Passer à autre chose, avant même la ratification des ordonnances sur le droit du travail. Alors que ça tangue à la CFDT et chez FO, qui ont fait le choix de discuter de la réforme plutôt que de s’y opposer par principe, Emmanuel Macron veut mettre très vite le sujet derrière lui. Il invite les leaders syndicaux et patronaux à l’Elysée, dès le 12 octobre, pour ouvrir les chantiers de l’assurance-chômage, de la formation et de l’apprentissage. Point commun de ces dossiers : il ne s’agit plus de demander aux actifs des sacrifices plus ou moins consentis, au nom de l’intérêt général. Ils peuvent au contraire espérer, cette fois, en profiter individuellement, avec l’extension de la couverture chômage aux démissionnaires ou aux indépendants, ou un accès facilité à la formation pour les salariés et les chômeurs. Après l’effort, le réconfort ? Après la flexibilité, la sécurité, en tout cas.

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Encore faudra-t-il que ce message parvienne aux principaux concernés. Car, entre l’exécutif et eux, s’intercalent des strates intermédiaires. S’attacher à doper l’apprentissage, c’est susciter la méfiance de l’Education nationale...
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