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Marine Le Pen a perdu l'élection présidentielle mais, avec environ 35% des voix, soit plus de onze millions de suffrages, la candidate du Front national (FN) obtient un 'résultat historique et massif', comme elle l'a déclaré dimanche soir. Et elle revendique le titre de 'première force politique d'opposition'. 'Le FN, qui s'est engagé dans une stratégie d'alliance, doit, lui aussi, profondément se renouveler, afin d'être à la hauteur de cette opportunité historique et des attentes des Français exprimées lors de ce second tour, a-t-elle précisé. Je proposerai donc d'engager une transformation profonde de notre mouvement, afin de constituer une nouvelle force politique que de nombreux Français appellent de leurs voeux, et qui est plus que jamais nécessaire au redressement du pays. J'appelle tous les patriotes à nous rejoindre, afin de participer au combat politique décisif qui commence dès ce soir. Plus que jamais, dans les mois qui viennent, la France aura besoin de vous. Vive la République, vive la France.' La prochaine étape pour Marine Le Pen, ce sont les élections législatives des 11 et 18 juin. Un scrutin traditionnellement difficile pour son mouvement.
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Le coude-à-coude attendu entre Mark Rutte et Geert Wilders ne s'est pas produit. Quels ont été les enjeux de ces élections considérées comme un baromètre des scrutins à venir en France et en Allemagne sur fond de montée du populisme ? L'analyste Matthijs Rooduijn répond aux questions de notre envoyé spécial James Franey. 'Le grand vainqueur de ce scrutin est le conservateur libéral Mark Rutte. Ce qui l'a énormément aidé, c'est qu'il a incorporé du nationalisme d'extrême droite de Geert Wilders dans son discours. Il y a aussi, bien sûr, le clash avec la Turquie qui l'a sans doute aidé parce que ça lui a permis de se poser en leader fort. Un autre gagnant serait le parti écologiste de gauche, qui a quadruplé son nombre de sièges. Ce parti envoi un message opposé à celui de Geert Wilders. Il est pro-Europe, il veut aider les réfugiés, il est pro-immigration, c'est exactement le contraire. Les grands perdants sont les sociaux-démocrates qui ont gouverné ces quatre dernières années. Il semblerait que les électeurs ne soient pas satisfaits du résultat. Le parti a enregistré le pire de ses scores aujourd'hui. Mark Rutte, le Premier ministre, a dit vouloir stopper l'effet domino populiste, y est-il arrivé interroge notre journaliste ? Il a dit qu'il voulait stopper l'effet domino qui consisterait en un printemps patriotique en Europe, après 2016, année du Brexit et de la victoire de Donald Trump. Reste à savoir si 2017 sera l'année du patriotisme en Europe continentale. Aux Pays-Bas, premières législatives de l'Union, Geert Wilders n'a pas obtenu la victoire qu'on lui prédisait il y a quelques semaines. Mais il a influencé de nombreux autres partis qui sont devenus plus nationalistes. Au final, il y a plus de nationalisme dans la société néerlandaise. Ce pourrait être une bonne nouvelle pour Marine Le Pen.
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Les élections sénatoriales partielles qui se sont tenues dimanche au Japon offert la majorité au Parti libéral-démocrate de Shinzo Abe et ses alliés. Sa coalition contrôle désormais les deux tiers de la Chambre haute, et la même proportion de la Chambre basse. C'est une condition nécessaire pour pouvoir convoquer un référendum sur une révision constitutionnelle. La charte fondamentale du Japon a été dictée en 1947 par les Etats-Unis, au sortir de la guerre. Son article 9 consacre notamment la renonciation à la guerre 'pour toujours'. Le Parti libéral-démocrate a toujours affiché sa volonté de la transformer et Shinzo Abe a affirmé lundi vouloir engager des discussions avec d'autres partis sur cette révision, maintenant qu'il est en mesure de l'entreprendre. Mais les électeurs ont surtout jugé le Premier ministre sur le bilan de sa politique économique, visant à relancer une économie atone. Il a reporté au début du mois à octobre 2019 l'augmentation de la TVA. Une mesure visant à stimuler la consommation dans un contexte de croissance atone, reléguant au second plan l'assainissement des finances publiques. La Bourse de Tokyo a terminé en hausse lundi après l'annonce des résultats.
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Fernando Vallespin, professeur de science politique et directeur de l'Institut Universitaire Ortega y Gasset de Madrid, analyse la situation politique en Espagne au lendemain des élections législatives. Au regard de la victoire du Parti populaire de Mariano Rajoy et du recul imprévu de Podemos au profit du parti socialiste PSOE, Fernando Vallespin s'attend à une législature instable. Il s'étonne de la renaissance d'un bipartisme classique en Espagne. Extraits. Fernando Vallespin, directeur de l'Institut Universitaire Ortega y Gasset de Madrid: 'Ce fut une grande surprise et on devra méditer sur les causes. Selon moi ce qui a en partie influencé le résultat c'est un climat de peur que l'on percevait dans certains groupes du centre et du centre-droit. Peur du fait que Podemos pouvait devenir la deuxième force nationale, et même éventuellement être en capacité de gouverner si le parti socialiste était prêt à cela.' 'Je pense que cela va être une législature tres instable, en plus je vois ma - si Rajoy reste Premier ministre - Ciudadanos et le PSOE entrer dans un gouvernement de coalition. Rajoy va probablement obtenir l'investiture, sans faire de grandes concessions mais en échange, le PSOE continuera d'être le leader de l'opposition. Le PSOE va lui vendre très chère la majorité dont à besoin le PP pour pouvoir gouverner.' Alors que le parti anti-austérité Podemos était présenti pour dépasser la gauche traditionnelle du PSOE, les Espagnols se sont tournés vers les partis traditionnels: 'Il semblait qu'il allait y avoir, d'après les sondages, un énorme tremblement de terre en Espagne. On pensait qu'allait commencer un bipartisme d'un genre nouveau, celui du PP et de Podemos. En fait qui est arrivé c'est un renforcement du vieux bipartisme'.
