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Après plusieurs mois d'enquête, un consortium de journalistes a publié vendredi soir les premières informations d'un scandale financier mondial concernant des grands noms du football. Explications. 
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Douze et neuf mois de prison avec sursis pour deux lanceurs d'alertes français. C'est la décision prise par le tribunal du Luxembourg ce mercredi dans l'affaire dite LuxLeaks. Antoine Deltour, ancien collaborateur du cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers, tout comme son ancien collègue Raphaël Halet, sont reconnus coupables. Le motif : 'vol et violation du secret pofessionnel'. Ces deux anciens employés au Luxembourg de PwC avait fait fuiter près de 30.000 pages internes, éclairant les pratiques fiscales de grandes multinationales établies au Grand-Duché. Le journaliste français Edouard Perrin, poursuivi pour complicité, est pour sa part acquitté. C'est lui qui avait révélé en 2012 ces accords fiscaux confidentiels entre des multinationales et le fisc luxembourgeois, grâce aux documents des ex salariés. Antoine Deltour est depuis devenu l'un des emblèmes des lanceurs d'alerte, très soutenu en Europe. Il y a un an, le Parlement européen lui remettait même le prix du citoyen européen. Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Luxembourg a malgré tout salué leur rôle, relevant qu'il était 'acquis' que les deux ex-employés de la filiale luxembourgeoise de PwC étaient 'aujourd'hui à considérer comme des lanceurs d'alerte'. Les deux Français devraient faire appel de la décision de la justice luxembourgeoise. 'Le jugement nous reconnaît comme des lanceurs d'alerte. A partir du moment où l'on confirme que notre action sert l'intérêt général, je ne vois pas la pertinence de la condamnation', a expliqué Raphaël Halet en sortant du tribunal.
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Santander rattrapée par le scandale Swissleaks. Le siège madrilène de la première banque espagnole a été perquisitionné par la police ce vendredi dans le cadre d'une enquête sur 40 cas présumés d'évasion fiscale. Tous les détenteurs de comptes soupçonnés étaient également clients de HSBC Private Bank, la filiale suisse de HSBC. Leurs noms figurent sur la liste de comptes divulguée en 2008 par Hervé Falciani, ancien employé français de la banque britannique en Suisse. HSBC est sous le coup d'enquêtes dans le monde entier pour avoir encouragé un système d'évasion fiscale à l'échelle internationale par l'intermédiaire de sa branche suisse.
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Le bitcoin, cette monnaie numérique lancée en 2009, vient de perdre de son mystère. Son créateur, jusqu'à récemment connu sous le nom de Satoshi Nakamoto, a révélé sa véritable identité à la BBC, The Economist et GQ. Il s'agit de Craig Wright, un entrepreneur australien de 45 ans titulaire de masters en statistiques, droit et informatique, et de deux doctorats en informatique et en théologie. C'est sur son blog qu'il a publié les informations permettant de vérifier qu'il est bien Satoshi Nakamoto. En décembre déjà, la police australienne avait perquisitionné son domicile et ses bureaux de Sidney sur la base d'un article de Wired Magazine, le désignant comme le probable créateur du bitcoin. Selon ses détracteurs, le bitcoin est l'instrument par excellence de tous les trafics illégaux, du fait de l'anonymat des paiements. Son prix a flambé jusqu'à 1.000 dollars en 2013 pour retomber autour de 450 dollars actuellement.
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Dans Perspectives cette semaine, les révélations des 'Panama papers', le système des sociétés offshore, le cas Messi, la défense de Mossack Fonseca et le rôle des avocats suisses... TVE Le Panama est au centre d'un ouragan mondial. Le déclencheur : une liste de 11 millions et demi de fichiers, connus désormais sous le nom de 'Panama papers', dévoilée par un consortium international de journalistes d'investigation à Washington et une centaine de médias partenaires à travers le monde. Après un an d'enquête, ils ont dénoncé le système complexe des sociétés offshores. Pour tout savoir sur ces sociétés-écrans, les explications de la télévision publique espagnole. France 2 L'argent des riches circule par des voies détournées. Difficile à retracer, il atterrit dans des paradis fiscaux, dont l'opacité le met à l'abri de toute indiscrétion. France Télévision s'est penché sur le cas Lionel Messi. RTP Au coeur du scandale, le cabinet d'avocats établie au Panama, Mossack Fonseca. Il est composé de deux associés : Jürgen Mossack, avocat d'affaires panaméen, d'origine allemande, et Ramón Fonseca, qui s'est exprimé sur l'affaire 'Panama papers'. La radio-télévision publique portugaise a repris une interview de Reuters et nous livre son analyse. RTS Tout ce système offshore ne pourrait pas exister sans le concours des banques, et certains noms apparaissent dans les 'Panama papers'. Ces banques démentent pourtant avoir aider leurs clients à échapper au fisc, tout comme les avocats de riches personnalités. La radio-télévision suisse romande nous explique le rôle qu'ils jouent.
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L'affaire des Panama Papers a mis une nouvelle fois en lumière l'ampleur de la fraude fiscale à l'échelle mondiale. Pour le Commissaire européen en charge des Affaires économiques et de la Fiscalité ces révélations sont choquantes " par les montants concernés, par les juridictions concernées, par les personnes concernées ". Mais pour Pierre Moscovici elles peuvent servir d'électrochoc et aider " ceux qui pensent depuis un certain temps que trop c'est trop ". Cette affaire devrait appuyer sa proposition faite en juin dernier d'établir une liste noire paneuropéenne des paradis fiscaux. Le Commissaire espère désormais voir ce projet prendre forme d'ici six mois. Le scandale des Panama Papers devrait être au coeur de la réunion du G20 la semaine prochaine et du Conseil des 28 ministres des Finances le 22 avril.
