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Le chômage aux Etats-Unis au plus bas depuis 10 ans. Selon le rapport officiel sur l'emploi publié ce vendredi, il a reculé de 0,1 point pour tomber à 4,4 % au mois d'avril. Chaque mois, l'économie américaine doit créer entre 75 000 et 100 000 emplois afin de suivre le rythme de croissance de la population active. L'objectif a été largement atteint au mois d'avril avec 211 000 emplois générés. Bientôt le plein emploi C'est 30 000 de plus que ce qui était attendu par les analystes. C'est également beaucoup mieux qu'au mois de mars, où 79 000 nouvelles embauchent avait été enregistrées. Avec ces nouvelles données, les Etats-Unis se rapprochent un peu plus encore du plein emploi, qui devrait être atteint dans le courant de l'année. Cela pourrait également pousser la Réserve Fédérale américaine à procéder à une nouvelle hausse de ses taux directeurs bientôt, peut-être même dès le mois de juin.
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La Réserve fédérale américaine tient pendant deux jours sa réunion de politique monétaire à l'issue de laquelle elle devrait maintenir ses taux inchangés. Selon les analystes, Janet Yellen, la présidente de la FED, pourrait attendre le mois de juin pour procéder à une nouvelle hausse de son taux directeur, alors que la réforme fiscale de Donald Trump doit encore passer l'obstacle du Congrès. Malgré une croissance en berne au premier trimestre, la FED reste optimiste pour l'économie américaine. Le taux de chômage, à 4,5 %, est au plus bas depuis 2007 et l'inflation se rapproche de l'objectif de 2 % que s'est fixé l'institution. En décembre dernier, la FED avait relevé son taux directeur d'un quart de point de pourcentage (entre 0,75 % et 1%). Il s'agissait de la troisième hausse en dix ans, la deuxième depuis l'élection de Donald Trump. A la Maison Blanche, Donald Trump est bien moins critique envers la présidente de la Fed Janet Yellen MarieCharrel https://t.co/OxvQnJ2WAA- Le Monde Eco/Ent (LeMondeEcoEnt) 2 mai 2017
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Les marchés actions européens ont clôturé dans le vert, soutenus par la décision de la Fed de relever ses taux d'intérêt et le résultat des élections législatives aux Pays-Bas. Le CAC 40 a gagné 0,56 % et l'Euro Stoxx 50 a grimpé, lui, de 0,70 %. La Fed anticipe toujours trois hausses de taux au total cette année, alors que les marchés pouvaient redouter une accélération. 'Les marchés sont détendus d'abord parce que les Néerlandais ont voté pour l'Europe. Je suis convaincu que les Français vont voter de la même manière. L'autre raison, c'est que la hausse des taux est intervenue comme prévu. Elle serait le signe d'une économie américaine qui va mieux que prévu. C'est pourquoi une hausse des taux est acceptable. Mais le plus important, c'est que Janet Yellen a assuré que personne ne devrait craindre une hausse prochaine des taux', estime Robert Halver, analyste économique chez Baader Bank. Du côté des valeurs, à la Bourse de Paris, Renault a accusé pour la seconde séance consécutive la plus forte baisse du CAC 40 : - 3,55 %. Le groupe est soupçonné par la Répression des fraudes d'avoir mis en place des 'stratégies frauduleuses' depuis plus de 25 ans pour fausser des tests d'homologation de certains moteurs.
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La banque centrale américaine relève ses taux d'intérêt d'un quart de point pour la deuxième fois en trois mois, de 0,75 % à 1 %. C'est donc aussi la deuxième fois depuis l'élection de Donald Trump et la troisième seulement depuis la crise financière de 2008. La Fed est restée prudente pour l'avenir, se disant attentive à l'inflation. Les participants au Comité monétaire projettent ainsi que les taux d'intérêt directeurs atteindront 1,4 % en 2017, ce qui équivaut à deux autres hausses d'un quart de point de pourcentage en 2017. Vu la remontée de l'inflation, le bas taux de chômage et surtout la perspective de la politique budgétaire expansionniste annoncée par l'administration Trump, plusieurs analystes estiment au contraire que la Fed risque de devoir accélérer le rythme.