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Le parti anti-austérité Podemos de Pablo Iglesias risque fort dimanche de dépasser le vieux parti socialiste espagnol du PSOE. Le jeune leader de 37 ans, que les électeurs surnomment 'queue de cheval' (el coletas), s'est allié aux anciens communistes et les sondages donnent son parti en deuxième place des élections législatives de dimanche. 'Nous sommes à deux doigts de passer devant le Parti populaire aux élections' dit il. 'Et ils sont très inquiets de ce que cela implique.' Comme aux dernières élections de décembre, le parti populaire est emmené par le Premier ministre sortant Mariano Rajoy. Cette fois encore le PP devrait sortir en première place et sans majorité absolue. À quelques jours du scrutin, Mariano Rojoy regrette que les socialistes excluent par principe de gouverner avec le PP. 'Le refus de négocier est la preuve de la faiblesse de celui qui n'ose parler et trouver un accord celui qui lui fait face et qui est différent' critique Mariano Rojoy. À la tête du parti socialiste, Pedro Sanchez non seulement refuse une alliance de gouvernement avec le PP mais ne veut pas non plus soutenir Podemos à qui il reproche d'avoir promis aux Catalans un referedum d'autodétermination. Et de leur côté, les libéraux de Ciudadanos se voient déjà faiseurs de roi et le leader du parti, Albert Rivera, n'exclut pas une alliance avec les uns où les autres, faisant valoir que son parti en a déjà l'expérience au niveau local. C'est faute d'un accord pour former une majorité à l'issue des législatives du 15 décembre dernier que les élections ont lieu ce dimanche. En six mois, le rapport de force a changé et, pour la première fois depuis la mort de Franco, les socialistes espagnols pourraient être relégué à la troisième place de l'échiquier politique du pays.
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Trois dixièmes de points séparent les deux candidats à la présidentielle péruvienne. Tous les bulletins ont été dépouillés, mais d'ultimes recours doivent être examinés. La victoire revient à Pedro Pablo Kuczynski, un économiste, ancien banquier à Wall Street, âgé de 77 ans. Devançant sa rivale de 40 000 voix, celui qu'on surnomme PPK a fait une brève allocution. 'Nous prenons acte du verdict virtuel avec beaucoup de modestie, parce que de grands défis attendent le Pérou. Et nous voulons un pays uni qui soit apaisé, et prêt au dialogue', a-t-il déclaré. Keiko Fujimori, la fille d'un ancien dictateur qui purge aujourd'hui une peine de 25 ans de prison pour crime contre l'Humanité, ne s'est elle pas prononcé. Son parti a la majorité au Parlement.
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L'extrême droite plus forte que jamais en Autriche. Après la très courte victoire lundi du candidat écologiste Alexander Van der Bellen, le FPÖ, le Parti de la liberté, a réuni ses troupes ce mardi. Objetif : capitaliser sur sa demie défaite (près d'un électeur sur deux a voté pour Norbert Hofer) et préparer l'avenir. Le FPÖ vise désormais le poste de Premier ministre (chancelier) aux prochaines élections législatives de 2018. Et entend bien répéter qu'il reste un parti fréquentable. Présidentielles en #Autriche: l'extrême droite repoussée de justesse vue par MonsieurKak pour Lopinion_fr pic.twitter.com/aZbUk5MUeJ- B3zero (@B3zero) 24 mai 2016 'Le FPÖ n'est pas un parti d'extrême-droite', a souligné Norbert Hofer. 'Si un parti d'extrême-droite avait concouru en Autriche, ce parti n'aurait sans doute obtenu que 2% des voix. C'est à peu près le pourcentage des fous. Nous, nous sommes un parti de centre-droit avec un grand sens de la responsabilité sociale.' Durant sa campagne, Norbert Hofer a évité les sujets trop clivants. Il s'est contenté de surfer sur le rejet des réfugiés et sur les errances des Européens. 61% des Autrichiens estiment que le pays ne doit plus accueillir de migrants. En 2015 : 90 000 réfugiés ont été accueillis par l'Autriche, bien plus, en pourcentage par rapport à la population totale, que le nombre de réfugiés arrivés en Allemagne. Avec AFP et Reuters
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Avocat de 71 ans, ancien procureur et maire de Davao, Rodrigo Duterte est le personnage le moins orthodoxe, le plus controversé, mais aussi le plus charismatique à prendre les rênes du pouvoir aux Philippines. Et il séduit les foules avec ses talents de conteur... Duterte a fait ses preuves à Davao, troisième ville des Philippines, dont il fut le maire pendant 22 ans. Il se vante d'avoir nettoyé la ville des criminels, de la drogue et de la corruption. Il a promis de faire la même chose, à l'échelle de l'archipel dans un intervalle de 3 à 6 mois : 'Si je deviens président, j'ordonnerai à l'armée et à la police de traquer les barons de la drogue, les plus gros poissons et de les tuer.' Son langage plus que grossier est choquant, mais semble efficace. Il n'a pas entamé sa popularité, au contraire, cela renforce son image de dur qui veut faire régner l'ordre. 'Vous qui êtes impliqués dans les trafics de drogue, fils de chiennes, je vous tuerai tous. Je n'ai pas de patience pour cela, je n'aurai aucune pitié. Soit vous me tuez, soit je vous tuerai idiots, n'essayez pas de me tromper !' Son ascension témoigne de la frustration des Philippins lassés par la corruption endémique, la pauvreté et la domination économique de quelques dizaines de clans familiaux. 'C'est un style peu orthodoxe qui capture l'attention de l'électorat', explique l'analyste Julio Teehankee, et après les avoir choqués et remués, il exploite leurs sentiments de frustration et de colère.' Coureur de jupons, Duterte se vante de ses relations adultères. Il a reconnu quatre enfants de quatre femmes différentes, et se délecte dans la provocation. Lors d'un meeting électoral, il a même plaisanté sur le fait qu'il aurait voulu passer le premier lors du viol collectif d'une missionnaire australienne en 1989 : 'Putain, elle ressemble à une actrice américaine, quel gâchis, putain... Ce qui m'est venu à l'esprit quand ils l'ont violé, j'étais en colère parce qu'elle avait été violée, enfin en partie, mais elle est belle et le maire devrait toujours être le premier, donc je les ai tous tués, fin de l'histoire.' Née en 1945 d'une mère musulmane et d'un père catholique, ancien gouverneur provincial, Rodrigo Duterte est entré en politique en 1986 au moment de la chute du dictateur Ferdinand Marcos. #Philippines elects #RodrigoDuterte, accused of derogatory comments against #women. Do people have no other choice? pic.twitter.com/l3JYbNCFBu- Samir Dattopadhye (@samirsinh189) 10 mai 2016
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C'est une victoire en demi-teinte qu'a remporté Robert Fico, en Slovaquie, lors des élections législatives qui se sont tenues ce samedi. Si le Premier ministre sortant est arrivé en tête du scrutin, la tâche s'annonce ardue pour constituer un gouvernement de coalition. La formation du dirigeant social-démocrate, le Smer-SD, a perdu la majorité absolue au Parlement, en remportant 28,3 % des voix, et devra composer avec un paysage politique fragmenté. 'Il est vrai que les résultats de ces élections sont très compliqués', a déclaré Robert Dico, 'ce qui confirme que notre système politique reste très 'vivant'. Nous devrons probablement travailler avec un nombre élevé de partis politiques, qui feront leur entrée au Parlement de la République slovaque'. Huit partis seront désormais représentés à la chambre basse, à l'issue d'une campagne marquée par les discours de rejet de l'accueil des migrants, y compris de la part du pouvoir en place. Les libéraux, arrivés en deuxième position, refusent toute alliance avec le parti d'extrême droite, 'Notre Slovaquie', qui fera pour la première fois son entrée à au Parlement. En 2006, Robert Fico n'avait pas hésité à faire d'une formation nationaliste son partenaire de coalition, avant de lui tourner le dos quatre ans plus tard. Le chef du gouvernement s'était alors retrouvé dans l'opposition. Ce scénario pourrait se répéter aujourd'hui, si le leader social-démocrate ne parvenait pas à former un exécutif dans les semaines à venir. Une situation délicate, alors que la Slovaquie doit assurer la présidence de l'Union Européenne dès juillet prochain.
