READ IN THE USA. L'auteur d'"Une colère noire" publie ses chroniques sur les années Obama. C'est très intéressant.

Harlem, février 2007. Un chômeur de 31 ans pousse la porte de l’agence pour l’emploi, il vient de perdre son troisième job en sept ans. Springfield, Illinois, février 2017. Un sénateur de 45 ans annonce sa candidature à la présidence des Etats-Unis. Les deux hommes ont un point commun: Barack Obama et Ta-Nehisi Coates viennent d’entamer leur ascension phénoménale.

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A quoi ressemble un président noir raconté par un intellectuel noir? A un récit très personnel. On en voit déjà qui tiquent: «intellectuel noir»? Est-ce qu’on parle d’intellectuels blancs? Coates assume. Il se rêvait en nouveau James Baldwin, écorché vif et révolté de génie, on l’a rangé dans la case «intello noir». «L’intellectuel public noir n’a pas besoin d’être sage, écrit-il, mais il a intérêt à avoir des réponses», des solutions à la «question des noirs». Et la «question», pour lui, s’est résumée à un nom propre: Obama. D’où venait-il, que voulait-il, que pouvait-il – allait-il changer l’Amérique blanche, émanciper l’Amérique noire et panser les blessures raciales?

Dès le début, le fils d’activiste, qui a grandi à Baltimore pendant l’épidémie de crack, est fasciné:

Je n’avais jamais vu un homme noir comme Barack Obama. Il parlait aux blancs avec un langage nouveau, comme s’il leur faisait réellement confiance et qu’il croyait en eux.

Comme des millions d’autres Américains, il tombe sous son charme et se laisse...

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