Enfants gâtés de la République, nos députés ? Plutôt que le niveau de leurs rémunérations, "ce sont leurs privilèges et indemnités annexes qui posent problème", estime l'historien Jean Guarrigues.

"Si je suis élu, je me mettrai au Smic et je ferai gérer la réserve parlementaire par un jury populaire", promet François Ruffin, dans son programme de candidat aux législatives dans la Somme. Lorsqu'il a reçu le César du meilleur documentaire pour "Merci Patron", le réalisateur a à nouveau taclé les hauts salaires du Palais Bourbon.

En plein PenelopeGate et à trois mois des élections législatives, la rémunération de nos députés fait irruption dans les débats. "Un député a besoin de 9.000 euros net par mois" pour éviter la tentation de la corruption, assurait ainsi la semaine dernière l'ex-député socialiste Julien Dray dans "Le Point". Une petite musique reprise par son confrère de l'UDI Charles de Courson qui dans "Le Parisien" du 10 mars veut croire qu'augmenter les parlementaires "est la seule façon de leur assurer un niveau de vie décent".

Publicité
"Modifier ces salaires pourrait aboutir à un effet inverse de celui désiré", met cependant en garde l'historien et politologue Jean Guarrigues, qui juge plutôt que "ce sont les privilèges et indemnités annexes des parlementaires qui posent problème". "Mais dans les moments de crise sociale comme ceux-là, on observe une volonté d’égalité qui se cristallise sur les élus. Et le Penelope Gate a cristallisé cela sur le niveau de rémunération", admet l’auteur d'"Elysée Circus", paru aux éditions Thalandier en 2016. Que disent les faits ?

Démocratiser la...

Lire la suite sur L'Obs
Recevez gratuitement la newsletter quotidienne d’information de L'OBS

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

Publicité