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La vitesse avec laquelle la technologie s'impose dans nos vies nous oblige à réinventer nos méthodes de travail qui se retrouvent bouleversées. Dans cette édition de Real Economy, nous nous rendons en Allemagne où le gouvernement mène une grande réflexion sur les emplois du futur. Chez Audi, près de Munich, l'avenir est déjà là avec une production largement automatisée. La Commissaire européenne à l'emploi, Marianne Thyssen, nous présente par ailleurs, les efforts de l'UE en la matière dans le cadre du 'Pilier européen des droits sociaux. Il est clair que la technologie nous simplifie la vie dans un monde qui ne semble jamais s'arrêter. L'automatisation fait baisser les coûts dans la production et réduit la pénibilité, mais elle soulève une question cruciale : les robots finiront-ils par occuper tous les emplois ? Et comment contribuerons-nous encore à nos sociétés et nos économies ? La manière dont nous travaillons connaît une progression constante depuis le début de la révolution industrielle au XVIIIe siècle. Celle-ci s'est traduite par l'automatisation, la production de masse, des suppressions de postes, puis la hausse de la demande mondiale, les créations d'emploi et l'essor des classes moyennes. Nous en sommes aujourd'hui à une quatrième révolution dans l'industrie et le travail et nous faut décider si nous laissons nos peurs de côté et si nous voulons passer à une prochaine étape. Risque élevé d'automatisation pour 9% des emplois Sept Européens sur dix ont besoin de compétences numériques dans leur travail. Un sur trois n'en a aucune et la moitié des Européens qui ont des postes peu qualifiés n'utilisent pas ces technologies. D'après l'OCDE, 9% des emplois ont actuellement, un risque élevé d'automatisation dans les pays développés et un sur quatre devrait être radicalement bouleversé par les nouvelles technologies sous l'effet d'une hausse de la productivité du fait de la robotisation. La hausse annuelle de la productivité passerait ainsi de 0,8% à 1.4% dans les cinquante prochaines années. Reste que quatre entreprises sur dix ne trouvent pas les personnes dotées des compétences adéquates pour occuper les nouveaux emplois. La formation est essentielle pour les quatre millions de jeunes Européens au chômage et les salariés à temps partiel comme ils ont moins l'opportunité de se former par rapport à ceux à temps plein. Ceux qui n'ont aucune compétence numérique gagnent 8% de moins que ceux qui en ont. Ce sont les pays qui n'ont pas investi dans ce domaine qui risquent le plus de perdre des emplois du fait des bouleversements technologiques. L'Allemagne invente ses emplois de demain Le gouvernement fédéral allemand a présenté un livre blanc baptisé Travailler 4.0. Un document qui regroupe des propositions très diverses sur le temps de travail, les profils d'emploi, la négociation collective avec l'idée que la technologie n'attend pas. 'Work4.0'? In Germany, it's part of the 'Digital IntegratedEconomy' and the Future of Work.#InnovationGermany https://t.co/d21BoBuw0d- GermanEmbassyAUS (@GermanyInOz) 6 octobre 2016 Comme nous l'explique notre reporter sur place Damon Embling, dans un contexte d'automatisation et de numérisation croissante, Berlin entend répondre aux besoins de la population active de demain, une génération qui souhaite avoir plus de choix et de flexibilité bien loin des horaires classiques de bureau. L'usine tentaculaire d'Audi au nord de Munich produit 600.000 voitures chaque année. Mille robots interviennent sur chacune. Et des projets de numérisation renforcée, de réalité virtuelle et d'impression métallique 3D sont déjà dans les cartons. A la clé, aucune suppression de poste parmi les 44.000 salariés sur place d'après Jochen Haberland, vice-président du groupe en charge des ressources humaines. 'Il y aura d'énormes changements dans la manière de travailler, reconnaît-il avant d'ajouter : Mais au final, nous aurons besoin de tous nos employés, exactement comme aujourd'hui.' Nous découvrons sur le site des plateformes inventées par une start-up qui bien qu'elles se déplacent à la vitesse d'un escargot, devraient permettre d'augmenter encore la productivité de l'usine en acheminant les composants jusqu'aux différentes unités de travail à la différence des lignes de production classiques. Fabian Rusitschka, PDG de la start-up Arculus à l'origine de leur conception, nous explique : 'Imaginez un centre commercial avec 50 magasins : dans une ligne de production, vous devez passer devant tous les magasins. Là, on vous amène uniquement dans ceux où vous avez besoin de quelque chose, vous avez plus vite fini,' souligne-t-il. Flexibilité, meilleur équilibre entre vie personnelle et professionnelle Le livre blanc du gouvernement plaide notamment pour un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Ce qui favorise les performances de l'entreprise et la fidélisation des salariés, dit-on chez Audi. 'Les postes de travail ont déjà fait l'objet d'une très forte numérisation, en particulier dans les bureaux évidemment, indique Jochen Haberland. On a aussi mis en place le travail à distance et aujourd'hui, on instaure des horaires flexibles au sein des roulements dans le cadre d'un projet pilote,' insiste-t-il. D'après les experts en entreprise, le changement social s'annonce révolutionnaire dans la mesure où nos rythmes de vie s'accélèrent. 