ressource naturelle générée par les astronautes eux-mêmes. 'On utilise de l'urine, indique Jens Hauslage. Donc l'urine, on pourrait dire que c'est comme 'de l'or jaune' pour les plantes quand on veut produire de la nourriture humaine au sein de systèmes fermés sur la Lune et sur Mars,' s'amuse le chercheur. Dans l'espace, les plantes ne pousseront pas au sol - ce serait trop difficile à organiser -. C'est en fait la rotation du satellite qui va permettre la pousse des racines dans un sens et du plant dans l'autre. 'On s'est rendu compte qu'une plante n'avait besoin que de 0,1 G pour reconnaître où est le bas ou pour savoir dans quelle direction pousser : ce sera aussi suffisant sur la Lune et sur Mars,' déclare Jens Hauslage. Puis il nous invite à découvrir différents espaces derrière des rideaux transparents : 'Dans un espace, il y a de la tomate micro-tina ; dans un autre, on a du poivron et là, ce sont des concombres. Vous ne pouvez pas manger celui-là maintenant, nous met-il gentiment en garde, parce qu'il a été cultivé dans un but scientifique, mais je peux vous dire qu'il a très bon goût.' Cucumber grown in 'space conditions' at DLR in Bremen. You could eat it if you liked! #spaceblog euronewsknwldge pic.twitter.com/qbSZgZmVpn- Jeremy Wilks (WilksJeremy) 27 avril 2016 A Barcelone, la prochaine étape pour le consortium MELiSSA sera de trouver comment recycler les déchets solides et liquides produits par les plantes et les animaux. Des dispositifs essentiels pour les vols longue durée En attendant, les scientifiques qui y participent sont convaincus que les systèmes 'en boucle fermée' sont essentiels pour les vols longue durée. 'Je pense que c'est faisable et que c'est nécessaire,' martèle Francesc Gòdia, de l'Université autonome de Barcelone. Brigitte Lamaze, de l'ESA, renchérit : 'Faire pousser des plantes dans l'espace, c'est nécessaire : ce sera obligatoire plus la mission dans l'espace sera longue. A partir du moment où on ne pourra pas emmener l'ensemble de la ration alimentaire des astronautes, il faudra trouver une façon de pouvoir produire cette nourriture,' conclut-elle. Il se pourrait qu'un jour, la nourriture de l'espace représente jusqu'à la moitié de ce que mangent les astronautes et les systèmes pour l'air et l'eau soient encore plus perfectionnés. Des dispositifs indispensables à la réussite d'un premier vol spatial de plusieurs années.
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Ce samedi un astéroïde de 30 mètres de long va frôler la Terre sans que l'on sache à quelle distance précisément. Une rumeur farfelue a même précisé que cet astéroïde s'écraserait sur Marseille. Il n'empêche, en cas de collision, c'est le genre d'objet qui pourrait causer la fin de la vie sur notre planète. Jeremy Wilks, d'Euronews a rencotré Michael Khan, sépcialiste des objets célestes à l'agence spatiale européenne. Jusqu'à quel point cet astéroïde peut-il nous menacer ? Michael Kahn : Le problème avec ces astéroïdes c'est que nous ne savons pas grand chose. Nous connaissons plus ou moins son orbite. Mais nous ne connaissons pas sa taille exactement. On sait qu'il fait entre 20 et 50 mètres de diamètre. Son orbite nous laisse penser qu'il ne heurtera pas la terre ni en mars 2016 ni lors de son 2eme passage durant ce siècle. Jeremy Wilks : Que se passerait-il si un astroïde de ce type entrait en collision avec la Terre ? Michael Kahn : C'est assez aléatoire. Si son diamètre est dans la fourchette la plus basse, il se désintègrerait juste dans l'atmosphère comme ce fut le cas à Tcheliabinsk il y a quelques années. A Tcheliabinsk il avait explosé et causé quelques dégâts sans faire de blessés. Mais en tombant il pourrait heurter la surface de la terre et y faire un trou et là cela pourrait être un réel problème et des gens pourraient être tués. Jeremy Wilks : Jusqu'à quel point les astéroïdes nous menacent-ils ? Michael Kahn : Les astéroïdes ont déjà été une menace pour la Terre. Si vous regardez la surface du globe, elle est parsemée d'impacts. Mais heureusement les impacts les plus grands, ceux qui font le plus de dégâts, ne se produisent pas souvent. Ce n'est pas une chose très probable qui pourrait arriver. Mais si un gros impact devait se produire alors cela aurait comme conséquence la fin de la civilisation que nous connaissons. Mais ce n'est pas très probable. En fait, tout dépend de la taille de l'astéroïde. Si vous parlez d'un objet d'un kilomètre de diamètre cela aurait évidemment un impact mondial. Jeremy Wilks : Alors que peut-on faire ? Michael Kahn : La première chose que l'on devrait toujours faire c'est de déterminer la taille du problème pour mieux le suivre à la trace pour savoir comment évolue notre ennemi. Donc nous devrions suivre à la trace ces astéroïdes avec des télescopes branchés sur l'espace. Et lorsqu'ils détectent quelque chose qui ressemble à un astéroïde alors on rassemble les données dans un ordinateur et ces données sont mises à jour comme ça nous savons où ces objets sont aujourd'hui et où ils seront dans un siècle. Mais il y a des limites à cette observation. On ne peut pas détecter les plus petits objets parce qu'ils sont noirs ou bien parce qu'ils viennent de la même direction que le soleil comme c'est le cas pour cet astéroïde dont nous parlons. Et donc cela ne permet pas d'atténuer les risques. Jeremy Wilks : C'est ce qui s'est passé à Tcheliabinsk. L'objet venait de la même direction que le soleil et nous ne l'avons pas vu venir. Donc, on ne peut rien y faire ? Michael Kahn : C'est vraiment une zone grise et nous ne pourrons rien y faire pendant un certain temps encore. Peut-être que dans 50 ans les choses changeront. Jeremy Wilks : Vous avez une idée ? Michael Kahn : On pourrait avoir des télecsopes positionnés en orbite du soleil et à différentes positions et là on pourrait vraiment observer. On aurait besoin de différents télescopes orientés dans la même direction qui pourraient voir davantage d'objets. Ou alors on pourrait avoir des radars scrutant l'espace pour détecter des objets plus petits de l'ordre de 10 mètres, voire plus petits encore...
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Une fusée japonaise H2-A a placé mercredi dans l'espace un satellite à rayons X qui devrait donner aux scientifiques une autre image de l'univers, selon une vidéo diffusée en direct par l'Agence japonaise d'exploration spatiale (Jaxa). Le 30ème exemplaire de ce lanceur est parti comme prévu à 08h45 (GMT) de la base de Tanegashima, pour une mission qui était prévue vendredi dernier mais avait été reportée pour cause de météo défavorable. 'La fusée suit la trajectoire prévue', a déclaré la commentatrice de l'agence, confirmant peu après que le satellite Astro-H s'était séparé comme prévu après quelque 14 minutes de vol, sous les applaudissements des techniciens de la salle de contrôle. Selon la Jaxa, Astro-H est censé pouvoir apporter des éléments de réponse inédits à des questions universelles comme: 'Quelles sont les lois de la physique dans des conditions extrêmes? Que s'est-il passé au moment de la création de l'univers? Comment les galaxies se sont-elles formées et ont-elles évolué? Comment grandissent les trous noirs et quelle est leur influence alentour?' Engin de 14 mètres de long sur 9 de large et pesant 2,7 tonnes, Astro-H embarque 200 miroirs de recueil et concentration des rayons X vers des instruments de dernière génération, dont quatre télescopes et deux détecteurs à rayons X, un système d'extension de focale avec deux autres détecteurs et un spectromètre. 'Il va ainsi regarder la région du spectre de rayons X de très haute énergie'. Le Japon n'en est pas à son premier satellite de ce type, plusieurs autres ont été placés en orbite depuis 1979, le plus récent, Suzaku, datant de 2005. Le lanceur H-2A, développé avec la Jaxa et exploité par le conglomérat Mitsubishi Heavy Industries (MHI), a enregistré ainsi, avec le tir de mercredi, 29 succès sur 30 tirs, le précédent ayant eu lieu en novembre dernier pour le placement en orbite d'un satellite commercial canadien. Avec un taux de réussite de 97%, cette fusée est en théorie une solide concurrente de lanceurs étrangers, comme Ariane, mais le coût des tirs reste plus élevé malgré des progrès, et elle souffre d'un retard considérable sur les missions commerciales, ayant essentiellement servi à placer des satellites institutionnels ou gouvernementaux japonais. Quelque 75% des envois dans l'espace de satellites commerciaux nippons ont été confiés à Ariane. La volonté de MHI, de la Jaxa et des autorités est néanmoins de parvenir à développer d'ici à 2020 une nouvelle génération de lanceur mieux armé pour rivaliser non seulement sur le plan technique mais aussi financier.
