Vidéos à la une
Le titre Monte dei Paschi di Siena était plébiscité ce vendredi à Milan sur des résultats meilleurs que prévus au premier trimestre. La banque italienne, la plus ancienne au monde, a certes dégagé un bénéfice net en baisse de 35% sur un an à 93 millions d'euros, mais les analystes attendaient au mieux un bénéfice de 16 millions d'euros. Une performance imputable à une baisse de 26 % sur un an des provisions pour créances douteuses à 346 millions d'euros, un plus bas en quatre ans. Car les revenus trimestriels, eux, sont tombés à 1,19 milliards d'euros contre 1,37 milliards d'euros un an plus tôt, du fait de la volatilité des marchés financiers, d'une faible croissance de l'activité prêts et de taux d'intérêts historiquement bas. Et si les charges liées aux créances douteuses sont en baisse, le montant total de ces créances a grimpé à 47 milliards d'euros - de quoi inquiéter les investisseurs. D'autant que le ratio de fonds propre a décliné à 11,4% fin mars, contre 11,7% fin 2015. La Monte dei Paschi di Siena compte se défaire d'au moins 3 milliards et demi d'euros de crédits toxiques d'ici 2018. Elle cherche des repreneurs pour ces actifs et des partenaires financiers. Doté de 4,45 milliards d'euros, le fonds Atlante de soutien au secteur bancaire italien, ne peut en effet la secourir à lui seul.
Vidéos à la une
La bourse de Madrid a vu rouge ce lundi au lendemain d'élections législatives qui n'ont pas permis de dégager une majorité claire. Résultat, l'IBEX a clôturé en baisse de 3,62 %, au plus bas en trois mois, plombé par les valeurs bancaires et les entreprises publiques. Les rendements de la dette espagnole se sont quant à eux envolés. ' Les marchés redoutent l'incertitude et les résultats de dimanche ont débouché sur une incertitude totale. Quel gouvernement ? Quel pacte sera noué ? Rien n'est clair. Les partis de gauche pourraient s'allier à Podemos, ce qui n'est pas réconfortant, parce que c'est un parti qui échappe à toute logique et qui est imprévisible, ' explique Cristobal Herrera, analyste chez Lorente&Cuenca Consultants. Ailleurs en Europe, la tendance, tout d'abord haussière, s'est retournée en toute fin de séance. Les indices ont été entraînés à la baisse par les valeurs pétrolières alors que le brut poursuit sa descente aux enfers. A Paris, le Cac 40 a terminé la séance en repli de 1,12 %.
Vidéos à la une
A l'ouverture ce matin à la bourse de Francfort, l'action du constructeur allemand était en hausse de plus de 4 % après avoir déjà clôturé dans le vert hier soir. Les marchés saluent le départ de Martin Winterkorn. Le patron du numéro 1 mondial des ventes automobiles a finalement jeté l'éponge, emporté par le scandale des moteurs truqués qui a pris une ampleur mondiale. Un rebond après une dégringolade spectaculaire de plus de 30 % en début de semaine par rapport au cours de l'action de vendredi dernier. L'action Volkswagen était tombée à son plus bas depuis 4 ans. Les analystes attendent désormais le Conseil de surveillance de demain et le choix d'un nouveau patron dont la mission s'annonce complexe et délicate.
Vidéos à la une
L'indice ATHEX s'est effondré ce matin de plus de 22 % lors de ses premiers échanges. La plus forte baisse de son histoire selon l'agence Reuters. Les valeurs bancaires étant les plus impactées avec une chute d'environ 30 %. La dernière séance de la place financière remontait au 26 juin. Depuis, le gouvernement de la gauche radicale d'Alexis Tsipras avait décrété un contrôle des capitaux et la fermeture des banques et de la bourse. Les banques ont finalement rouvert le 20 juillet dernier, mais elles restent sous pression avec le retrait de plus de 40 milliards d'euros par les Grecs depuis décembre dernier. La Grèce et ses créanciers ont conclu le 13 juillet un accord aux forceps afin de négocier un troisième plan d'aide au pays. Les discussions sont difficiles et Athènes espère finaliser un nouveau prêt de trois ans d'un montant de plus de 82 milliards d'euros.
Publicité