'Je ne pense pas que tout le monde soit déjà prêt, il s'agit d'une transition lente, estime Patrick Heitmeyer, consultant indépendant. Mais à mesure que la technologie progresse et qu'on en prend conscience, affirme-t-il, je crois que ce sera une transition rapide au final et que cela va vraiment changer la donne.' Les employeurs attirés par les gains de productivité offerts par la technologie devront s'assurer que leurs salariés aient les compétences nécessaires et puissent sans cesse les réactualiser. Work 4.0: How Germany is shaping the future of work Silke Breimaier FES_GB IPPR https://t.co/ouWRrippUX- LSE Business Review (@LSEforBusiness) 22 mars 2017 La question cruciale de la formation Dans toute révolution, il y a des gagnants et des perdants : bien sûr, des postes semi-spécialisés et aux tâches répétitives seront perdus. Mais ce peut être aussi une occasion de se former pour prétendre à un emploi plus qualifié. À Bruxelles, c'est le rôle de Marianne Thyssen, Commissaire européenne en charge de l'emploi, avec d'autres partenaires de trouver comment rendre cette transition possible. Maithreyi Seetharaman, euronews : 'Quels postes et quels secteurs seront les plus touchés ? Et que dire des travailleurs les plus âgés ?' Marianne Thyssen, Commissaire européenne à l'emploi : 'Actuellement en Europe, il y a 232 millions de personnes qui occupent un emploi. Il n'y en a jamais eu autant. Quant aux emplois de l'avenir - mais on pourrait dire d'aujourd'hui et de demain -, 90% d'entre eux nécessiteront un certain niveau de compétences numériques. Or on constate que plus de 40% de la population active européenne n'est pas assez compétente en la matière. Donc il y a beaucoup à faire de ce point de vue. On demande aux gens de rester plus longtemps sur le marché du travail, donc on doit faire en sorte qu'ils puissent y rester ! Premièrement, on doit évaluer les compétences que les gens ont. Deuxièmement, on doit déterminer quel est le parcours qui leur correspond individuellement pour qu'ils puissent progresser et pour qu'ensuite, ils fassent la preuve de leurs nouvelles connaissances, mais c'est aussi réalisable pour les gens - disons - de mon âge !' Highestemploymentleveleverrecordedin the EU in Q4 2016: 232.9 million employed#Eurostat https://t.co/QUTuDRFw09 pic.twitter.com/D8VAD14aFR- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 15 mars 2017 Maithreyi Seetharaman : 'La robotique, l'intelligence artificielle... Tout cela fait craindre une aggravation des inégalités économiques. Comment l'éviter ?' Marianne Thyssen : 'On doit s'assurer que les personnes qui travaillent le font dans de bonnes conditions - également dans le nouveau secteur du numérique - : par exemple, ceux qui travaillent pour des plateformes internet : quel statut ont-ils ? Qui les protège ? Sont-ils indépendants ? Ce n'est pas clair ! On doit aussi faire en sorte qu'ils bénéficient d'un système de sécurité sociale, qu'ils y contribuent, un système qui puisse leur donner droit à certaines prestations s'ils remplissent les conditions.' 'De nouvelles formes de travail qu'il nous faut définir' Maithreyi Seetharaman : 'Quels genres de changements structurels seront nécessaires selon vous ?' Marianne Thyssen : 'On prépare la publication du contenu du pilier des droits sociaux : il y aura des principes et des valeurs qui pourront servir de cadre de référence. Ce cadre permettra d'examiner les performances des politiques sociales et en matière d'emploi aussi bien nationales qu'européennes.' Maithreyi Seetharaman : 'Quel est le principal obstacle et comment le surmonter ?' Marianne Thyssen : 'Il y a les employeurs, les salariés, les indépendants. Mais il existe de nouvelles formes de travail qu'il nous faut définir, auxquelles il faut donner une place dans notre système de protection sociale et notre économie et cela va demander une réorganisation des structures des Etats membres et nous pouvons apporter notre aide au niveau européen.' Maithreyi Seetharaman : 'Qui est la responsabilité de préparer l'avenir ? Les individus eux-mêmes, les gouvernements, les décideurs politiques, les employeurs ?' Marianne Thyssen : 'On en a tous la responsabilité ! Nous devons nous adapter et prendre nos responsabilités, mais il revient aux dirigeants politiques, à ceux qui ont le pouvoir politique, de créer un environnement qui rende cela possible.' Withthe fastdevelopmentof new techologies,weneedto help people master digital skills:thisisone of the prioritiesof ourSkillsAgenda pic.twitter.com/bRgF1u8wqe- ValdisDombrovskis(@VDombrovskis) 23 mars 2017
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Avec: Emmanuel Lechypre, éditorialiste BFM business. Laurent Vronski, directeur général d'Ervor. Et Christian Saint-Etienne, économiste. - Les Experts, du lundi 18 juillet 2016, présenté par Stéphane Soumier, sur BFM Business.
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Darty est la première enseigne de distribution en Europe à avoir introduit des robots sur ses surfaces de vente. Après Nao qui a été introduit en 2014, l'enseigne poursuit l'expérience avec sa grande soeur Pepper. Dès demain, ce robot sera présent dans le magasin Darty situé place de la République à Paris. Sa particularité: créer un lien affectif en accrochant les clients du regard. Deux robots Pepper accompagneront donc ces derniers dans leurs achats. Pour le moment, son rôle se limitera à les accueillir et à les orienter dans le magasin. Il s'agit en effet d'une phase de test. Selon Olivier Godart, directeur du e-commerce de Darty, l'objectif est de voir son interaction avec les clients, de sorte que la visite du magasin devienne une expérience. - Good Morning Business, du jeudi 16 juin 2016, présenté par Stéphane Soumier, sur BFM Business.