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Spectaculaire rebond du marché du travail aux Etats-Unis en juin. L'économie américaine a créé 287.000 emplois nets, 112.000 de plus qu'escompté. C'est son meilleur score mensuel depuis octobre. Payroll employment increases by 287,000 in June; unemployment rate rises to 4.9% https://t.co/1Y9cSWJUIB #JobsReport #BLSdata- BLS-Labor Statistics (@BLS_gov) 8 juillet 2016 Certes, ce chiffre est gonflé par la fin de la grève de plus de 35.000 salariés du groupe de télécoms Verizon. Il n'en reste pas moins supérieur aux attentes. Retour des exclus sur le marché du travail Le secteur des services a été la locomotive de cette performance, hôtellerie, loisirs, santé et information en tête. Le secteur public a également bien recruté.Seules les industries minières ont continué à détruire des emplois - 5.000 en juin. Le taux de chômage, lui, a augmenté, passant de 4,7% à 4,9% de la population active. Mais c'est surtout parce que de nombreux chômeurs sortis des listes se sont remis à chercher activement un emploi. Today's #JobsReport confirms that our economy is resilient and strong. We still have more work to do. https://t.co/NBiEADY9hE- Tom Perez (@LaborSec) 8 juillet 2016 Vers une hausse des taux de la Fed Des chiffres à même de rassurer la Réserve fédérale quant à la solidité de la reprise américaine. La quasi stagnation des créations d'emploi en mai (elles ont été revues à la baisse à 11.000) et les incertitudes liées au référendum britannique sur le Brexit avaient conduit la banque centrale à renoncer à relever ses taux le mois dernier. Friday's strong jobs report raises the odds of a Fed rate move in September, Jon Hilsenrath says https://t.co/iFutLrNUSI- Wall Street Journal (@WSJ) 8 juillet 2016 La publication du département du Travail a stimulé le dollar sur le marché des changes, alors que les investisseurs anticipent désormais un resserrement monétaire imminent. D'autant que le salaire moyen est ressorti en hausse de 2,6% sur 12 mois en juin, signe d'un possible redémarrage de l'inflation. Trump calls the U.S. Bureau of Labor Statistics unemployment numbers 'phony' https://t.co/Vkm5WVkFdS- Hardball (@hardball) 6 juillet 2016
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La Réserve fédérale des Etats-Unis, c'est là que les grandes orientations monétaires américaines sont prises. Une institution qui regarde avec attention le débat sur le Brexit outre-atlantique. La présidente de la banque centrale américaine (Fed) Janet Yellen a expliqué mercredi que le référendum sur le Brexit était l'un des facteurs de la décision de la Fed de laisser les taux d'intérêt inchangés. Le vote britannique pourrait 'avoir des conséquences économiques et financières au niveau mondial', a reconnu Mme Yellen à l'issue d'une réunion du Comité monétaire (FOMC). Wall Street a clôturé légèrement en baisse mercredi pour la cinquième fois d'affilée, alors même, qu'en principe, la décision de ne pas toucher aux taux d'intérêt est une bonne nouvelle pour les investisseurs. Selon les derniers sondages, le camp du non à l'Union européenne compterait désormais jusqu'à six points d'avance avec 53% selon une enquête d'opinion ICM publiée par le Guardian.
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Le coup de frein sur l'emploi en mai et le spectre d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union devraient inciter la Réserve fédérale américaine au statu quo sur ses taux ce soir. Ils se situent actuellement entre 0,25 et 0,50%. Les marchés seront particulièrement attentifs aux commentaires de sa patronne, Janet Yellen, pour tenter de deviner le calendrier du resserrement monétaire, et savoir si le comité de politique monétaire compte toujours procéder à deux hausse de taux cette année pour les porter autour de 0,9%. Pour Mike Bailey, directeur de recherche chez FBB Capital Partners, le statu quo de la Fed pourrait se prolonger bien au-delà. 'A ce stade, une hausse de taux en juillet semble peu probable. Nous pensons qu'il n'y aura probablement pas de hausse de taux avant le lendemain de l'élection présidentielle. Je pense que la Fed va dire : ok, si on ne le fait pas cet été, ce sera un peu plus délicat à l'automne à cause du calendrier électoral.' Hors emploi, les signaux sont pourtant au vert pour une hausse de taux. Portée par une solide demande intérieure, la croissance pourrait atteindre 2,8% au deuxième trimestre et le rebond des cours du brut vient doper l'inflation.
