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A six semaines des élections législatives anticipées en Grande-Bretagne, le parti travailliste tente d'affirmer sa position sur le Brexit, afin de se démarquer du parti conservateur. Les Travaillistes sont souvent apparus divisés sur la question de la sortie de l'Union européenne. Ce mardi, les dirigeants du parti se sont accordés sur plusieurs points à mettre en oeuvre en cas de victoire aux élections. Il y a notamment l'accent mis sur l'économie, considérée comme plus importante que la question migratoire. 'Nous reconnaissons que les règles d'immigration devront changer lorsque nous quitterons l'Union européenne. Mais nous ne voulons pas que la question de l'immigration soit la priorité N 1. Nous ne croyons pas non plus qu'une sortie de l'UE signifie une rupture de tous nos liens avec l'Europe. Nous avons une vision très différente.' Keir Starmer, en charge du Brexit au Labour La vision travailliste du Brexit est qualifiée de 'plus douce', plus soft, par Simon Hix, politologue, cité dans Les Échos (voir ici). '_Le Labour cherche à regagner du terrain en proposant une version plus douce du Brexit face à la position dure défendue par Theresa May. Cela peut séduire une partie des électeurs mais mettre l'économie devant l'immigration est un pari risqué.' Simon Hix, politologue à la London School of Economics La Première ministre était ce mardi en campagne dans le Pays de Galles. 'Chaque vote est important', a-t-elle indiqué, soulignant que l'enjeu, c'était d'obtenir dans les urnes une majorité solide afin d'avoir les coudes franches pour négocier. Et de mettre en garde contre une dispersion des voix qui, selon elle, '(mettrait) en péril l'avenir du pays'. Les élections auront lieu le 8 juin. Les sondages donnent le parti conservateur très largement en tête, avec plus de 20 points d'avance sur le parti travailliste.
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En déplacement à Londres le président du Parlement européen s'est entretenu avec la Première ministre britannique. Lors de cette rencontre Antonio Tajani a particulièrement insisté sur la question des droits des citoyens. Il presse Theresa May à trouver à un accord dans ce domaine le plus rapidement possible avec les 27. 'Nous voulons renforcer les droits des citoyens, les citoyens européens qui vivent au Royaume-Uni et les citoyens britanniques qui vivent dans l'Union européenne. C'est le message le plus important', insiste Antonio Tajani. Le président du Parlement européen a aussi salué la décision de Theresa May d'organiser des élections législatives anticipées. Les analystes estiment que ce scrutin apportera en effet une stabilité politique en vue des pourparlers sur le Brexit. En cas de nette victoire électorale Theresa May aurait même davantage de marge de manoeuvre pour négocier. La Première ministre britannique rencontrera mercredi prochain le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Cet entretien se déroulera quelques jours avant le sommet européen du 29 avril consacré au Brexit.
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Les Bourses européennes ont clôturé mercredi en ordre dispersé, les investisseurs préférant éviter les risques avant le premier tour de l'élection présidentielle française dimanche. L'euro recule face au dollar, alors que la livre sterling se stabilise après avoir bondi mardi face à l'euro et au dollar suite à l'appel de la Première ministre britannique à des élections législatives anticipées. 'Si vous regardez ce qui est attendu, un gouvernement conservateur plus fort, alors je pense que les marchés devraient y réagir assez positivement. Mais il y a encore une longue campagne à venir, et s'il y a bien une chose que nous avons apprise récemment, c'est de ne pas prédire à l'avance le résultat de scrutins', estime Laith Khalaf, analyste chez Hargreaves Lansdown. Les marchés pensent que les élections anticipées vont renforcer le gouvernement conservateur britannique et sa capacité à négocier un Brexit plus souple. Mais la vigueur de la livre n'est pas bonne pour les exportations britanniques. La bourse de Londres a cédé 0,46 % mercredi, souffrant aussi d'un repli des cours du pétrole.
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Le Parlement britannique a approuvé mercredi le projet de la Première ministre conservatrice Theresa May de tenir des législatives anticipées le 8 juin dans le but d'avoir 'une meilleure main' pour négocier le Brexit. Les députés ont validé l'organisation du scrutin, que Mme May avait appelé de ses voeux la veille, par 522 voix contre 13 après une heure et demie de débats. Mme May, dont l'annonce a pris tout le monde de court mardi, avait besoin de l'aval des deux tiers de la chambre basse du Parlement de Westminster pour appeler les Britanniques aux urnes avec trois ans d'avance. Le feu vert des députés était attendu puisque les principaux partis d'opposition ont indiqué qu'ils approuvaient l'organisation du scrutin. Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste, avait immédiatement annoncé qu'il y était favorable, même s'il joue sa tête en cas de déroute du Labour. Plusieurs députés travaillistes ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne se représentaient pas. L'ancien ministre conservateur des Finances, George Osborne, se met lui aussi en retrait pour se consacrer à son nouveau travail de rédacteur en chef du quotidien londonien The Evening Standard. Mme May avait démenti pendant des mois vouloir bouleverser le calendrier électoral et n'a donc pas échappé aux accusations d'opportunisme, même si elle a assuré que ses opposants ne lui avaient pas laissé le choix. Le quotidien The Guardian estime qu'avec ce scrutin anticipé Mme May veut montrer que le Brexit est irréversible. Tim Farron, le chef du parti libéral-démocrate, pro-UE, préfère y voir une 'chance pour changer la direction' prise par le Royaume-Uni et 'éviter le désastre d'un Brexit dur', impliquant une sortie du marché unique. En réponse, le tabloïd europhobe Daily Mail a appelé en Une à 'écraser les saboteurs' pro-UE. Alors que la campagne électorale n'est même pas encore lancée, Mme May a déjà provoqué la polémique en déclarant qu'elle ne prendrait pas part à un débat télévisé avec les autres chefs de partis, qui l'ont accusée de 'déni démocratique'. Avec agence (AFP)
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En annonçant mardi la tenue d'élections législatives anticipées en juin prochain, Theresa May a pris de court les électeurs britanniques. Et notamment les Londoniens.qui avaient largement voté pour le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Theresa May appelle à des législatives anticipées le 8 juin #AFP https://t.co/xFhktRY9rY pic.twitter.com/cAlfj7Lbi4- AFP Londres (@AFP_Londres) 18 avril 2017 S'ils ne sont pas contre l'idée de retrouner aux urnes, de nombreux électeurs pensent que la tactique de leur Première ministre risque néanmoins de diviser plus encore le pays. Voici quelques réactions de Londoniens : 'C'était logique. Si vous disposez d'une avance de 21% dans les sondages, vous devez prendre le risque plutôt que d'avoir une courte majorité qui mette en pièce votre budget'. 'Je pense que c'est une bonne chose. J'imagine que cela va rebattre les cartes concernant le Brexit et le fait que cela doive repasser devant le parlement pour autorisation parce que maintenant le pays va devoir de nouveau se prononcer.' 'May a fait ça parce que l'opposition est très affaiblie et qu'il n'y a pas d'alternative crédible et ça c'est une mauvaise nouvelle pour le pays. ' 'Je ne pense pas que cela va guérir le pays. Cela va par contre aider le gouvernement .Je pense que cela pourrait diviser encore plus le pays.' D'apprès les premières projections, les conservateurs pourraient gagner, une cinquantaine de sièges. L'organisation de ces élections doit encore être validés par Westminster. Avec Agences