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Le Premier ministre sortant Robert Fico s'est abstenu de tout triomphalisme après les élections législatives. Son parti Smer, social-démocrate, a certes remporté le scrutin avec environ 30 % des voix, selon des résultats partiels, mais il perd la majorité absolue au Parlement. Un Parlement qui n'a jamais semblé aussi divisé. Au moins huit partis devraient figurer dans la prochaine assemblée, qui voit arriver des députés de l'extrême-droite nationaliste. Une nouvelle qualifiée de 'grande honte' par l'eurodéputée slovaque Monika Flasikova Benova : 'Ce sera un désastre majeur que d'avoir des fascistes au Parlement alors que la République slovaque s'apprête à présider l'Union européenne.' La crise des migrants a été au centre de la campagne électorale du Premier ministre sortant, un farouche opposant à l'accueil des réfugiés musulmans. Mais d'autres thématiques ont capté dernièrement l'attention des électeurs comme les grèves des enseignants et des infirmières. Au vu de la fragmentation du vote, les sociaux-démocrates auront besoin d'au moins deux partenaires pour arriver à former une coalition, estiment les experts. Même les partis d'opposition devraient avoir des difficultés à constituer un front majoritaire.
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C'est un scrutin ponctué de tirs de gaz lacrymogène qui s'est déroulé au Kosovo. Alors qu'un nouveau président a été élu dans l'enceinte du Parlement à Pristina ce vendredi, à l'extérieur, un affrontement a éclaté entre les forces de l'ordre et une centaine de manifestants armés de cocktails Molotovs. Le nouvel homme fort du pays, Hashim Thaçi, hier ministre des Affaires étrangères et ancien Premier ministre du Kosovo, a certainement du sentir lui aussi ses yeux picoter. Des élus de l'opposition, ont lancé du gaz lacrymogène dans l'hémicycle, un procédé dont ils sont coutumiers, réclamant depuis 5 mois la démission du gouvernement. La pression s'est renforcée mercredi, une centaine de militants de l'opposition ayant décidé de camper devant l'assemblée kosovare. Le nouveau président s'est quant à lui engagé à construire un nouveau Kosovo, européen et à 'approfondir les relations avec les Etats-Unis'. Avec AFP
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Euronews a suivi Marcelo Rebelo de Sousa lors de sa campagne électorale. Une campagne qu'il a voulue indépendante et durant laquelle il a effectué de nombreux périples à travers tout le pays. Rencontre avec ce professeur de droit de 67 ans, ancien président du Parti social-démocrate (PSD). Filipa Soares, euronews: Nous voyons de nombreuses personnes parler avec vous dans les rues. Vous êtes très connu, car vous avez aussi été commentateur-vedette à la télévision pendant des années. Que vous disent-ils ? Qu'est-ce qu'ils vous demandent ? Est-ce-qu'ils se plaignent ? Marcelo Rebelo de Sousa: 'Ils me parlent de leurs problèmes, qui sont tous très différents. Les fonctionnaires se plaignent du gel des avancements ou des coupes dans les salaires. Les personnes âgées et les retraités se plaignent des coupes dans leurs revenus. Les chômeurs de ne pas avoir de travail. Ici, à la campagne, les gens dénoncent les inégalités par rapport à ceux qui vivent dans les grandes villes, près de la mer. Les jeunes ne trouvent pas d'emploi et doivent partir.' euronews: En vertu des pouvoirs accordés au président, que comptez-vous faire pour gérer ces problèmes si vous êtes élu ? Marcelo Rebelo de Sousa: 'Nous devons comprendre que le pays traverse une période très spéciale. Il sort de la crise, mais de façon lente et peu homogène. Tout le monde ne se remet pas de la crise en même temps ni au même rythme. Deuxièmement, le pays a été divisé après les dernières élections parlementaires. Le Parti socialiste (PS) et l'alliance Parti social-démocrate (PSD)-Parti populaire (PP) ont chacun estimé qu'ils devaient former le gouvernement. Cela a engendré de grandes tensions. D'autre part, il y a un problème : l'instabilité politique, car nous avons déjà eu une année d'élections, parlementaires et présidentielle. Par conséquent, le président doit unir, construire des ponts, guérir les blessures et pour cela, il doit être proche des gens et aider le Parlement et le gouvernement afin d'assurer la stabilité et je pense que je suis bien placé pour cela. Pourquoi ? D'abord, parce que je l'ai fait toute ma vie. Deuxièmement, parce que je suis du centre. Nous devons être dans une position de dialogue avec toutes les parties et j'ai gardé toute ma vie cette capacité à dialoguer. Je viens de la droite, mon parti est le PSD (Parti social-démocrate) et j'ai de bonnes relations avec le Parti Populaire (PP). À gauche, j'ai conclu des accords avec le Parti socialiste (PS), quand j'étais chef de l'opposition et que les socialistes étaient minoritaires au gouvernement. J'ai aussi établi des relations entre mon parti et le Parti communiste. Et même avec le bloc de gauche. Et cette capacité à établir le dialogue est vitale en période d'instabilité. S'il y a encore une instabilité politique alors on ne sortira jamais de la crise.' euronews: N'est-ce-pas étrange de dire qu'avec un président de droite ce gouvernement de gauche pourrait être très à l'aise ? Marcelo Rebelo de Sousa: 'Le Premier ministre a soutenu deux candidats de son camp politique, mais je le connais très bien. Il a été mon élève il y a de nombreuses années. J'ai toujours entretenu de bonnes relations avec lui, comme je l'ai fait avec tous les partis politiques. Par conséquent, sans renoncer à mes idées, je vais essayer de ne pas discriminer le gouvernement. Je ne créerai pas de problème, d'instabilité, je ne ferai pas de bruit autour de l'action du gouvernement pour que sa base de soutien - très compliquée puisqu'établie sur des accords parlementaires - perdure.'
