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Après 39 ans de règne, le roi d'Espagne, Juan Carlos Ier, a signé sa dernière loi mercredi, celle permettant son abdication. Il cède le trône à son fils Felipe.
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Felipe VI de Bourbon a prêté serment au parlement, jurant fidélité à la Constitution, devant le parlement espagnol, à Madrid. Le nouveau roi d'Espagne a ensuite rendu hommage à son père Juan Carlos, qui a abdiqué en sa faveur, louant son rôle dans 'la réconciliation des Espagnols' après la dictature franquiste : 'un règne exceptionnel devient aujourd'hui partie de notre histoire, avec un héritage exceptionnel'. Felipe VI a aussi proclamé sa 'foi dans l'unité de l'Espagne', face à la montée du séparatisme catalan, promettant également une monarchie 'intègre et transparente' après les scandales ayant touché la famille royale : 'nous voulons une Espagne en laquelle tous les citoyens retrouvent la confiance dans ses institutions' et 'où toutes les formes de se sentir espagnol ont leur place', a-t-il finalement déclaré dans son discours de proclamation, devant le Congrès des députés.
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Une page de l'histoire espagnole se tourne. Le roi Juan Carlos 1er a signé sa dernière loi, celle permettant son abdication. L'ambiance était à la solennité dans l'imposante Salle des Colonnes du Palais royal de Madrid ou près de 150 personnes étaient réunies autour de la famille royale. Le chef du gouvernement conservateur, Mariano Rajoy, a ensuite ratifié cette loi qui entrera en vigueur dès sa publication au Journal officiel. Cette loi permettant l'abdication du roi Juan Carlos avait été approuvée à une écrasante majorité par les députés, le 11 juin dernier, puis par le sénat ce mardi. Aucun discours n'a été prononcé lors de cette courte cérémonie. Affaibli par les ennuis de santé et usé par les scandales qui ont entaché l'image de la famille royale, le roi d'Espagne âgé de 76 ans, laisse donc la place à son fils, Felipe. Jeudi, le prince Felipe deviendra à 46 ans, Felipe VI, nouveau roi d'Espagne. Âgée de 41 ans, son épouse Letizia, deviendra, elle, la première reine d'Espagne a ne pas avoir de sang royal. Affirmant vouloir laisser place à une 'nouvelle génération', Juan Carlos lègue à son fils la délicate mission de rénover une monarchie discréditée et de préserver une unité nationale malmenée par la poussée séparatiste en Catalogne.
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Rien ne prédestinait Letizia Ortiz Rocasolano à devenir Reine d'Espagne. Fille d'un journaliste et d'une infirmière, elle fait tout d'abord carrière comme journaliste et présentatrice à la télévision, couvrant, les attentats du 11 septembre ou encore la guerre en Irak. Une carrière à laquelle elle tourne le dos en 2003, par amour. Fiancée à l'héritier du trône, Letizia sera désormais princesse. Première roturière à monter sur le trône d'Espagne, Letizia sera aussi la première divorcée à porter la couronne. Elle a en effet été mariée moins d'un an à son professeur de littérature de 98 à 99. Le roi Juan Carlos et la reine Sofia s'opposent d'ailleurs au choix de Felipe. Mais celui-ci leur tient tête. Il épouse Letizia en 2004. Ses premiers pas de princesse sont difficiles : Letizia a du mal à séduire les Espagnols, qui lui reprochent sa froideur lors de ses apparitions publiques. Le peuple voit en elle une carriériste ambitieuse et vaniteuse. La presse à scandales se gausse de ses nombreuses interventions de chirurgie esthétique, passe au crible sa garde-robe et sa minceur. Son style de vie indépendant tranche avec l'idée que les Espagnols se font d'une future reine. A 41 ans, cette mère de deux enfants est régulièrement repérée, ici à la première d'un film, là à un concert de rock. Ce qui lui vaut le sobriquet de 'reine branchée' chez les paparazzi. Ses détracteurs n'ont de cesse de la comparer à la reine Sofia qui a su être reine 24 heures sur 24, là où Letizia n'est princesse qu'aux heures de bureau : Bourbon le jour, Ortiz la nuit. Et l'an dernier, des révélations sur un avortement qu'elle aurait subi avant d'entrer au palais ont choqué les milieux conservateurs. Certes, la nation s'émeut de sa douleur à la mort de sa soeur cadette Erika. Souffrant