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La Première ministre britannique a pris tout le monde par surprise : devant sa résidence de Downing Street à Londres, Theresa May a annoncé ce mardi à la mi-journée la tenue d'élections législatives anticipées dès le 8 juin prochain. Cela fait à peine trois semaines que le Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, a été déclenché officiellement. Attention, pour valider la tenue des législatives, la chef du gouvernement devra obtenir l'aval du Parlement à la majorité des deux tiers. Le chef du parti d'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a déclaré accueillir favorablement l'appel de la Première ministre à des élections anticipées. La cheffe du gouvernement conservateur, en poste depuis moins d'un an, compte tirer profit de l'extrême faiblesse des travaillistes dans les sondages pour conforter son mandat et sa majorité par le vote populaire avant les difficiles négociations sur la sortie de l'Union européenne. Théresa May a pris les rênes de l'exécutif, sans être élue, quelques jours après le coup de tonnerre du référendum du 23 juin 2016 où les Britanniques se sont prononcés à près de 52% pour un Brexit, conduisant son prédécesseur David Cameron à la démission. Les prochaines élections législatives étaient prévues pour 2020, mais Theresa May, dont la popularité est au zénith, a estimé que c'était le bon moment pour tenter de renforcer sa légitimité et avoir les coudées franches, alors que s'ouvre une période de deux ans de discussions avec l'UE pour négocier un divorce qui s'annonce douloureux. 'Nous avons besoin de nouvelles élections et nous en avons besoin maintenant. Nous avons une opportunité unique de le faire avant d'entrer dans le vif des négociations' avec l'UE, a-t-elle déclaré. Côté européen, les élections anticipées britanniques 'ne changent pas les plans' des 27 pour les négociations à venir du Brexit, a indiqué à l'AFP un porte-parole du président du Conseil européen. A ce jour, le parti conservateur ne dispose que d'une courte majorité de 17 députés au parlement de Westminster et le gouvernement n'est pas à l'abri d'une rébellion dans son propre camp susceptible de freiner son action. La tentation était grande d'augmenter cette majorité puisque les sondages prédisent tous un boulevard aux Tories face aux travaillistes et leur leader radical Jeremy Corbyn en cas d'élection anticipée. De son côté, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a dénoncé 'un des revirements les plus spectaculaires de l'histoire politique récente' destiné à 'forcer un Brexit dur et imposer de nouvelles coupes budgétaires en chemin'. Le risque pour Theresa May, qui a longtemps écarté le scénario d'élections anticipées, est que les europhiles se mobilisent fortement contre elle. Le leader du parti libéral-démocrate, Tim Farron, a d'ores et déjà appelé les pro-UE à saisir 'cette chance pour changer la direction de notre pays' et 'éviter le désastre d'un Brexit dur', qui verrait une sortie du pays du marché unique. This is no general election, it's a coup - MPs have a duty to stop Theresa May | https://t.co/r6Rujn9Sx1- The Guardian (@guardian) 18 avril 2017 Tim Farron response to #GeneralElection 2017 https://t.co/4vMMEh1CDK- Liberal Democrats (@LibDems) 18 avril 2017 Le leader du parti libéral démocrate Tim Farron lui aussi a réagi : Now is your chance to elect Liberal Democrat MPs right across Britain. Help us, join today: https://t.co/uhtmkgT1D2 #generalelection pic.twitter.com/QOmRFhAhoT- Liberal Democrats (@LibDems) 18 avril 2017 Statement from UKIP Leader paulnuttallukip on June General Election pic.twitter.com/ATvmrJdhY0- UKIP (UKIP) 18 avril 2017 Le chef du parti europsceptique UKIP, Paul Nuttall qu'il s'agit 'd'une décision cynique davantage motivée par la faiblesse du parti travailliste de Corbyn que pour le bien du pays'. UKIP Deputy Leader prwhittle with bbclaurak responding to news of the General Election pic.twitter.com/VPuyq0lHet- UKIP (@UKIP) 18 avril 2017 I welcome the PM's decision to give the British people the chance to vote for a government that will put the interests of the majority first pic.twitter.com/9P3X6A2Zpw- Jeremy Corbyn MP (@jeremycorbyn) 18 avril 2017
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La décision de Theresa May d'appeler ave 'réticence' à la tenue de législatives anticipées marque son premier virage majeur en tant que Premier ministre. Ces dernières semaines, elle avait vigoureusement écarté la tenue d'un tel scrutin. Aujourd'hui, Theresa May assure ne plus avoir le choix. La scène est propice à de nombreuses bagarres politiques. Le parti d'opposition Labour et son leader Jeremy Corbyn sont au plus bas dans les sondages, tandis que la cheffe du gouvernement écossais Nicola Sturgeon menace d'organiser un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. Les partis du camp du 'Remain' auront également l'espoir de mettre quelques coups au parti euro-sceptique Ukip. La décision de Theresa May intervient alors que la popularité de Jeremy Corbyn est loin d'être au zénith. Le chef des travaillistes a en effet bien du mal à convaincre l'opinion de sa capacité à mener l'opposition. Il reste une cible de choix pour nombre d'initiés qui pensent que sa politique d'extrême gauche n'a aucune chance de voir le parti élu. Pour l'heure, les conservateurs disposent de 330 députés à la Chambre des communes contre 229 pour les travaillistes. Le Parti national écossais (SNP) compte, lui, 54 sièges. Huit pour les Libéraux-démocrates. Le parti conservateur ne dispose que d'une courte majorité de 17 députés au parlement de Westminster. Theresa May visera sans doute à fortifier cette mince avance, d'autant que deux récents sondages donnent 21 points d'avance aux conservateurs. La décision de Theresa May d'appeler à la tenue d'élections législatives trois semaines après le déclenchement du Brexit a créé la surprise. Les réactions ont fusé. La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, notamment, a immédiatement dénoncé 'un des revirements les plus spectaculaires de l'histoire politique récente' destiné à 'forcer un Brexit dur et imposer de nouvelles coupes budgétaires en chemin'. Du côté de l'Union européenne, selon un porte-parole du président du Conseil européen, ce scrutin anticipé ne 'change pas les plans des 27'. Les négociations pour déterminer les conditions de sortie du Royaume-Uni de l'Europe devraient commencer fin mai/début juin, pour un divorce effectif prévu fin mars 2019.