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Le lanceur russe Soyouz avec placé avec succès Sentinel-3A en orbite terrestre. Le satellite de l'Agence spatiale européenne rejoint les deux autres Sentinelles pour transmettre quasiment en temps réel les variations de notre planète et les variations du climat. 'En gros, on essaie faire avec Sentinel-3 ce que nous avons obtenu il y a 35 ans en météorologie' explique Volker Liebig, le directeur des programmes d'observation terrestre de l'Agence spatiale européenne. 'Sentinel-3 donnera une image plus grande : la résolution sera moins fine, mais il pourra 'donner l'état de la planète au quotidien.' Sentinel-3A est placé en orbite à 815 kilomètres de la mer. Le satellite sera notamment en mesure de fournir des informations sur la fonte des glaciers, de détecter les pollutions marines, les variations de température des océans et d'affiner les prédictions météorologiques.
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Albert Einstein l'avait prédit il y a un siècle : deux objets de grande masse qui s'entrechoquent dans l'univers provoquent des ondes gravitationnelles, un peu comme un caillou qui tomberait sur un lac. L'espace-temps se déforme : c'est une découverte révolutionnaire pour l'astrophysique. Gianpietro Cagnoli, directeur du Laboratoire des Matériaux Avancés (LMA) : 'Cette découverte ouvre une nouvelle fenêtre sur l'univers. Nous avons l'opportunité d'étudier, d'une manière totalement différente, un phénomène, qui qui était obscur jusqu'ici.'' Claudio Rosmino, euronews : Vous avez évoqué une nouvelle astronomie. Comment va évoluer la recherche à présent ? Giampietro Cagnoli : 'Nous avons déjà compris depuis de nombreuses années que l'univers peut être étudié en l'observant avec divers instruments : des télescopes traditionnels, la radioastronomie, les rayons cosmiques, des particules à haute-énergie, et désormais les ondes gravitationnelles. Et donc, nous espérons contribuer à élever le niveau de connaissance de l'univers.' Retouvez l'intégralité de cette interview prochainement dans notre magasine Science.
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Une découverte cruciale dans le monde de la physique. Pour la première fois, des ondes gravitationnelles venues de l'espace ont été détectées et observées directement sur Terre. Cette découverte confirme une prédiction faite il y a cent ans par Albert Einstein. L'intérêt : observer autrement l'Univers. L'annonce a été faite ce jeudi, mais l'expérience remonte au 14 septembre dernier. A Washington le directeur du LIGO, le laboratoire à l'origine de la découverte, David Reitze, s'enthousiasme. 'Ce qui est vraiment excitant, c'est ce qui va venir après', dit-il. 'Il y a 400 ans, Galileo a tourné son téléscope vers le ciel et a ouvert l'ère de l'observation moderne de l'astronomie. Ce que nous faisons est d'une importance similaire. Nous ouvrons une fenêtre sur l'univers, la fenêtre de l'astronomie gravitationelle'. Pour traquer ces ondes furtives, des outils gigantesques ont été construits aux Etats-Unis mais aussi en Europe, près de Pise en Italie. Des capteurs, appelés interféromètres, qui se composent de bras longs de plusieurs kilomètres. A l'intérieur, un faisceau laser se réfléchit à chaque extrémité sur des miroirs. Les ondes gravitationnelles sont d'infimes déformations de l'espace-temps qui se propage dans l'Univers à la vitesse de la lumière. Elles sont causées par des événements titanesques comme des trous noirs ou des étoiles à neutron. Selon la NASA, 'détecter ces ondes permettrait de remonter à la première milliseconde du Big Bang'.
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Le Belge Frank De Winne a passé six mois à bord de la Station Spatiale Internationale. Il nous décrit ses impressions, et ce qu'il a pu observer : 'Vous voyez beaucoup de nuages, de systèmes météorologiques et ici, vous voyez l'univers tout noir, immense. Quand vous regardez de l'espace, parfois, vous voyez ces petites îles formées par ces récifs coraliens, il y a ces nuances de bleu clair, très nettes, qui sont très belles à voir. Vous avez bien sûr les nuances de vert des forêts, mais ensuite quand vous survoler les déserts, ils sont marron, rougeâtres, jaunes. Vous voyez cette ligne bleue très très fine, c'est l'épaisseur de notre atmosphère. C'est ce qui nous donne la vie, c'est ce qui fait que cette planète est vivable' Frank De Winne Cet ancien pilote d'essai de l'armée belge est devenu le tout premier commandant européen de l'ISS. Il dirige aujourd'hui le Centre des astronautes européens de Cologne, en Allemagne. Frank De Winne a participé à une mission de 9 jours à bord de l'ISS en 2002, puis à une autre mission de 6 mois en 2009, pendant laquelle il a été le principal utilisateur du bras robotique japonais et a participé, à ce titre, à l'amarrage à l'ISS du véhicule de transport de fret japonais HTV. Originaire de Gand en Belgique, il est marié et père de 3 enfants.
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Saviez-vous que 58% de l''économie spatiale':http://ec.europa.eu/growth/sectors/space/index_en.htm mondiale s'appuient sur les données d'observation de la Terre par satellite ? Dans cette édition, Business Planet vous emmène en Italie pour découvrir les opportunités de business dans cette branche pour les petites et moyennes entreprises grâce au programme Copernicus qui se veut un vrai moteur de croissance. Elements-clé sur le programme Copernicus Le programme Copernicus est un système européen qui fournit des données d'observation de la Terre. Il met à disposition des informations opérationnelles en accès intégral, libre et gratuit. Les données transmises par le programme contribuent à la protection des citoyens européens en cas de situation d'urgence comme une catastrophe naturelle ou une crise humanitaire. Copernicus crée des opportunités en termes d'activité et d'emploi. D'après les estimations de l'OCDE, 58% de l'économie spatiale mondiale s'appuient sur des données satellitaires. Planetek est une PME italienne qui a développé sa propre gamme de produits à partir des informations fournies par Copernicus dans les domaines de l'urbanisme, de la mise à jour de cartes, de la défense et de la sécurité. L'entreprise a reçu le prix Felix Industry en Italie, une récompense pour l'excellence de son travail dans le secteur de l'aérospatial. Créations d'emploi à la clé Nous nous sommes rendus au siège de l'Agence spatiale italienne à Rome pour y rencontrer Massimo Antoninetti, chercheur au sein du Conseil national italien de la Recherche. 'Si on analyse l'impact potentiel du programme Copernicus sur l'économie européenne, on peut s'attendre d'ici 2030 à un bénéfice financier de 30 milliards d'euros et à la création d'au moins 50.000 emplois,' assure-t-il. Un secteur d'avenir donc pour PME innovantes à l'image de Planetek Italia, une société basée à Bari dans la région des Pouilles. Sa spécialité, c'est la géographie. Depuis 21 ans, elle interprète les données récoltées par les satellites au sein d'applications qui renseignent sur la nature et l'évolution des sols, des mers, de l'urbanisation ou encore des surfaces agricoles. Une garantie de long terme Le lancement du programme Copernicus l'an dernier est venu doper les ambitions de la PME, comme nous l'a expliqué son président directeur général, Giovanni Sylos Labini. 'Le programme Copernicus est très important pour nous parce qu'il nous assure plus de données environnementales à transformer en plus d'informations environnementales pour nos clients,' insiste-t-il. L'accès libre et gratuit aux données de Copernicus étant garanti jusqu'en 2034, l'entreprise de Giovanni peut planifier son développement sur le long terme. Et il s'annonce spectaculaire. 'Grâce à Copernicus, dans les dix prochaines années, Planetek Italia va quintupler voire décupler. Aujourd'hui, nous avons 50 salariés, demain nous en aurons 250 à 500,' s'avance Giovanni Sylos Labini. La PME de Giovanni fait partie de ce qu'on appelle les industries d'aval de l'économie spatiale qui devraient capter l'essentiel des retombées économiques du programme Copernicus. Un accès universel et gratuit Concrètement, 'Copernicus, c'est le programme européen d'observation de la terre par les satellites Sentinel : il vise à offrir un accès continu, indépendant et fiable aux informations sur l'environnement, le territoire et la sécurité,' précise Massimo Antoninetti. Citoyens, chercheurs, entrepreneurs ou encore autorités publiques : ces informations s'adressent à tous. Elles peuvent apporter un réel plus à de nombreux secteurs d'activité tels que ceux des hydrocarbures, des assurances et des transports. Pour y accéder, rien de plus facile, assure Massimo Antoninetti : 'Après une simple inscription, il vous suffit de vous rendre sur le portail en ligne de l''Agence spatiale européenne':http://www.esa.int/fre/ESA_in_your_country/France pour vous identifier et télécharger directement et gratuitement les images sur votre ordinateur.' A bon entendeur !
