Ils sont une vingtaine, des femmes et quelques hommes, dans une salle d'armes à Paris. Ils ne veulent pas dire qui ils sont. Pour se reconstruire,..

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Ils sont une vingtaine, des femmes et quelques hommes, dans une salle d'armes à Paris. Ils ne veulent pas dire qui ils sont. Pour se reconstruire, l'anonymat est essentiel et le masque de l'escrimeur est là pour ça. Ils ont de 20 à 70 ans. Tous ont été victimes de violences sexuelles dans leur enfance. Ils vivent avec ce lourd traumatisme depuis toujours. A raison de quatre heures d'atelier d'escrime par mois à l'initiative de l'association Stop aux violences sexuelles, ils se réunissent une arme à la main, un masque sur le visage et une panoplie d'escrimeur protectrice sur le dos pour exprimer leurs peurs, leurs angoisses, les frustrations. « En escrime, on combat une personne qui porte aussi un masque. On peut penser à n'importe qui », explique la docteur Violaine Guérin, responsable de l'association et ancienne présidente d'un club d'escrime. Beaucoup projettent l'image de leur agresseur en utilisant une arme qui est le prolongement de leur corps meurtri : le sabre. Qui mieux qu'un champion olympique de cette discipline pour expliquer aux patients comment utiliser l'arme pour que la thérapie soit efficace ? Maître d'armes et kiné par ailleurs, Boris Sanson ne fabrique pas de futurs champions. Il reconstruit des vies avec l'aide de psychothérapeutes. « Le travail dans le corps et le transfert avec l'escrime sont hyper-intéressants, note le champion olympique. Il y a la protection mais aussi le principe de l'attaque-défense avec des terminologies...
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