Yassine Belattar dissèque l'actualité sur Radio Nova avec son complice Thomas Barbazan. Distille ses réflexions piquantes sur la politique, la religion, la société en publiant des vidéos sur les réseaux sociaux. Et sera à la rentrée au théâtre avec son spectacle, "Ingérable".

TéléObs : Attentats, immigration, religion Vous pratiquez un humour très offensif ...

Yassine Belattar. J'ai commencé sur la radio Générations avec le Comte de Bouderbala, Thomas N'Gijol, Fabrice Eboué. J'appartiens à une famille de comiques qui a plus envie de dénoncer que de se raconter. Parler de moi ne m'intéresse pas. Alors je me vois encore moins occuper un espace artistique pour raconter des banalités sur ma vie personnelle. D'autres le font très bien.

Mais pour parler de soi quand le Front national est à plus de 30 % au second tour de la présidentielle, il faut quand même être à côté de ses pompes...

Vous puisez, pourtant, dans votre expérience quand vous évoquez, par exemple, le racisme...

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- Je viens de banlieue et d'une famille populaire. Le fait qu'un président de la République assiste à un de mes spectacles [François Hollande est venu au Bataclan le 4 mai dernier, NDLR] intrigue encore, voire, pour certains, inquiète. Or, tant que les gens s'en étonneront, j'estimerai avoir échoué. Je me considère comme l'exact opposé des humoristes qui font du stand-up communautaire. Monter sur scène pour dire : "Ce n'est pas facile parce que je suis arabe", non merci. En revanche, être issu de cette communauté me donne une légitimité pour aller plus loin dans le diagnostic. Que chacun, les femmes, les musulmans, les juifs..., voit la réalité à travers son prisme, c'est pour moi la preuve de notre échec. Je ne crois pas qu'un rebeu ou un...
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