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C'est un changement historique au Vénézuela. Après 16 ans de suprématie chaviste, l'opposition prend aujourd'hui les rênes du parlement. 167 députés élus le 6 décembre doivent entrer en fonction, un nouveau départ qui donne de l'espoir à de nombreux Vénézuéliens, comme Estrella : 'Le changement que nous voulons au Vénézuela, autant l'opposition que les 'Chavistes', c'est l'unité, mais aussi que les étagères des magasins soient remplies.' Pour la première fois depuis 1999, la coalition d'opposition, réunie sous le nom de Table de l'unité démocratique (MUD), aura la majorité, avec deux tiers des sièges. Et leur leader Henry Ramos, désigné par les siens comme le futur président du parlement, espère un passage de flambeau sans violence : 'Nous allons installer pacifiquement la nouvelle assemblée nationale. Et les forces armées nationales assureront l'autorité publique et la sécurité autour du périmètre, afin de garantir la paix et la tranquilité autour de cet évènement institutionnel.' Le président Nicolas Maduro a promis que les forces de sécurité vénézuéliennes garantiront la prise de fonction pacifique du nouveau Parlement. Les tensions sont toujours très vives entre le pouvoir et l'opposition.
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Le chef de l'exécutif espagnol n'abandonne pas l'espoir de former un nouveau gouvernement malgré le blocage politique issu des élections du 20 décembre. Le parti conservateur a perdu la majorité absolue et Mariano Rajoy tente de mettre en place gouvernement d'union nationale. 'Un gouvernement élargi et en accord sur les questions fondamentales, favoriserait, bien sûr, la confiance' a-t-il déclaré. 'Cela donnerait confiance investisseurs, au niveau national comme à l'étranger ; cela renforcerait la confiance des Espagnols puisque qu'il s'agirait d'un gouvernement majoritaire qui pourrait mettre en oeuvre de manière consensuelle les réformes dont nous avons besoin.' La tâche n'est pas facile pour le leader du Parti Populaire qui poursuit malgré tout ses consultations. Mariano Rajoy exclut de démissionner ou de laisser la place à une autre membre de son parti, et il annonce qu'il serait à nouveau candidat du PP en cas d'élections anticipées. Pour l'heure, les socialistes et le parti de la gauche radicale Podemos assurent qu'ils voteront contre la reconduction de Mariano Rajoy à la tête du gouvernement.
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Le scrutin d'hier a été boycotté par les principaux partis de l'opposition, dont le Conseil national des Forces démocratiques (CNFD), Musavat et le Parti démocratique d'Azerbaïdjan. Des formations qui dénonçaient l'emprisonnement de nombreux dissidents. Depuis l'arrivée au pouvoir d'Aliev, en 2003, aucune élection n'a été reconnue comme démocratique par les observateurs internationaux. Avec AFP
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Au Congo-Brazzaville, le Oui l'a emporté très largement (92,26%) lors du référendum de dimanche sur le projet de constitution. Les chiffres officiels ont été publiés ce mardi. Ce résultat ouvre la voie à une modification de la constitution qui permettra à Denis Sassou Nguessou de briguer un troisième mandat lors de la présidentielle l'an prochain. > Voir le projet de Constitution présenté au référendum L'actuel homme fort du Congo a dirigé le pays pendant déjà plus de 30 ans. Le taux de participation L'opposition dénonce le taux de participation : 72,44% selon les chiffres officiels. 'Ce sont des résultats tripatouillés', a ainsi commenté ce mardi Clément Miérassa, l'un des chefs du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad), une des plate-formes de l'opposition à ce référendum. L'opposition avait appelé au boycott du scrutin. Plusieurs observateurs indépendants avaient constaté dimanche une relativement faible participation. #CongoBrazzaville : faible affluence au référendum https://t.co/VohJHGAU45 pic.twitter.com/Lseo3mFGKA- bbcafrique (@bbcafrique) 26 Octobre 2015 Congo Brazzaville: peu d'engouement pour un référendum sans incident https://t.co/HoHsYhRFAr pic.twitter.com/TRVmtqDZY9- RFI Afrique (@RFIAfrique) 25 Octobre 2015
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Sans surprise et sans contestation possible, les conservateurs polonais de Droit et Justice ont donc remporté les législatives. Jaroslaw Kaczynski, le leader du parti et Beata Szydlo, future Premier ministre ont réussi leur pari et confirment ainsi le virage à droite opéré par le pays en mai dernier avec l'élection d'Andrzej Duda à la présidence. Ce jeune avocat entré en fonction en août, avait créé la surprise en remportant ces élections, et bien que le rôle du président soit limité en Pologne, il a depuis oeuvré pour mettre en avant le programme du Parti droit et justice. Un programme aux forts accents conservateurs, voire populistes, que ce soit en politique intérieure ou étrangère. En interne, l'accent est mis sur des promesses forcément attractives : baisse des impôts, baisse de l'âge de départ à la retraite, augmentation des allocations familiales. Reste à savoir si le virage à droite entraînera également un rapprochement avec les vues de l'Eglise. A l'international, la crise des migrants sera sans doute l'un des premiers sujets sur lesquels les nouvelles orientations du pays vont se manifester. On connaît les sympathies sur la question entre Kaczynski et le Premier ministre hongrois Victor Orban. On s'attend à un 'mur' hongro-polonais sur la question des quotas et de l'accueil des réfugiés Euroscepticisme, repli sur soi, cap sur l'atlantisme seront sans doute aussi au programme. 