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Washington ralentit à nouveau le retrait de ses troupes d'Afghanistan. 8.400 soldats américains resteront mobilisés sur place jusqu'en 2017, a annoncé le président Barack Obama, qui s'était engagé jusqu'à présent à maintenir 5.500 hommes seulement sur un petit nombre de bases. Mais face à la menace des talibans, le président des Etats-Unis estime que 'les forces afghanes ne sont pas aussi fortes qu'elles devraient l'être', et qu'elles encore besoin de l'expertise de l'armée américaine : 'En tant que président et commandant en chef, je ne laisserai pas l'Afghanistan être utilisé comme un repaire pour terroristes pour attaquer encore notre nation. Les missions restreintes, qui sont assignées à nos forces, ne vont pas changer. Elles resteront centrées sur le soutien des forces afghanes et la lutte contre les terroristes.' Les quelque 9.800 soldats américains stationnés aujourd'hui en Afghanistan ont essentiellement une mission de conseil et de formation. Toutefois, le mois dernier, Washington s'était résolu à accorder davantage de manoeuvre à ses troupes pour intervenir dans les combats contre les talibans. Une décision alors saluée par Kaboul, qui peine face à une insurrection islamiste déterminée. Avec AFP
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En Ukraine, les séparatistes pro-russes affirment avoir entamé ce mardi le retrait des armes lourdes, l'un des principaux points de l'accord Minsk 2. Ce retrait, impossible à vérifier pour le moment, était retardé par la poursuite des combats, notamment dans la ville de Debaltseve, tombée depuis aux mains des rebelles. Edouard Bassourine, le commandant adjoint des forces armées de la République autoproclamée de Donetsk, a fait le point sur les opérations en cours : 'Le retrait des armes a débuté dans quatre villes : Debaltseve, Horlivka, Donetsk et Telmanove, ce qui ne veut pas dire que ce retrait a lieu simultanément dans les quatre villes. Par exemple, en ce moment, il y a un bombardement à l'aéroport de Donetsk.'' Les deux camps s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu. Pour l'armée ukrainienne, pas question pour le moment de retirer les armes tant que les séparatistes n'auront pas mis fin à leurs attaques, notamment autour du port stratégique de Marioupol, considéré par beaucoup comme la prochaine cible des rebelles pro-russes. 'Le retrait des armes lourdes ne pourra débuter qu'à partir du moment où l'article 1 de l'accord de Minsk, le cessez-le-feu, sera respecté. Or le cessez-le-feu n'est pas appliqué pour le moment, a insisté le porte-parole de l'armée Andriy Lysenko. En prétextant avoir entamé le retrait des armes lourdes, les rebelles regroupent en fait leurs hommes et leurs armes pour se diriger vers d'autres sites.''
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Fin de la mission Pamir pour les Français à Kaboul. Après 13 ans de présence, le dernier contingent tricolore va quitter l'Afghanistan. 150 militaires étaient déployés autour de l'aéroport de la capitale. Des troupes turques ont pris officiellement le relais. Le général Philippe Lavigne a remis solennellement un fanion de commandement à son successeur, le général Mehmet Cahit Bakir. 'Nous resterons très impliqués pour réussir le passage de relais de l'aéroport aux autorités afghanes', a dit ce dernier, 'nous ferons de notre mieux pour accomplir cet objectif'. Le départ des Français coincide avec la fin de la mission de combat de l'Isaf en Afghanistan, alors que l'insurrection des talibans est loin d'être terminée. Toutes les troupes de l'Otan ne vont cependant pas quitter le pays. 12 500 soldats de l'Alliance atlantique, essentiellement américains, vont rester pour une nouvelle mission plus réduite. Nommée 'soutien résolu', il s'agit de former et d'assister les troupes afghanes dans leur combat contre les talibans.
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C'est la première des deux cérémonies marquant officiellement la fin de la mission de combat de l'OTAN en Afghanistan d'ici le 31 décembre. Elle s'est déroulée ce lundi à Kaboul, soit 13 ans après le début de l'offensive contre les talibans. Une guerre provoquée par les attentats du 11 septembre 2001. Les Britanniques et les Américains avaient été les premiers à intervenir. L'Afghanistan a compté jusqu'à 130 000 soldats de l'OTAN, en 2010 au plus fort de l'engagement de la coalition internationale. En janvier prochain, 12 500 soldats, dont 9 800 Américains resteront sur place avec pour objectif d'assister et de former l'armée afghane. Alors que les forces de l'ordre afghanes ont connu d'importantes pertes cette année à cause des vagues d'attentats des talibans, le retrait des troupes de l'Otan a été jugé 'trop abrupt' par le chef de l'exécutif Abdullah Abdullah.
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À six jours de l'élection présidentielle ukrainienne, Moscou affirme avoir donné l'ordre à ses troupes déployées dans les provinces voisines de l'Ukraine de regagner leurs bases. Il s'agit officiellement de la fin des manoeuvres de printemps. C'est la deuxième fois qu'un tel repli est annoncé. Mais comme début mai, l'OTAN a indiqué n'avoir perçu aucun signe tangible le confirmant. En parallèle, Vladimir Poutine demande à Kiev de mettre immédiatement fin à son opération militaire dans l'Est de l'Ukraine. Sur le terrain, les combats sporadiques se poursuivent dans les environs de Slaviansk. Ainsi une conduite de gaz a été endommagée dans le village d'Andriyivka par des tirs de mortier de l'armée ukrainienne selon l'agence APTN. Les forces séparatistes pro-russes restent déployées, et contrôlent toujours plusieurs barrages, comme sur la principale route entre Donetsk et Kharkov. Ils tiennent tête à l'armée ukrainienne et à ses soutiens, notamment des volontaires regroupés sous les ordres d'un commandant de la garde nationale. Une situation qui rend l'organisation de la présidentielle dans ces régions impossible, a estimé samedi la commission électorale.
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