Les écoles de commerce, en quête de notoriété mondiale, s’uniformisent pour gagner les meilleures places dans le classement du « Financial Times ».

« Dans les années 1980, on regardait le nombre de désistements entre HEC, Essec, l’ESCP et l’EM Lyon, se souvient Pascal Morand, directeur de l’ESCP Europe entre 2006 et 2012 et professeur émérite à l’école parisienne. On se moquait de ce qui se passait ailleurs car la concurrence s’arrêtait à la France. Aujourd’hui, tout le monde est nerveux à la veille de la sortie du “ranking” du Financial Times sur les business schools européennes. Dans un monde où tout ce qui est valorisé doit être mesuré, c’est le nouveau cogito : je suis “ranké”, donc je suis. On ne peut pas y échapper… »

C’est dire l’influence qu’ont gagnée les classements des écoles de gestion, qui se sont multipliés depuis les années 2000, à commencer par ceux du quotidien britannique de référence. Chaque année, de plus en plus d’écoles se font classer : en 2007, le FT citait 40 écoles sur leur master de management.

Une offre à la fois riche et uniforme

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Dix ans plus tard, il en liste 102. D’aucuns parlent de « parkerisation », par analogie avec l’uniformisation du vin pour obtenir la meilleure note de l’œnologue américain Robert Parker. Signe des temps : l’ESC Dijon vient de se rebaptiser Burgundy School of Business (BSB), pour, dit-elle, impulser « un modèle original et différent de business school, entièrement tourné sur l’étudiant et reconnu par les accréditations internationales ».

Il faut dire qu’avec 13 500...

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