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Theresa May devrait convoquer des élections législatives anticipées. Son objectif: recomposer l'équilibre des forces politiques à Westiminster. Aujourd'hui majoritaire à la Chambre des communes, elle y veut les coudées plus franches. Son principal opposant, le chef des travaillistes Jeremy Corbyn, veut croire à un coup de théâtre et à une victoire de son parti. Quelques minutes après l'annonce devant le 10 Downing Street, il réagissait à la télévision. 'J'accueille l'opportunité de pouvoir nous présenter devant les Britanniques, de nous élever face à ce gouvernement et son programme économique raté qui a laissé le service de santé public dans l'ornière, nos écoles sous-financées et tant de gens dans l'incertitude. Nous voulons juste exposer nos arguments au peuple britannique: une société qui s'occupe de tout le monde, une économie pour tout le monde et un Brexit qui fonctionne pour tous'. Largement devant dans les sondages, la Première ministre espère en sortir renforcée et imposer un Brexit dur, notamment aux Ecossais. Réagissant à l'appel à des élections anticipées, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a dénoncé 'un des revirements les plus spectaculaires de l'histoire politique récente' destiné à 'forcer un Brexit dur et imposer de nouvelles coupes budgétaires en chemin'. Du côté des libéraux democrates, favorables au maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union, c'est peut être la chance de rejouer le Brexit. 'C'est une opportunité pour les gens de changer la direction de ce pays, de savoir s'ils veulent un Brexit dur, rester dans le marché unique et bien entendu c'est le moment de créer une force d'opposition dont le pays a bien besoin', explique son leader, Tim Farron. Les 'Libdem' ne disposent pour l'instant que neuf représentants à Westminster. D'apprès les premières projections, les conservateurs pourraient gagner une cinquantaine de sièges. Reste aux parlementaires à valider le principe de l'élection. Mme May doit encore obtenir mercredi l'aval du parlement à la majorité des deux tiers. Ce qui devrait être une formalité, les travaillistes y étant a priori favorables.
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Une touriste britannique de 23 ans poignardée vendredi par un Palestinien dans le tramway à Jérusalem a succombé à ses blessures, a indiqué une source policière. L'assaillant serait un homme de 57 ans, habitant de Jérusalem-est. Il a été arrêté par les forces de l'ordre. L'identité de la victime n'a pas été précisée. D'après le Shin Beth, l'homme a des antécédents psychiatriques. Il avait été hospitalisé suite à une tentative de suicide et condamné pour une agression sexuelle en 2011. L'attaque s'est déroulée aux abords de la vieille ville, a annoncé la police israélienne, déployée en force à l'occasion des célébrations de la Pâque juive qui ont commencé lundi et durent une semaine. A cette occasion, des dizaines de milliers de juifs affluent dans la vieille ville pour se rendre au Mur des Lamentations, le site le plus sacré du judaïsme. Les chrétiens célèbrent également le Vendredi saint avant Pâques. Les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël ont été le théâtre d'une vague de violences qui a coûté la vie à 260 Palestiniens, 41 Israéliens, deux Américains, un Jordanien, un Erythréen, un Soudanais et une Britannique depuis le 1er octobre 2015, selon un décompte de l'AFP. Avec AFP
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Le pouvoir d'achat des ménages est plus que jamais menacé par l'inflation au Royaume-Uni.Selon le Bureau des statistiques nationales, les salaires annuels n'ont progressé en moyenne que de 2,3% de décembre à février, leur rythme de croissance le plus faible depuis sept mois. For Dec-Feb 2017 wages up 2.3% on a year including bonuses and 2.2% excluding bonuses https://t.co/6jbzYPxniT pic.twitter.com/7PJCcfSWUc- ONS (@ONS) 12 avril 2017 Une hausse quasiment annulée qui plus est par la flambée de l'inflation, qui atteignait justement 2,3% en février, son plus haut niveau en trois ans. For Dec-Feb 2017 wages, after inflation, up 0.2% on a yr inc bonuses and 0.1% exc bonuses, weakest growth since 2014 https://t.co/00HTZzteRH- ONS (@ONS) 12 avril 2017 Certes, la hausse des prix à la consommation s'est stabilisée à 2,3% en mars, mais la Banque d'Angleterre l'attend à 2,8% d'ici la fin de l'année, du fait de la dépréciation de la livre sterling depuis le vote de juin en faveur du Brexit. Inflation in the UK has held steady at 2.3%, with falls in air fares and petrol offsetting other price increases https://t.co/PuHxGPaEoH pic.twitter.com/Cs2acL3hgi- Financial Times (@FT) 11 avril 2017 Avec Reuters.
