Source de discorde au sein des couples, le ronflement (ou ronchopathie) constitue aussi un risque pour le patient s'il s'accompagne d'apnées du sommeil. De nouvelles techniques thérapeutiques existent pour soigner la plupart des ronchopathies...

Vaincre le ronflement

"J'ai tout essayé : siffler, le secouer, j'ai même cousu une balle de golf dans le dos de son pyjama pour qu'il ne reste pas sur le dos en dormant", soupire Juliette. Rien n'y fait. Comme près de 13 % de la population adulte, et plus souvent encore chez les seniors, Gérard ronfle une bonne partie des nuits, parfois à en faire vibrer les murs.

Chaque nuit, Juliette espère s'endormir avant lui pour se donner une chance de trouver le sommeil. Et elle s'inquiète aussi de l'entendre souvent s'étouffer entre deux respirations, et mettre plusieurs dizaines de secondes à retrouver son souffle. Elle décide de prendre rendez-vous pour son mari avec un médecin spécialiste.

Laser, aérosol, radiofréquence ou vaccin ?

"Grâce aux avancées des techniques médicales comme le laser ou les radiofréquences, notre spécialité a fait des progrès considérables dans le traitement des ronchopathies (ronflements) ces dernières années", explique le Professeur Jean-Pierre Fontanel, chef de service d'oto-rhino-laryngologie, à Poitiers (Vienne).

Publicité
La chirurgie au bistouri ou au laser, souvent douloureuse au réveil, enlève une partie du voile du palais. Elle a l'avantage, en principe, d'être définitive. Ses résultats sont satisfaisants dans 60 % des cas, avec une disparition ou une réduction du ronflement. Elle est indiquée en particulier chez les sujets minces et dont la luette est longue et épaissie.
Publicité