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Les robots sont de plus en plus rapides, de plus en plus intelligents, de plus en plus bavards pour certains mais sont-ils vraiment utiles ? Le thème a été abordé à Innorobo, le grand salon de la robotique qui vient de se tenir à Paris. Les cobots (un acronyme pour robot collaborateur) ont pu apporter des éléments de réponse. Ainsi Sawyer qui à terme devrait pouvoir tester des circuits, faire de la maintenance sur des machines et d'autres tâches jusque là inimaginables pour des automates. Jérôme Laplace, PDG, Humarobotics : 'Je crois qu'à l'avenir pour les cobots ce sera d'être de plus en plus efficaces, de plus en plus faciles à programmer. L'idée ce n'est pas d'avoir un seul robot au même endroit pendant des mois, mais des robots qui effectuent de nombreuses tâches en un jour.' Les robots peuvent aussi aider les humains à accomplir des tâches difficiles et astreignantes. RB 3D est une société parisienne qui a développé un exo squelette Exo Push. Un homme équipé d'un harnais et d'un capteur qu'il va tenir dans la main va ainsi voir sa force décupler. Olivier Baudet, directeur du développement RB 3D : 'Un ouvrier peut avoir à remuer 35 tonnes par jour. C'est très important non ? Donc avec cette machine on peut multiplier sa force par 10, l'ouvrier ne devra donc porter que 3,5 tonnes ce qui est très bon pour lui. En fin de compte il sera moins fatigué et capable de plus travailler tout au long de la journée.' Cet autre prototype a été conçu pour aider des gens avec des handicaps. Le bras robotique s'appelle Jaco 3 Fingers. Il a été créé par une société canadienne pour réaliser des tâches simples jusque là accomplies par des aides. Son rayon d'action est de 70 centimètres et il peut accomplir 16 mouvements différents... tout en douceur. François Boucher, Kinova Robotics : 'Imaginez que vous vous trouvez dans un fauteuil roulant motorisé et que vous ne pouvez qu'à peine bouger une main. Avec ce bras vous allez pouvoir manger vous même, boire sans avoir obligatoirement recours à une tierce personne qui vient chez vous pour vous faire à manger.' Voici Grillbot, on comprend vite que ce robot a été particulièrement conçu pour les amateurs de barbecue. Normalement tout est entièrement automatique. Une unité centrale de contrôle gère les mouvements, la vitesse et la direction des brosses. Ethan Woods, son créateur dit en avoir déjà vendu 80 000. Il revient sur son idée de base dans le meilleur d'un télé achat. Ethan Woods : 'J'ai des amis qui venaient manger, je préparais le barbecue et en soulevant le couvercle j'ai vu que la grille était sale et que ma brosse était cassée. Donc plutôt que de revenir en ville pour m'acheter une nouvelle brosse je suis allé dans mon garage j'ai pris ma perceuse fixé une brosse dessus et j'ai commencé à nettoyer la grille. Et je me suis dit alors 'mais pourquoi n'ai je pas simplement à appuyer sur un bouton pour faire ça ? Pourquoi est ce que je dois rester ici pour faire ça ?' Mais le petit monde des robots et autres cobots ne manque pas de susciter quelques inquiétudes. On pense notamment à l'adaptation du marché du travail, toujours plus lente que les développements techniques et technologiques... Certaines expertises parlent d'une perte de 5 millions d'emplois d'ici 2020 dans les principales économies mondiales.
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Il y a quelques mois, Google cherchait à se débarrasser de sa filiale Boston Dynamics qu'elle avait acquise en 2013. Cette société, qui fabrique des robots humanoïdes fascinants et inspirés du monde animal que certains trouvent effrayants, nuit à l'image de Google. Selon le magazine Tech Insider, Toyota serait en lice pour racheter cette entreprise spécialisée dans la robotique. - Une chronique présentée par Simon Tenenbaum, spécialiste média à BFM Business, pour Tech & Co, du lundi 30 mai 2016.
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Le Val d'Aoste, dans les Alpes italiennes. 'C'est ici que sont expérimentés des robots conçus pour venir aider les gens en difficulté dans un milieu hostile', explique l'envoyé spécial d'euronews, Philippe Mathieu. Cette expérimentation s'inscrit dans le cadre d'un projet européen, appelé SHERPA ('Smart collaboration between Humans and ground-aErial Robots for imProving rescuing activities in Alpine environments'). > Sit internet du projet (anglais seulement) : cliquer ici Ces robots s'inspirent d'animaux alpins : les guêpes, les faucons, les ânes. Avant d'en arriver là, il a fallu trois ans de recherches réparties entre les 10 partenaires (7 universités, deux sociétés et une association), tous liés aux systèmes cognitifs et à la robotique. Le chef d'orchestre et coordinateur du projet SHERPA est le professeur Lorenzo Marconi de l'université de Bologne. Dans son équipe, figurent Foresta de l'Université de Brême (Allemagne), Jonathan de l'Université de Naples (Italie) ou encore Michele de l'Université de Bologne (Italie). Et puis il y a le professeur Patrick Doherty, directeur de recherche à l'Université de Linköping (Suède). 'L'idée de départ, c'est de développer des systèmes, des systèmes robotiques, capable d'aider les équipes de secouristes, des secouristes dans les Alpes, ou ailleurs en Europe', explique-t-il. Le professeur Doherty et son équipe veillent sur les HAWKS. Il s'agit de deux petits hélicoptères capables d'embarquer une charge utile de 30 kilos comme des scanners, des caméras thermiques ou plus simplement de l'eau ou des vivres. Des avions modèles réduits font aussi partie du projet. Ce jour là, dans des conditions de vents forts, on éprouvait les automatismes. Localiser les randonneurs égarés Les secouristes, comme ici les Soccorsi Alpini, suivent de très près l'évolution du projet. Adriano Favre est le responsable des secours dans le Val d'Aoste. 'L'un des gros problèmes, c'est quand on doit retrouver des randonneurs ou de simples promeneurs qui se seraient égarés, explique-t-il. Pour les localiser, dans de grands espaces, il faut déployer un grand dispositif de secours, en hommes et en matériel. Pouvoir compter sur une assistance technique, cela devrait beaucoup nous aider. On ne sera plus forcément obligé de suspendre des recherches à cause de la nuit, ou quand la visibilité est très mauvaise. Dans ces cas là, un hélicoptère ne peut pas voler. Un drone, lui, le peut.' Cela vaut pour un drone, mais aussi pour ces petits hélicoptères développés au Japon il y a déjà une quinzaine d'années pour l'agriculture. Au départ pilotés à distance, ils prennent désormais leur autonomie. 'Les systèmes ne sont pas totalement commandés par des hommes. Le rôle des hommes, c'est de définir la mission, de définir la zone d'intervention et de dire au robot : 'c'est cette zone qui est intéressante et qu'il faut aller étudier'. On appuie ensuite sur un bouton, et c'est le robot qui va automatiquement aller étudier la région indiquée.' Prof. Patrick Doherty On imagine tout l'intérêt d'un tel dispositif dans le cas, par exemple, d'un crash d'avion comme celui de German Wings il y a un an dans un site des Alpes françaises très difficile d'accès. Reste que l'automatisation a des limites que ne veulent d'ailleurs pas franchir les chercheurs. '_Notre objectif, ce n'est pas de remplacer les hommes, les secouristes, mais c'est de les aider dans leur travail. Avec le projet SHERPA, l'homme est au centre. Le secouriste reste le cerveau du système, un cerveau occupé. Il est central car il a l'expérience qui, à ce jour, fait défaut aux machines.' Professeur Lorenzo Marconi SHERPA travaille aussi sur des robots terrestres destinés à ravitailler les drones. Nul doute que dans un futur proche, les secouristes vont pouvoir disposer de nouvelles recrues.