International
Un Britannique a découvert un trésor dans le char d'assaut irakien qu'il venait d'acquérir. Plusieurs lingots d'or étaient cachés dans le réservoir de carburant du véhicule militaire. 
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L'inflation se maintient à un niveau élevé au Royaume-Uni. Les prix à la consommation ont augmenté de 2,3 % en mars comparé à un an plus tôt. Les prix augmentent plus vite que les salaires et les taux d'intérêt, ce qui peut poser problème aux consommateurs et aux épargnants britanniques. Sur un mois, les prix ont augmenté de 0,4%, après une hausse de 0,7% en janvier. Conséquence : le trimestre dernier les ventes de commerce au détail ont connu leur plus forte baisse depuis 2011 (-0,7 % sur un an). La principale cause de l'augmentation des prix est la hausse des coûts d'importation, elle-même conséquente à la chute de la livre sterling entamée après le vote sur le Brexit en juin dernier. UK Inflation Steady At 3-1/2 Year High https://t.co/Q038meyyrW pic.twitter.com/3rMYy3bzLs- RTTNews Top Stories (@RTTNews) 11 avril 2017 Les produits alimentaires sont ceux dont le prix a le plus augmenté : +1,2 % en rythme annualisé, la plus forte progression depuis trois ans et l'impact le plus visible dans le quotidien des Britanniques. La Banque d'Angleterre (BoE) table sur une inflation à + 2,8 % cette année. Certains économistes jugent ce chiffre optimiste.
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Des milliers d'officiers de police se sont réunis ce lundi à Londres pour les funérailles de Keith Palmer, leur collègue tué le 22 mars dernier devant le palais de Westminster. C'est sous escorte que le cercueil de celui que la Grande-Bretagne considère comme un héros a rejoint la cathédrale de Southwark. Keith Palmer, 48 ans, marié et père d'une fille de 5 ans, a eu droit à tous les honneurs. La reine Elizabeth II avait donné sa permission pour que le corps du policier repose dimanche à la chapelle du palais de Westminster avant ses funérailles. Un privilège normalement réservé aux dirigeants. Le policier a été poignardé à mort par Khalid Masood en voulant empêcher le terroriste de pénétrer dans le Parlement. Quatre autres personnes ont également été tuées lors de cette attaque qui a fait aussi de nombreux blessés.
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Barclays et son directeur général sont visés par une enquête du gendarme financier britannique et du régulateur bancaire pour avoir tenté d'identifier un lanceur d'alerte, a fait savoir la banque. Il est reproché au DG de l'établissement londonien Jes Staley d'avoir demandé à ses services de retrouver l'auteur d'une lettre reçue en 2016, dans laquelle un employé de Barclays émettait ses inquiétudes concernant le recrutement d'un cadre. L'auteur de la lettre a entre-temps obtenu le statut de lanceur d'alerte afin d'être protégé par la loi. Barclays statement re FCA and PRA investigations https://t.co/OQonQihdjh- Barclays Bank (@Barclays) 10 avril 2017 Le conseil d'administration de Barclays a reconnu son erreur et prévoit déjà en guise de punition de baisser le salaire de Jes Staley... Qui s'est élevé l'an dernier à près de 5 millions d'euros.
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Cela faisait plus de trente ans qu'elle ne s'était pas refait une beauté. Big Ben, la célèbre tour londonienne va connaître d'importants travaux de rénovation pendant trois ans. Objectif : réparer les dégâts de la corrosion sur le toit en fonte mais aussi arrêter les infiltrations d'eau qui menace la pierre. Pendant plusieurs mois, elle restera donc silencieuse. 'En fait, il y a trois éléments, explique l'architecte. Les réparations de l'horloge elle-même, les celles du bâtiment, et il y a ce qu'on pourrait appeler les éléments d'équipement, qui vont consister à installer un ascenseur et des toilettes en haut, et une cuisine pour les horlogers et le personnel qui doivent se hisser là-haut.' La Tour Elisabeth - c'est son nom officiel - a fonctionné de manière quasi ininterrompue depuis sa construction en 1859. Le coût de cette rénovation est de 29 millions de livres sterling, soit 34 millions d'euros.
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Les disparités salariales entre hommes et femmes dans le collimateur du gouvernement britannique. Une loi entrée en vigueur ce jeudi oblige toutes les entreprises de plus de 250 salariés à publier d'ici la fin de l'année les différences salariales entre employés des deux genres. From 5 -7 April coe hosts 11th meeting of the #GenderEquality Commission.EIGE presents study on economic Benefits - https://t.co/KJe67hco1Z pic.twitter.com/FwaL2iZiix- EIGE (eurogender) 5 avril 2017 D'après une étude de l'Institut McKinsey, en finir avec les inégalités salariales entre hommes et femmes ajouterait 150 milliards de livres sterling au PIB britannique d'ici 2025. EIGE's study shows how #EIGEeconomicBenefits of #GenderEquality lead up to millions of more jobs by 2050 - https://t.co/cCxYQ9S5TV pic.twitter.com/ltEjquGFqe- EIGE (@eurogender) 4 avril 2017 Officiellement, les femmes gagnent en moyenne 18,1% de moins que les hommes au Royaume-Uni. Si rien n'est fait, l'égalité ne sera pas atteinte avant 2069. En braquant les projecteurs sur les entreprises, le gouvernement espère accélérer les choses. Quelque 9,000 entreprises sont concernées par la nouvelle loi, et avec elles, 15 millions de salariés soit près de la moitié des actifs du pays. Mais l'égalité des genres va au-delà de la question salariale, comme le rappelait la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, à l'ONU : 'Quand je suis devenue la première femme Premier ministre d'Ecosse, une des choses qui m'a vraiment émue à l'époque a été le nombre de filles et de femmes qui m'ont contactées pour me dire combien il était important pour elles de voir une femme occuper la plus haute fonction politique du pays.' Parmi les autres pays engagés sur la même voie que la Grande-Bretagne, on compte l'Australie, l'Islande et l'Allemagne. Selon Eurostat, en 2015, les femmes étaient payée en moyenne 16,3% de moins que les hommes dans l'Union européenne. Avec Reuters.