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La situation de l'économie mondiale ne prête pas tellement à sourire : il y a un nouveau scandale planétaire de fraude fiscale, les malheurs économiques persistants de l'Europe exacerbés par la crise des migrants et le terrorisme et un ralentissement des marchés émergents. Abordons tous ces points avec Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Christine Lagarde en bref Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) depuis 2011. Elle a été reconduite pour un deuxième mandat en février 2016 Première femme à occuper les fonctions de ministre français des Finances (de 2007 à 2011), première femme ministre des Finances du G8 Nommée cinquième femme la plus puissante du monde par Forbes en 2014 et désignée meilleur ministre des Finances en Europe par The Financial Times en 2009 Renvoyée devant la justice française. Elle est accusée de négligence dans l'arbitrage controversé à plus de 400 millions d'euros accordé à Bernard Tapie en 2008. Des allégations qu'elle réfute Adolescente, elle était membre de l'équipe de France de natation synchronisée Isabelle Kumar, euronews : 'Il semble que les riches soient voués à l'être toujours plus : malgré toutes les discussions au sujet de la lutte contre les paradis fiscaux, l'affaire Panama Papers vient d'éclater au grand jour. Des personnalités parmi les plus influentes au plan international seraient impliquées. Pensez-vous que ces fuites vont changer la donne ?' Christine Lagarde, directrice générale du FMI : 'Eh bien, il vaudrait mieux que la donne change parce que ces fuites vont simplement montrer que le travail initial entamé en 2010-2011 sous la présidence française du G20 dans ce domaine n'est pas mission accomplie, loin de là. Et des efforts beaucoup plus conséquents sont nécessaires et ils doivent être sans cesse améliorés et maintenus parce que certains ont une imagination sans limite.' Isabelle Kumar : 'C'est juste la partie émergée de l'iceberg?' Christine Lagarde : 'Je ne sais pas. Il est clair que ceux qui ont enquêté vont devoir continuer à travailler pour déterminer ce qui est légal et ce qui ne l'est pas, arbitrer et voir si des changements sont nécessaires. Mais clairement, il y a encore du travail à faire en la matière.' #PanamaPapers summary: the financial secrets of the global elite https://t.co/YQgWgZmiMB pic.twitter.com/OEBdnDwptJ- euronews (@euronews) 4 avril 2016 Réfugiés : 'un résultat net positif si les mesures d'intégration adéquates sont prises' Isabelle Kumar : 'Pendant que certains deviennent de plus en plus riches, l'Europe se bat contre la crise économique et fait face à un défi majeur : la crise des migrants. Si on se place d'un point de vue purement économique, pensez-vous que les migrations soient un avantage ou un fardeau pour l'économie européenne ?' Christine Lagarde : 'Nous avons étudié très sérieusement l'impact de la crise des réfugiés et du flux de réfugiés dans certains pays européens. Il apparaît clairement que si les mesures adéquates sont prises pour les intégrer par le biais de compétences linguistiques, de compétences professionnelles, d'accès au logement, on a un résultat net positif pour les pays d'accueil. C'est tout d'abord un impératif humanitaire et humaniste. Et je voudrais saluer la chancelière Angela Merkel pour le courage dont elle a fait preuve à ce sujet. On respecte cela dans le monde entier, l'Histoire retiendra ce que les Allemands ont fait et continuent à faire.' Isabelle Kumar : 'Nous sommes à Francfort où se trouve le siège de la Banque centrale européenne. Alors, poursuivons sur la crise européenne, le président de la BCE Mario Draghi a dit qu'il allait utiliser toutes les armes en sa possession pour remettre l'Europe sur ses rails, mais on ne peut pas s'empêcher d'avoir l'impression qu'il n'a presque plus de munitions.' Christine Lagarde : 'Nous ne pensons pas que les banques centrales n'aient presque plus de munitions. Ce que nous croyons, en revanche, c'est qu'elles ne peuvent pas agir seules. Relancer les économies nationales, améliorer la croissance, permettre une reprise réelle et solide, ça ne se fera pas uniquement avec des politiques monétaires. Celles-ci sont nécessaires, mais il faut aussi mener des réformes structurelles, des réformes fiscales. Et ces trois éléments ensemble contribueront à rétablir la situation économique de l'Union européenne et en particulier, de la zone euro puisque nous parlons de politiques monétaires. C'est fondamental.' Grèce : en attendant des 'réformes réelles' Isabelle Kumar : 'Concernant les perspectives d'amélioration, quand on voit la situation de la Grèce, elle semble à nouveau problématique et à en croire certaines fuites, des cadres du FMI auraient indiqué qu'un défaut de la Grèce pourrait contribuer à accélérer les négociations. Je sais que vous avez dit que cela n'avait pas de sens, mais êtes-vous vraiment proche d'un accord parce qu'on a l'impression qu'on en est encore loin ?' Christine Lagarde : 'J'ai dit à plusieurs reprises qu'il nous fallait pour ce pays, un programme qui soit bien pensé, qui atteigne l'objectif de rétablir la stabilité économique et dans lequel la dette soit soutenable à long terme et ces trois paramètres sont toujours aussi importants. Du travail a été fait, des progrès ont été faits, mais' il reste encore beaucoup à faire':http://www.lemonde.fr/crise-de-l-euro/article/2016/04/04/christine-lagar.... Donc nous ne sommes pas dans une démarche de solution miracle qui prétendrait être efficace, mais dans une démarche de réformes réelles qui apporteraient des garanties et un soutien à la population grecque sur le long terme.' Isabelle Kumar : 'Et si ces réformes ne sont pas mises en places, que fera le FMI ?' Christine Lagarde : 'Il est certain que l'on espère qu'elles seront mises en places. Mais ce doit être bien pensé et il y aura des arbitrages. Des arbitrages entre les réformes d'un côté et une opération sur la dette de l'autre.' Risque de Brexit ? C. Lagarde plaide pour une solution positive pour l'Europe et pour le Royaume-Uni Isabelle Kumar : 'Il se dit ici et là qu'un éventuel défaut de la Grèce pourrait coïncider avec le référendum britannique sur un Brexit - une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne -. Il paraît qu'au FMI, certains estiment que ce serait une catastrophe. Quel est votre point de vue ?' Christine Lagarde : 'Nous espèrons des progrès et la fin de l'incertitude. Donc je ne pense pas qu'on devrait combiner ces deux sujets, ça n'a jamais été du tout dans notre approche de négociations ou dans notre tactique de viser cet objectif. L'autre débat au sujet de la sortie éventuelle du Royaume-Uni, c'est quelque chose qui espérons-le finira par déboucher sur une solution positive pour l'Europe et pour ce pays. Je ne veux pas intervenir dans le processus électoral parce que nous sommes en train de travailler actuellement sur l'impact économique que pourraient avoir les deux options.' Isabelle Kumar : 'Selon vous, quel serait l'impact économique pour l'Union européenne si le Royaume-Uni la quittait ?' Christine Lagarde : 'Je ne sais pas encore parce que nous faisons en ce moment des analyses aussi indépendantes et précises que possible(s). Mon opinion personnelle n'est pas pertinente dans le contexte de notre entretien. L'impact économique, c'est quelque chose que nous devons encore déterminer et nous communiquerons au mois de mai les résultats de nos travaux.' Isabelle Kumar : 'Traversons l'Atlantique à présent : les Etats-Unis sont en pleine campagne électorale. Récemment, un cabinet de prospective britannique a estimé que l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche représenterait pour l'économie mondiale, une menace aussi sérieuse que celle du jihadisme. A cet égard, quel président serait préférable pour l'économie mondiale : Donald Trump ou Hillary Clinton ?' Christine Lagarde : 'Je ne prends pas de positions politiques. Je ne suis pas concernée par ce choix parce que je ne vote pas aux Etats-Unis et même si je le faisais, je ne m'exprimerais pas de toutes manières ! Il revient aux électeurs de choisir. Le FMI s'implique aux côtés des Etats, le FMI est au service des populations. Ce sont à elles de désigner leurs dirigeants politiques. Nous, nous devons nous adapter et nous concentrer sur nos objectifs de stabilité et de prospérité.' Une nouvelle crise ? 'On n'a pas déclenché l'alarme, on est en alerte' Isabelle Kumar : 'L'autre éléphant dans le magasin de porcelaine qu'est l'économie mondiale - si je puis dire - c'est la Chine... Le FMI a tiré la sonnette d'alarme...' Christine Lagarde : 'Vous devriez parler de panda plutôt que d'éléphant !' Isabelle Kumar : 'Le FMI a tiré la sonnette d'alarme en disant qu'il y avait un risque de déraillement de l'économie mondiale. Doit-on craindre une nouvelle crise financière comme celle de 2008 ?' Christine Lagarde : 'On n'a pas déclenché l'alarme, on est en alerte. Parce que comme je l'ai dit, l'économie mondiale est en croissance, il n'y a pas de crise aigüe, mais en même temps, on voit des risques à l'horizon qui pourraient devenir réalité et s'additionner les uns aux autres. Donc la Chine est clairement en train de changer son modèle économique, sa croissance est moins forte et c'est une évolution légitime quand on voit le niveau de développement auquel elle se situe actuellement. C'est un acteur important et il y aura des effets de ricochet dans le monde entier. Cela impacte la chaîne d'approvisionnement chinoise, le prix des matières premières, mais la Chine est un partenaire fort avec lequel travailler et un pays qui continue de contribuer de manière significative à la croissance de l'économie mondiale.' Isabelle Kumar : 'Enfin, sachant que vous occupez une fonction très sensible et que vous avez été renvoyée en procès pour négligence dans l'arbitrage de plus de 400 millions d'euros accordé à l'homme d'affaires français Bernard Tapie, j'aimerais savoir dans quelle mesure cela affecte votre travail, en particulier au moment où vous venez d'entamer votre deuxième mandat ?' Christine Lagarde : 'Cela n'affecte pas du tout mon travail, les avocats font ce qu'ils doivent faire, le recours a été déposé et la procédure suit son cours.'