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La youtubeuse Simone Giertz nous montre sa dernière création : un robot qui vous sert votre petit déjeuner ...
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Les nouveaux chariots élévateurs sont complètement autonomes. Comment voient-ils ? Comment peuvent-ils s'orienter et éviter les obstacles? Dans un entrepôt de Bilbao, au nord de l'Espagne, un étrange ballet robotisé est en cours. Un seul chariot pèse 8 tonnes, et peut transporter de très lourdes charges, sans pilote à bord. Vittorio Cavirani, ingénieur chez Electtric80: 'Ils avancent grâce à un laser, qui mesure les différentes distances à l'intérieur des murs de l'entrepôt. Ces mesures donnent au robot sa position dans l'espace. Ainsi, les machines peuvent emprunter différents chemins, de façon très précise, au millimètre près. C'est un véritable défi pour permettre à plusieurs machines de se déplacer de manière autonome dans un espace donné comme celui-ci. Ils doivent calculer leurs parcours, leur vitesse, de façon très sûre. La sécurité est un enjeu fondamental.' Les ingénieurs ont mis au point des systèmes de capteurs qui permettent aux robots de comprendre leur environnement, pour qu'ils puissent suivre un chemin déterminé, en évitant les collisions. Cela suppose une très bonne coordination. Cesare Fantuzzi, ingénieur à l'Université Modena et Reggio Emilia: 'A bord il y a différentes sortes de capteurs qui surveillent s'il y a des personnes autour du robot. En-haut, il y a un capteur de navigation. Nous avons également deux caméras ominidirectionelles, et le système de contrôle à l'intérieur de la machine. Il gère tous les mouvements de la machine, et le chemin à emprunter. Il est connecté aux systèmes centraux de commande avec un signal WIFI.' La grande nouveauté de ces prototypes, c'est une vision efficace. Des scanners et des caméras en 3D permettent, aux chariots élévateurs automatisés de voir autour d'eux, dans toutes les conditions de lumière, pour éviter les obstacles, garantir la sécurité des travailleurs et gérer les différentes trajectoires. Avant de trouver un système de perception efficace , les scientifiques ont dû faire face à un certain nombre de défis, surtout les conditions d'éclairage. Kay Fuerstenberg, ingénieur et coordinateur du projet de recherche Ag/Pan-Robots: 'Les conditions d'éclairage dans les entrepôts représentaient un défi majeur. Il y a beaucoup de lumières différentes. Pour les caméras c'est une difficulté. Mais avec les scanners laser qui sont indépendants de la lumière, nous pouvons obtenir des résultats beaucoup plus fiables, et nous pouvons mieux travailler.' Les chercheurs réfléchissent maintenant à la destination de ces machines, qui pourraient aider tout le secteur industriel européen. Une phase de développement de ces machines va durer un à deux ans. Ensuite, ces produits pourront être proposés à la vente. Le marché est énorme, même si aujourd'hui, les chariots automatisé représentent aujourd'hui seulement 1% du total des ventes dans le monde. www.pan-robots.eu
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Nous sommes à Sasebo dans la région de la préfecture de Nagasaki dans le sud de l'archipel. Dans cet hôtel, dès la réception, vous êtes accueillis par un robot. Un autre s'occupe de vos bagages jusqu'à la chambre. Si vous vous rendez à la conciergerie, vous aurez la surprise d'être reçu par un robot-dinosaure. Cet établissement s'appuie aussi sur d'autres innovations comme la reconnaissance faciale qui permet d'entrer dans sa chambre sans clé.
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Qu'est-ce qu'un robot parallèle à câbles ? Comment fonctionne-t-il et quelles sont ses applications potentielles ? Dans ce laboratoire de recherche des environs de Montpellier dans le Sud de la France, une expérimentation unique en son genre est en cours. Un robot 100 % automatisé s'exerce à manipuler une aile d'avion factice grâce à un jeu de câbles, comme nous l'explique Marc Gouttefarde, chercheur en robotique (CNRS-LIRMM) : 'Les câbles sont des organes flexibles qui ne peuvent que tirer la plateforme et pas la pousser. Et donc évidemment, un des défis est de garder tous les câbles tendus. Le principe de base est très simple. Par contre, évidemment, quand on souhaite atteindre un certain nombre de performances, c'est-à-dire : aller vite, soulever lourd ou être précis, c'est là, où les difficultés vont apparaitre et c'est là, où il faut des mathématiques en fait, aussi bien pour la conception de la machine que pour sa commande.' Ce prototype a été conçu dans le cadre du projet de recherche européen CABLEBOT. Objectif : développer une nouvelle génération de robots reconfigurables à même de déplacer de lourdes charges dans un espace de travail plus vaste qu'à l'accoutumée. Le point avec Mariola Rodríguez, ingénieur industrielle à Tecnalia et coordinatrice du projet CABLEBOT : 'Ce robot, par exemple, se compose de 4 colonnes qui soutiennent l'ensemble de la structure. Il pourrait n'y avoir que 3 colonnes et l'écartement entre celles-ci pourrait aussi être différent. L'aspect modulable de ce robot permet de jouer avec la plateforme mobile. La forme de notre robot est cubique, mais elle pourrait tout aussi bien être trapézoïdale. Les câbles pourraient également être directement attachés à la charge que l'on veut bouger.' Cédric Baradat, ingénieur robotique à Tecnalia : 'Ici, sur cette plaque, on s'est adapté à la pièce, c'est-à-dire que c'est une pièce plane et on a calculé le meilleur positionnement des câbles pour pouvoir manipuler la pièce dans les 3 translations et les 3 rotations de l'espace, de manière à ce que l'on ait la meilleure amplitude possible et que l'on puisse travailler avec la plus grande sécurité possible dans tout le volume de travail.' Ce type particulier de robot parallèle utilisant des câbles serait, en effet, capable de déplacer des charges 10 fois plus lourdes que les robots industriels classiques. De quoi intéresser divers secteurs d'activité à commencer par la logistique et le BTP. José Ignacio Olmos, directeur général de Vicinay Cemvisa : 'Ces robots sont des outils complémentaires aux grues, aux treuils et autres systèmes de levage et de manutention existants. Ils sont très précis dans leurs mouvements et peuvent aisément bouger des objets de grande taille, comme des éléments de structure par exemple.' Il aura fallu 3 ans de travail à ces chercheurs pour mettre au point ce robot à câbles et son système ultra sophistiqué de commande numérique. Mais pas question d'en rester là, estime Marc Gouttefarde : 'Actuellement, on travaille à l'obtention d'une meilleure précision. Une deuxième évolution, c'est de tester des machines de plus en plus grandes. Parce que quand on monte en échelle, il y a des problématiques qui apparaissent et qui n'apparaissent pas forcément à plus petite échelle. Et notre principal objectif étant de développer des machines qui sont utilisées à grande échelle dans l'aéronautique, la construction, la construction navale, ce genre de secteurs.' Selon Mariola Rodríguez, le développement de ce nouveau robot serait un sérieux atout pour la compétitivité des industriels européens : 'L'Europe a besoin de maintenir sa production industrielle sur place et ne pas délocaliser vers des pays où la main d'oeuvre est meilleur marché. Mais pour cela, on doit réduire nos coûts de fabrication. La robotisation de la production industrielle est donc au coeur de la compétitivité européenne.' La commercialisation d'un robot parallèle à câbles comme celui-ci pourrait intervenir d'ici à 2 ans.
