Condamné par la justice russe, Yoann Barbereau est rentré jeudi soir à Nantes, après un périple rocambolesque de 8.000 kilomètres et 14 mois de clandestinité.

On en sait désormais un peu plus sur la cavale rocambolesque du Français Yoann Barbereau. Cet ancien directeur d'Alliance française, est revenu ce vendredi 10 novembre sur sa fuite pour échapper à la justice russe. L'occasion pour lui d'attaquer au passage "la lâcheté" de la diplomatie française. Mais des zones d'ombres persistent sur cette affaire hors du commun.

Arrivé jeudi soir à Nantes, après une cavale de 8.000 kilomètres depuis Irkoutsk en Sibérie, le fugitif s'est expliqué avec force détails au cours d'une conférence de presse de plus d'une heure et demie à Nantes.

En fuite depuis septembre 2016, il avait été condamné par contumace en décembre 2016 à 15 ans de camp à régime sévère par la justice russe pour des actes sexuels sur sa fille, ce qu'il a toujours nié. Il affirme avoir été victime d'un complot, avec preuves fabriquées. Une technique traditionnelle inventée par le KGB qui porte un nom : "kompromat". 

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Chemise noire et écharpe blanche à rayures rouges, il a raconté sa fuite à l'aide de l'application de covoiturage Blablacar ("je me suis fondu dans le paysage, je voyageais avec des Russes") puis la traversée de la frontière à pied et de nuit pendant une dizaine d'heures. "J'ai croisé des loups dans la forêt", a-t-il assuré devant des journalistes et des proches.

Aidé par "un ami russe"

Très remonté contre le Quai d'Orsay, il a brocardé la "lâcheté" des diplomates, ciblant particulièrement l'ancien...

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