Les cinq principaux candidats à l’élection présidentielle ont débattu lundi soir en étant particulièrement cléments envers Emmanuel Macron, figure montante dans les sondages, et sans particulièrement évoquer les affaires.

A situation inédite, débat inédit. Jamais une telle confrontation entre candidats à la présidentielle n’avait eu lieu avant le premier tour. Mais à cinq, malgré plus de trois heures de direct, il n’est pas sûr que les Français qui l’auront suivi y voient plus clair dans cette campagne pleine de rebondissements tant une foultitude de thèmes auront été abordés, en quelques minutes parfois.

Première singularité de ce débat : alors que la campagne a été émaillée de scandales judiciaires dans une proportion jamais vue lors d’une présidentielle, la question des affaires a été à peine effleurée. Au grand soulagement sans doute de François Fillon et de Marine Le Pen, tous deux aux prises avec la justice.

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Autre constat : alors que l’on aurait pu s’attendre à ce que les quatre autres candidats concentrent leurs attaques sur Emmanuel Macron, figure montante de ce combat, il n’en a rien été. Le leader d’En marche, s’est effacé tout seul. Discret sur les questions de société, un peu plus alerte sur l’économie, l’emploi et la fiscalité, des dossiers qu’il maitrise mieux, il n’est sorti de sa réserve que pour répondre aux attaques de Marine le Pen ou de celles de Benoit Hamon sur son rapport à l’argent.

Les orateurs avantagés

Plutôt à l’aise dans la riposte, il l’a moins été dans l’explication de son projet. Emmanuel Macron semble avoir été prisonnier de son positionnement, ni à droite ni à gauche,...

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