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Comment aider les racines des plantes à puiser l'eau et les nutriments plus efficacement ? Pour le savoir, suivez ce robot dans Futuris. Ce robot fait en effet partie d'un mécanisme complexe développé afin de dévoiler les secrets du blé et d'autres types de cultures. Cultivés sur un sol enrichi en eau et en nutriments, ces échantillons de blé sont ensuite transportés dans une salle équipée d'un énorme scanner tomographique à rayons X informatisé. Le point avec Malcolm Bennett, spécialiste des plantes à l'Université de Nottingham (Royaume-Uni) et coordinateur du projet 'FUTUREROOTS': http://www.cpib.ac.uk/research/projects/futureroots/ : 'Depuis dix mille ans, on s'intéresse essentiellement à la partie aérienne, c'est-à-dire visible des plantes. Or, nous voulons obtenir des cultures qui absorbent les nutriments et l'eau plus efficacement. Et pour cela, il faut aussi observer attentivement la croissance des racines. Nous voulons donc révéler la moitié cachée des plantes.' Dans ce laboratoire de l'Université de Nottingham, au Royaume-Uni, différents scanners permettent aux chercheurs d'étudier, dans le temps, le développement de l'architecture racinaire de diverses espèces de plantes. La technique est la même que celle utilisée en matière d'imagerie médicale comme nous l'explique Craig Sturrock, spécialiste du sol à l'Université de Nottingham (Royaume-Uni) : 'En 5 ans, le temps de réalisation d'un scanner est passé d'une heure à 10 minutes. Si on peut encore réduire ce temps, alors nous aurons une vision encore plus dynamique du processus de croissance des racines.' Les images obtenues avec ces scanners permettent de créer des modèles informatiques. Objectif : reproduire avec précision la façon dont les racines poussent dans différents sols et dans différentes conditions d'humidité souterraine, précise Tony Pridmore, informaticien à l'Université de Nottingham (Royaume-Uni) : 'On arrive maintenant à voir de multiples racines sur le même cliché. Il nous faut ensuite séparer ces racines pour pouvoir observer comment elles interagissent entre elles dans le sol. On dispose aussi de séquences d'images qui permettent d'examiner comment les racines poussent. Nous analysons aussi le cliché pour localiser l'eau et les poches d'air présentes dans le sol. Ce qui nous permet d'étudier les interactions entre la structure du sol et la croissance des racines.' Des modélisations qui ont donc permis à ces scientifiques de confirmer certaines de leurs hypothèses formulées dans le cadre du projet de recherche européen 'FUTUREROOTS', à commencer par la possible corrélation entre la forme d'une racine et sa capacité à absorber l'eau et les nutriments. Craig Sturrock : 'Nous avons découvert que dans des conditions d'humidité faible, les racines latérales ne se développent pas aussi bien que dans des conditions d'humidité plus élevée. Grâce à ces images, on comprend comment ces racines se développent d'un point de vue moléculaire. Et en associant ces données aux mécanismes moléculaires, on arrive à cerner la façon dont se développent les cultures et ainsi à tirer un meilleur profit des sols ayant un faible degré d'humidité.' L'objectif final consiste à identifier, dans le système racinaire, les caractéristiques et les gènes responsables de l'absorption de l'eau et des nutriments. De quoi faciliter à terme la mise au point de nouvelles cultures plus versatiles et plus performantes, selon Stephanie Smith, microbiologiste à l'Université de Nottingham (Royaume-Uni) : 'On connaît déjà l'auxine. Cette hormone végétale joue un rôle déterminant dans l'enracinement des plantes. Vous pouvez donc avoir une racine très longue et très étroite ou bien une racine ramifiée très large. Mais nous voulons en savoir davantage. Par exemple, comment les nutriments présents dans le sol sont absorbés. Ou bien quelle quantité d'eau, exactement, est puisée par la racine.' En plus d'améliorer le rendement des cultures, ces travaux pourraient aussi contribuer à la protection de l'environnement, notamment en rationalisant l'utilisation d'engrais agricole. Malcolm Bennett : 'Actuellement, une plante n'assimile que 40 % de l'engrais pulvérisé sur elle. Ce qui veut dire qu'une quantité importante de cet engrais va se retrouver dans le sol, s'il n'est pas absorbé par la plante. Il va alors polluer les eaux souterraines. Donc, notre objectif est de réduire le niveau de déperdition des nutriments et à l'inverse, d'augmenter le niveau des nutriments capturés par les plantes.' Pour y parvenir, une seule solution : renforcer la coopération interdisciplinaire entre spécialistes du sol - ou pédologues -, mathématiciens, chimistes, informaticiens et autres biologistes.
