Le gouvernement canadien fait le gros dos et les critiques pleuvent. Le premier ministre, en voyage officiel en Asie du Sud-Est, a pour sa part absout son ami Stephen Bronfman à distance.

Tandis que « l’affaire Bronfman », révélée dimanche 5 novembre par le Consortium international des journalistes d’enquête (ICIJ), continue de faire l’objet de critiques virulentes à la Chambre des communes, de nouvelles révélations touchent la Banque de Montréal et deux jeunes millionnaires canadiens. Le premier ministre canadien, en voyage officiel en Asie du Sud-Est depuis lundi, a pour sa part absout son ami Stephen Bronfman à distance. L’ancien trésorier de sa campagne électorale et actuel chef de financement du Parti libéral a été identifié par l’ICIJ en lien avec un trust dans les îles Caïman, ayant utilisé des moyens douteux pour éviter de payer des impôts au Canada, ce que l’intéressé a démenti lundi.

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La Banque de Montréal (BMO) est désormais sur la sellette. D’après Radio-Canada/CBC, membre de l’ICIJ, de hauts dirigeants de cette grande banque privée canadienne ont modifié, selon les « Paradise Papers », des règles de gouvernance – réduction de membres de CA – pour pouvoir conserver une filiale aux Bermudes en 2013. BMO a acquis en 2011 Lloyd George Management (LGM), une société d’investissement en Asie, immatriculée aux Bermudes avec une adresse au cabinet d’avocats Appleby. La banque a reconnu que LGM n’avait « aucun client actif » aux Bermudes mais affirme avoir mis en place « une surveillance pour assurer le respect des lois ».

Radio-Canada/CBC ont par ailleurs publié jeudi deux...

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