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Créer un télescope à l'échelle planétaire c'est ce que vient d'annoncer l'Alma, le plus grand radiotélescope de la planète qui se situe dans le désert d'Atacama au Chili, et qui s'est associé avec d'autres télescopes dans le monde entier, comme le VLBA qui est lui même un réseau américain de radio télescopes, ou encore l'Iram en Espagne. L'objectif de cette collaboration c'est de pouvoir atteindre des précisions de l'ordre de 10 centimètres sur la lune. Lars-Ake Nyman, directeur des opérations scientifiques de l'Alma : 'C'est vraiment fantastique que tous ces pays travaillent ensemble parce qu'avec ces télescopes on va pouvoir en créer un qui aura plus ou moins la taille de la terre en terme de résolution et d'images. On peut étudier des objets très distants en détail et aussi des objets plus proches comme le centre de la voie lactée, le trou noir qui peut pratiquement être résolu avec ce type d'observations.' L'Alma sera ainsi impliqué dans le projet de l'Event Horizon Telescope un réseau de télescopes terrestres combinant les données de stations d'interférométrie à très longue base situées sur la Terre afin d'observer notamment l'environnement immédiat de Sagittarius A, le trou noir supermassif du centre de la Voie lactée, avec un pouvoir de résolution permettant de détecter l'ombre de son horizon. Lars-Ake Nyman : 'Les astronomes peuvent proposer par écrit des observations et ensuite ces propositions sont étudiées et finalement elles sont programmées.' Au cours d'un test effectué en août, l'Alma avec le NRAO, l'observatoire national américain de radioastronomie, a pu observer 3C 454.3, un quasar, une des sources des rayons gamma les plus brillantes dans le ciel.
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Philae, héros interplanétaire... Au bout de dix ans de voyage comme passager de la sonde européenne Rosetta, il réalisait il y a un an jour pour jour une première historique en se posant sur le noyau de la comète Tchouri, après une descente de sept heures en chute libre, à plus de 510 millions de km de la Terre. Un exploit qui a tenu en haleine le monde entier. Même si l'atterrissage ne s'est pas passé comme prévu et que le petit robot-laboratoire a rebondi trois fois pour finalement se retrouver coincé sur trois pieds et de travers... Notre journaliste Claudio Rosmino a vécu l'événement du centre de contrôle de Darmstadt, il se souvient : 'Cela a été une explosion de joie, comme à la fin d'un match, d'une finale de Coupe du monde. Tout le monde s'est embrassé, hurlait, il y avait beaucoup d'émotion. Cela a été un moment émouvant aussi d'un point de vue professionnel, pour tous les scientifiques qui étaient là, c'était l'aboutissement d'un objectif de 20 ans de carrière pour certains'. Philae n'a pu travailler que deux jours et demi, il a foré dans le vide, mais le flot de données qu'il a collecté est énorme. Il a pu les transmettre en trois fois à Rosetta qui, elle aussi a fait des découvertes. Kathrin Altwegg, la responsable de l'instrument Rosina embarqué sur la sonde nous explique : 'La plus grande surprise jusqu'ici, c'est la découverte d'oxygène moléculaire, ce n'était pas attendu du tout et cela peut nous en dire beaucoup sur la provenance de ces molécules et où elles ont été formées.' Rosetta a reniflé cet oxygène moléculaire et Philae a également capté des molécules organiques complexes : deux découvertes majeures... Et les scientifiques espèrent maintenant que Rosetta, qui se trouve à 200 km de la comète, va pouvoir reprendre contact avec Philae. L'ESA estime qu'il suffirait de contacts d'une dizaine de minutes par jour pour que les scientifiques réalisent leurs expériences, comme une nouvelle tentative de forage. 'Qu'est ce qui va se passer maintenant ? D'abord, si Philae est en bonne condition, il pourra encore fournir d'importantes données scientifiques, on le saura dans les semaines à venir, la fenêtre de possibilités va durer jusqu'à fin janvier. Après cela, la balle sera dans le camp de Rosetta, ce sera à elle de faire ce qu'il est encore possible de faire au niveau scientifique et puis, naturellement, on attend ce grand moment symbolique mais aussi important pour la mission, c'est-à-dire lorsque Rosetta se posera en septembre prochain sur la comète Tchourioumov, on verra alors s'il y a encore une phase opérationnelle possible après cet atterrissage' nous explique Claudio Rosmino. Now I'm closer to #67P again (approx 170km today) I'm listening out for Philae2014...wish we could reminisce about #CometLanding together...- ESA Rosetta Mission (ESA_Rosetta) 12 Novembre 2015 From one #CometLanding to another... planning my 'controlled impact' onto #67P next year... https://t.co/wwcNE3PeID pic.twitter.com/DKxyvIVRWv- ESA Rosetta Mission (@ESA_Rosetta) 12 Novembre 2015
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En Russie, huit jours de simulation spatiale, et un équipage un peu spécial : entièrement composé de femmes, il était le premier à s'isoler totalement pendant une semaine dans une capsule censée reproduire les conditions de vie dans l'espace. Une expérience organisée dans le cadre d'un vol futur, d'ici au moins dix ans, sur la Lune. Et lors de cette simulation, beaucoup de commentaires machistes on été lus sur internet et lors de la conférence de presse avant le début de l'expérience... 'Il n'y a eu aucun conflit, déclare Daria Komissarova, membre de l'équipage. Et je voudrais dire quelque chose à tous ceux qui ont fait des commentaires sur nous sur les réseaux sociaux. Certains étaient sceptiques concernant notre expérience et s'attendaient à ce que nous nous disputions. Je vais les décevoir, il n'y a rien eu de tel'. 'Dans une cuisine deux femmes au foyer ont du mal à cohabiter', n'avait pas hésité à lancer au début de la mission Igor Ouchakov, l'un de ses responsables. 'Nous avons vécu un vrai isolement, dans un monde à part, raconte Polina Kuznetsova. On avait vraiment du mal à imaginer que nous étions à Moscou. On s'est senties, sinon dans l'espace, en tous cas vraiment ailleurs'. Si c'est bien la Russie qui a envoyé la première femme dans l'espace en 1963, la gent féminine a été peu associée au développement du programme spatial russe par la suite. Moscou envisage une visite sur la Lune en 2029.