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Blessé par balles lors d'un braquage qui a mal tourné, Erik Sorto est paralysé. Cela fait maintenant dix ans qu'il ne peut plus profiter des plaisirs simples de la vie, comme de boire seul une bonne bière. Mais aujourd'hui, grâce à ce nouveau bras artificiel contrôlé par la pensée, tout pourrait changer. Développé par des scientifiques de l'Université de Californie du Sud, le bras artificiel fonctionne en lien avec le cortex pariétal postérieur, la partie du cerveau qui contrôle l'intention de faire un mouvement. Erik Sorto, volontaire : 'Je pense au bras artificiel robotique, je ferme les yeux, et je commence à imaginer le bras, et ce, que je veux faire.' Les chirurgiens ont implanté deux petites électrodes dans le cerveau d'Erik. Les électrodes son connectées aux ordinateurs qui permettent de décoder les influx du cerveau et envoyer les instructions à la machine. Après son opération, Erik Sorto s'est beaucoup entraîné pour apprendre à se servir du bras. Les scientifiques ont été très surpris de voir qu'il avait réussi à tout maîtriser en une seule journée. Charles Liu, neurochirurgien : 'Aujourd'hui, nous avons une toute nouvelle interface cerveau-machine de contrôle qui ouvre la voie au développement de tout un tas de nouvelles technologies, technologies qui donneront aux personnes qui ont souffert de blessures neurologiques la capacité de devenir plus indépendantes qu'actuellement. ' En implantant des neuro-prothèses dans une partie du cerveau qui ne contrôle pas le mouvement directement, mais l'intention de mouvement, les chercheurs ont fait une avancée scientifique significative en ouvrant la voie à de bras artificiels plus fluides dans leurs mouvements.
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Kirobo est de retour au Japon après un séjour dans la Station spatiale internationale. Il devient ainsi le premier robot a avoir dialogué dans l'espace et être allé aussi loin de la Terre, deux records inscrits dans le livre Guinness.
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Anthony Morel présente, dans sa chronique Culture Geek, le film "Imitation Game" qui se concentre sur un homme peu connu du grand public, le Britannique Alan Turing, l'un des pères fondateurs de l'informatique moderne. Mathématicien, cryptographe de génie, c'est lui qui a trouvé le code d'Enigma, l'outil utilisé par les nazis pour coder leurs messages. La "machine de Turing", créée en 1936, pose les bases de ce qui deviendra l'ordinateur. Et dès les années 50, il s'intéresse à l'intelligence artificielle. Décédé en 1954, il reste aujourd'hui une figure incontournable du XXe siècle. Le prix Turing, remis chaque année, est considéré comme le prix Nobel de l'informatique. La légende veut même que le logo d'Apple soit une référence à la pomme imprégnée de cyanure ingérée par Turing pour mettre fin à ses jours. En réalité Steve Jobs s'est plus probablement inspiré de la pomme de Newton, mais qu'importe, le mythe Turing est plus vivant que jamais.
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Frédéric Simottel présente, dans sa chronique Culture Geek, une sélection des robots présentés au salon Ceatec. Découvrez le robot imbattable au ping pong. Il ressemble à une mante religieuse et ne manque aucun coup droit, ni revers. Les amateurs d'animaux de compagnie ne manqueront pas le nouveau robot humanoïde conçu par Toshiba, plus vrai que nature. Quant aux fans du film Jurassic Park, ils apprécieront le robot dinosaure, grandeur nature et pilotable à partir d'un smartphone. Les enfants apprécieront eux les poupées robots qui dansent sur une balle. La performance technologique pour que ces petits êtres tiennent en équilibre est assez remarquable. Enfin, découvrez l'accessoire ultime pour les barmans: le capteur de regard. Il scanne les yeux des clients pour reporter ensuite derrière le bar les regards que ces derniers portent sur les boissons mises à leur disposition.
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Anthony Morel présente, dans sa chronique Culture Geek, des robots capables de remplacer les humains. Créé en Corée du Sud, Pibot est le premier robot capable de piloter un avion et s'entraîne sur un simulateur de vol. Avec ses mains, il active les boutons et le manche à balai du cockpit reconstitué. Un algorithme de vision lui permet de repérer les marquages au sol et d'optimiser son atterrissage. En Asie, on commence à voir des restaurants entièrement robotisés, où les commandes sont passées par des automates de forme vaguement humaine. Panasonic teste de son côté des robots coiffeurs, capables de scanner votre boîte crânienne pour optimiser votre shampoing. Une entreprise de Hong Kong a carrément nommé un robot à son conseil d'administration. Au Japon, des robots ont pour mission de présenter les infos. Ces humanoïdes sont capables de parler de façon fluide et de lire des textes.