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Les policiers suisses ont effectué ce mercredi une perquisition au siège de l'UEFA à Nyon, sur les rives du lac Léman. Suite aux révélations des 'Panama Papers', ils voulaient examiner des contrats signés en 2006 par Gianni Infantino, qui était alors le directeur juridique de l'instance européenne et qui est maintenant le président de la FIFA. Une société offshore, Cross Trading, avait acheté les droits de retransmission télévisée de la Ligue des champions pour l'Equateur moyennant 111.000 dollars avant de les revendre pour 311.000 dollars, soit quasiment le triple. Le bureau du procureur général suisse assure 'qu'aucune personne en particulier n'est visée par la procédure'. Dans un communiqué, Gianni Infantino se dit lui déterminé à 'faire toute la lumière sur cette affaire et à restaurer la réputation du football'. Swiss police raid UEFA headquarters to examine Infantino contract reported in #PanamaPapers: https://t.co/23cF6K0eZ9 pic.twitter.com/gOq8ks3R9s- Reuters World (@ReutersWorld) April 6, 2016 En attendant, les 'Panama Papers' ont fait une première victime de choix, l'avocat uruguayen Juan Pedro Damiani. Ce membre de la commission d'éthique de la FIFA a été poussé à la démission en raison de ses liens sulfureux. Juan Pedro Damiani a travaillé pour trois hommes inculpés par la justice américaine pour corruption. Juan Pedro Damiani has resigned from the FIFA ethics committee in Panama Papers fallout, FIFA says https://t.co/VlKXpScXgt- AFP news agency (@AFP) April 6, 2016
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Le chef du gouvernement islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson, doit affronter un véritable séisme politique , à la suite des révélations des 'Panama Papers' qui l'ont visé directement, à l'instar de dizaines d'autres dirigeants en exercice, et de personnalités du monde sportif ou artistique. Il s'agit de la plus importante fuite de données de l'Histoire, qui a permis d'exploiter les fichiers d'un cabinet d'avocat panaméen, Mossack Fonseca, depuis 1977. D'après l'enquête menée par le consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), publiée par plus de 70 médias dans le monde entier au terme d'un an de travail, Sigmundur David Gunnlaugsson figure sur la liste des personnalités titulaires d'un compte offshore au Panama. Le 11 mars dernier, face aux questions pressantes lors d'une interview, il éludait pourtant cette hypothèse. #PanamaPapers: l'interview compromettante du premier ministre islandais https://t.co/VZReAz30l4 #VIDEO pic.twitter.com/CTAL1OVzim- lalibre.be (@lalibrebe) 4 avril 2016 Quelques jours plus tard, son épouse indiquait l'existence de cette société à son nom sur les réseaux sociaux, et assurait être en régime avec le fisc. Le chef du gouvernement islandais aurait pourtant bien possédé avec sa femme l'entreprise en question domiciliée dans les îles Vierges britanniques depuis 2007, jusqu'à ce qu'il lui cède ses parts fin 2009 pour un dollar symbolique. Ce lundi, l'opposition s'est emparée de ces nouveaux éléments. 'Les gens que j'ai rencontrés sont très tristes et déçus', affirme Katrin Jakobsdottir, leader de l'opposition, à la tête du Mouvement des verts et de gauche, ' car on n'a pas encore rétabli la confiance après l'effondrement des banques de 2008. Ces événements ne vont certainement pas aider'. La société du chef du gouvernement aurait notamment détenu des créances auprès de banques en faillite islandaises. Si le Premier ministre islandais exclut pour l'heure de démissionner, l'opposition entend déposer une motion de défiance, qui devrait être soumise au vote des parlementaires cette semaine. Une pétition réclamant sa démission a été mise en ligne, et des manifestations doivent se tenir ce lundi soir à Reykjavik.