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La planète finance a les yeux rivés sur la Réserve fédérale américaine, qui se prononce ce mercredi sur ses taux. Du fait de la faiblesse des créations d'emplois en mai, les économistes n'anticipent pas de resserrement monétaire ce mois-ci, mais une hausse de taux pourrait s'avérer inévitable en juillet. En effet, les dernières statistiques attestent de la solidité de la reprise américaine. Ainsi, les ventes de détail, baromètre de la consommation des ménages, ont rebondi pour le deuxième mois consécutif en mai, gagnant 2,5% sur un an. La demande intérieure n'a été entamée ni par la remontée des cours du brut, ni par la légère correction du dollar à la baisse, qui ont généré de l'inflation importée. Les prix à l'importation ont augmenté de 1,4% en mai, leur plus forte hausse depuis mars 2012.
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Les marchés mondiaux ont été bien préparés à une hausse des taux de la Fed cet été. C'est ce qu'a estimé, ce lundi à Séoul en Corée du Sud, le Président de la Réserve fédérale de Saint-Louis, une des antennes régionales de la banque centrale américaine. 'Ce n'est pas si surprenant à l'aune de notre hausse de taux de décembre et de la politique du comité monétaire qui consiste à essayer de normaliser les taux lentement et graduellement dans le temps. Donc je suis d'avis que si tout va bien, le resserrement monétaire se fera en douceur,' a déclaré James Bullard. Il s'est toutefois bien gardé de préciser une date. Les marchés ne seraient pas si préparés que Bullard le dit à une hausse des taux de la Fed cet été https://t.co/p4522fawDg via InvestirFr- MDPC Bourse (mdpc_bourse) 30 mai 2016 Juin ou juillet ? De quoi renforcer les anticipations d'une hausse de taux mi-juin ou fin juillet, comme l'a laissé entendre la présidente de Fed vendredi. Janet Yellen avait dit anticiper une amélioration continue du marché du travail et une hausse de l'inflation vers son objectif de 2%. Janet Yellen Sees Rate Hike Coming Soon - Wall Street Journal: Wall Street JournalJanet Yellen Sees Rate Hike... https://t.co/0IOFRgG2Tm- Janet Yellen (@JanetYellenBlog) 28 mai 2016 Ses commentaires avaient aussitôt provoqué une hausse du dollar contre euro. Son prochain discours, prévu le 6 juin, sera examiné à la loupe par les investisseurs. Le consensus reste positionné sur 1 relèvement des taux directeurs de la FED en juillet et non pas en juin ! pic.twitter.com/jkpvAA2EWG- Vincent Lequertier (@VLequertier) 27 mai 2016 Une ou deux en 2016 ? Les taux de la Fed fluctuent entre 0,25 et 0,50% depuis le tour de vis de décembre, le premier en dix ans. L'essoufflement de la croissance dans les pays émergents, Chine en tête, et la chute des cours de matières premières ont depuis incité son comité de politique monétaire à la prudence. Celui-ci a prévu au moins deux hausses de taux modestes en 2016, qui les porteraient autour de 0,9%. Mais les marchés n'en anticipent qu'une cette année.
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La Réserve fédérale américaine pourrait relever ses taux dès le mois de juin. C'est en tout cas ce qui transparaît du compte-rendu de sa réunion d'avril. La plupart des participants s'y déclarent favorables en cas de rebond de la croissance au deuxième trimestre et de hausse de l'inflation vers l'objectif de 2 %. Les taux directeurs américains évoluent entre 0,25 et 0,50% depuis que la Fed a mis un terme à huit ans de taux zéro en décembre. La faible inflation, la hausse du dollar et le ralentissement de l'économie mondiale l'ont depuis incitée à la prudence.