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Le Parlement européen se positionne à son tour sur le Brexit. Les députés ont adopté une résolution qui fixe les principes et les lignes rouges de l'hémicycle pour ces négociations. Les élus insistent sur le règlements des engagements financiers pris par le Royaume-Uni en tant que pays membre. Selon Guy Verhofstadt, coordinateur du Parlement dans ces pourparlers, cette question peut se révéler plus facile qu'il n'y paraît. " Si vous vous accordez sur les principes alors vous appliquez les principes et vous avez les chiffres ", explique-t-il. La position du Parlement européen sur le #Brexit exprimée dans une résolution adoptée à une très large majorité! pic.twitter.com/c392EKr4SV- Constance Le Grip (@ConstanceLeGrip) 5 avril 2017 Pour Nigel Farage, ancien dirigeant du parti britannique eurosceptique UKIP, la position de l'Union européenne est aberrante. " Ce sont des gangsters, des gangsters. Ils exigent 60 milliards d'euros sinon ils ne parleront pas avec nous. C'est un chiffre qui tombe du ciel ", s'emporte l'eurodéputé. Pour le Parlement il n'est pas non plus question de mener en parallèle les discussions de sortie du Royaume-Uni et les négociations du nouveau partenariat entre l'Union européenne et Londres.
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L'invité surprise des négociations sur le Brexit, c'est ce rocher qui empoisonnent les relations britanico-espagnoles depuis des siècles. Gibraltar est à nouveau au coeur de la discorde, suite à la présentation de la feuille de route de l'Union pour la sortie du Royaume-Uni, stipulant que le sort de Gibraltar devra être soumis au feu vert de Madrid. Réaction : une levée de bouclier sur le rocher et à Londres. Car Gibraltar est officiellement britannique depuis 1713 et le traité d'Utrecht. Or, les 33 000 habitants de ce tout petit territoire de 6,8 km2 ont voté à 96 % pour rester membres de l'Union européenne le 23 juin 2016. Londres quittant l'Union, cela leur pose un problème, certes, mais 99 % avaient aussi voté pour rester Britanniques en 2002. Cette année-là, l'Espagne qui revendique depuis toujours le rocher perdu lors de la guerre contre les forces anglo-néerlandaises, leur avait effectivement proposé la co-souveraineté. Une proposition rejetée donc par les habitants qui tiennent à rester dans le giron britannique. Y tiendront-ils autant maintenant ? Madrid fait le pari que non. D'autant que les Espagnols ont des moyens de pression. En 2013, suite à un différend, ils avaient renforcé les contrôles aux frontières provoquant des embouteillages monstres. L'isolement, c'est ce que redoutent peut-être le plus les Gibraltariens. Mais les rétorsions espagnoles sanctionnent également les 10 000 travailleurs espagnols qui traversent chaque jour la frontière. Petit paradis économique, fiscal, dénonce Madrid, à Gibraltar, on frise le plein-emploi. Les taxes sur les 18 000 entreprises n'y sont que de 10 %, bien moins qu'en Espagne (30 %) ou même en Grande-Bretagne (25 %). Une situation économique, outre celle géographique et géostratégique, forcément convoitée par le grand voisin, qui peine à se remettre de la crise. L'Espagne voit dans le Brexit une occasion en or pour ses revendications. A Londres, chez certains, comme l'ancien leader du parti conservateur britannique, Lord Michael Howard, on n'hésite pas à sortir la rhétorique guerrière en faisant référence à la guerre des Malouines : 'Il y a 35 ans cette semaine, une autre femme première ministre a envoyé l'armée à l'autre bout du monde pour défendre la liberté d'un autre petit groupe de Britanniques contre un autre pays hispanophone, et je suis absolument certain que notre actuelle première ministre fera preuve de la même résolution pour les habitants de Gibraltar'. Invoquer le spectre des Malouines, c'est osé. Peu de chances que Theresa May suive les pas de Margaret Thatcher. Et l'Espagne d'aujourd'hui n'est pas non plus l'Argentine sous la dictature. Reste que le différend pourrait connaître de nouveaux développements dans les mois à venir. 'Keep calm and negotiate' on Gibraltar, Barnier tells Brits. AFP story from Pierre_Sorlut in Luxembourg https://t.co/SCFbFgNAxS- Danny Kemp (@dannyctkemp) 4 avril 2017
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Le ministre britannique des Finances Philip Hammond est en Inde, accompagné d'une importante délégation afin de promouvoir les services financiers du Royaume-Uni à l'heure du Brexit. Le gouvernement britannique a ces derniers mois insisté sur le fait qu'il veut conclure des accords économiques bilatéraux avec des pays développés ou émergents, afin que le pays accentue sa puissance commerciale et compense sa sortie du marché unique. 'Nous espérons être en mesure de négocier une relation spéciale et approfondie avec l'Union européenne qui nous permettra de continuer de travailler ensemble, de continuer à investir réciproquement dans nos économies, mais en même temps, qui nous permettent de reconstruire nos relations avec nos partenaires et alliés dans le monde entier', a déclaré Philip Hammond. Great to meet some fantastic Indian entrepreneurs in #Delhi. Importance of trade between our 2 nations will only grow after we leave EU pic.twitter.com/fFzYts1Yhg- Philip Hammond (@PHammondMP) 4 avril 2017 Heureux de rencontrer des entrepreneurs indiens à Delhi. L'importance du commerce entre nos deux pays ne va faire que croître après notre sortie de l'UE Quant à l'Inde, elle investit davantage au Royaume-uni, que dans l'ensemble du reste de l'Union européenne. 'Le Royaume-Uni post-Brexit recherche un autre niveau de partenariat avec l'Inde. Et il y a une immense aspiration de l'Inde elle-même d'approfondir et d'améliorer cette relation', affirme le ministre indien des Finances Arun Jaitley. Aucune négociation formelle en vue d'un accord commercial ne peut se dérouler avant la sortie effective du Royaume-Uni de l'Union européenne.
