Le gouvernement vénézuélien a accusé samedi le président américain Donald Trump de vouloir mettre en péril la stabilité de l'Amérique latine avec sa "menace téméraire" d'une "option militaire" face à la crise qui secoue le pays.

Le gouvernement vénézuélien a accusé samedi le président américain Donald Trump de vouloir mettre en péril la stabilité de l'Amérique latine avec sa "menace téméraire" d'une "option militaire" face à la crise qui secoue le pays.

"La menace téméraire du président Donald Trump vise à entraîner l'Amérique latine et les Caraïbes dans un conflit qui perturberait, de manière permanente, la stabilité, la paix et la sécurité de notre région", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza, lisant un communiqué au nom du président socialiste Nicolas Maduro.

Le texte rejette "de la façon la plus catégorique et ferme les déclarations inamicales et hostiles" du dirigeant américain.

"Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire", a indiqué vendredi Donald Trump.

Lors d'une déclaration retransmise par la télévision d'Etat VTV, le ministre Jorge Arreaza a lancé un appel aux "membres de la communauté internationale (...) pour qu'ils expriment leur condamnation la plus claire et sans équivoque face à cette dangereuse atteinte à la paix et à la stabilité du continent".

L'installation d'une Assemblée constituante, décriée par l'opposition comme une tentative d'instaurer une "dictature communiste", a augmenté la tension dans les relations entre Caracas et Washington, qui n'ont plus d'ambassadeurs respectifs depuis 2010.

Début août, les Etats-Unis ont infligé, des sanctions directes au président vénézuélien qu'ils ont qualifié de "dictateur", une mesure extrêmement rare contre un dirigeant en exercice.

M. Arreaza a souligné que les paroles de M. Trump étaient survenues "seulement un jour après" la demande par M. Maduro d'une "conversation personnelle" avec son homologue, par téléphone ou en personne lors de l'assemblée générale de l'ONU en septembre, à New York.

La Maison Blanche avait répondu dans un communiqué que "le président Trump parlera volontiers avec le dirigeant du Venezuela dès que la démocratie sera restaurée dans ce pays".

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Le Venezuela est secoué par sa pire crise politique depuis des décennies, avec des manifestations ayant fait 125 morts et des milliers de blessés en quatre mois, mais le président Nicolas Maduro, dont les manifestants exigent le départ, reste sourd aux pressions internationales.

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