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Les marchés financiers s'y attendaient. Mercredi soir, la Réserve fédérale américaine a maintenu le statu quo. Les taux directeurs de la Fed restent donc inchangés dans une fourchette de 0.25 à 0.50%. Signe que la réunion de politique monétaire n'était pas décisive la présidente de la Fed n'a pas donné de conférence de presse et s'est contentée d'un communiqué dans lequel le comité monétaire américain rappelle que la croissance a ralenti aux Etats-Unis malgré le dynamisme du marché du travail. Si la fed continue de 'surveiller de près' les développements de l'économie mondiale, elle n'évoque plus explicitement les risques qu'ils font peser sur les Etats-Unis comme c'était le cas au mois de mars dernier. Selon un sondage de l'agence Reuters auprès de 80 économistes, la prochaine hausse des taux directeurs de la fed pourrait intervenir au mois de juin prochain.
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La Réserve fédérale américaine se prononce ce mercredi sur sa politique monétaire. Les économistes n'anticipent cependant pas de nouvelle hausse de taux avant juin, au plus tôt. Certes, la présidente de la Fed, Janet Yellen, s'était félicitée le mois dernier de la solidité de la reprise au vu des créations d'emplois, y compris non qualifiés, mais elle s'était inquiétée d'éventuelles répercussions du ralentissement mondial sur l'économie américaine. Les dernières données publiées ce mardi indiquent que le secteur manufacturier n'est pas tiré d'affaire et que la baisse du chômage ne dope pas encore suffisamment les dépenses de ménages à la confiance fragile. Au premier trimestre, la croissance pourrait avoir ralenti à 0,3%. Les chiffres seront dévoilés jeudi.
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La Réserve fédérale américaine laisse ses taux directeurs inchangés, entre 0,25 et 0,50%. Elle estime en effet que les développements économiques et financiers mondiaux font peser des risques sur la croissance américaine. Par conséquent, la Fed abaisse sa prévision de croissance à 2,2% contre 2,4% précédemment pour 2016 et précise n'envisager que deux hausses de taux cette année - elle en avait annoncé quatre en décembre, quand elle avait mis un terme à sept ans de politique de taux zéro. Economic Projections of Federal Reserve Board Members and Federal Reserve Bank Presidents: https://t.co/WzIgTl2s56 #FOMC- Federal Reserve (@federalreserve) 16 mars 2016 Certes, elle note une accélération de l'inflation, mais celle-ci reste inférieure à son objectif de 2%. Et si le pays frôle le plein emploi, les salaires ne décollent pas. La fragilité de la consommation, moteur de l'économie américaine, a aussi été mise en exergue par la baisse des ventes de détail en janvier et février.
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La Réserve fédérale américaine sous les projecteurs ce mercredi, alors que le suspense est total quant à sa décision de politique monétaire. Au vu de la solidité de la reprise américaine, sa présidente, Janet Yellen, a amorcé en décembre un relèvement du loyer de l'argent, appelé à se poursuivre progressivement en 2016. Mais le plongeon des bourses mondiales en réaction au ralentissement chinois en début d'année a jusqu'à présent dissuadé une nouvelle hausse de taux. La vigueur du marché de l'emploi et une inflation hors alimentation et énergie proche de son objectif de 2 % plaident en faveur d'un nouveau resserrement monétaire. Mais la baisse des ventes de détail en janvier (-0,4%) et février (-0,1%) fait craindre une fragilisation de la consommation, moteur de l'économie américaine.
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La Réserve fédérale américaine devrait laisser ses taux inchangés ce soir à l'issue de sa réunion de politique monétaire. Les économistes s'attendent même à ce que la Fed admette que les turbulences boursières mondiales ont modifié la donne. De tels commentaires viendraient réduire les anticipations d'une nouvelle hausse de taux dès le mois de mars. Tout dépendra de l'évolution de l'emploi et de l'inflation en janvier et février. En dépit d'une inflation plancher, la Fed a rompu avec sa politique de taux zéro le mois dernier, relevant son taux directeur dans une fourchette de 0,25 à 0,50 %. Depuis, le dollar s'est renforcé, le ralentissement chinois s'est confirmé et la chute des cours du brut pousse le secteur pétrolier américain au bord du gouffre.