'Nous devons souligner l'importance de la Pologne, un pays qui défend les intérêts de ses citoyens' déclarait Beata Szydlo pendant la campagne. Défendre ses intérêts, quitte à rouvrir une période de turbulences avec les alliés européens, et notamment le vieil 'ennemi' allemand, comme ce fut le cas de 2005 à 2007 lorsque les jumeaux Kaczynski étaient ensemble au pouvoir. Sans tourner le dos à l'Europe, mais sans courber l'échine non plus, la Pologne des Kaczynski ne cachait alors pas ses amitiés outre-atlantiques et sa volonté de privilégier ces relations-là. Reste que Varsovie est conscient d'un fait : le pays a besoin des fonds européens pour continuer de se développer. L'Europe fonctionne pour la Pologne, et ce, depuis 2004. Entretien avec Dominika Cosic Le parti Droit et Justice (PiS) a obtenu une victoire surprenante, il est en mesure de former seul un gouvernement, ce sera la première fois depuis 26 ans. Pour mieux comprendre ce que cela signifie pour la Pologne et l'Europe, Nelson Pereira a interviewé Dominika Cosic, correspondante de médias polonais à Bruxelles. Comment peut-on expliquer la victoire du parti conservateur Droit et Justice ? Dominika Cosic, correspondante de l'hebdomadaire de politique et société Wprost à Bruxelles : '_Avant tout, n'ayons pas peur. Paraphrasons la chanson des Beatles, 'give PiS a chance'... Cette victoire a plus d'une raison. En premier lieu, les Polonais étaient fatigués après huit années de gouvernement de Plateforme Civique. Même Donald Tusk avait admis, pendant une rencontre avec des journalistes polonais, qu'était venu l'heure du changement. Ce résultat s'explique aussi par le vote d'une nouvelle génération. Il y a dix ans, on disait que les électeurs de Droit et Justice étaient des gens âgés, qui n'avaient pas fait d'études universitaires, plutôt des provinciaux, et que les jeunes, diplômés et des grandes villes, utilisateurs d'internet, votaient Plateforme Civique. Maintenant on voit un changement, dans ces élections, Droit et Justice a eu un soutien plus important chez les jeunes ayant fait des études supérieures._' euronews : Doit-on s'attendre à des gros changements en politique étrangère avec un gouvernement Droit et Justice ? Je pense à la Russie, l'Ukraine, la crise des réfugiés... Dominika Cosic : '_En ce qui concerne les relations avec l'Ukraine, la Pologne ne va pas beaucoup changer sa politique, éventuellement il peut y avoir un renforcement du soutien à l'Ukraine démocratique et souveraine. Concernant la Russie, le gouvernement de Plateforme Civique s'était ouvert à la Russie, ce qui avait amélioré les relations entre les deux pays, puis les choses s'étaient détériorées il y a un an et demi, à cause justement de la guerre en Ukraine et de l'annexion de la Crimée, le nouveau gouvernement va être confronté à cette situation. La Russie est un partenaire difficile. Certains politiciens en Europe se demandent aussi ce que vont devenir les relations de la Pologne avec l'Allemagne. Ces dernières semaines, l'Allemagne a commis une grosse erreur, avec le projet North Stream 2, qui menace la sécurité énergétique de la Pologne. Le nouveau gouvernement va être aussi confronté à ce projet, qui est soutenu par la chancelière Angela Merkel. Pour ce qui est de la question des refugiés, un gouvernement Droit et Justice ne va sûrement pas vouloir renégocier l'accord signé avec Bruxelles pour l'accueil de 7 000 refugiés. Le seul problème qui peut se présenter concernerait la décision d'en accueillir d'autres. Le nouveau gouvernement va plutôt mettre l'accent sur la nécessité de renforcer les frontières extérieures de l'Union Européenne et l'agence Frontex._' euronews Quelles sont les défis majeurs pour le nouveau gouvernement ? Dominika Cosic : 'La difficulté majeure, et bien peut- être que Droit et Justice a fait beaucoup de promesses, par exemple baisser l'âge de la retraite et introduire une allocation sociale pour chaque enfant pour inverser les tendances démographiques en Pologne.'
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Election présidentielle en Côte d'Ivoire, la seconde organisée depuis la fin des violences en 2010, qui avait vu l'arrivée d'Alassane Ouattara au pouvoir. A nouveau candidat, l'ancien rival de Laurent Gbagbo s'attend à une victoire au premier tour mais ses opposants l'accusent de n'avoir pas complètement pacifié la Côte d'Ivoire.
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Artur Mas est cité à comparaître par la justice catalane le 15 octobre pour avoir organisé fin 2014 une consultation symbolique sur l'indépendance de sa région. L'annonce est intervenue hier, soit deux jours après des élections régionales où le camp indépendantiste a obtenu la majorité absolue des sièges au parlement de Catalogne. Les partisans de Mas ont immédiatement dénoncé un 'procès politique'. 'Des efforts sont en cours pour gagner devant les tribunaux ce qu'ils n'ont pas été capables de gagner dans les urnes. Inculpé le président de la Catalogne sera un atout de plus au niveau national comme au niveau international', affirme Josep Rull au nom du parti d'Arthur Mas, Convergence démocratique de Catalogne. Pour Ciudadanos, la formation de centre-droit opposée à la sécession, il faut laisser la justice travailler : 'on ne va pas interférer avec la Constitution alors que d'autres essayent. Si quelqu'un doit légalement répondre de ses actes, c'est, je pense parce qu'il y a matière pour cela', explique Albert Rivera, le leader de Ciudadanos. C'est un processus complexe qui s'engage selon ce professeur de Sciences Politiques à l'Université de Barcelone : 'pour commencer, Artur Mas va devenir membre du parlement régional. Et en tant que tel, il aura l'immunité parlementaire. La justice aura donc besoin de l'approbation du parlement catalan pour pouvoir l'accusé formellement', précise Jordi Matas. Un bras-de-fer supplémentaire alors qu'Artur Mas et ses alliés estiment avoir un mandat clair du peuple catalan pour mener la région à l'indépendance en 2017 au plus tard. Espagne: le président catalan Artur Mas convoqué pour 'désobéissance civile' http://t.co/GDq4gmTdAO- InternaQc (@InternaQc) 29 Septembre 2015
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C'est une victoire, mais pas totale pour les séparatistes catalans emmenés par le président régional sortant Artur Mas. Les deux listes indépendantistes arrivées en tête ont emporté 72 sièges sur 135, soit la majorité absolue au parlement. En nombre de voix, elles n'obtiennent que 47,8 % des voix et n'auraient donc pas gagné un référendum sur l'indépendance. Les libéraux de Ciudadanos sont aussi les gagnants de ce scrutin. Ils obtiennent 25 sièges, en forte hausse par rapport à 2012. Un succès remporté aux dépens du Parti Populaire, au pouvoir à Madrid, qui s'est effondré. Pour le gouvernement espagnol, la majorité des Catalans ont rejeté l'indépendance. Ce n'est pas la lecture que font les séparatistes de ces résultats. Ils promettent la sécession dans un délai de 18 mois. De très difficiles négociations s'annoncent entre Madrid et Barcelone. D'après les sondages, une majorité de Catalans aimerait rester dans l'Espagne, s'ils pouvaient bénéficier d'une autonomie fiscale et d'un changement de législation linguistique.