de dépression chronique, elle se suicide en 2007. Enceinte de son deuxième enfant, Letizia, toute de noir vêtue, s'effondre en larmes lors des funérailles. Après la naissance de Sofia, Letizia commence à assumer seule certains engagements de son choix : droits des enfants, culture, éducation. Peu à peu, elle invente une autre façon de vivre à la Cour. Elle se fait aussi un devoir de promouvoir des créateurs espagnols comme Felipe Varela. Son style impeccable rappelle celui d'une autre roturière entrée en royauté : Kate Middleton, devenue duchesse de Cambridge. Alors que la popularité de la couronne d'Espagne touche un plus bas en vingt ans, ternie par les scandales à répétition, reste à savoir si la future reine Letizia saura devenir l'atout dont le roi Felipe a tant besoin pour reconquérir le coeur des Espagnols. L'interview : Pilar Urbano, spécialiste de la famille royale d'Espagne Marta Gil, journaliste au sein de l'équipe espagnole d'euronews, a posé la question à la journaliste et écrivaine Pilar Urbano qui a consacré des années d'étude à la monarchie. Marta Gil, euronews : Madame Urbano, après 10 ans comme Princesse des Asturies, au sein de la famille royale, Letizia est-elle prête à devenir la première Reine consort à ne pas être de sang royal ? Pilar Urbano : Letizia, a fait un grand master de 10 ans de préparation, plus un an de fiançailles qu'elle a passé, sur insistance de la Reine, au palais royal de la Zarzuela. Sa majesté la reine Sofia m'a dit : 'je ne l'ai pas amenée ici pour qu'elle apprenne quoi que ce soit , même si elle a un peu appris le protocole et d'autres choses, mais pour qu'elle ouvre les yeux et les oreilles et qu'elle voie et entende dans quelle famille elle allait entrer et quel type de vie elle allait vivre.' Alors elle est prête, parce que 10 ans c'est beaucoup plus qu'un cursus civil ou que trois formations militaires ! Marta Gil, euronews : Il y a un peu moins d'un an, une grande polémique a touché Letizia après la diffusion d'images de ses sorties nocturnes en solitaire. Vous pensez qu'elle pourra continuer à profiter de sa vie d'avant quand elle sera Reine? Pilar Urbano : Bon, les sorties nocturnes sont des sorties très innocentes, parce que, ou bien elle va à des concerts de rock ou de groupes modernes, ou bien elle sort avec des amis ou bien avec son mari -elle le traîne, parce que lui est un peu casanier. Ce n'est pas une princesse du sérail, créée dans une sphère, dans une bulle antique. Elle pourra continuer et moi je pense que c'est sain. Personnellement, je pense que ce qu'ils doivent faire, c'est sortir sur le bitume. La reine me l'avait dit aussi : il faut qu'ils soient dans la rue, là où les choses se passent. Marta Gil, euronews : Donc l'image de Letizia est très différente de celle de la Reine Sofia. La comparaison est quasi inévitable, à part les origines de chacune, qu'est-ce qui, selon vous, va différencier la Reine Letizia dans cette fonction ? Pilar Urbano : Pratiquement tout. C'est bien qu'elle ne soit pas un clone. Il ne faut pas qu'elle soit une princesse clonée. Il faut qu'elle casse le style et le Prince aussi. Il ne s'agit pas que d'un relais générationnel, avec tout ce que cela implique, c'est un relais de mode de vie. Elle saura concilier, comme elle l'a fait jusqu'à maintenant, son identité de femme, qui en plus est journaliste, avec les yeux ouverts, intéressée par le monde, et briser la glace, toucher le peuple. Marta Gil, euronews : Peut-on dire qu'elle est un atout pour son mari autant que pour la monarchie comme institution, ou pas ? Pilar Urbano : Je crois que la 'plèbéisation' des monarchies aujourd'hui c'est le vaccin pour qu'elles survivent. Elles étaient restées rances, obsolètes et avec des codes caducs, dépassés. C'est nécessaire cette injection de sang rouge - tous les sangs sont rouges mais je veux dire - une injection de social dans la monarchie. C'est plus qu'un vaccin, je dirais que c'est presque un sauf-conduit et ça, on peut le voir dans toute l'Europe. Aujourd'hui les affaires d'Etat ne se résolvent plus entre les draps mais au sein des gouvernements et des parlements. Les princes et princesses ont donc le droit de choisir une femme ou un homme à leur goût et se de marier par amour de façon à garantir la stabilité dans le couple royal.