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Pour historique qu'il soit, le resserrement monétaire de la Réserve fédérale américaine n'a surpris personne mercredi. D'autant que la fourchette dans laquelle fluctue son taux directeur, de 0,25 à 0,50 %, n'a été relevée que d'un quart de point. C'est la fin de l'argent gratuit, mais pas de la politique monétaire accommodante : la décision de la Fed est avant tout symbolique. ' Cette action marque la fin d'une période exceptionnelle de sept ans au cours de laquelle le taux des fonds fédéraux a été maintenu proche de zéro pour soutenir la reprise après les pires crise financière et récession depuis la Grande dépression, ' a déclaré Janet Yellen, présidente de la Fed. Une crise aux racines américaines Car c'est aux Etats-Unis que c'est joué la genèse de la crise mondiale. Ce fut d'abord l'explosion de la bulle immobilière et la crise des subprimes en 2007, ces prêts hypothécaires toxiques que les banques américaines ont diffusé dans le monde entier. Puis vint la faillite de la banque Lehman Brothers en septembre 2008, qui fit prendre conscience aux banques du monde entier, contaminées par ces produits toxiques, qu'elles risquaient le même sort. Le crédit s'est tari, provoquant une crise économique globale. Une solution américaine à la crise ? La politique de taux zéro de la Fed et ses rachats massifs de dette ont porté leurs fruits. Aujourd'hui le monde se prend à espérer que le pays qui l'a plongé dans la crise, sera aussi celui qui l'en sortira. Alasdair Sandford, journaliste économique à euronews, en a discuté avec 'Craig Erlam': http://www.marketpulse.com/20151217/726998/ , analyste marchés chez Oanda, à Londres. Alasdair Sanford, euronews : ' Les marchés ont plutôt bien réagi jusque-là, pensez-vous que cela va continuer ? ' Craig Erlam, Oanda : ' Je le crois, je pense que les marchés ont salué la hausse de taux et la posture mesurée qui l'a accompagnée : la nécessité de relever les taux graduellement à partir de maintenant pour éviter d'agiter les marchés et d'étouffer la reprise aux Etats-Unis. Je pense que les marchés montrent qu'ils soutiennent l'action de la Réserve fédérale. La question d'une hausse de taux allait forcément se poser. Avec un chômage à 5 %, la hausse continue des créations d'emploi et celle à venir des salaires, c'était le bon moment pour relever les taux. Cela a rassuré les marchés et a levé l'élément d'incertitude qui planait sur les marchés cette année. ' Alasdair Sanford, euronews : ' Voilà pour l'économie américaine. Mais quel sera l'impact de la hausse de taux de la Fed en Europe selon vous, et sur la zone euro en particulier ? ' Craig Erlam, Oanda : ' La zone euro est attrayante pour les investisseurs en ce moment. Elle voit le bout du tunnel. Vu l'ampleur du stimulus de la BCE, alors même que la Réserve fédérale commence à durcir sa politique monétaire, la zone euro devient l'endroit où investir. Les marchés d'actions ont énormément bénéficié du programme de stimulation de la Fed, et maintenant qu'elle commence à refermer son robinet monétaire, on pourrait bien voir affluer les liquidités dans la zone euro. Le moment est idéal, puisque la zone euro est en train de s'en sortir. Tous les problèmes liés à la Grèce, à l'Italie, à l'Espagne, commencent à s'atténuer. ' Alasdair Sanford, euronews : ' La décision de la Fed est-elle une mauvaise nouvelle pour les marchés émergents et les matières premières ? ' Craig Erlam, Oanda : ' Les marchés émergents avaient intégré la décision de la Fed. En août dernier, nous avons vu beaucoup de turbulences sur ces marchés, ce qui, à mon sens, a dissuadé la Fed de relever ses taux d'intérêt en septembre. Les marchés émergents ont alors commencé à intégrer cette hausse dans leurs cours. Maintenant bien sûr, certaines zones vont rester très sensibles à ce que font les Etats-Unis, je pense au Brésil, déjà en proie à une sévère récession, avec