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En cas de danger, les drones civils peuvent aujourd'hui apporter une aide précieuse : certains de ces véhicules sont capables de ramasser et de déplacer des objets ou de construire des structures simples en totale autonomie. En Espagne, par exemple, des ingénieurs participant à un projet de recherche européen baptisé ARCAS testent cette nouvelle technologie. Imaginons que nous devions récupérer un objet dans une zone contaminée : l'engin sans pilote élaboré par cette équipe de l'Université de Séville peut reconnaître sa cible, la ramasser et la rapporter. 'Nous avons intégré le contrôle du bras de manipulation au contrôle de l'aéronef lui-même,' nous explique Aníbal Ollero Baturone, professeur en ingénierie des systèmes et automatisations au sein de la fondation andalouse FADA-CATEC et coordinateur du projet ARCAS. 'Il est nécessaire,' poursuit-il, 'de contrôler les deux choses en même temps et le robot évalue sa position grâce à un GPS et une caméra.' Ces outils lui permettent de savoir exactement où il se trouve, de détecter des objets, puis d'interagir avec eux. 'Dernièrement, on a fait des progrès considérables en matière de drones,' insiste Guillermo Heredia, professeur de robotique et de contrôle automatique à l'Université de Séville. 'On s'est principalement concentré sur les utilisations liées à la collecte de données : les engins disposent de caméras et peuvent prendre des images par exemple,' précise-t-il avant d'indiquer : 'mais ces trois ou quatre dernières années, de nouveaux usages sont apparus dans le domaine de l'interaction avec les objets.' Concevoir des robots volants capables de ramasser et de transporter une cargaison reste un défi ambitieux : il leur faut un centre de gravité qui peut se déplacer pour contrebalancer la charge, ainsi qu'un bras très précis et léger. Miguel Ángel Trujillo Soto, chercheur en avionique à la FADA-CATEC, nous présente l'un des prototypes : 'cet aéronef est unique au monde parce qu'il est muni de ce bras articulé à six degrés de liberté,' dit-il, 'ce qui permet de maintenir la main dans une position fixe même si le robot bouge.' Le dispositif comprend également un volet d'analyse sur ordinateur : 'le système (que nous avons développé),' précise Miguel Ángel Trujillo, 'permet d'enregistrer ce que le robot perçoit autour de lui, mais aussi sa manière de voler, de détecter et de manipuler des objets.' L'équipe travaille également sur la coopération en vol de plusieurs drones : ils échangeraient des informations afin d'effectuer une tâche ensemble. 'Parmi les applications possibles, il y a le contrôle et la maintenance dans l'industrie, le transport de robots terrestres dans des zones inaccessibles, la construction de plateformes pour évacuer des personnes en cas d'urgence,' énumère le coordinateur du projet ARCAS, Aníbal Ollero Baturone. 'Mais il en existe beaucoup d'autres comme les missions spatiales de maintenance des satellites,' conclut-il.
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Ils s'appellent Nao, Sami ou Buddy et seront peut-être bientôt vos meilleurs amis. Ce sont des robots, ils font le ménage, aident les personnes âgées et présentent même désormais les journaux télévisés. Bientôt, les robots vont envahir de plus en plus notre quotidien.
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On vous parle ce soir d'un secteur qui ne connaît pas la crise, celui de la robotique où les entreprises françaises sont très performantes. Le marché devrait peser plus de 100 milliards d'euros d'ici 15 ans. Les robots vont envahir de plus en plus notre quotidien.
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Dans la région de Pise en Italie, des scientifiques s'inspirent de la nature pour concevoir un nouveau type de robots qui n'a rien à voir avec le monde de la science-fiction. Dans le cadre d'un projet de recherche européen baptisé Plantoid, ils travaillent sur des racines robotisées dotées des mêmes propriétés que leurs équivalentes naturelles. Leur conception a d'abord nécessité de mieux comprendre comment les plantes se développent dans le sous-sol et la tâche était loin d'être aisée, souligne la coordinatrice du projet, la biologiste Barbara Mazzolai, de l'Institut italien de Technologie. 'Les racines évoluent dans un environnement très complexe, en profondeur dans le sol,' indique-t-elle, 'elles doivent exercer une forte pression pour pousser et elles croissent à partir de l'extrêmité par le biais de ce qu'on appelle l'osmose. Elles gagnent en masse en puisant dans l'eau du sol, en absorbant des éléments et en rejetant des matières et des cellules mortes,' poursuit-elle, 'en même temps, elles produisent une sorte de mucus qui favorise leur croissance et leur déploiement sous terre.' Les chercheurs ont ensuite dû concevoir un mécanisme permettant au robot de s'enfoncer profondément dans le sol. Ce qui revient à lui faire créer sa propre masse à partir d'une matière artificielle. 'Dans la nature, les racines se développent par ajout de matière, donc on essaie d'imiter cela en mettant au point ce qu'on a appelé 'un système de croissance,' explique Ali Sadeghi, ingénieur mécanique au sein du même Institut. 'On alimente le robot avec des filaments artificiels grâce auxquels il peut construire sa propre structure et pénétrer dans le sol, donc l'objet est capable de construire son propre corps,' précise-t-il. Les racines robotisées élaborées par l'équipe réagissent comme dans la nature, à des stimuli : elles évitent des obstacles ou des sols riches en métaux lourds tout en cherchant activement des nutriments ou de l'eau. 'On reproduit ces déformations tout à fait caractéristiques de deux manières : premièrement, on utilise des fluides électro-biologiques - ce sont des fluides qui deviennent plus ou moins visqueux en fonction de la charge électrique que l'on applique -,' détaille Barbara Mazzolai avant de poursuivre : 'deuxièmement, on fait se déformer le robot en superposant des matières plus ou moins artificielles sur ses flancs.' Pour se repérer dans le sous-sol, les prototypes sont aussi munis de capteurs sophistiqués, fabriqués à partir de matériaux souples et résistants. 'Ces capteurs ont été conçus pour décoder et interpréter les informations provenant de l'environnement et d'objets extérieurs,' précise Lucia Beccai, ingénieur électronique. 'Les capteurs 'savent' quand quelque chose les touche et peuvent évaluer la pression et les forces auxquelles ils sont soumis,' dit-elle. Les scientifiques ont en tête des applications audacieuses comme un robot flexible, capable de pousser et donc, ajustable qui pourrait être utile dans la chirurgie du cerveau par exemple : il pourrait remplacer les instruments rigides et invasifs existants. 'Notre plus grand défi,' déclare Edoardo Sinibaldi, ingénieur en aéronautique, 'c'est de réussir à mettre au point un instrument chirurgical capable de pousser qui soit très petit. Le problème,' ajoute-t-il, 'c'est que ces outils petits et flexibles peuvent s'avérer moins efficaces et peu adéquats pour réaliser certains gestes ; donc dans le futur, nous devrons élaborer un instrument qui soit à la fois, flexible et plus rigide.' D'autres débouchés sont possibles en matière d'exploration spatiale et de détection dans le sous-sol, de nutriments, minéraux, pétrole ou encore mines anti-personnel.