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En Ukraine, le président Petro Porochenko cité dans les 'Panama papers' tente de se dédouaner. Sans nier l'existence de comptes aux îles Vierges Britanniques, il assure respecter la loi à la lettre. " Panama papers " : le douteux mélange des genres du président ukrainien https://t.co/ceuCPyLt0M- Le Monde (@lemondefr) 4 avril 2016 Ces révélations sont particulièrement embarrassantes car il avait promis de vendre ses actifs lors de son élection en mai 2014 et de lutter contre la corruption. Il pourrait avoir violé la loi en créant une société alors qu'il occupait déjà les fonctions de président, puis en n'ayant pas déclaré l'existence de cette société. Le parquet général déclare lui ne pas voir de délit. Mais des députés ukrainiens veulent lancer une procédure de destitution à son encontre. Une telle initiative reste néanmoins très difficile à mettre en oeuvre en Ukraine. avec Afp
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Les supputations sur la fortune de Vladimir Poutine alimentent depuis longtemps les rumeurs. En cela, les révélations des 'Panama Papers' ne sont pas une surprise, mais elles pourraient mettre à jour un réseau encore plus vaste et plus conséquent qu'on ne l'imaginait. Le nom du président russe n'apparaît pas dans les documents qui ont fuité, mais ceux d'amis très proches, si. Des amis qui datent de l'époque St Pétersbourg, où Poutine est né, a grandi et où il a fait ses débuts en politique. C'est dans cette ville qu'en 1977, il rencontre notamment celui qui deviendra un violoncelliste de renommée mondiale, soliste du célèbre théâtre Mariinski, Sergueï Roldougin. Celui-ci lui présentera sa première femme Ludmila, et deviendra le parrain de sa fille. Les deux hommes sont considérés comme meilleurs amis et le profil discret et anti-businessman de Roldougin est un écran parfait. Autre ami très proche impliqué, Youri Kovaltchouk, considéré lui, comme le banquier personnel de Poutine. Il est à la tête de la Rossia Bank, basée à St Pétersbourg, qui se trouve être au coeur de ces montages financiers. La Rossia Bank aurait contribué à la création de sociétés-écrans au nom de Roldugin, comme la Sonnette Overseas ou l'International Media Overseas, au total sept compagnies enregistrées offshore au Panama, à Belize ou aux Iles vierges britanniques. Gérée par une discrète compagnie d'avocat panaméenne, spécialisée dans la domiciliation des sociétés offshore, pour ne pas dire dans l'évasion fiscale, le cabinet Mossack Fonseca, qui signe les prêts pour les sociétés concernées. L'argent transite par la Russian Commercial Bank de Chypre, une filiale de la banque nationale russe VTB, et revient dans les caisses de ces sociétés. La Sandalwood Continental, établie aux Iles Vierges britanniques, est l'une des principales. De 2009 à 2012, elle a reçu plus d'un milliard de dollars en prêts. En 2011, de gros prêts, pour plus de 10 millions d'euros, auraient d'ailleurs été accordés, notamment via, la Sandalwood, à la station de ski Igora près de St Pétersbourg. C'est justement là que la fille cadette de Vladimir Poutine se marie en 2013 lors d'une cérémonie fastueuse, mais tenue secrète ou presque. Au total, deux milliards de dollars seraient ainsi sortis de Russie par l'entourage du président russe.
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Une société écran, ce n'est ni plus ni moins qu'une boîte postale basée dans un paradis fiscal. Le client peut s'en remettre à sa banque ou à ses avocats pour choisir le paradis fiscal qui correspond le mieux à ses exigences. Un client sur deux du cabinet panaméen Mossack Fonseca, soit plus de 113.000 sociétés offshores, opte pour Iles Vierges britanniques. L'intermédiaire s'adresse à un agent de domiciliation des sociétés sur place. C'est lui qui règle la paperasse auprès des autorités locales. Pour l'anonymat, il propose des prête-nom. Et pour déplacer discrètement et rapidement de grosses sommes d'argent, il y a les titres au porteur, comprenez des titres sur lesquels le nom du bénéficiaire n'apparaît pas, de sorte que quiconque peut les encaisser. Citée parmi les paradis fiscaux favoris de Mossack Fonseca, la Nouvelle-Zélande est montée au créneau par la voix de son premier ministre, John Key. 'La Nouvelle-Zélande a les mêmes lois fiscales depuis 1988. Elle a fait l'objet d'un audit de l'Organisation de Coopération et de Développement économique en 2013, qui lui a remis un certificat de bonne conduite.' Créer une société offshore n'est pas illégal en soi. Ce qui l'est, c'est utiliser son opacité et le secret bancaire pour échapper au fisc, blanchir de l'argent sale ou encore contourner des sanctions internationales.
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Sur Twitter, Petro Porochenko affirme ne pas gérer lui-même ses actifs, et avoir délégué ces activités à des consultants. Il ajoute qu'il pense être le premier homme d'état ukrainien à prendre au sérieux sa déclaration d' actifs, le paiement de ses impôts et les conflits d'intérêts. 'Cette structure est conforme avec la loi ukrainienne qui fixe les règles du conflit d'intérêt et la fiducie sans droit de regard est conforme au standards internationaux pour la gestion des actifs et pour les hommes politiques', affirme Vadim Medvedev, de son cabinet d'avocats. D'après les 'Panama Papers', une nouvelle entité offshore a été enregistrée aux îles Vierges britanniques en août 2014 avec pour seul actionnaire le président Porochenko. 'Si le chef d'Etat a menti dans sa déclaration - cela va vraiment faire du mal à la lutte anti-corruption en Ukraine. Parce qu'aucun fonctionnaire dans le pays ne sentirait plus obligé de suivre ces recommandations', estime Andriy Marusov de Transparency International. La création d'une société par le président en exercice est une violation de la constitution. Des députés populistes ukrainiens ont annoncé vouloir lancer une procédure de destitution, très difficile à mettre en place en Ukraine.