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Il est inconcevable que les activités effectuées en euros restent à Londres, après le Brexit, prévient le chef du groupe du PPE (Parti Populaire Européen). '_J'ai le sentiment que certains politiciens à Londres n'ont toujours pas compris ce que signifie la sortie de l'Union européenne. Cela signifie être seul, tout seul _', déclare-t-il. Manfred Weber, membre du même courant politique que la chancelière allemande, Angela Merkel, au Parlement euroépen, explique que la City ne pourra plus être le centre financier de l'Europe. Après le Brexit, il estime que toutes les transactions financières libellées en euros devront être transférées de Londres à l'Union européenne. 'La Grande-Bretagne sera, après avoir quitté l'Union européenne, un pays tiers, alors il y a déjà une compétition sur qui peut gagner après ce processus', poursuit-il. Même s'il 'regrette que nous ayons tous ces sujets sur la table, mais c'est le résultat du vote des Britanniques', conclut-il. De nombreuses places boursières européennes sont sur les rangs, notamment Paris et le quartier d'affaires de la Défense ou encore Dublin, Amsterdam, Bruxelles ou le Luxembourg et surtout Francfort. Avec agences
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Londres ne cèdera 'jamais' la souveraineté de Gibraltar sans l'accord de sa population. Par cette déclaration, Theresa May a signifié une fin de non recevoir à l'UE qui avait annoncé vendredi que l'Espagne devrait donner son feu vert pour qu'un accord entre l'Union européenne et le Royaume Uni puisse s'appliquer à Gibraltar. L'annonce avait provoqué la colère des Gibraltariens qui accusent Madrid de chercher à rétablir sa souveraineté, cédée en 1713. Les conservateurs britanniques rappellent, comme un avertissement, la guerre des Malouines. 'Il y a trente-cinq ans cette semaine, une autre femme Premier ministre a envoyé une force navale à l'autre bout du monde pour défendre la liberté d'un autre petit groupe de Britanniques contre un autre pays hispanophone', a déclaré Michael Howard, ancien leader du parti conservateur britannique. Il a ajouté :'_ je suis absolument certain que notre premier ministre actuel montrera la même résolution pour le peuple de Gibraltar _'. Les habitants de Gibraltar se sont opposés au Brexit à 96%. Madrid avait proposé une souveraineté partagée avec Londres pour que le Rocher reste dans l'UE. Mais Gibraltar a rejeté cette proposition qu'elle avait déjà repoussée lors d'un référendum en 2002. Le ministre des affaires étrangères espagnol, Alfonso Dastis, a affirmé, dans une interview au quotidien El Pais, que Madrid n'avait 'pas l'intention de fermer la frontière' avec Gibraltar.
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Au lendemain de la procédure de séparation et alors que la Première ministre britannique Theresa May a publié une tribune dans sept quotidiens européens pour expliquer le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, David Davis, ministre en charge du Brexit constate qu'il est urgent de prendre son temps : 'On ne peut pas juste changer 40 ans en deux années. Et il faut nous donner du temps ces prochaines années pour changer tout ce que nous voulons changer. De nombreux pans de la loi européenne sont bons, nous les approuvons mais il y a d'autres choses que nous voulons changer. Et nous prendrons le temps pour le faire. Et le Parlement aura du temps, principalement après que nous avons quitté l'Union européenne pour rectifier ce que nous voulons rectifier.' Le lancement du Brexit date tout juste d'une journée mais les grandes manoeuvres commencent déjà dans le secteur financier: le célèbre marché d'assurance du Lloyd's of London a annoncé qu'il allait ouvrir une filiale à Bruxelles. Quant à François Hollande il vient de demander à la Première ministre britannique de respecter les 'règles et intérêts de l'UE' lors des négociations de sortie.
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Les Anglais s'installent à Bruxelles. Lloyd's of London, marché d'assurance et de réassurance spécialisées, considéré comme une institution au coeur de la City de Londres, a annoncé son intention d'ouvrir une filiale à Bruxelles. Une décision justifiée par le Brexit. Lloyd's of London craint en effet de perdre l'accès au marché unique, qui pèse pour 11 % dans son activité. Our HQ will continue to remain in #London. We are only moving our #EU business to #Brussels. More info here: https://t.co/vyZfPz8gxu #Brexit- Lloyd's of London (@LloydsofLondon) 30 mars 2017 Le début de la vague de relocalisations annoncée dans le secteur de la finance. Explications de Ralf Witzler, de la Frankfurt Main Finance (association chargée de promouvoir la place financière de Francfort, NDLR) : 'les relocalisations pourraient être assez importantes, en particulier du côté des banques américaines et des grandes banques suisses qui ont des activités de courtage. C'est très compliqué. Pour les banques commerciales, déménager serait moins compliqué, ils ont une plus grande marge de manoeuvre. Pour l'activité de gestion d'actifs, c'est très rapide à relocaliser. La pression est surtout sur les grandes banques d'investissement.' Outre la finance, le secteur du transport aérien est lui aussi concerné. Les compagnies britanniques comme Ryanair et easyjet devront relocaliser leur base sociale dans l'Union et avoir une majorité d'actionnaires citoyens de l'Union pour continuer à profiter du ciel unique européen.