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Nous sommes à Porto, dans le nord du Portugal. Ici, des ingénieurs testent leur projet de recherche européen. Ils ont développé des drones sous-marins qui communiquent entre eux en utilisant des signaux acoustiques. Chiara Petrioli, professeure en Science informatique de l'Université de Rome 'La Sapienza', coordinatrice du projet Sunrise : 'Ce que vous voyez là, ce sont des robots sous-marins capables de communiquer et de coopérer entre eux, créant ainsi ce qu'on appelle 'l'Internet of underwater things', un réseau mondial d'objets intelligents sous-marins interconnectés. C'est un nouveau concept qui permet à différents appareils, comme des capteurs ou des robots, d'échanger des informations. Cela ouvre une nouvelle perpective dans la surveillance des océans, des lacs et des rivières.' Un groupe de robots peut par exemple sonder les fonds sous-marins à la recherche d'objets perdus ou de fuites de produits chimiques. Ensemble, ils peuvent récolter un maximum d'informations sur un accident en un temps record. 'La communication acoustique est très proche du langage humain. Les robots se parlent sous l'eau en utilisant une gamme de fréquences qui va de la voix humaine à un spectre acoustique inaudible pour nous', explique Ricardo Martins, chercheur en logiciel embarqué de l'Université de Porto. Les sous-marins transmettent leurs données à un centre de contrôle sur terre. Leurs positions exactes et certains indicateurs environnementaux, comme la température ou la composition chimique de l'eau, s'affichent sur les écrans. Roberto Petroccia, chercheur en Science informatique de l'Université de Rome 'La Sapienza' : 'Il y a plusieurs véhicules opérant simultanément dans la zone, et on peut tous les contrôler d'ici. Nous leur donnons des instructions comme 'aller d'un point A à un point B' et nous surveillons leurs déplacements presqu'en temps réel. Nous utilisons une fréquence acoustique quand ils sont sous l'eau ou radio en surface.' Les boîtiers étanches des sous-marins leur permettent de plonger à 100 mètres de profondeur. Selon leur mission, ils peuvent être configurés pour collecter, enregistrer et transmettre différents types de données. 'En plus du modem acoustique qui permet au sous-marin de communiquer sous l'eau, il est équipé de capteurs environnementaux et d'un système informatique qui lui permet de naviguer sous l'eau, de batteries qui lui permettent d'avoir 8 heures d'autonomie et de modules de communication satellite et radio', explique Ricardo Martins. Crucial pour les opérations de recherches et de sauvetage, un sonar lui permet de détecter des objets. L'un d'eux a déjà permis de retrouver un conteneur perdu dans les eaux du port de Porto. Lino Antunes, chef du département d'urgences du port de Porto : 'De tels appareils servent principalement à trois choses. Primo, la sécurité des ports, secondo, la surveillance environnementale, ce qui est très important pour nous, tertio l'inspection des bateaux à quai dans le port.' Des océans aux rivières, ces mini-sous-marins peuvent travailler là où il est trop risqué ou trop cher d'envoyer des plongeurs. Le monde du silence, c'est 71 % de la surface de notre Terre. Selon Chiara Petrioli, 'la découverte de volcans sous-marins, de sites archéologiques, la protection des côtes, de nos infrastructures, de nos ports, cette technologie va nous permettre d'avoir une nouvelle et profonde connaissance de notre monde. Et c'est essentiel pour l'avenir de l'humanité.'
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Un robot, créé à l'origine en Allemagne, a été " formé " par les chercheurs de l'EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne, Switzerland) pour attraper toute une variété d'objets aux formes diverses et variées en moins d'un 500ème de seconde. Le bras robotique qui mesure 1,5 mètre dispose de cinq articulations et d'une main de quatre doigts. Il peut attraper différents objets qu'on lui lance. Des caméras lui permettent de créer un modèle à base de trajectoires, de modèles, de vitesse et de rotation. Ashwani Shukla est chercheur à l'EPFL : 'Nous avons appris au robot à atteindre un objet, à partir de nombreuses directions différentes, et en même temps nous lui avons appris la coordination dont il a besoin entre le bras et les doigts pour attraper un objet et nous avons rassemblé les données, appris les modèles qui vont aider le robot à prévoir un déplacement optimal et couronné de succès pour se saisir d'un objet pour l'atteindre mais aussi pour refermer ses droits doigts sur lui.' Et une des premières applications de ce bras agile et rapide et bien c'est l'espace tout ce qui y tourne. Aude Billard, professeur à l'EPFL : 'Imaginons maintenant que ce robot est installé sur un satellite et qu'il traque les débris et alors qu'il les observe pendant leur rotation il peut estimer leur vitesse et l'endroit où ils se trouveront peu après. Il adaptera alors son orientation pour se positionner afin de pouvoir attraper les objets et les rapporter sur terre.' Le bras robotisé peut être très précis. En effet durant les quelques millisecondes de l'approche de l'objet, il peut corriger sa trajectoires pour une capture de très haute précision.
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À l'intérieur de l'ISS, la Station spatiale internationale, le spationaute japonais Koichi Wakata a dit au revoir à un collègue inhabituel, un robot nommé Kirobo. Leur conversation, datant de mardi, a été filmée. 'Kirobo, je suis désolé que nous ne retournions pas ensemble sur Terre', a lancé Koichi Wakata, qui est rentré ce mercredi sur notre planète. 'Ne t'inquiète pas, je suppose qu'il n'y a pas assez d'espace pour moi', lui a répondu Kirobo.'
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 Un homme montre la main robotique, petit bijou de technologie, qui lui a été posée à la suite d'un accident de voiture lui ayant fait perdre sa main.  
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On l’appelle Wildcat, c’est la dernière créature quadrupède développée par la société américaine Boston Dynamics. Wildcat est dérivé d’un précédent robot atteignant la vitesse de 47...
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A Zürich en Suisse, des chercheurs travaillent sur un engin qui n’a rien d’un OVNI, mais peut sembler étrange. Dans le cadre d’un projet baptisé Airobots qui bénéficie du soutien de...
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Plus d’un millier de robots joueurs de football et de fans de cette compétition un peu particulière ont déferlé sur Eindhoven, la mecque néerlandaise de la technologie, pour participer à cette édition de la RoboCup. Bien plus qu’un simple divertissement, les matchs de foot de robots préfigurent le...
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Dans une usine japonaise établie prés de Tokyo, on fabrique les pièces de trieurs de billets de futures caisses enregistreuses. La particularité est que la ligne d’assemblage a été confiée à des humanoïdes. Ces robots travaillent de jour comme de nuit. Ils doivent compléter, et non remplacer, le...
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