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La mission JUICE, qui va explorer le système satellitaire de Jupiter, commencera en 2022. Dans la mythologie, Jupiter était considéré comme le Dieu du ciel. Et c'est un peu le cas dans la réalité. Le plus grand corps céleste dans le système solaire a tout pour être le roi de notre système planétaire. La mission de l'Agence spatiale européenne, JUICE fournira l'étude la plus complète de cette planète géante, et, en particulier, de ses lunes, sensées cacher des zones habitables sous leurs croûtes glacières. Jupiter est plus de onze fois plus grosse que la Terre, mais elle est essentiellement composée de gaz. Ce qui est particulièrement intriguant pour les astronomes, c'est la spécificité du système satellitaire de Jupiter, et les vastes océans d'eau liquide qui se trouveraient sous la surface de la lune. Si le système jovien peut être perçu comme un système solaire miniature, Jupiter a raté sa chance de devenir une étoile scintillante, même si sa composition est presque la même. D'après Olivier Witasse, scientifique membre du projet JUICE, comprendre le système jovien et son histoire nous permettra de mieux cerner comment les planètes géantes et leurs satellites se sont formés, et ont évolué. Pendant ces trois ans et demi de mission, JUICE va tourner autour de la planète géante. Pendant cette mission, il va étudier son atmosphère, et celle de trois de ses quatre satellites, aussi gros que des planètes : Ganymède, Europe et Callisto. Avant, il faudra voyager en orbite au sein du système solaire pendant presque huit ans et, tout d'abord, quitter en sécurité la gravité de la Terre. C'est le moment le plus risqué lors d'une mission spatiale. Juice va survoler à plusieurs reprises trois des quatre principales lunes de Jupiter pour révéler le potentiel habitable d'un corps aussi éloigné du soleil Juice va surtout survoler Ganymède, l'un des seuls corps solides du système solaire possédant un champ magnétique, à part Mercure et la Terre Mettre en place une mission spatiale demande des années de travail, et de la patience, tout en composant avec les limites de notre technologie actuelle qui sera presque dépassée quand l'expédition spatiale enverra ses premières données. En attendant la visite de Juice en 2022, la sonde Juno de la Nasa devrait entrer dans l'orbite de Jupiter dès l'an prochain, avec pour objectif d'explorer la lune Europe.
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De l'eau liquide sur Mars, il y a des preuves ! La Nasa a annoncé ce lundi que des ruisseaux de saumure, soit de l'eau saturée en sel, coulaient à la surface de la planète rouge, leur observation étant désormais suffisamment documentée par un spectomètre de l'agence américaine. Très visibles lors de l'été martien, elles le sont moins en automne et en hiver. Les rumeurs étaient de plus en plus pressantes mais désormais comme l'ont dit les ingénieurs de la Nasa, le mystère de Mars est percé : Jim Green est directeur de Science planétaire à la Nasa : 'Ces découvertes sont très importantes, mais elles ne sont qu'une partie du cycle hydrologique de Mars, que nous commençons seulement à comprendre. Ce que nous annonçons aujourd'hui, c'est que Mars n'est pas une planète sèche et aride, comme nous l'avons cru dans le passé'. Y a t-il, ou y a t-il eu de la vie à la surface de Mars ? L'hypothèse, désormais, ne peut plus être exclue.
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'Vivre et travailler dans l'espace, c'est loin d'être évident parce que tout flotte et nous aussi, on flotte, s'amuse l'astronaute Samantha Cristoforetti qui a accepté de nous dévoiler ce qu'est vraiment la vie à bord de la Station spatiale internationale, à l'issue de son séjour sur place d'une durée-record de 200 jours. 'Bien sûr, c'est très amusant, poursuit-elle, mais il faut s'y habituer,' ajoute-t-elle soulignant la complexité pour les astronautes à évoluer en apesanteur. 'Au début, c'est facile d'être désorienté, pas dans le sens où je me demandais désespèrement où étaient le haut et le bas, mais parfois je sortais d'un module et je devais m'arrêter une seconde le temps de savoir quelle direction je devais prendre pour atteindre l'endroit où je voulais aller,' reconnaît-elle. 'A mon arrivée, raconte l'astronaute, j'étais vraiment prudente et le plus souvent, je me déplaçais d'une barre d'appui à une autre ; mais après, quand j'ai eu plus d'expérience et que je me suis sentie plus à l'aise avec l'apesanteur et la maîtrise de mon corps dans les trois dimensions, je prenais juste un petit appui pour aller me poser exactement là où je voulais.' Samantha Cristoforetti Le 23 novembre 2014, elle a rejoint l'ISS pour une mission de six mois. Elle est capitaine dans l'Armée de l'air italienne et totalise plus de 500 heures de vol sur 6 appareils militaires différents. Samantha Cristoforetti est née en 1977 à Milan. Avant d'obtenir son master en génie mécanique à l'Université technique de Munich, elle est partie un an aux Etats-Unis dans le cadre d'un programme d'échanges universitaires. Ses passions : la randonnée, la plongée sous-marine et le yoga.
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Plus d'un an après le rendez-vous de Rosetta avec la comète Tchouri, la sonde et son atterrisseur Philae ont rempli en très grande partie leur mission : les données qu'ils ont fait parvenir aux scientifiques bouleversent notre vision des comètes et nous offrent de nouvelles perspectives sur les origines de la vie. A l'ESA, on prépare déjà la dernière partie du voyage de Rosetta aux côtés de la comète. La sonde a récemment vécu une 'période intense'http://fr.euronews.com/2015/08/13/tchouri-rendez-vous-plein-de-sensation... : elle a pu l'observer à son périhélie, le point de son orbite le plus proche du Soleil, là où son activité se réveille - l'énergie solaire croissante réchauffe les glaces souterraines de la comète qui rejette alors des gaz et des poussières -. Pour se protéger, Rosetta a dû s'éloigner de plusieurs centaines de kilomètres. Dans l'opération, celle-ci a perdu le contact avec Philae. Rosetta rétablira-t-elle le contact avec Philae ? 'Bien sûr, on rêve de pouvoir communiquer de nouveau avec lui et de recevoir à nouveau des données scientifiques en provenance de la surface, par exemple, des images qui pourraient nous montrer en quoi le sol est différent aujourd'hui après le périhélie, de ce qu'il était en novembre,' insiste Stephan Ulamec, manager de l'atterrisseur au DLR à Cologne en Allemagne où est installée l'équipe aux commandes de Philae. Ses membres gardent l'espoir que le robot se fasse de nouveau entendre. D'ici au 21 septembre, il pourrait y avoir des moments propices. 'Pendant ces laps de temps qui durent environ une heure à deux heures et interviennent deux fois par jour, on essaie d'envoyer des ordres à l'atterrisseur et de communiquer avec lui,' explique Cinzia Fantinati, manager du Centre de contrôle de l'atterrisseur. Si Philae s'avère capable de capter le signal et de faire fonctionner ses instruments, les scientifiques auront alors une dernière chance de réaliser des tests importants, voire de mener des opérations complexes comme de réaliser des forages. Des briques élémentaires de la vie Pour autant, l'atterrisseur a déjà livré beaucoup : les données envoyées lors de sa descente vers Tchouri accréditent un peu plus l'idée que les comètes aient joué un rôle-clé dans l'apparition de la vie. 'Nous avons découvert diverses molécules organiques. Un résultat qui désormais, doit être pris en compte dans nos théories sur la formation de la vie : comprendre comment les sucres, les acides aminés ont pu se former sur Terre si ces matières organiques - ces molécules prébiotiques - ont été apportées sur Terre par les comètes,' explique Stephan Ulamec. 'Ce sont les briques élémentaires de la vie, ce ne sont pas des organismes vivants, ce sont des éléments qui peuvent aboutir à la création de la vie,' précise Matt Taylor, scientifique sur le projet Rosetta (ESTEC). L'arrêt de la mission Rosetta - entamée en 2004 - a été reporté de neuf mois, jusque fin septembre 2016. Mais les occasions de faire avancer la science vont se raréfier : la comète s'éloignera de plus en plus du Soleil et la lumière deviendra trop faible pour pouvoir recharger les batteries de Rosetta et Philae. A terme, la sonde, vaisseau-mère de Philae, rejoindra son 'enfant' sur Tchouri. Rosetta finira sa course sur la comète 'Lors des dernières semaines de la mission, indique Andrea Accomazzo, directeur de vol de la mission Rosetta (ESOC), on a l'intention de faire une descente en spirale en direction de la comète. On pense être en mesure de voler très près - bien en dessous de 10 km de distance -, poursuit-il, il est très probable que nous puissions prendre des images spectaculaires à de très courtes distances ; puis à la fin, on laissera l'engin se poser ou heurter la surface.' Neuf mois après l'arrivée de Philae sur la comète, la mission a permis d'accroître de manière spectaculaire, nos connaissances sur ce type de corps céleste, mais aussi d'alimenter notre fascination pour l'exploration spatiale. 'Rosetta est l'une des missions spatiales les plus fantastiques de l'Histoire, assure Andrea Accomazzo. D'un point de vue scientifique, nous avons exploré un monde qui était totalement inexploré. (...) On a pu voir que cette mission a attiré beaucoup d'attention dans le monde entier, suscité beaucoup d'émotion, ajoute-t-il, et c'est quelque chose qui sera toujours gravé dans nos coeurs.'