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La théorie du complot, c'est la ligne de défense du Kremlin après les révélations de l'enquête planétaire 'Panama papers' qui éclabousse Vladimir Poutine. #PanamaPapers : La 'machine à cash' du clan Poutine https://t.co/ROy35Si78T- Samuel Laurent (@samuellaurent) 3 avril 2016 #PanamaPapers, de quoi s'agit-il ? https://t.co/db7QPlxJWL Enquête sur lemondefr #Recap pic.twitter.com/Sc2vH4fCyP- Les Décodeurs (decodeurs) 4 avril 2016 Selon un réseau international de journalistes d'investigations, des proches du président russe auraient caché jusqu'à deux milliards de dollars avec l'aide de banques et de sociétés écrans, obtenant ainsi de l'influence auprès des médias et de l'industrie automobile. Pour Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, il s'agit de destabiliser la Russie. 'Il est évident que lobjectif, la cible principale de cette attaque, est en premier lieu notre pays et le président Poutine lui-même.' Les #PanamaPapers et le réseau #Poutine en une, demain, du Guardian pic.twitter.com/iM2bCwfo2V- B3zero (@B3zero) 3 avril 2016 L'un des proches de Vladimir Poutine incriminé par l'enquête est son ami d'enfance Sergueï Roldouguine. Ses sociétés auraient racheté d'immenses pans de l'économie russe à travers d'autres compagnies offshore. Paradis fiscaux: un ami violoncelliste au centre des montages financiers du clan Poutine https://t.co/xrawMIN64B via afpfr #PanamaPapers- Anaïs LLobet (russianais) 4 avril 2016 Ces révélations ne semblent pas provoquer de remous dans l'opinion publique russe: 'Vous savez ce que je pense de tout cela ? Rien n'est prouvé dit une habitante de Moscou. Ils n'ont pas surpris ces personnes en flagrant délit. C'est seulement ce que racontent les journaux.' 'Dans une certaine mesure, il y a la corruption bien sûr explique un homme. Je ne peux pas expliquer tous les détails. Mais cela existe évidemment dans le pays.' 'Spéculations', 'inventions', 'falsifications', la récation de Moscou vise directement les Etats-Unis, le pays dénonce une enquête menée par d' 'anciens employés du département d'Etat, de la CIA et des services secrets'. #PanamaPapers L'enquête a été faite par des "anciens de la CIA, du Département d'Etat", accuse le Kremlin https://t.co/TmUa92kOhc- Libération (@libe) 4 avril 2016 avec Afp
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Les concessionnaires Volkswagen ne sont pas tenus de reprendre les véhicules achetés chez eux dont le moteur a été truqué. C'est le jugement rendu mercredi par le tribunal de Bochum, lors du premier procès en Allemagne lié au 'dieselgate'. Le plaignant demandait au vendeur de lui rembourser la voiture et de la reprendre. Le tribunal a estimé que le concessionnaire n'a pas manqué à son devoir. 'Cette décision est basée sur un cas isolé, il s'agit du cas particulier de ce demandeur particulier avec cette voiture particulière explique le porte-parole du tribunal Michael Rehaag. Il faut souligner que la défense n'était pas Volkswagen, mais un concessionnaire automobile. Le concessionnaire est un vendeur et à ce jour, nous n'avons absolument aucune indication que les concessionnaires étaient au courant de ces manipulations.' Ce procès était suivi de près par les vendeurs automobiles sans doute rassurés. D'autres procès et procédures contre Volkswagen sont à attendre, en Allemagne et ailleurs. Aux Etat-Unis, près de 200 plaignants venant des 50 Etats américains ont déposé une plainte collective. avec AFP
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Paolo Alberto Valenti a interviewé pour Euronews Ettore Gotti Tedeschi, économiste italien, financier et ancien directeur de l'Institut des oeuvres religieuses, la banque du Vatican, qu'il a dirigée de 2009 à 2012, et qui avait été accusée de blanchiment d'argent. Les crises économiques et les catastrophes environnementales ne sont pas des causes mais des conséquences, affirme-t-il. Il est aussi l'auteur de 'L'Oeuvre du Diable ('Un Mestiere del Diavolo'), co-écrit avec le journaliste Paolo Gambi. Paolo Alberto Valenti, Euronews - Monsieur Ettore Gotti Tedeschi, bonjour, et merci d'être avec nous sur Euronews. Vous étiez Président de l'Institut des Oeuvres Religieuses, la banque du Vatican, pendant le pontificat de Benoît XVI. Vous avez demandé l'aide d'experts de premier plan pour lutter contre le blanchiment d'argent, et pour ramener le Vatican dans la 'white-list', la liste des pays faisant preuve de transparence financière. Pourquoi le Vatican n'a-t-il pas accepté votre plan ? Ettore Gotti Tedeschi - Beaucoup de gens, au Vatican, ne comprenaient pas ce qui était arrivé après le 11 Septembre 2001 et n'avaient pas compris que les nouveaux règlements internationaux, qui régissent les systèmes bancaires, allaient devenir beaucoup plus stricts. Deuxièmement, de nombreuses personnes au Vatican craignaient une perte de souveraineté en acceptant de se plier à ces nouvelles normes internationales. Troisièmement, pour une question de culture, beaucoup de gens croient que les contrôles ne sont pas 'légitimes', parce qu'au Vatican il y a les faits, des événements à défendre, et donc les gens confondent les secrets, d'un côté, et la confidentialité de l'autre. Ils n'ont pas compris que, dans le contexte dans lequel nous vivions, l'absence de contrôles internes aurait provoqué davantage de contrôles externes. Quatrièmement, il y avait des gens qui ne comprenaient pas le danger que représenterait l'inapplication de la législation anti-blanchiment, qui entraînerait une perte de crédibilité du Saint-Père. Le problème essentiel de ce débat, c'est qu'ils m'ont découragé, et chassé, en invoquant neuf raisons totalement fausses. J'ai demandé une enquête immédiate sur ces neuf points, il n'y en a jamais eu. Et on ne m'a jamais interrogé. Et la blessure grave, qui reste même dans l'Eglise, c'est qu'ils n'ont pas voulu comprendre la vérité, ni connaître ma vérité. Mais quand vous avez été brutalement limogé, vous avez eu peur pour votre sécurité et vous avez également compilé un dossier sur les secrets de la Banque du Vatican... Les faits se sont passés d'une manière tout à fait différente, cependant, c'est une question qui a été confiée au procureur de la République, et je préfère ne pas en parler. Moneyval, le Comité d'experts du Conseil de l'Europe pour l'évaluation des mesures de lutte contre le blanchiment d'argent, a toujours identifié de nombreuses lacunes dans les finances du Vatican, en particulier dans le domaine du blanchiment. À votre avis, le Pape François est-il en mesure d'arranger les choses ? Au cours de mon mandat en tant que Président de l'Institut des Oeuvres Religieuses, Moneyval a effectué deux inspections importantes : la première, en novembre 2011, quand il est venu pour voir ce que nous avions fait l'année précédente. Il a donné un avis très positif. Puis, un mois après, en décembre 2011, la loi, au Vatican, a changé contre toute attente : quatre points du texte ont été modifiés, et en particulier le rôle de l'autorité de contrôle. Le scandale Vatileaks a éclaté à ce moment-là, et une banque, JP Morgan, a clôturé son compte au Vatican, ce qui a eu un énorme retentissement médiatique. Moneyval revient en Italie une nouvelle fois, et en avril 2012, il écrit un deuxième rapport dans lequel il dit : 'vous avez fait un pas en arrière, mais un mois plus tard, je n'étais déjà plus là ... Pensez-vous qu'au sein de la banque du Vatican, les malversations continuent ? Je ne sais pas du tout. Mais s'il n'y a pas de loi, ni de procédures, et s'il n'y a pas d'autorité de contrôle, c'est évident qu'il y a un risque. En tout cas, le Pape François pourrait-il résoudre le problème ? Si le Pape François veut vraiment prendre des mesures, et pas seulement faire des effets d'annonces sur d'éventuelles réformes, il doit se renseigner sur ce qui est arrivé. Même Hollywood, avec le film 'The Big Short', le 'Casse du Siècle', dénonce le cynisme criminel de la haute finance aux Etats-Unis, je pense aux prêts hypothécaires à risque, aux emprunts toxiques, notamment. Mais à votre avis, est-ce qu'il suffit qu'un banquier soit animé de bons sentiments pour désamorcer