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Les indépendantistes catalans ont laissé éclater leur joie à l'annonce des résultats des élections de ce dimanche. Ils ont décroché une victoire qui ouvre la voie à un processus de sécession. C'est en tout cas ce à quoi se sont engagés les leaders de la coalition 'Junts pel si' ('Ensemble pour le Oui'), arrivée largement en tête. Artur Mas, le président sortant de la Catalogne, est la figure de proie des Indépendantistes. Il est classé à droite. 'C'est une victoire du Oui, et c'est aussi une victoire de la démocratie', a-t-il déclaré devant ses partisans réunis dans le centre de Barcelone. Même enthousiasme chez l'autre leader indépendantiste, Oriol Junqueras, dirigeant d'Esquerra republicana de Catalunya (ERC, gauche indépendantiste). 'Nous avons la légitimité compte tenu du fort taux de participation et du résultat, avec cette majorité absolue au parlement. La majorité des gens se sont exprimés en faveur de l'indépendance. Toutes les conditions sont ainsi réunies pour remplir le mandat qui nous a été confié par le peuple catalan'. Les différents mouvements indépendantistes, coalition 'Junts pel si' et liste de la Candidature d'unité populaire (CUP, extrême gauche), ont obtenu 72 sièges sur les 135 à pourvoir. Le parti libéral anti-indépendantiste Ciudadanos réalise une percée passant de 9 à 25 sièges, et se classe deuxième. Le parti socialiste réalise le 3ème score (16 sièges). Ces élections ont été marquées par une forte participation, 77%. C'est 10 points de plus par rapport au dernier scrutin régional en 2012. 'Des résultats exceptionnels et historiques', commente Cristina Giner, correspondante d'euronews à Barcelone. 'Pour autant, ajoute-t-elle, cela pose de nombreuses questions sur l'avenir de la Catalogne et du reste de l'Espagne, et ce, à 3 mois des élections générales, prévues fin décembre'.
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Selon les premiers sondages de sorties des urnes donnés à la télévision catalane, les partis indépendantistes arrivent en tête du scrutin régional parlementaire. Ils obtiendraient même la majorité absolue. Les indépendantistes, dont la figure de proue est le président sortant de la région, Artur Mas (membre de Junts Pel Si), ont réussi à transformer ce scrutin en plébiscite en promettant qu'ils mèneraient la Catalogne vers l'indépendance, en 2017 au plus tard. Junts Pel Si, 'Ensemble pour le oui', et CUP, 'Liste d'unité populaire', atteindraient la majorité absolue avec 74 sièges selon le scénario le moins favorable. Reste à attendre les résultats officiels cette nuit. Voici les chiffres des sondages de sorties des urnes : Junts Pel Si : 63-66, CS : 19-21, Psc : 14-16, CSQP : 12-14, CUP : 11-13, PP : 9-11, Unio : 0-3. Le taux de participation atteignait près de 63 % à 18h, soit 7 points de plus qu'en 2012.
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Alexis Tsipras signe pour un nouveau mandat. Le leader de Syriza sera le Premier ministre de la Grèce pour les quatre ans à venir. Mais sitôt la victoire savourée et le Parlement recomposé, les législateurs devront affronter la réalité, et voter une trentaine de nouvelles mesures d'austérité découlant de l'accord signé le 13 juillet dernier entre Tsipras et ses créanciers. Cet accord prévoyait en effet de sévères mesures de rigueur en échange d'un troisième plan d'aide et du maintien de la Grèce dans la zone euro. Ces mesures, bien que difficiles, sont inévitables aux yeux de Dimitris Sotiropoulos, professeur de science politique à l'Université d'Athènes : 'Il ne reste que très peu de mois avant la fin de l'année et durant cette très courte période, nous devons travailler à la recapitalisation des banques, sinon, il y a des chances pour qu'on assiste à un bail-in, un renflouement interne par des particuliers, qui affectera gravement les dépôts des citoyens grecs dans les banques grecques.' Selon les termes de l'accord scellé le 13 juillet, Athènes reçoit environ 86 milliards d'euros sur 3 ans. Une prochaine tranche d'aide de 3 milliards d'euros doit être versée en novembre. Autre priorité du gouvernement Tsipras, la négociation d'un allègement de la dette grecque, à peine inférieure à 170% du PIB. Par ailleurs, le Parlement va devoir approuver la hausse de nombreux taux d'imposition, à commencer par l'impôt sur le revenu des agriculteurs qui passerait de 13% à 26% d'ici 2016. Le secteur agricole emploie près de 13% de la population active grecque. L'impôt sur le revenu des auto-entrepreneurs croît quant à lui de 3 points à 29%. Enfin, les retraités, déjà touchés par 6 années d'austérité, vont devoir encore se serrer la ceinture, avec la baisse attendue des retraites principales et complémentaires, respectivement de 2 et 6%. Par ailleurs le montant de la pension étant indexé sur la croissance du PIB et l'inflation, une éventuelle entrée en récession de la Grèce peut conduire à des réductions automatiques des retraites. Le correspondant d'euronews à Athènes Stamatis Giannisis apporte un éclairage sur les défis qui se posent pour le nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras. Elena Rizopoulou : Syriza a surpassé les attentes, y compris celles de ses partisans les plus optimistes, et a remporté une victoire écrasante face à Nouvelle Démocratie. Comment cela s'est-il produit? Stamatis Giannisis : Le résultat des élections a clairement montré que Syriza et Alexis Tsipras en particulier restaient très populaires pour la majorité des électeurs grecs, malgré le spectaculaire retournement politique du parti de la gauche radicale, qui a accepté en juillet les conditions dictées par les créanciers de la Grèce en échange d'un nouveau plan de sauvetage. Mais Syriza s'en est remis au vote, Alexis Tsipras a guidé sa campagne et remporté la victoire sur son rival du centre droit Evangélos Meimarakis, qui, aux yeux de l'électorat s'est montré un peu trop vieux et trop conservateur par rapport à Alexis Tsipras. Elena Rizopoulou : Une des raisons qui a conduit Alexis Tsipras vers les élections est la division au sein de son propre parti. Mais l'aile d'extrême gauche de Syriza, l'Union populaire, n'a pas obtenu de sièges au Parlement, que s'est-il passé? Stamatis Giannisis : Le fait que l'Union populaire n'obtienne pas de sièges a été une surprise, bien qu'environ un quart des députés étiquetés Syriza dans le précédent Parlement ait quitté le parti quand Mr Tsipras a accepté les conditions du nouveau plan de sauvetage avec les créanciers de la Grèce. Mais finalement ce parti rebelle s'est retrouvé pris entre Syriza et le Parti communiste grec tandis que d'autres électeurs opposés au plan de sauvetage ont choisi soit de s'abstenir, soit de voter pour des partis d'extrême gauche qui n'ont pas réussi non plus à être représentés au Parlement. Elena Rizopoulou : M. Tsipras insiste pour continuer à gouverner avec le parti des Grecs indépendants (ANEL), la droite souverainiste, pourquoi persiste-t-il dans cette alliance contre-nature, alors qu'il y a au moins trois partis du centre et de centre gauche, mais aussi de centre droit qui ont soutenu au Parlement l'accord sur le plan de sauvetage ? Stamatis Giannisis : Bien qu'incompatible sur le plan idéologique, le partenariat avec le parti des Grecs indépendants est à ce stade un choix prudent pour Mr Tsipras. Au-delà de la nécessité de former une majorité parlementaire pour rester au pouvoir, il veut aussi dominer le centre gauche de l'échiquier politique grec. Le fait qu'il reconduise son alliance avec le parti des Grecs indépendants lui permet de ne pas partager le pouvoir avec un parti idéologiquement plus proche de lui. Donc à l'avenir, il ne faut pas être surpris de voir Syriza former une telle coalition, qui lui permet de devenir un parti dominant sur le centre gauche. Elena Rizopoulou : Mr Tsipras a déclaré que son mandat lui donnait la chance de proposer sa vision. Il a également dit que son gouvernement se mettrait immédiatement au travail. Que devons-nous attendre maintenant, étant donné que de nombreuses réformes difficiles doivent être mises en oeuvre aussi rapidement que possible? Stamatis Giannisis : Il va y avoir une période difficile pour le nouveau gouvernement, durant disons un mois et demi, car un certain nombre de mesures d'austérité résultant de l'accord de Juillet dernier doivent être adoptés par le Parlement. Cela ne va pas être si facile parce que cette fois, Mr Tsipras aura l'opposition contre lui au Parlement , mais il devra en plus faire face aux protestations de divers groupes de citoyens contre l'austérité et contre ce qu'ils considèrent comme une atteinte à leurs droits professionnels ou sociaux.
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D'un côté, 145 députés pour Syriza, de l'autre 10 pour les Grecs Indépendants. Alexis Tsipras constitue à nouveau une alliance avec le minuscule parti conservateur de Panos Kammenos pour former une très courte majorité. 155 sièges sur 300. Pour les analystes, ces élections confirment le rejet des partis traditionnels et le talent politique d'Alexis Tsipras. 'La société grecque veut tourner la page de l'ancien système politique' explique l'éditorialiste de 'Ta Nea' Voula Kehagia. 'Le message de cette élection n'est pas seulement la réaffirmation du potentiel d'Alexis Tsipras mais le rejet du vieil establishment politique.' 'M Tsipras a bien choisi le moment pour ces élections afin que le scrutin tombe juste avant la tornade des nouvelles mesures d'austérité' estime pour sa part le journaliste politique de 'To Vima' Angelos Koveos. D'ici une dizaine de jours, les créanciers de la Grèce feront une première évalutation du programme de mise en place des réformes établies dans le plan de sauvetage du pays. Ces réformes prévoient notamment une augmentations des prélèvements et une réduction de la fonction publique. 'En neuf mois Alexis Tsipras a réussi a gagner deux élections nationales et un referendum' rappelle le correspondant d'Euronews à Athènes Stamatis Giannisis. 'La question est maintenant de savoir s'il parviendra aussi bien à mettre en place les réformes décidées avec les créanciers du pays en juillet dernier et à ramener l'économie grecque sur le chemin de la croissance.'
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Soirée de fête pour le Parti populaire danois (DF). La formation anti-immigration a réalisé une percée spectaculaire aux élections législatives en recueillant plus de 21 % des suffrages, ce qui en fait désormais le deuxième parti politique au Danemark, et surtout la première formation du bloc de droite. La gauche est délogée du pouvoir. Avec la victoire du droite populiste, le Danemark a confirmé en Scandinavie la montée des partis politiques anti-immigration et d'extrême-droite. En Suède, aux élections du 14 septembre 2014, le parti d'extrême-droite Social Démocrate est devenu le troisième plus gros parti du pays. Et en Norvège, aux dernières élections d'octobre 2013, le Parti du progrès (FrP), formation populiste et anti-immigrés, rentrait pour la première fois au gouvernement, quarante ans après sa création. Une des raisons de cette réussite se base principalement sur l'économie. Même si sur ce plan là, ces pays sont en meilleur santé que le reste de l'Europe, la crise financière internationale puis celle de la zone euro les ont fortement touchés. S'ajoute à cela le problème de l'immigration. Les pays scandinaves ont les politiques migratoires les plus accueillantes et protectrices du monde. Cette réputation est aussi la cause principale d'une forte migration vers ces pays. Même si le taux de criminalité est le plus bas d'Europe, les partis populistes ne se gènent pas pour diaboliser les étrangers. Grâce à leurs exportations de pétrole et un taux de chomâge le plus bas de l'Europe les pays scandinaves ont besoin de main d'oeuvre étrangère. Ce qui créé un vrai paradoxe pour des nouveaux gouvernements anti-immigration, mais qui ont besoin de nouveaux arrivants.