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Derrière les murs du Palais royal, même si rien ne transperce ou presque, l'effervescence règne en cette veille du couronnement de Felipe VI. Ce mercredi soir, le roi Juan Carlos doit officiellement abdiquer, et demain, ce sera au tour de son fils de prêter serment au Congrès des Députés. Un écran géant et environ 16 000 fleurs vont être disposés le long du parcours royal. Plus de onze mille drapeaux espagnols rouge et or ont été distribués aux taxis, et à la municipalité. 100 000 sont prévus pour le public. Dans les boutiques souvenirs, il a fallu faire vite pour que les tasses, assiettes, T-shirts, et autres bibelots soient produits et prennent place sur les étagères. Juan Carlos n'ayant annoncé qu'il cédait sa place que le 2 juin dernier. Les anti-monarchistes ont du mal à se faire entendre, les manifestations sont interdites dans le centre-ville. Les républicains ont déposé un recours judiciaire, contre, je cite, 'cette violation inacceptable du droit fondamental à la liberté d'expression'.
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Après le Parlement, le Sénat espagnol a voté à son tour la loi d'abdication du roi Juan Carlos, donnant ainsi son feu vert à l'avènement de son héritier Felipe VI. Le texte a reçu un très large soutien, avec 233 voix pour, 5 vote contre et 20 abstentions. Le dernier acte officiel de Juan Carlos sera ce mercredi la signature de cette loi d'abdication. A 46 ans, le prince Felipe deviendra donc le nouveau roi d'Espagne, une succession inédite depuis le retour du pays à la démocratie en 1978. Usé par les ennuis de santé et les scandales, Juan Carlos a décidé de laisser la place à une 'nouvelle génération'. La cérémonie de proclamation du nouveau souverain se déroulera jeudi devant les députés et les sénateurs et en l'absence d'invités étrangers. Des mesures de sécurité draconniennes sont déjà en place dans la capitale. Nul doute que les souvenirs à l'effigie du nouveau couple royal trouveront preneurs. Felipe et son épouse Letizia restent populaires, même si les sondages affirment que la monarchie est aujourd'hui contestée par près d'un Espagnol sur deux.
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Des gens de tous âges ont participé, à Madrid, à la réunion de Podemos, nouveau parti espagnol qui a fait une percée aux dernières élections européennes. Créé un mois auparavant, Podemos a obtenu près de 8 % des voix et cinq sièges d'eurodéputés. Issue du mouvement des 'indignés' - né en 2011 pour dénoncer les dérives de la politique et du monde de la finance - cette formation politique compte de plus en plus de membres. Ils se définissent comme des radicaux-démocrates. Podemos ne prend pas parti sur le débat entre république et monarchie, mais ses électeurs savent ce qu'ils veulent, comme Rebeca : 'jusqu'à présent, je ne me sens pas particulièrement représentée par la monarchie puisque je n'ai élu personne. Je préférerais choisir le type d'État que je veux.' L'abdication du roi Juan Carlos a relancé le débat entre monarchie et république. La Constitution espagnole mentionne la monarchie. Pour changer cela, il faudrait, entre autres, qu'un amendement rassemble la majorité des deux tiers au Parlement et au Sénat. Cela conduirait à la dissolution du Parlement et à l'ouverture d'un processus constitutionnel. Aujourd'hui, c'est tout simplement impossible. La semaine dernière, 85 % des députés ont voté en faveur de la loi qui amènera à l'intronisation de Philippe de Bourbon. Reste que Pablo Iglesias, le fondateur de Podemos, estime qu'un référendum est nécessaire : 'il ne s'agit pas d'un débat sur la forme de l'État. Il s'agit d'un débat pour savoir si les Espagnols sont majeurs et s'ils ont le droit de décider ou s'ils doivent rester sous tutelle des élites des partis qui prennent les décisions dans les salons privés des restaurants au lieu de les soumettre aux citoyens.' Du côté des partis traditionnels, les conservateurs et la grande majorité des socialistes ont resserré les rangs autour de la monarchie. 'Il y a eu en Espagne un très large consensus en 1977 pour rédiger un Constitution, celle de 1978, qui nous a permis de vivre les plus belles années de liberté, de paix et de prospérité de l'histoire de l'Espagne. Et ce consensus nous a garanti une stabilité politique sans précédent dans un pays habitué à une très grande instabilité lors des transitions entre deux régimes politiques', estime l'eurodéputé Arias Cañete, du Parti populaire (conservateur, NDLR). 