les conséquences néfastes de ces agissements ? Dans ce cas précis, le comble du cynisme ne vient pas du milieu bancaire, mais de l'environnement des hommes politiques, qui, pour lutter contre la crise, la chute du PIB, et pour relancer l'espoir de réduire la dette, sans procéder à un véritable désendettement, ont déclenché le fameux instinct animal des banquiers qui voulaient pouvoir agir librement. La responsabilité est personnelle, monsieur Valenti. Il n'y a pas une responsabilité collective, chaque personne doit savoir si ce qu'elle fait est bon ou pas bon pour lui même et pour le bien commun. Comment peut-on accepter qu'un banquier puisse percevoir des primes sur les produits financiers toxiques et ne pas être poursuivi en justice ? Si vous voulez une explication technique, elle est simple à donner. D'un point de vue moral, mon appréciation est la suivante : il ne devrait jamais y avoir de bonus, et si le banquier en a touchés, il devrait les rendre. Les décisions économiques sont prises par des personnes bien informées, qui sont entre New York et Washington. À Bruxelles, ils envoient leurs conclusions avec une note ou ils écrivent 'to do', pour 'à faire' : c'est ce que vous écrivez dans le livre que vous avez publié avec le journaliste Paolo Gambi, 'l'Oeuvre du Diable'. Mais alors, au niveau international, pensez-vous que l'Europe compte pour du beurre ? Je crois qu'aujourd'hui, nous devrions nous poser cette question : mais qui est-ce qui compte? Aujourd'hui, personne ne sait où se trouve le pouvoir. L'Europe pourrait avoir un très grand avantage, celui d'être un point d'équilibre, elle pourrait soutenir la stratégie des Etats-Unis, qui sont très inquiets à cause de l'Asie, dont la croissance explose, ou bien l'Europe pourrait faire ses propres choix. L'Europe est un élément-clé en ce moment, à mon avis, dans ce système de réorganisation des pouvoirs géopolitiques. Mais qu'est-ce que l'Europe ? Je n'ai pas compris à quoi correspondait l'Europe, et qui est l'Europe. Si l'Europe, c'est l'Europe de Bruxelles, nous sommes mal barrés. Mais si l'Europe, c'est l'Allemagne, alors nous sommes encore plus mal barrés ! 'Le temps est hors de ses gonds', a écrit Shakespeare dans 'Hamlet'. Ces quelques mots me semblent révélateurs de ce qu'il se passe dans le monde dans de nombreux domaines, et sans doute depuis des siècles. Mais croyez-vous vraiment que les religions et la morale puissent arranger la situation ? Il n'y a pas de religion qui impose un système culturel. On ne peut pas imposer quoi que ce soit. Il faut croire individuellement et de façon responsable, à propos de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, en faisant usage de notre liberté personnelle. C'est pour cette raison que l'Eglise a un rôle fondamental, qui a largement fait défaut au cours de ces trente dernières années. Ce défaut a amené une grande partie du monde politique et économique, les leaders internationaux, à ne plus avoir le sens de la vie. Et si je n'ai plus le sens de la vie, comment puis-je donner du sens à mes actions ?
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Pas de compensations à l'américaine pour les victimes européennes des moteurs diesel truqués : c'est la réponse de Volkswagen à la Commission européenne, qui lui a demandé jeudi de traiter ses clients européens comme leurs homologues américains. Le constructeur allemand a expliqué s'être engagé à verser 1000 dollars pour chaque véhicule concerné en Amérique du Nord dans l'attente d'un accord avec les autorités sur les conditions de la remise aux normes des moteurs concernés. Selon le groupe, les clients européens, eux, n'auront pas à patienter. Volkswagen a admis en septembre avoir faussé les émissions polluantes de 11 millions de ses véhicules dans le monde, dont 8 millions et demi en Europe. Selon la presse allemande, plus de 60.000 propriétaires européens de véhicules équipés de moteurs diesel truqués ont l'intention de porter plainte en nom collectif contre Volkswagen.
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Coup de tonnerre pour Christine Lagarde : l'actuelle directrice générale du FMI a été renvoyée devant la Cour de justice de la République pour négligence dans la gestion de l'affaire Tapie après un arbitrage contesté rendu en 2008. Sitôt connu le renvoi de sa cliente devant la Cour de justice, son avocat a contre-attaqué. Avec une certitude : Christine Lagarde fera appel de la décision. 'Le juge d'instruction n'a pas rendu le non-lieu qui s'imposait et qui avait été requis par le parquet général' s'est indigné Me Yves Repiquet. 'Cette décision a été rendue au mépris des faits, des pièces du dossier d'instruction et des réquisitions de l'organe de poursuite. C'est donc incomprehensible.' Soutien du FMI Ce rebondissement intervient deux semaines après la condamnation dans le même dossier de Bernard Tapie, cette fois.L'ancien ministre et son épouse sont sommés de rembourser quelque 404 millions d'euros qu'ils avaient perçus suite à ce fameux arbitrage dans le cadre de la liquidation de l'entreprise Addidas par la banque du Crédit Lyonnais. Une affaire vieille de 22 ans. Dans cette affaire, Christine Lagarde avait été mise en examen après avoir soutenu une décision en faveur de Bernard Tapie. Elle était alors ministre de l'Economie de Nicolas Sarkozy. Ses détracteurs estiment qu'elle aurait dû contester l'arbitrage au lieu de le valider. Cette menace de procès n'a pas entamé la crédibilité de Mme Lagarde : jeudi le FMI a reconfirmé qu'il continuait à apporter sa confiance à sa directrice générale.
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Au Portugal, Ricardo Salgado, surnommé le 'propriétaire de tout' a été assigné à résidence. L'ancien patron de Banco Espirito Santo a été interrogé vendredi pendant 12 heures par un juge d'instruction sur ses responsabilités dans l'effondrement du groupe financier portugais en 2014. Le parquet a évoqué des soupçons de falsification, abus de confiance, fraude fiscale ou encore blanchiment de capitaux. 'Nous pensons que c'est une mesure disproportionnée, a réagi Francisco Proença de Carvalho, l'avocat de Ricardo Salgado après l'assignation à résidence, et avec tout le respect dû à l'État et aux règles, nous ferons appel'. La banque du Portugal avait dû mettre en oeuvre en urgence en août 2014 un plan de sauvetage de Banco Espirito Santo, dont elle avait regroupé les actifs sains dans une structure de transition baptisée Novo Banco. Avec AFP
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Un scandale de manipulation des comptes éclabousse le géant japonais Toshiba. Le PDG du groupe, Hisao Tanaka, a démissionné ce mardi, tout comme deux de ses prédecesseurs, Norio Sasaki et Atsutoshi Nishida, qui occupaient respectivement les postes de vice-président du conseil d'administration et de conseiller spécial. La responsabilité de la direction est pointée du doigt dans un rapport réalisé par un comité d'experts indépendant. Le document fait apparaître des irrégularités comptables de plus d'un milliard d'euros, sur plusieurs années, depuis 2008. Concrètement, le groupe aurait volontairement gonflé ses profits, notamment en différant des pertes. Pour expliquer ces irrégularités comptables, la direction avait évoqué dans un premier temps des erreurs fortuites dans l'imputation de pertes relatives à des chantiers. Conséquence de ce scandale, l'action de Toshiba a perdu en quelques mois un quart de sa valeur à la bourse de Tokyo. La direction de l'entreprise sera assurée temporairement par le président du conseil d'administration, Masashi Muromachi. Avec AFP
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Pour la première fois depuis l'annonce de sa démission de la présidence de la FIFA, Sepp Blatter s'exprimait devant la presse ce lundi, mais il a été chahuté par un humoriste britannique qui lui a présenté des faux dollars avant de lui jeter sur la tête. Une blague dont Sepp Blatter, visiblement irrité et inquiet, se serait bien passé. Il a quitté la salle avant de revenir quelques minutes plus tard pour confirmer notamment qu'il ne serait pas candidat à la présidence de la FIFA. Le scrutin aura lieu 26 février.
