Chaque année, le Forum réunit des intellectuels et des artistes pour réfléchir à une question de portée philosophique. Après le rire, l’amour ou l’héritage, il explore cette année le thème de la peur. Suivez les débats en direct sur Le Monde.fr.

« Peur de quoi ? », telle est la question à laquelle devront répondre des philosophes comme Jean-Pierre Dupuy, Céline Spector, Emilie Tardivel, Yves-Charles Zarka, des historiens comme Patrick Boucheron, Alain Corbin, Jean-Baptiste Fressoz, Elisabeth Roudinesco, des metteurs en scène comme Christophe Honoré et Daniel ­Mesguich, ou encore le circassien Fragan Gehlker.

Trois jours durant, du vendredi 10 au dimanche 12 novembre, intellectuels et artistes décortiqueront nos peurs au Palais des congrès et de la culture du Mans, devant un public d’un millier de personnes largement composé de lycéens, dans un esprit de transmission et de pédagogie.

La leçon inaugurale sera prononcée par l’historien Patrick Boucheron :

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« On a toujours raison de se révolter, mais on peut parfois avoir tort de ne pas avoir peur. C’est bien ce que tentait de crier Bertolt Brecht de 1935 à 1938 dans Grand-peur et misère du IIIe Reich à tous ceux qui avaient le tort de ne pas s’alarmer davantage, car ils ne comprenaient pas qu’il y a une catastrophe qui n’est pas d’irruption soudaine mais de continuation irrésistible, si évidemment prévisible que plus personne ne songe à la prévenir. Tocqueville nommait inquiétude cette paralysie de la volonté démocratique, une peur diffuse et vague, incapable de désigner l’objet du péril. Il suffit de la ressentir pour commencer à obéir à tous ceux qui se targueront de vous faire consentir à un pouvoir...
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