'Un pays a besoin de consensus, analyse l'eurodéputé Ramón Jáuregui, du PSOE (socialiste, NDLR). On ne change pas la forme d'un Etat parce que 50 % de la population le souhaite. Pour changer la forme d'un État, il faut une structuration sociale, une très large majorité dans le pays favorable à une idée différente. Et cela n'existe pas en Espagne.' Dans la banlieue de Madrid, à Vallecas, un centre culturel local organise une 'paella républicaine'. Parmi les participants, on retrouve José Antonio Pérez Tapias, ancien député socialiste. Il appartient au courant politique de la gauche socialiste qui pense que la république est une voie crédible pour l'Espagne : 'le Partis socialiste ouvrier espagnol a une très forte identité républicaine. Et dans un débat comme celui que l'abdication du roi a suscité, nous croyons qu'il faut affirmer cette identité républicaine. Dans ce cas-là, il faut laisser la place à la possibilité d'un référendum sur la monarchie ou la république. Il faut que cela se fasse dans le cadre d'un processus constitutionnel. Dès lors, il faut un débat à la fois parlementaire et public sur cette question.' La Deuxième République fut une période de démocratisation complexe, faite de lumières et d'ombres, frustrée par le coup d'Etat de 1936 qui a plongé le pays dans trois années de guerre civile et presque quarante de dictature. L'historien Juan Pablo Fusi est revenu pour euronews sur cette période de l'Histoire espagnole : 'parmi les grandes réformes de la République, je pense à titre personnel que les plus réussies ont été celle pour accorder de l'autonomie à la Catalogne, la réforme agraire et la réforme militaire. Peut-être que la plus grosse erreur, ce qui est paradoxal de notre point de vue d'aujourd'hui, fut la politique laïque qui s'est heurtée, bien entendu, à toute l'Espagne catholique, qui était majoritaire dans le pays. Je pense qu'en 1931, pour la démocratie, le principal problème fut la monarchie. Et pourtant, la solution pour cette même démocratie en 1975-78, fut également la monarchie.' Avant l'abdication de Juan Carlos, la famille royale a vu son image écornée par le scandale de corruption du gendre du roi, mais aussi par l'épisode du safari au Botswana auquel avait participé le roi en pleine crise économique. Reste que le régime actuel ne fait pas l'objet d'un rejet total. Et on retrouve des électeurs aux opinions politiques très différentes et variées parmi les Espagnols qui souhaitent que l'Espagne reste une monarchie parlementaire. Pour autant, selon plusieurs enquêtes d'opinion publiées dans la presse espagnole, plus de 60 % des personnes interrogées pensent que tôt ou tard il faudra organiser un référendum, même si plus de 70 % pensent que Philippe VI sera un bon roi. De leur côté, les partisans de la république ne restent pas passifs. Pour rassembler et mobiliser autour de leurs idées, plusieurs groupes liés au mouvement des 'indignés' ont invité les citoyens à installer leurs propres urnes. Les bulletins de vote peuvent être téléchargés sur internet. Marcela Martinez, euronews : 'L'abdication de Juan Carlos semble avoir redoré l'image de la monarchie, qui, d'après certaines enquêtes d'opinion, compterait 20 points d'avance sur la république : 55 % contre 35 %. Mais le débat, comme on a pu le voir, n'est pas là : il s'agit davantage de pouvoir choisir par les urnes, à un moment donné, la forme de l'État désiré.'
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Journée des forces armées en Espagne, le dernier passage en revue des troupes pour le roi Juan Carlos et la reine Sofia. Le souverain, qui a abdiqué le 2 juin en faveur de son fils Felipe, était accompagné de ce dernier et de son épouse Letizia. Le prince héritier, 46 ans, devrait prêter serment le 19 juin. La crise économique et les scandales qui éclaboussent la famille royale, jugée trop dépensière, ont mis à mal la popularité de Juan Carlos, monté sur le trône en 1975 à la mort de Franco. A 76 ans, le roi à la santé défaillante compte sur son fils pour redorer le blason de la monarchie. Reste que depuis l'annonce de son abdication, les républicains donnent de la voix et réclament un référendum. Des manifestations ont eu lieu samedi dans tout le pays. Toutefois, d'après un sondage publié ce dimanche, 49% des Espagnols voteraient pour une monarchie avec à sa tête Felipe, seul 36% lui préféreraient une république.