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Des chercheurs ont simulé une mission sur Mars, en Autriche, sur un glacier présentant les même caractéristiques que la planète rouge.
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Cette semaine dans Business Planet, Serge Rombi vous fait découvrir les incroyables opportunités pour les PME dans le domaine des applications liées à la navigation et aux satellites. Notre reporter vous expliquera également comment vous faire accompagner dans ce secteur. Serge Rombi, euronews : 'Bonjour à tous ! Bienvenue dans Business Planet, ici à Canary Wharf, l'un des hauts lieux du business à Londres. Cette semaine, je vous fais découvrir les opportunités pour les PME européennes dans le domaine des applications liées aux satellites et à la navigation. Kathrin Sturm est avec nous. Vous êtes la représentante de l'un des plus grands réseaux d'innovation dans ce secteur-là, qui est un secteur en pleine santé. Kathrin Sturm, coordinatrice de l'European Satellite Navigation Competition (ESNC) : 'Le marché global devrait atteindre les 250 milliards d'euros annuels en 2022. Aujourd'hui, 6 à 7 % de l'économie de l'Union européenne dépend déjà de la disponibilité des signaux de navigation par satellite '. Serge Rombi, euronews : 'Et cela concerne notamment l'économie numérique. Un exemple, tout de suite, ici, à Londres.' Des cartes qui donnent des indications de temps, plutôt que de distances. Cette technologie a été développée par une PME - iGeolise - en 2009. Résultat : 11 créations d'emplois en 6 ans, un chiffre d'affaires multiplié par 4 chaque année, et l'ouverture d'une filiale à Kaunas en Lituanie. Immobilier, recherche d'emplois, ou tourisme : les plus grands acteurs du web en Grande-Bretagne utilisent désormais cette technologie Charlie Davies, cofondateur de iGeolise : 'Cela a permis à nos clients de multiplier jusqu'à 3 fois leur taux de conversion juste en faisant des recherches en temps plutôt qu'en distance. Autrement dit, ils font plus de business avec le même nombre d'utilisateurs.' Pour fonctionner cette plate-forme utilise les données de navigations des satellites, le GPS bien sûr, mais également EGNOS, le service européen de navigation par recouvrement géostationnaire. Serge Rombi, euronews : 'Alors, Kathrin, la plate-forme de Charlie Davies utilise des informations qui viennent de EGNOS, qu'est-ce que c'est exactement EGNOS?' Kathrin Sturm, coordinatrice de l'European Satellite Navigation Competition (ESNC) : 'EGNOS, c'est un système pré-Galileo. Il se compose de satellites géostationnaires et d'un réseau de stations terrestres partout en Europe. Il augmente les capacités du GPS, le rend plus fiable et plus précis. C'est un système gratuit. Il est là et comme Charlie, tous les entrepreneurs peuvent l'utiliser.' En 2012, l'entreprise de Charlie Davies a décroché un prix de l'European Satellite Navigation Competition : un vaste mécanisme de soutien pour les entrepreneurs qui innovent dans ce domaine, co-financé par la Commission européenne. Charlie Davies, cofondateur de iGeolise : 'Remporter cette compétition a été un énorme catalyseur pour notre société. Non seulement, nous avons été acceptés au sein de la communauté satellitaire, mais avec la récompense de 7 mille euros, on a aussi pu développer notre premier prototype et la première campagne de presse que nous avons eue, nous a permis de décrocher notre premier gros client au Royaume-Uni.' Au-delà des prix attribués chaque année, la compétition offre aux entrepreneurs un accès à quelque 130 acteurs du secteur, 240 experts internationaux, et 40 incubateurs spécialisés. Rendez-vous au printemps 2016 pour la prochaine édition. Serge Rombi, euronews : 'Alors Kathrin, moi aussi, j'ai envie de profiter des incroyables opportunités offertes par ce secteur. Quelles sont les clés du succès ?' Kathrin Sturm, coordinatrice de l'European Satellite Navigation Competition (ESNC) : 'Ce dont vous avez besoin, c'est d'un soutien et d'une expertise, d'avoir accès aux bons parternaires, et d'une visibilité internationale. Et c'est exactement ce que nous offrons : nous vous aidons et nous aidons les entrepreneurs à développer leurs applications innovantes.' Serge Rombi, euronews : 'Merci Kathrin. Toutes les infos sont sur la page web de Business Planet. Quant à nous, on se retrouve dans 15 jours pour un nouvel épisode !'
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Observer les confins de l'espace à la recherche d'une vie intelligente extraterrestre, voilà l'ambition du programme Breakthrough Listen soutenu par le physicien et entrepreneur russe Youri Milner et dans lequel le célèbre astrophysicien britannique Stephen Hawking est partie prenante. 'Nous croyons que la vie est apparue spontanément sur Terre, donc dans un univers infini, il doit y avoir des traces de vie. Quelque part dans le cosmos, peut-être, une vie intelligente regarde nos lumières, consciente de ce qu'elles signifient ou nos lumières errent-elles dans un cosmos sans vie ? ', explique le Professeur Stephen Hawking. Breakthrough Listen permettra de détecter, cent fois plus vite et au moins cinq fois plus de fréquences radio. Pour l'astronome, Geoff Marcy, c'est un immense champ de possibilités qui s'ouvre : 'nous allons braquer nos télescopes et écouter le grand piano cosmique. Mais ce piano n'a pas 88 touches, mais dix milliards. Nos appareils électroniques seront conçus pour capter toute note avec une fréquence constante et unique parmi le bruit de fond de 10 milliards de notes du cosmos'. Breakthrough Listen est un projet de dix ans et doté de 92 millions d'euros, mais plus que les moyens, c'est nos propres connaissances du cosmos qu'il doit repousser. Un défi énorme.
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Le décollage du vaisseau cargo inhabité Progress, avec à son bord trois tonnes de ravitaillements pour la station spatiale internationale, a eu lieu vendredi matin à l'aube dans les plaines kazakhes. Après deux échecs consécutifs, ce décollage réussi du vaisseau russe Progress est un soulagement. Le voyage de Progess dans l'espace doit durer deux jours avant qu'il ne s'amarre, dimanche matin, à l'ISS où les deux cosmonautes russes et l'astronaute américain l'attendent. Au mois de mai, un précédent vaisseau cago Progress s'était désintégré dans l'espace avant d'atteindre l'ISS et dimanche dernier la fusée Falcon 9, elle aussi destinée à l'ISS, avait explosé juste après son décollage.
