La pièce "Baignade interdite" s’efforce de convaincre les Bretons du danger que représentent la prolifération des algues vertes, conséquence de l'utilisation d'engrais chimiques.

Pendant longtemps, les algues vertes ont figuré dans les journaux à la rubrique "environnement". Puis, quand l'"affaire" Morfoisse, ce chauffeur breton possiblement empoisonné par leurs émanations toxiques, a éclaté en mai 2017, la problématique est passée aux "faits-divers". Désormais, la rubrique "culture" pourrait bien les accueillir, car les algues vertes sont le sujet d'une pièce de théâtre qui sillonne toute la Bretagne et qui a pour titre "Baignade interdite".

La Bretagne est concernée au premier chef par ce fléau : une partie de ses côtes est souillée par des tonnes de matières verdâtres qui, en pourrissant au soleil, dégagent de l'hydrogène sulfuré (H2S). Ce gaz toxique a tué de manière "hautement probable" (dixit l'Agence nationale de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, Anses) 36 sangliers et 3 ragondins dans l'estuaire du Gouessant, au cœur de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) en 2011, deux chiens en 2008, et peut-être trois personnes entre 1989 et 2016.

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"Il a respiré les algues vertes, c'est ça qui l'a tué"Pourtant les autorités sanitaires locales continuent de faire plus ou moins la sourde oreille. Pourquoi ? Parce que ces algues, on le sait depuis un rapport scientifique de 1977 confirmé par un autre de 2012, sont la conséquence des pratiques agricoles bretonnes. Plus précisément, de l'usage d'engrais chimiques qui, se déversant dans la Manche, font proliférer démesurément...
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