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Près de 6 milliards de dollars, soit 5,4 milliards d'euros : c'est l'amende infligée par les autorités américaines et britanniques à six grandes banques internationales pour avoir manipulé le marché des changes entre 2007 et 2013. Avec 2,4 milliards de dollars, la Britannique Barclays est la plus touchée. Elle a en outre dû licencier huit de ses cambistes. Punir les banques plutôt que les individus allait de soi pour la ministre américaine de la Justice, Loretta E. Lynch. ' Ces pratiques - celles de cambistes très expérimentés agissant au nom et au profit de leurs banques respectives - étaient si systématiques et flagrantes qu'il fallait que l'institution tout entière assume ses responsabilités aux plus hauts niveaux,' a-t-elle expliqué lors d'une conférence de presse ce mercredi. La Britannique Royal Bank of Scotland et les Américaines JP Morgan, Citigroup et Bank of America ont plaidé coupables. Quant à la Suisse UBS, qui a donné l'alerte, elle perd son immunité au pénal. Pour l'analyste de marché Alastair McCaig, ' à ce stade avancé, rien ne dit que l'affaire continuera à avoir un impact négatif sur la réputation des banques, alors que les investisseurs et les courtiers tendent déjà à faire abstraction du montant de l'amende. Pour ce qui est des banques concernées, elles font un pas de plus vers un nouveau départ qui reléguera certaines de ces irrégularités et de ces indiscrétions au passé. ' Les cambistes des banques incriminées se concertaient sur des messageries instantanées afin d'infléchir les taux sur le marché des changes, notamment celui du dollar contre euro. Ces pratiques ont aussi affecté le Libor, le taux interbancaire de référence offert à Londres.
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Il est montré du doigt après l'arrestation du PDG de la société de courtage Quaestor. Très proche du ministre hongrois des Affaires étrangères, Csaba Tarsoly a été interpellé avec deux autres dirigeants suite à la faillite de cette entreprise. Problème, la chute du dirigeant a provoqué un chaos financier dont certains ont réussi à s'extraire et en particulier des proches du pouvoir conservateur. Il y a deux jours, le tout-puissant Premier ministre Viktor Orban avait demandé le retrait de tous les fonds publics de cette maison de courtage pour éviter dit-il 'un effet-domino et prémunir l'argent de l'État'. L'opposition socialiste dénonce l'attitude du Premier ministre conservateur et appelle à la démission du gouvernement : 'le gouvernement a mis l'argent de ses alliés et de ses proches à l'abri, mais il a laissé les citoyens dans la difficulté. M. Orban a outrepassé ses prérogatives et il n'est plus habilité à rester le Premier ministre de la Hongrie. Il devrait démissionner', affirme József Tóbiás, le leader de l'opposition socialiste. Dans les rues de Budapest, c'est la consternation et la colère qui prédominent à l'image de ce représentant des victimes de la faillite : 'jusqu'à présent, nous ne voyons pas clairement qui sont vraiment les responsables de tout cela, nous voyons seulement que la liste des victimes s'allonge chaque jour. Avec l'aide d'experts juridiques, nous allons surveiller tout cela de très près dans les prochains jours pour savoir qui nous allons poursuivre', explique István Kálmán-Pikó. L'équivalent de 500 millions d'euros serait en jeu pour les épargnants. 'Alors que le scandale atteint le plus haut niveau de la classe politique, les victimes n'ont toujours pas accès à certaines informations, elles ne savent pas non plus si elles reverront un jour tout ou partie de l'argent qu'elles ont déjà investi', précise Attila Magyar, le correspondant d'Euronews à Budapest.
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Après que des millions d'électeurs se sont rendus aux urnes en Israël, ce numéro de Business Line se penche sur l'économie du pays. Après son impressionnante performance l'an dernier, nous reviendrons sur les chiffres du PIB israélien et les protestations sur le pouvoir d'achat dans le pays qui avaient débuté par une photo sur Facebook. Nous irons aussi en Chine pour constater le niveau des ambitions militaires chinoises en termes d'exportation après une forte hausse des exportations de Pékin dans le secteur. Mais également en Andorre une principauté coincée dans les montagnes entre la France et l'Espagne. Enfin dans notre segment consacré aux technologies de l'information nous verrons comment Nintendo va raviver la flamme de sa vedette Mario en le proposant bientôt sur smartphone.
Société
Depuis que Le Monde a révélé que l’humoriste aurait caché 80 000 euros sur un compte caché en Suisse, les internautes ne cessent de se moquer de lui.
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C'est la deuxième vague de révélations sur les arrangements fiscaux entre des multinationales et le Luxembourg. A l'origine de ces nouvelles fuites, toujours les documents obtenus par le Consortium international des journalistes d'investigation. Cette fois, Disney, Skype, Telecom Italia et Bombarbier font partie des groupes épinglés. Tout comme les multinationales citées il y a un mois, les fameux tax rulings - ces accords anticipés avec les autorités fiscales luxembourgeoises - leur auraient permis de bénéficier de taux d'imposition sidérants. 0,28% pour Disney. Voilà donc une affaire dont Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg au moment des faits, ne saura se débarrasser. Aujourd'hui à la tête de la Commission européenne, il promet de rendre obligatoire l'échange des tax rulings entre pays européens.