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Au lendemain des élections régionales partielles, Matteo Renzi s'est envolé pour l'Afghanistan, sans faire de commentaire sur les résultats du scrutin. Une visite surprise pour le contingent transalpin à la veille de la fête nationale italienne. Si le Parti démocrate a remporté cinq des sept régions en lice dimanche, la chute du nombre de voix cumulé en sa faveur et la perte de la Ligurie font figure de revers pour le jeune Président du Conseil italien. En rouge, les régions remportées par le Parti démocrate, en bleu, la Vénétie fief de la Ligue du Nord qu'elle remporte haut la main, et la Ligurie où, au grand dam, des démocrates, Forza Italia l'emporte devant le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo, parti anti-système. Un affaiblissement qui ne change pas grand chose, comme l'explique cet analyste : 'Ce n'est pas vraiment significatif pour le gouvernement Renzi . Selon moi, à ce stade, le gouvernement Renzi a un rôle à jouer en terme de réformes au niveau national, qu'aucun autre parti, aucune autre coalition n'est en mesure de jouer à ce jour.' Le Parti démocrate, qui contrôle tout de même encore 17 des 20 gouvernements régionaux, a estimé que ces résultats étaient la manifestation d'un soutien clair de l'électorat en faveur du programme de réformes du gouvernement. Malgré tout, ce scrutin partiel peut être vu comme la première contestation de l'emprise du Parti démocrate sur la vie politique italienne depuis l'accession au pouvoir de Matteo Renzi en février 2014. A noter le faible taux de participation (54 %), qui pourrait traduire le sentiment de désillusion de nombreux électeurs après une campagne plutôt dominée par des affaires de corruption et des querelles partisanes.
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La campagne du deuxième tour des élections présidentielles en Pologne promet d'être passionnée. L'arrivée en tête du premier tour du candidat conservateur de l'opposition Andrzej Duda, a changé la donne pour le Président sortant Bronislaw Komorowski. Donné favori, Komorowski a subi un sérieux revers et va devoir affronter un second tour difficile où tous les scénarios sont possibles. D'où cette annonce très formelle : 'J'ai soumis un projet d'amendement de la constitution pour faire tomber les barrières juridiques qui empêchent la tenue d'un scrutin uninominal majoritaire à un tour pour les législatives', a déclaré Komorowski à la presse ce lundi. C'était en effet l'une des promesses du rockeur Pawel Kukiz, le troisième homme du premier tour, qui a séduit les jeunes (plus de 21 % des suffrages). Komorowski, soutenu par le parti gouvernemental de centre-droit Plateforme civique, entend ainsi convaincre ces jeunes électeurs de voter pour lui. Mais Duda, candidat du parti Droit et Justice, veut lui aussi s'assurer le vote des jeunes. Descendu dans le métro de Varsovie ce matin, leur faisant servir du café, il a également déclaré à des jeunes qu'il 'envisageait de changer la Constitution afin de résoudre leurs problèmes'. En termes d'intentions de vote, les deux hommes sont au coude-à-coude aujourd'hui.
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Les Conservateurs de David Cameron sont arrivés en tête des élections britanniques d'après les premiers sondages de sortie des urnes. Les Tories obtiendraient 316 sièges au Parlement, c'est plus qu'en 2010, mais toujours insuffisant pour obtenir la majorité absolue. Une nouvelle alliance avec les Lib-dems de Nick Clegg (10 sièges) semble se profiler. Mauvaise soirée en revanche pour Ed Miliband, dont le parti le Labour ne recueillerait que 239 sièges soit 17 de moins que le lors de la précédente législature. Un revers pour les travaillistes et un résultat surprise alors que la plupart des sondages d'opinion annonçaient un duel très serré avec les conservateurs. Le Ukip , le parti anti-européen de Nigel Farage, est également en-dessous des attentes avec seulement deux sièges, selon les projections. L'autre enseignement de cette soirée britannique, c'est le raz-de-marée du SNP, le Parti national écossais, qui obtiendrait 58 des 59 sièges en Écosse. 45 millions d'électeurs britanniques étaient appelés aux urnes pour élire les 650 députés de la Chambre des Communes. Les résultats défitinifs devraient être connus dans la matinée.
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Le parti du Centre de Juha Sipilä remporte les élections législatives. L'ex-homme d'affaires, qui a promis une rupture avec une coalition gouvernementale sortante paralysée par les dissensions droite-gauche, devrait être le futur Premier ministre. Le conservateur Alexander Stubb, chef du gouvernement sortant a reconnu sa défaite ce dimanche. Des projections indiquaient que les Vrais Finlandais, parti de droite eurosceptique, seraient en deuxième position. Yuha Sipilä, qui a refusé de dire avec qui il souhaitait gouverner, devrait avoir un large choix pour trouver des partenaires. 'La situation de la Finlande est très difficile et il faudra un projet de 10 ans pour la remettre en forme, a prévenu Yuha Sipila. Et c'est une combinaison de coupes, de réformes et de croissance dont nous aurons besoin à l'avenir'. Le parti du Centre a promis la création de 200 000 emplois en 10 ans, le taux de chômage de 9,2% étant au plus haut depuis 2003 dans le pays. Avec AFP et Reuters
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Le chef de l'État chypriote-turc sortant est en tête du premier tour de l'élection présidentielle. Dervis Eroglu, 77ans, a obtenu quelque 28 % des voix selon des résultats officiels partiels, indiquait l'agence de presse italienne Ansa. Vu qu'aucun des sept candidats qui étaient en lice n'a obtenu 50 % des voix, un second tour sera organisé le 26 avril. Dervis Eroglu devrait affronter l'ancien maire de Nicosie-nord Mustafa Akinci qui a récolté près de 27 % des suffrages.

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