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Des milliers d'opposants à la monarchie se sont mobilisés hier dans tout le pays et notamment ici à Madrid pour réclamer le retour à la république, au moment où le futur roi Felipe VI s'apprête à prêter serment. Une vague anti-bourbon qui ne cesse de grandir depuis l'annonce de l'abdication de Juan Carlos le 2 juin dernier. Les drapeaux de la République espagnole de 1931 à 1939 ont eux aussi envahi les rues. 'Nous voulons être des citoyens et non des sujets. Dans une république, nous pouvons demander des comptes au président et nous ne pouvons pas avec celui-ci, avec le roi Juan Carlos. Nous ne voulons pas être gouvernés par une famille corrompue comme les Bourbons. Une république, c'est moins cher', explique cette femme à Madrid. Forte mobilisation aussi en Galice alors que le Parlement espagnol doit voter une loi autorisant l'abdication de Juan Carlos. 'Aujourd'hui, nous exigeons d'avoir le droit de décider si nous voulons une monarchie ou une république et quel genre de pays nous voulons construire', affirme cette jeune femme en Galice. La prestation de serment du prince héritier Felipe devrait avoir lieu le 19 juin. Autre échéance importante en Espagne, le référendum d'autodétermination de la Catalogne fixé au 9 novembre prochain par les nationalistes.
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Le futur roi d'Espagne s'est montré ému lors de son premier discours public depuis l'annonce de l'abdication de son père. Le prince Felipe a profité hier, mercredi 4 juin, de la remise d'un prix culturel, en Navarre, pour rappeler son respect du processus parlementaire qui devrait lui permettre de monter sur le trône. 'Permettez-moi de respecter le processus parlementaire initié. Je répète ma volonté sans faille de dédier toutes mes forces, avec espérance et enthousiasme, à la tâche passionnante qui est celle de continuer à servir les Espagnols', a-t-il déclaré aux côtés de son épouse, Letizia. Les députés se réunissent la semaine prochaine pour se prononcer sur la succession du roi Juan Carlos. La majorité conservatrice et le Parti socialiste, première force d'opposition, souhaitent préserver une monarchie, mais le sentiment républicain gagne de l'ampleur.
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Le gouvernement de Mariano Rajoy a lancé le processus permettant au roi Juan Carlos d'abdiquer en faveur de son fils. Un Conseil des ministres s'est tenu ce mardi pour adopter une loi organique, le pays ne disposant pas de règles institutionnelles précises fixant la succession du monarque. Le texte devra être voté par les deux chambres du Parlement. Le futur roi 'ne sera pas couronné avant le 18 juin' a prévenu le président du Congrès des députés. Au lendemain de l'annonce surprise de cette volonté du roi d'abdiquer, les visages de Juan Carlos et de son fils étaient graves ce mardi. Tous deux en uniforme de l'armée de terre, ils ont présidé une cérémonie militaire sur le parvis du monastère de l'Escorial, près de Madrid, l'un des lieux emblématiques de la monarchie espagnole. La situation est inédite depuis la restauration de la démocratie en Espagne en 1978. Si les partis politiques favorables à la Couronne sont largement majoritaires, dans la rue, de nombreux Espagnols ont exprimé leur désir d'avoir une république. Ils étaient des milliers à Madrid lundi soir. Des partis antimonarchistes avaient appelé à manifester dans une quarantaine de villes. 'Ceux qui veulent changer les règles du jeu peuvent le faire, mais ils doivent utiliser les instruments prévus par la loi', a réagi Mariano Rajoy. Avec AFP et Reuters
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Juan Carlos a annoncé son abdication hier, lundi 2 juin, mais il faudra attendre encore plusieurs semaines avant de voir son fils, Felipe, monter sur le trône. Le monarque, symbole de la transition démocratique, a succédé au dictateur Franco, et la Constitution actuelle ne prévoit pas d'abdication. Les ministres se réunissent aujourd'hui pour approuver un projet de loi qui devra permettre au nouveau souverain de prêter serment. 'Il faut faire une loi organique, qui n'a pas été rédigée ces dernières années parce que ce n'était pas prévu. Habituellement, la succession se fait pour des raisons naturelles, et pas en raison de la volonté manifestée par le roi d'abdiquer. Il faut donc créer cette loi, le gouvernement doit en élaborer le projet puis le remettre aux deux chambres du Parlement pour un débat au Congrès et au Sénat', explique Luis Aguiar de Luque, professeur en droit constitutionnel à l'Université de Madrid. Avec cette abdication, la famille royale espère sans doute faire oublier les scandales, de détournement de fonds notamment, qui l'ont éclaboussé. Scandales qui ont jusqu'ici épargné le prince héritier.
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