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Hubble a 25 ans et il a changé le visage de l'astronomie Lancé le 24 avril 1990 par la navette Discovery, le télescope spatial a permis une meilleure approche des planètes et de l'espace pour le grand public. Fruit d'une collaboration entre la Nasa et l'Agence spatiale européenne, Hubble montre l'évolution du cosmos tout en entrant dans notre vie quotidienne. Sans Hubble, probablement pas de smartphone ou de selfies. 'Le télescope a dépassé toutes nos attentes, scientifiquement, la façon dont il a influencé la culture, la façon dont les gens l'ont adopté comme leur propre télescope. Il a été un énorme succès, probablement le plus grand succès de la NASA depuis 25 ans excepté le programme spatial des vols habités', explique le Dr Kenneth G.Carpenter, l'un des chefs du projet scientifique. Et que dire de ce qu'il nous a dévoilé des images époustouflantes de galaxies lointaines, très lointaines. Pour célébrer dignement cet événement, la NASA et l'Agence spatiale européenne avaient publié ses 'plus belles photos du cosmos' :http://fr.euronews.com/2015/03/10/hubble-fete-ses-25-ans-cette-annee-et-... il y a quelques semaines. To view all of Hubble's amazing images visit http://t.co/HRuTpmhAQt #Hubble25 pic.twitter.com/LPVipnyFn6- Hubble (@NASA_Hubble) April 22, 2015
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Au sommaire de cette édition de Space : si la mission Rosetta nous a déjà procuré bien des émotions, que nous a-t-elle appris sur Tchouri ? Tchouri, c'est le surnom donné à la comète 67P Tchourioumov Guérassimenko au coeur de la mission Rosetta. Rosetta, c'est également le nom de la sonde qui survole la comète Tchouri et sur laquelle s'est posé Philae, son vaillant atterrisseur. Peu à peu, Tchouri nous livre donc ses secrets grâce aux travaux de décryptage réalisés par de nombreux scientifiques à travers l'Europe. Alors, les premiers résultats sont-ils conformes à leurs attentes ? Pas si sûr ... Première interrogation : l'eau trouvée sur Tchouri est-elle, comme prévu, similaire à l'eau terrestre ? 'Pas du tout !', a tranché une équipe suisse emmenée par Kathrin Altwegg, professeur de physique à l'Université de Berne. D'où la nécessité de revoir nos hypothèses concernant l'origine de l'eau présente sur Terre. Deuxième question lancinante : qu'est devenu Philae après son atterrissage sur le plus petit des deux lobes de la comète Tchouri ? Voici la réponse de Matt Taylor, scientifique de la mission Rosetta pour l'ESA : 'à l'heure actuelle, nous essayons de capter des signaux en provenance de l'atterrisseur. Nous l'avons déjà contacté une fois sans résultat et nous allons recommencer tous les mois, afin de découvrir si Philae a réussi à se réveiller et pour qu'il nous donne, alors, des informations sur les conditions de luminosité sur place. Nous observons également régulièrement la surface de Tchouri pour détecter où se trouve exactement Philae.' Mais bien d'autres surprises attendent encore les scientifiques. Les relevés topographiques, par exemple, font état de fissures, rochers, montagnes, cratères et autres ondulations à la surface de la comète Tchouri. Pourquoi ? Retrouvez tous les détails de cette grande mission en 'terre inconnue' en cliquant ici.
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Embarquez à bord de la Station Spatiale Internationale pour un entretien exceptionnel.Samantha Cristoforetti et Terry Virts, le commandant de l'ISS ont pu répondre à toutes nos questions: leur vie en orbite, leurs missions scientifiques, l'avenir de l'exploration spatiale et même leur admiration pour Star Trek. Samantha Cristoforetti, 38 ans, est la première femme astronaute italienne, elle est arrivée fin novembre à bord de l'ISS dans le cadre des expéditions 42 et 43. Son retour sur terre est prévu en mai prochain en même teéps que l'américain Terry Virts et le russe Anton Shklaperov. L'ISS est une station spatiale placée en orbite terrestre basse, occupée en permanence par un équipage international qui se consacre à la recherche scientifique dans l'environnement spatial.
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Une chose est sûre : aujourd'hui encore, notre compréhension de l'univers reste très lacunaire. Ce que nous pouvons voit autour de nous - de la planète Terre aux lointaines galaxies - ne représente ainsi que 5 % de l'univers. Alors, qu'y-a-t-il au-delà ? De la matière noire et de l'énergie sombre, nous disent les scientifiques sans pour autant en avoir percé le mystère. Deux outils sont à leur disposition pour essayer de résoudre cette énigme cosmique. À commencer par le Grand collisionneur de hadrons ou LHC. C'est l'accélérateur de particules le plus grand et le plus puissant du monde et se trouve au CERN, près de Genève. Il y a trois ans, c'est lui, par exemple, qui a détecté le Boson de Higgs. En 2015, il est fin prêt pour d'autres prouesses scientifiques. Dans quelque temps, le LHC va, en effet, tourner à plein régime pour la première fois et donc être en mesure d'identifier de la matière noire. Deuxième outil : Euclid, le télescope spatial construit actuellement par l'ESA, l'Agence spatiale européenne. Sa mission : étudier l'action de la gravitation de la matière noire sur les galaxies et dire comment cette matière noire contribue à l'expansion de notre univers. Car oui, l'univers est en constante expansion tout comme l'énergie sombre. Pour en savoir plus sur la matière noire et l'énergie sombre, ne manquez pas le dernier numéro de Space, réalisé par Jeremy Wilks, spécialiste des questions spatiales à euronews.
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Toute l'année nous avons suivi l'équipe de la mission spatiale historique Rosetta dans sa chasse à la comète. Nous avons filmé ses hauts et ses bas. Nous avons commencé à les filmer en janvier quand Rosetta dormait encore après 10 ans de voyage dans l'espace. J-288 : le réveil de Rosetta C'est le premier de nombreux moments de tension pour les chasseurs de comète. 288 jours avant le largage de Philae sur une comète, la sonde Rosetta est censée se réveiller. Mais ses signaux ont du retard... Quand ils arrivent enfin, c'est le grand soulagement. Tout un parterre de scientifiques applaudit, s'exclame, saute, pleure et rit à la fois. Parmi eux : Andrea Accomazzo, directeur des opérations à l'Agence spatiale européenne. ' C'est incroyable de la retrouver ! A présent, une aventure fantastique nous attend, une des missions spatiales les plus complexes de l'histoire ! ' s'enthousiasme-t-il. Le scientifique Matt Taylor lui, avoue être soulagé : ' je suis un peu moins stressé qu'il y a une minute, je ne pensais pas que je serais si stressé, mais j'étais très stressé ! Maintenant, que nous l'avons récupérée, nous pouvons faire ce que nous sommes supposés faire pendant deux ans : de la science ! C'est un moment merveilleux, merveilleux ! ' J-267 : Rosetta sous contrôle Quelques semaines plus tard et l'équipe opérationnelle de Rosetta est tout sourire. Armelle Hubault et ses collègues contrôlent la sonde et l'humeur est au beau fixe. Elle arbore autour du cou un pendentif qui n'est pas sans rappeler une certaine sonde... ' C'est une petite Rosetta, confirme-t-elle. C'est un peu un porte-bonheur. Toute l'équipe en a un, d'une manière ou d'une autre, et donc je trouve ça sympathique ! ' L'aventure Rosetta, c'est un sacerdoce. ' Quand on a un contact avec le satellite, à ce moment-là, il faut être présent, il faut être là, et il faut être prêt. C'est vrai que ce n'est pas toujours facile à gérer avec la famille, avec la vie privée,' conflie Armelle, avant d'ajouter : ' Aujourd'hui, je suis plutôt dans un jour optimiste, où je me dis 'oui, tout va bien fonctionner, on a fait tous les tests qu'il fallait, on n'aura pas de surprises, et ça va être fantastique ! ' Ce