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Le Parlement européen a réagi après le lancement officiel du Brexit. Dans une conférence de presse commune, Antonio Tajani le président du Parlement et Guy Verhofstadt, le 'M. Brexit' du Parlement ont précisé les choses face à cette situation inédite. 'Nous ne voulons pas être ni méchants ni bons, nous voulons défendre les intérêts des citoyens. S'il faut être méchant pour défendre les intérêts des citoyens, nous serons méchants. Mais le but c'est seulement de défendre les intérêts des citoyens. Si on peut le faire sans être méchant, moi je le préfère (...) J'espère qu'on peut le faire avec politesse, avec élégance, en essayant d'etre le plus gentil possible, mais il faut voir', a déclaré Antonio Tajani. Not reaching a deal on the rights of citizens, means not reaching a deal at all #Brexit #Article50 pic.twitter.com/7t7IX6D7l5- EP President Tajani (@EP_President) 29 mars 2017 Les négociations sur les conditions de sortie de l'UE s'annoncent difficiles. Le Parlement veillera à ce que les annonces se traduisent dans la réalité et pourra user de son droit de veto. 'Si l'issue des négociations n'est pas conforme à ce qui a été dit, avec les conditions que nous avons rendues publiques aujourd'hui, oui, nous utiliserons notre droit de veto, c'est sûr', a déclaré Guy Verhofstadt, le 'M. Brexit' du Parlement européen. Let us together choose to believe in Britain with optimism and hope. And we can together build a stronger, fairer, better Britain. pic.twitter.com/QFGplzkZ7T- Theresa May (@theresa_may) 29 mars 2017
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Alors que Theresa May donnait le coup d'envoi officiel du Brexit mercredi, des manifestants faisaient entendre leurs voix devant le Parlement. On pouvait y voir une Première ministre en papier ou des citoyens muselés et attachés avec des laisses pour chiens. Certains de ces manifestants sont membres du groupe Avaaz. Ils contre un Brexit dur et demandent au gouvernement d'écouter le peuple pendant les deux années de négociations à venir.
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Le coeur en fête, ces pro-Brexit célèbrent dans un pub le divorce du Royaume-Uni et de l'Union européenne. Le coup d'envoi a été donné mercredi, neuf mois après le réferendum sur la sortie de l'Europe. La première ministre britannique Theresa May a transmis la lettre officielle de départ à Donald Tusk le président du Conseil européen. 'Margaret Thatcher avait raison. Elle nous avait averti sur les dangers de cette union politique'. Mais la voix des anti-Brexit ne s'est pas éteinte pour autant. Quelques manifestations ont été organisées devant le Parlement à Westminster. Ils sont les 48% qui ne voulaient pas quitter l'Europe et ils comptent bien continuer à le faire savoir. Le déclenchement du Brexit ouvre une période de deux ans de négociations, qui d'ores et déjà s'annoncent difficiles. Let us together choose to believe in Britain with optimism and hope. And we can together build a stronger, fairer, better Britain. pic.twitter.com/QFGplzkZ7T- Theresa May (@theresa_may) March 29, 2017
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Une lettre aux conséquences historiques a été remise ce mercredi au président du conseil européen Donald Tusk. Signée par Theresa May, elle lance officiellement le Brexit. La Première ministre britannique y affirme vouloir construire un 'nouveau partenariat étroit et spécial entre Londres et les 27'. Voici donc Londres et Bruxelles partis pour une ère de négociations complexes qui pourrait durer deux ans, selon le délai prévu par l'article 50 du traité de Lisbonne. Le Brexit sera " incroyablement complexe et désordonné " https://t.co/KOf9zUNiMs pic.twitter.com/kZbLgTuJqd- euronews en français (@euronewsfr) 29 mars 2017 Parmi les milliers de questions à soulever, il y a le solde des comptes. Les Britanniques pourraient avoir à payer des sommes colossales pour les engagements pris dans le cadre du budget européen. 'Des frais de sortie qui sont demandés par l'UE, de près de 50 milliards de livres ?' demandait ce mercredi le journaliste de la BBC Andrew Neil à la cheffe de l'exécutif. A quoi Theresa May rétorque : 'Il y a beaucoup de spéculations mais il n'y a pas eu de demande formelle, les négociations n'ont pas encore commencé'. Elle poursuit : 'Je suis très claire quand je parle des attentes du peuple britannique, mais je suis aussi très claire sur le fait que nous sommes une nation respectueuse de la loi et que nous nous plierons à nos obligations'. Sur le commerce, elle déclare : 'Ce sur quoi nous allons travailler, et ce que je pense que nous obtiendrons, c'est un accord complet de libre-échange. Nous souhaitons un libre-échange harmonieux, sans frais de douanes aux frontières'. Depuis son arrivée au pouvoir, Theresa May est accusée d'avoir des intentions trop floues concernant le Brexit. Entre d'une part son souhait de protéger les échanges commerciaux avec l'UE et sa volonté de mener à bien un 'Brexit dur' en matière de circulation des personnes : des frontières fermées et un contrôle de l'immigration. Citoyenneté après le Brexit : le casse-tête administratif ne fait que commencer https://t.co/4EjTsBPbT9 pic.twitter.com/3dSgi4NGB3- euronews en français (@euronewsfr) 29 mars 2017 A ces critiques, la Première ministre a toujours répondu qu'elle ne dévoilerait sa stratégie qu'après le lancement de la procédure officielle de divorce. Nous y voilà.