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Daleen Hassan, euronews : 'Bienvenue dans Business Middle East. Cette semaine on s'intéresse au dernier scandale bancaire en date, autour de la manipulation du marché des changes. Plusieurs grandes banques européennes et américaines se sont vues infliger une amende par les régulateurs financiers. Mais ces sanctions ne mettent pas un point final à l'affaire puisque les enquêtes criminelles sur d'autres banques se poursuivent. Reste qu'une industrie rongée par les scandales, des régulateurs inefficaces et des règles permissives sont autant de facteurs qui ont contribué à faire chuter la confiance dans la confiance envers les banques. Certains acteurs de la finance affirment même vouloir repenser leur stratégie d'investissement.' Dans le cadre d'un accord négocié, six des plus grandes banques de la planète ont accepté une amende de près de trois milliards et demi d'euros au total parce que certains de leurs employés manipulaient le marché des changes. Il s'agit de Citigoup, JP Morgan et Bank of America aux États-Unis, Royal Bank of Scotland et HSBC basées au Royaume-Uni et UBS en Suisse. Barclays négocie actuellement un accord similaire. Après une enquête de plus d'un an, les régulateurs financiers américain, britannique et suisse ont établi que des traders échangeaient des informations confidentielles sur les ordres de leurs clients, puis organisaient les passages d'ordres de manière à augmenter leurs propres profits. Des manoeuvres qui s'appuyaient sur les deux principaux indices de référence établissant les moyennes des cours des devises. Cours sur lesquels se basent les banques et autres entreprises financières pour s'acheter et se vendre des devises. Suite à cette enquête, plus de trente personnes ont été suspendues ou licenciées. Certaines d'entre elles font l'objet de poursuites judiciaires. Outre la perte de confiance du public, le secteur bancaire doit également faire face à la méfiance des investisseurs. Certains d'entre eux ont clairement affiché leur intention de s'éloigner du secteur bancaire occidental. Cela pourrait profiter aux places financières du Golfe, où les règles et les sanctions sont plus sévères. Daleen Hassan, euronews : 'Pour approfondir le sujet, nous rejoignons Nour Eldeen Al-hammoury, responsable de la Stratégie Marchés chez ADS Securities, à Abu Dhabi. Nous voilà donc face à un nouveau scandale bancaire. À quel point pensez-vous que ce genre d'affaire nuit au secteur ? Nour Eldeen al-hammoury, responsable de la Stratégie Marchés chez ADS Securities : 'Et bien ce n'est ni le premier, ni le dernier scandale. En revanche, cette année a été la plus coûteuse pour les banques à cause des amendes infligées par les régulateurs. Bien sûr que cela nuit encore plus à la confiance dans le secteur bancaire, en particulier parce que ces banques se forgent une mauvaise réputation avec ces manipulations. Mais les régulateurs doivent prendre des mesures très fortes pour stopper cela.' euronews : 'On dirait que les régulateurs mettent beaucoup de temps avant de découvrir ces problèmes. On est en droit de se demander si les banques sont surveillées efficacement.' Nour Eldeen al-hammoury : 'Elles sont surveillées. Mais on ne peut pas tout surveiller. Avec le dernier scandale, les régulateurs ont mis longtemps à identifier le problème après avoir passé au crible beaucoup d'e-mails et de discussions en ligne. Les régulateurs ne peuvent pas surveiller tout le monde en même temps. Mais je pense qu'ils devraient prendre des mesures fortes contre n'importe quelle manipulation.' euronews : 'Quelles influlence ces scandales ont-ils sur le Moyen-Orient, à la fois en termes de comportement des traders et de régulation bancaire ?' Nour Eldeen al-hammoury : 'Cela pourrait constituer une autre bonne nouvelle pour le Moyen-Orient et la région où les institutions financières et les banques sont surveillées par les banques centrales. Ici, nous n'entendons jamais parler de scandale ou de manipulation de la part des banques de la région. Alors bien sûr, cela renforce la confiance envers le secteur bancaire de la région qui pourrait devenir plus attractif pour les investisseurs étrangers et les traders intéressés par les institutions financières et les banques du Moyen-Orient, en tout cas tant que les banques centrales continuent de bien les surveiller.'
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Jean-Claude Juncker contre-attaque suite à l'affaire des Luxembourg leaks. Une semaine après les révélations sur des centaines d'accords fiscaux entre le Luxembourg et des multinationales, l'ancien Premier ministre luxembourgeois devenu président de la Commission européenne est revenu sur ces fameux tax rulings. Ces accords anticipés entre entreprises et autorités fiscales, 22 pays européens les pratiquent, s'est-il défendu. ' Je suis politiquement responsable de ce qui s'est passé dans chaque recoin de mon pays, a-t-il néanmoins reconnu. Lorsque des mesures sont prises par l'administration, si cela devait conduire à une non-imposition, alors oui, je le regretterais. ' Au cours des 18 années qu'il a passées à la tête du Grand-Duché, des centaines d'accords anticipés ont éte conclus, permettant à des multinationales de savoir comment les autorités fiscales traiteraient leurs dossiers et de pratiquer l'optimisation fiscale en conséquence. Certains cas comme celui d'Amazon, qui aurait payé moins de 1% d'impôts au Luxembourg en 2003, font déjà l'objet d'une enquête européenne. Pour tenter d'enrayer la polémique, Jean-Claude Juncker propose que ces tax rulings soient automatiquement communiqués entre pays européens.
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Le Luxembourg au coeur du scandale. 340 multinationales ont signé des accords secrets avec le Grand Duché afin de payer moins d'impôts. C'est ce que révèle une enquête du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), baptisée 'Luxembourg Leaks'. L'ICIJ publie des milliers de documents, des accords appelés 'tax ruling', qui révèlent les dessous du système fiscal luxembourgeois et les failles de la réglementation internationale. Parmi les firmes concernées figurent Apple, Amazon, Ikea, Verizon, Pepsi ou encore Axa. L'affaire est embarrassane pour le nouveau président de la Commission européenne. Car Jean-Claude Juncker était Premier ministre du Luxembourg quand les accords en question ont été signés, soit entre 2002 et 2010. Des milliards d'euros de recettes fiscales sont perdus chaque année par les Etats où les entreprises réalisent des bénéfices. Les pratiques d'optimisation fiscale des grandes entreprises sont connues de longue date mais c'est la première fois, qu'on en dévoile toute l'ampleur, documents à l'appui.
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L'an dernier, le président américain Barack Obama avait remis la médaille de la Liberté, la plus haute distinction civile aux Etats-Unis à Ben Bradlee, rédacteur en chef du Washington Post au moment du scandale politique du Watergate. En apprenant sa mort, Obama a salué un homme pour qui 'le journalisme n'était pas qu'une profession, mais un bien public indispensable à notre démocratie'. Après la révélation du nom de leur source 'Gorge profonde' sur le Watergate, Ben Bradlee expliquait : 'les gens parlent aux journalistes pour une raison et c'est aux journalistes de comprendre, je pense que nous avons compris notre source Mark Felt. Il était perturbé par ce qui se passait à la Maison Blanche, ce qu'on tentait d'étouffer et il a décidé de le rendre public.' En 2005, Mark Felt s'était lui-même désigné comme étant la source des deux journalistes Bob Woodward et Carl Bernstein, à qui Ben Bradlee avait confié l'enquête sur le cambriolage des bureaux du Parti démocrate en 1972. Une enquête qui a permis au Post de remporter le Pulitzer pour sa couverture de plus de 400 articles en 18 moi, et surtout, qui a poussé le président Nixon à la démission en 1974. Ben Bradlee, qui avait 'guidé la transformation du Post pour en faire l'un des principaux journaux de la planète, est décédé le 21 octobre à son domicile de Washington de causes naturelles', a précisé le Wahington Post sur son site internet. Cette figure du journalisme américain était âgée de 93 ans.

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