jour-là, nous demandons à Armelle Hubault d'enregistrer un message pour Rosetta : ' j'imagine que tout se passe bien là-haut, (j'espère) qu'il ne fait pas trop froid, et que tu n'as pas envie de retourner (sous) la couette, parce que cette fois, quand même, il faut y aller ! ' J-204 : science et tatouages 204 jours avant le largage de Philae, Matt Taylor et Fred Jansen parlent science et tatouage au centre scientifique de l'Agence spatiale européenne aux Pays-Bas. ' Ce que nous faisons, d'un point de vue scientifique, c'est nous projeter à plus long terme, pour voir ce que nous allons faire une fois au niveau de la comète, ' explique Matt Taylor. ' Cette année, nous cherchons aussi à identifier le meilleur endroit où poser l'atterrisseur. ' Mais Fred Jansen prévient : ' le frisson, ici bien sûr, c'est la cible, qui reste un mystère. Tout ce que nous préparons maintenant peut finir à la poubelle au premier caprice de la comète. ' Les deux scientifiques ne cachent pas leur fierté à travailler sur la mission Rosetta. Matt Taylor a une façon bien à lui de l'exprimer. ' J'ai un tatouage d'une mission sur laquelle je travaillais avant donc bien sûr, il m'en fallait un pour Rosetta. Voici la bête ! ' Et de dévoiler une cuisse ornée de Rosetta et Philae ! Tant de dévouement méritait récompense : c'est donc à Matt Taylor de s'adresser directement à Rosetta. ' Salut Rosetta, tu y es arrivée ! Tu es sortie d'hibernation ! Fini le sommeil ! C'est reparti pour un tour ! Faisons de la science ! ' J-99 : à la chasse au canard de bain A l'été, les chasseurs de comète commencent à visualiser leur cible. Matt Taylor est euphorique : ' nous y sommes, nous sommes au rendez-vous ! Nous avons franchi le pas, la grande étape qui consistait à rencontrer la comète. Nous allons voyager avec elle pendant plus d'un an. ' Les opérateurs doivent à présent apprendre à naviguer autour de la comète, ce que personne n'a jamais fait. Il leur faut aussi commencer sur le champ à chercher un site d'atterrissage. ' Cet objet a une forme très étrange, explique Andrea Accomazzo. Et avec la sonde, nous voulons le cartographier sous différents angles. Donc, nous allons voler dès le départ sur des orbites très étranges, presque triangulaires, ce qui nous permettra de voir l'objet sous différents angles. ' Les caméras de Rosetta révèlent peu à peu les traits de la comète, un morceau de poussière et de glace connu sous le nom de 67P Tchourimov Gerasimenko, doté d'une tête et d'un corps. Pas exactement ce à quoi s'attendait l'équipe... ' C'est une comète étrange. On avait pensé à plusieurs possibilités pour la forme. Mais au final, je crois que personne ne s'attendait à un canard de bain,' s'amuse Armelle Hubault. J-50 : beaucoup d'inconnues Nous sommes en septembre à présent et alors que Rosetta tourne autour de la comète, toute l'attention est sur Philae. Dans 50 jours, l'atterrisseur se posera. Et au centre d'astronomie de l'Agence spatiale européenne près de Madrid, Larry O'Rourke et Michael Kueppers décident quel instrument fera quoi et quand. ' Ce qui est délicat, ce sont les inconnues. Chaque jour, la comète produit plus de gaz et plus de poussière,' explique le coordinateur des opérations, Laurence O'Rourke. Mais son confrère Michael Kueppers veut rester optimiste : ' le site d'atterrissage a maintenant été sélectionné et bien sûr nous espérons que ça va marcher. Il est clair que c'est une étape risquée, mais je pense que ce sera une réussite. ' ' L'atterrissage en lui-même est un énorme événement, précise Laurence O'Rourke. Nous allons séparer l'atterrisseur à une certaine distance. Il dira aurevoir au vaisseau mère qui l'a emmené si loin et en une heure environ, il commencera à envoyer des images. Donc bien sûr, le signal de l'atterrisseur sera très important. ' Dans son message à Rosetta, il se veut rassurant : ' salut Rosetta ! Bien que tu sois à des centaines de millions de kilomètres, ne t'inquiète pas, nous n'allons pas nous écraser sur la comète parce que nous savons exactement où tu vas aller. Continue à travailler, à vivre, à nous envoyer ces données magnifiques et ces belles images ! ' J-22 : pas de deux avec une comète Moins d'un mois avant l'atterrissage, les chasseurs de comète abaissent leur orbite à moins de 10 kilomètres de la surface de Tchouri. La tension monte. ' Nous sommes dans la phase d'observation rapprochée et nous commençons petit à petit à descendre à de plus basses altitudes, ' nous informe Andrea Accomazzo. ' Bien sûr, il se peut qu'à tout moment, la comète devienne très active et pousse la sonde complètement en dehors de sa trajectoire, mais cela, nous ne pouvons pas le prédire. Plus la surface sera souple, plus l'atterrisseur se posera en douceur et aura de chances de ne pas se renverser. ' Voici le message qu'Andrea adresse à Rosetta : ' salut Rosetta ! Dans quelques semaines, ce sera le grand moment de ta vie. Quand ton bébé s'en ira, ne tremble pas trop. Tu peux être sûre qu'il se posera en douceur sur la comète. Laisse le s'envoler, c'est le moment. Ciao et tous mes voeux ! ' Le Jour-J Mercredi 12 novembre 2014, un jour que les chasseurs de comète ne sont pas près d'oublier. ' Ca va, ca va très bien ! On a atterri sur une comete ! ' nous dit Armelle Hubault dans un sourire. Au final, Philae a pris tout le monde de court en rebondissant deux fois avant d'atterrir dans une crevasse sombre où il ne pouvait pas recharger ses batteries. Il a rassemblé des données scientifiques pendant 64 heures avant d'être à plat. Certains instruments n'ont pas fonctionné mais les chasseurs de comète ont attrapé leur proie et écrit une page d'histoire. Et Matt Taylor de nous confier comment il vie cette épopée : ' c'est unique. L'exploration, la science et simplement le facteur 'ouaouh' ! Ca fait un an que mon fils veut devenir scientifique, depuis que je travaille sur Rosetta, donc, mission accomplie ! ' Le directeur de la mission Rosetta, Paolo Ferri, est heureux de voir que l'émotion est au rendez-vous : ' il y a tellement d'enthousiasme, on est comme des petits gamins à Noël ! Je pense que tout le monde ici ressent à présent vraiment ce que nous sommes en train de vivre, c'est-à-dire un vrai moment historique. ' Vous entendrez encore parler de l'équipe bien sûr. En 2015 nous vous donnerons de leurs nouvelles et vous tiendrons au courant des trouvailles de Rosetta et Philae. A très vite !
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Pour la première fois dans l'Histoire de l'Humanité, un petit robot a réussi, le 12 novembre 2014, à se poser sur une comète. Un événement qui vient couronner une aventure spatiale entamée il y a vingt ans. Le module d'atterrissage Philae nous a déjà fait parvenir des clichés de la comète 'Tchouri'. Seul bémol à cette avancée majeure de la recherche spatiale, les harpons de l'atterrisseur n'ont pas fonctionné. En clair, il n'est pas ancré à la surface. Notre envoyé spécial s'est rendu au Centre spatial de Darmstadt, en Allemagne, pour rencontrer l'un des responsables du projet. 'Je suis fier des gens qui ont travaillé sur cette machine. C'est la preuve de ce que l'on peut faire à l'international, de ce que la coopération peut donner. Pas seulement en Europe mais aussi dans le monde', explique le scientifique Matt Taylor. Et lorsqu'on lui demande s'il a un message pour Philae, il répond : 'bravo, tu y es arrivé. Maintenant fais des recherches pour nous, on se rappelle.' 'Ce qui est arrivé ce 12 novembre, à un demi-milliard de kilomètres de la Terre, est un succès exceptionnel. Un petit pas dans le vide sidéral pour ce module d'atterrissage, mais un grand pas pour la science et la connaissance de l'espace. L'équipe d'ESA a remporté une manche. C'est à présent au module de lever le voile sur l'un des plus grands mystères de l'origine de la vie', conclut notre envoyé spécial Claudio Rosmino.