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'Le problème doit être réglé en priorité et la solution réciproque', c'est comme ça que Bruxelles et le gouvernement britannique considèrent le statut des trois millions de citoyens européens résidant en Grande-Bretagne et des 1,3 million de citoyens britanniques établis dans l'Union européenne. Car l'un des objectifs du Brexit est de couper court à la libre-circulation des personnes, européennes ou non, vers le Royaume-Uni. En Allemagne, 100 000 Britanniques sont installés. Avec l'Espagne, l'Irlande et la France, c'est là qu'ils sont le plus nombreux. Dans ce quartier berlinois de Kreuzberg, depuis 1996, se trouve une épicerie très 'British'. Sa propriétaire s'inquiète des éventuelles barrières douanières qui vont faire augmenter les prix des importations. Mais surtout, en tant que citoyenne britannique, Dale Carr cherche à obtenir un passeport allemand : 'Je serais beaucoup plus heureuse si nous l'obtenions parce qu'ici, je constate mes droits de citoyenne européenne. Je serai donc ainsi encore citoyenne européenne. Je trouve ça incroyablement important, pour mes enfants aussi.' Elizabeth Wood et son conjoint se sont installés à Berlin il y a 8 ans avec leurs filles. Elle se prépare à passer son examen de citoyenneté pour acquérir la nationalité allemande le 29 avril. La liste d'attente était de trois mois : 'J'ai décidé de faire comme ce que je faisais pour les examens à l'école et j'ai écrit les 300 questions, bon j'en suis à la moitié, des questions qui portent sur la Constitution et plus générales, on doit avoir un certain pourcentage de réussite, j'essaie juste de les apprendre par coeur !' Il faut résider depuis au moins 8 ans en Allemagne, passer un test d'allemand, démontrer qu'on ne dépend pas des aides sociales, jurer sur la Constitution, ne pas avoir de casier judiciaire, et donc potasser dur pour obtenir un passeport Allemand et ainsi conserver la citoyenneté européenne. Allemand, Dieter Wolke, l'est, mais lui habite au Royaume-Uni depuis 28 ans. Professeur de psychologie, il a une compagne britannique et des enfants. Mais il envisage de repartir en Allemagne plutôt que de continuer à se battre contre le ministère de l'Intérieur pour obtenir son statut de résident permanent : 'Soudainement, on vous dit en fait que vous êtes un citoyen de seconde zone, on vous traite comme quelqu'un dont on ne veut pas, vous n'avez plus le même statut.' Depuis 1989, Monica Obiols habite au Royaume-Uni. Espagnole, elle est mariée à un Hollandais, Jan-Diant Schreuder. Ensemble, ils ont eu deux enfants qui sont nés au Royaume-Uni. Pour eux, les démarches administratives britanniques ont été catastrophiques : 'Le formulaire est un cauchemar complet, c'était très compliqué et je l'ai eu finalement, mais malheureusement je n'ai pas donné assez d'information sur les enfants et donc leur droit de résidence permanente a été rejeté.' Depuis le référendum sur le Brexit, les demandes de résidence permanente au Royaume-Uni se sont multipliées par six. Sur les trois derniers mois de 2016, un tiers d'entre elles ont été rejetées ou déclarées nulles. Our letter sent to theresa_may about the #Article50. We cannot face another 2 years of uncertainty/anxiety, we're #EUcitizen and #UKisHome pic.twitter.com/zIszyu8uui- the3million (The3Million) 29 mars 2017
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La Bourse de Londres n'a visiblement pas été affectée par la demande officielle de divorce entre le Royaume Uni et l'Union européenne. Elle clôture même la séance en légère hausse. Néanmoins, l'incertitude liée aux négociations des termes du Brexit reste une épée de Damoclès que les investisseurs n'ignoreront pas indéfiniment estime James Hughes, analyste chez GKFX : 'de toute évidence, une grande part des risques économiques et boursiers vient du fait que c'est l'inconnu le plus total. Nous ne savons pas quelle sera l'issue. Et peu importe si les hommes politiques - de l'Union européenne ou du Royaume Uni - nous disent ce à quoi nous attendre, ou ce à quoi ils s'attendent, ou ce que pourrait être l'accord. On n'a tout simplement pas les réponses. Et du point de vue des marchés, c'est cette incertitude qui crée les problèmes'. Comme Londres, la plupart des places européennes semblent pour le moment insensibles à l'activation du Brexit. C'est le cas de Paris avec plus 0.45 % à la fermeture ou encore Francfort avec plus 0.44 %. L'indice européen Eurostoxx 50 a quant à lui bouclé la journée sur un léger gain d'un quart de point.
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Le Royaume-Uni vient de donner le coup d'envoi du Brexit. L'article 50 a été notifié et lance formellement les négociations de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Que va-t-il se passer? Comment ce divorce va-t-il se dérouler? Euronews a interrogé l'analyste Stefan Lehne de Carnegie Europe. *Euronews* : " Cela ne s'annonce pas comme un divorce facile ? " *Stefan Lehne* : " Tout d'abord la lettre donnera des indications sur les positions de négociation du Royaume-Uni, et maintenant l'Union européenne va préparer sa réponse. Il va y avoir des consultations entre les 27, il va y avoir dans quelques semaines un sommet et alors Londres aura une réponse. Les négociations en tant que telles vont commencer au début de l'été, disons en juin. Cela laisse vraiment peu de temps pour des négociations très complexes car l'article 50 définit clairement qu'elles doivent être conclues en deux ans. Donc dans deux ans le Royaume-Uni sera sorti. Mais il n'est pas certain que cela marche. Si Londres quitte sans accord, sera un désastre pour les deux parties. Et on parle seulement de la sortie. Les nouveaux partenariats, le nouvel accord commercial vont probablement prendre plus de temps, cela pourrait prendre entre 5 et 10 ans. " *Euronews* : " La Première ministre britannique a dit qu'elle négocierait chèrement le Brexit. Ici à Bruxelles et ailleurs au sein de l'Union européenne on entend des personnes qui assurent qu'il n'est pas question de choisir. Comment vont se dérouler ces discussions? " *Stefan Lehne* : " Cela va être incroyablement complexe et désordonné. Il est clair pour les États membres que le Royaume-Uni devra payer le prix de sa sortie. Avoir le beurre et l'argent du beurre sera inacceptable pour les 27. " Rester en bon terme *Euronews* : " Quel est aussi le message des institutions européennes dans ce contexte. S'agit-il de convaincre les pays de ne pas sortir de l'Union européenne? " *Stefan Lehne* : " Ce qui est intéressant c'est qu'au lendemain du référendum sur le Brexit, les enquêtes d'opinion ont montré que le soutien à l'Union européenne a progressé dans presque tous les États membres. Je crois que l'économie européenne se rétablit et je ne suis pas sûr que beaucoup de pays vont suivre le chemin de la sortie. " *Euronews* : " C'est un divorce, mais le Royaume-Uni et l'Union vont vouloir rester en bon terme? " *Stefan Lehne* : " A long terme absolument, il y a un profond intérêt. Le Royaume-Uni a beaucoup à offrir. C'est un membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, il a une politique étrangère efficace, de très bons services de renseignements, il peut apporter beaucoup à l'Europe d'un point de vue économique mais aussi en terme de sécurité. Et il y a un grand intérêt des 27 pour que ce nouveau partenariat fonctionne des deux côtés. "

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