une dette en dollars et un gros déficit des comptes courants, des déficits budgétaires... Des pays de ce type resteront sensibles aux hausses de taux de la Fed. Mais la majorité des marchés émergents peuvent tolérer d'autres hausses de taux de la Fed. Nous l'avons vu aujourd'hui : la plupart des bourses des pays émergents ont salué la hausse de taux de la Fed. La raison, c'est que l'incertitude a été levée, comme je le disais. ' Alasdair Sanford, euronews : ' Les Etats-Unis ont été à l'origine de la crise financière il y a quelques années. Sont-ils en train d'entraîner le monde vers la reprise selon vous ? ' Craig Erlam, Oanda : ' Oui, les Etats-Unis ont vraiment été à l'origine de la crise financière, mais ils ont été parmi les premiers à réagir avec toutes ces saisies immobilières etc... Et si cela a fait beaucoup de mal à l'économie à l'époque, ils ont aussi été le premier pays à combattre la crise financière et à essayer de la surmonter. Aujourd'hui, on en voit les bénéfices : ils ont beaucoup souffert au début, mais ils commencent à récolter les fruits des décisions prises à l'époque. Les autres pays ont un peu de retard : la Grande-Bretagne a peut-être six mois de retard sur la première hausse de taux, la zone euro a peut-être deux ans de retard, mais une économie américaine forte est une bonne chose pour l'économie mondiale. C'est la première économie au monde et dès lors, si elle se porte bien, tout le monde en profite ! '
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Les bourses asiatiques sont revigorées par la décision très attendue de la Réserve fédérale américaine de relever ses taux directeurs. La Bourse de Shanghai a ouvert en nette hausse, l'indice composite shanghaïen grimpait de 0,50% ou 17,44 points, à 3.533,63 points. De son côté, la Bourse de Shenzhen, deuxième place de Chine, montait de 0,62% à 2.294,20 points. Même élan pour la Bourse de Hong Kong.L'indice composite Hang Seng gagnait 0,64% à 21.841,09 points. Dopé par le regain du dollar et la hausse de Wall Street, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo bondissait lui de 2,35% à 19.497,19 points.
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Isabelle Enos, directrice de l'offre financière de B*capital, a décrypté les tendances des marchés. - Intégrale Bourse du mercredi 16 décembre 2015, présenté par Grégoire Favet, sur BFM Business.
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La Réserve fédérale américaine a rendez-vous avec l'histoire. A l'issue de sa réunion monétaire de décembre, sa patronne, Janet Yellen, pourrait annoncer ce mercredi la toute première hausse de son taux directeur depuis juin 2006. Depuis la crise financière de 2008, la Fed a maintenu ses taux entre 0 et 0,25 % afin de soutenir la reprise. Pendant six ans, elle a de surcroît injecté 4.480 milliards de dollars dans l'économie américaine via des rachats d'actifs obligataires. Un programme d'assouplissement quantitatif qui a pris fin en octobre 2014. Alors que la croissance dépasse les 2% et que le taux de chômage, à 5 %, est au plus bas en 7 ans, les attentes n'ont jamais été aussi unanimes chez les acteurs financiers. ' Nous sommes nombreux à anticiper un éloignement de la politique de taux zéro', confirme ainsi, Eric Wiegand, gérant de portefeuille senior à la U.S. Bank. ' Nous nous attendons à la première d'une série de hausses de taux. Nous pensons que la hausse initiale sera de 0,25 %. Cependant, nous n'anticipons pas des hausses consécutives, mais des hausses étroitement liées aux performances chiffrées de l'économie.' Des anticipations de resserrement monétaire renforcées par les derniers chiffres de l'inflation publiés ce mardi. Sur novembre, l'indice des prix à la consommation, hors énergie et alimentation, a progressé de 0,2 %, en hausse pour le troisième mois consécutif. Sur un an, l'inflation sous-jacente s'affiche à 2 %, ce qui est conforme à l'objectif de la FED.