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Vénus, notre mystérieuse voisine. Une planète étrange où le soleil se lève à l'Ouest et se couche à l'Est et où une journée dure plus lontgtemps qu'une année. La mission Vénus Express de l'ESA (Agence spatiale européenne) a passé les huit dernières années à collecter des données pour permettre à la science d'en savoir plus sur l'atmosphère et le climat de la planète. Cet été, l'utilisation de la manoeuvre d'aérofreinage a permis de détecter des vagues de pression dans l'atmosphère haute inconnues jusqu'alors. OK A la rencontre de notre voisine Vénus Vénus, notre mystérieuse voisine. Une planète étrange où le soleil se lève à l'Ouest et se couche à l'Est et où une journée dure plus lontgtemps qu'une année. Pourtant cette planète hostile a commencé sa vie de manière très semblable à la Terre. Alors pourquoi ces deux planètes sont-elles aussi différentes ? Notre enquête commence en France . Fondé en 1667, l'Observatoire de Paris, connaît tous les moyens d'étudier le système solaire, dont tout un tas d'outils permettant de regarder Vénus lorsqu'elle passe devant le Soleil. Thomas Widemann, Planetary Scientist, Observatoire de Paris 'Ici, nous avons un exemplaire unique du Revolver photographique de Janssen. Cet instrument a été conçu à l'Observatoire de Paris pour les observations du transit de Venus en 1874, 1882.' Aujourd'hui, l'Observatoire de Paris, reste à la pointe de sciences planétaires. C'est là que travaille Thomas Widemann, qui passe beaucoup temps à tenter de percer les différents mystères de la planète Vénus. Thomas Widemann, Planetary Scientist, Observatoire de Paris 'Vénus et la terre sont comme des planètes soeurs. Elles ont été formées au même endroit dans le système solaire, encore plus prêt que la terre et mars ne le sont, avec les mêmes ingrédients primitifs, les mêmes gazes, les mêmes roches qui tournaient dans le système solaire primitif. Elles ont été formées au même endroit dans le système solaire, encore plus prêt que la terre et mars ne le sont, avec les mêmes ingrédients primitifs, les mêmes gazes, les mêmes roches qui tournaient dans le système solaire primitif.' Donc Vénus a plus ou moins commencé comme la Terre. Mais aujourd'hui, c'est un lieu aride dont l'atmosphère est composée d'une épaisse couche d'acide sulfurique et de CO2. Håkan Svedhem, Venus Express Project Scientist, ESA 'Son atmosphère est très dense, près de 97 % de dioxyde de carbone, un effet de serre très important, et la température à la surface est supérieure à 450 C, la pression atmosphérique est de 92 bars, soit près de 100 fois ce que l'on a ici sur Terre, donc c'est un droit vraiment très très désagréable.' Incommode, mais également inhabituel, c'est la seule planète qui tourne dans le sens des aiguilles d'une montre. Mais pas seulement. Michel Breitfellner, Venus Express Science Operations Coordinator, ESA Vénus est la seule planète du système solaire qui prend plus de temps pour faire une rotation sur son axe que pour tourner autour du Soleil. Une journée vénusienne compte 243 jours, alors qu'il lui faut 224 jours pour tourner autour du Soleil.' En 2005, l'ESA a lancé la mission Venus Express pour observer de plus près cette planète un peu fantasque. Après avoir passé 8 ans à scanner les épais nuages, l'équipe a envoyé Venus Express effleurer les premières couches de l'atmosphère, une technique connue sous le nom d'aérofreinage. Les explications de Don Merritt, depuis la base de l'ESA à Madrid : Donald Merritt, Venus Express Science Operations Coordinator, ESA 'Nous sommes allés dans l'atmosphère dans cette direction, car ce côté de la sonde, qui était fixé à la fusée lors de son lancement, était le plus à même de soutenir des forces et des températures importantes. Nous avons aussi, fait pivoter les panneaux solaires, pour maximiser la quantité de frottements et ainsi obtenir une importante force de freinage.' La manoeuvre d''aérofreinage a permis d'obtenir le premier gros plan de l'atmosphère haute de Vénus, et les scientifiques ne s'attendaient pas à ce qu'ils ont découvert : Donald Merritt, Venus Express Science Operations Coordinator, ESA Ce que nous avons découvert d'inhabituel, c'est la pression variable, comme s'il y avait des cagues de pression dans l'atmosphère. Et donc, on ne s'attendait pas à cette structure de vague, et l'analyse de ces données va donner du travail aux scientifiques pour un certain temps. Les données de Venus Express ont révélé à l'équipe scientifique un autre mystère. Elle a remarqué que les vents vénusiens étaient, de plus en plus, rapides. Håkan Svedhem, Venus Express Project Scientist, ESA Quand nous sommes arrivés près de Vénus il y a 8 ans, nous avons détecté des vents à 300 km/h, ce qui est très rapide, mais tout au long de ces années, la vitesse a augmenté. Il y a maintenant des vents à 400 km/h, et on ne s'explique pas encore ce qui a pu se passer. La planète recèle encore d'autres énigmes. Ainsi, sur les rares photographies de la surface de la planète, images prises par la sonde russe Venera13, on ne détecte pas de volcans, malgré la présence de roches volcaniques. Thomas Widemann, Planetary Scientist, Observatoire de Paris 'La surface de Venus est relativement jeune, à l'échelle de l'histoire du système solaire. Et il y a une contradiction pour nous entre l'absence d'activité volcanique ou tectonique d'aujourd'hui, et cette surface qui malgré tout parait relativement jeune. Donc il existe peut-être des processus géologiques très rares, mais très puissants, très violents, qui pourraient finalement avoir un rôle de re-surfaçage sous une forme absolument catastrophique. Donc une sorte de nouvelle naissance pour la croûte Venusiene.' Qu'a-t-il donc pu arriver à Vénus pour devenir un tel enfer. Quelques théories ont été avancées, mais n'ont jamais été prouvées : Michel Breitfellner, Venus Express Science Operations Coordinator, ESA Il a dû se produire un désastre majeur au tout début de l'histoire de la planète, avec la collision d'un objet très large qui a provoqué le ralentissement de sa rotation, et je pense que c'est là le tournant de la vie de Vénus. Des indices sur ce qui a pu se passer autrefois figurent peut-être dans la vaste quantité d'informations récoltées par Vénus Express. Et Vénus continue de fasciner et de surprendre. Thomas Widemann, Planetary Scientist, Observatoire de Paris 'Venus c'est la planète le plus brillante du ciel. Et c'est le luminaire le plus brillant après le soleil et la lune. C'est une planète qui fait partie du patrimoine culturel humain. Et donc c'est cette personnalité particulière de Venus comme objet brillant, culturelle, qui m'attire finalement le plus. Plus encore peut être que les raisons scientifiques que nous avons évoqué.'
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Après dix ans, cinq mois et quatre jours de voyage et plus de 6 milliards de kilomètres parcourus, la sonde spatiale européenne Rosetta a atteint son point de rendez-vous. Elle a fait connaissance ce mercredi matin avec la comète Tchourioumov-Guérassimenko qu'elle va désormais accompagner dans sa course vers le soleil pendant plus d'un an, sous le contrôle des scientifiques de l'Agence spatiale européenne (ESA) qui opèrent depuis le Centre de contrôle de Darmstadt en Allemagne. Cette mission unique sera agrémentée, en novembre prochain, d'une autre première tout aussi délicate, le largage sur la comète, par Rosetta, de son robot-laboratoire baptisé Philae. Si l'opération réussit, ce petit cube à trois pattes pourra alors étudier la nature du sol, à l'aide de sa dizaine d'instruments embarqués. Bardée, elle, de caméras, de spectromètres, d'analyseurs de poussière et de particules, Rosetta va, de son côté, explorer sous toutes les coutures le noyau de la comète, ainsi que les gaz et la poussière éjectés lorsque celle-ci approchera le soleil. Elle y sera au plus près le 13 août 2015.

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