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Janet Yellen prépare les marchés à une hausse de taux, qu'elle dit attendre avec impatience. Dans un discours prononcé devant le Economic Club de Washington, la Présidente de la Réserve fédérale américaine n'a pas précisé si la décision serait prise lors de la réunion des 15 et 16 décembre du comité directeur. Mais elle a affiché sa confiance dans la reprise. Ainsi, Janet Yellen a souligné la nette amélioration du marché du travail, avec un taux de chômage ramené à 5 % en octobre, sans pour autant atteindre le plein emploi. Dans le même temps, elle s'est dite optimiste quant à un rebond de l'inflation. A 0,25 % en octobre sur un an, elle est actuellement bien inférieure à l'objectif de 2 % de la FED. Et de préciser que quand elle adviendrait, la première hausse de taux depuis décembre 2008 se ferait en douceur.
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Au programme cette semaine dans Business Middle East : la réunion tant attendue de la Réserve fédérale américaine et les investissements immobiliers des pays du Moyen-Orient qui atteignent des niveaux records. Tous les regards sont tournés vers Washington pour la prochaine réunion de la Réserve fédérale. Les observateurs sont dans l'attente et se demandent si Janet Yellen, la patronne de la Fed, va relever les taux directeurs. Il faut dire que les signaux envoyés ces derniers mois par l'institution sont assez confus. Cette réunion de la Fed sera particulièrement suivie dans les pays du Moyen-Orient et par les marchés internationaux. C'est la crédibilité de la Fed qui est jeu. Mais avant d'en discuter, voyons quels sont les facteurs qui pourraient inciter à croire que l'institution relèvera ses taux et quels sont les facteurs qui, au contraire, laissent à penser qu'elle n'y touchera pas. Taux directeurs : pour et contre Si la Fed décide de relever ses taux, ce sera parce que le taux de chômage décline régulièrement aux États-Unis depuis 2008. De plus, les taux de croissance outre-Atlantique sont positifs et de nombreux indicateurs économiques sont au vert. Mais tout dépendra d'un élément-clé : l'inflation. Elle demeure à un niveau inférieur à celui que vise la Réserve fédérale, proche des minima historiques. En outre, la baisse du prix du baril de pétrole augmente le risque de déflation. La hausse du cours du dollar nuit aux exportations américaines. Et pour couronner le tout, l'économie US pâtit des ralentissements de l'Europe et de l'Asie. Le Fonds monétaire international appelle la Fed à agir avec prudence. Pour sa directrice Christine Lagarde, la Réserve doit s'assurer que les indicateurs économiques sont absolument confirmés avant de prendre l'initiative d'une remontée du taux directeur. 'La Fed n'a pas relevé ses taux d'intérêts depuis si longtemps qu'elle devrait vraiment le faire pour de bon si je puis dire', a déclaré Christine Lagarde. 'En d'autres termes, ne pas essayer pour voir pour devoir revenir en arrière' L'analyse de Nour Eldeen Al Hammoury Pour en savoir plus à ce sujet, nous rejoignons comme d'habitude Nour Eldeen Al Hammoury, responsable de la stratégie des marchés chez notre partenaire ADS Securities à Abu Dhabi. Daleen Hassan, euronews : 'La réunion de la Fed approche et de nombreux analystes pense qu'elle n'est pas dans la capacité de relever ses taux. Comment anticipez-vous les réactions des marchés si les taux remontent ou si, au contraire, ils restent encore inchangés ?' Nour Eldeen Al Hammoury : 'On ne s'attend pas à ce que la Fed relève son taux directeur la semaine prochaine, comme nous l'avons déjà fait remarquer de nombreuses fois. Cependant, si la Réserve fédérale augmente ses taux d'intérêt, cela risque d'empirer la panique qui agite les marchés émergents et nous pourrions assister à des forts reculs sur le plan monétaire.' 'D'un autre côté, si les taux demeurent inchangés, cela va affecter la crédibilité de l'institution parce que cela fait près d'un an que la Fed annonce un hausse des taux. Perdre la face aurait un impact négatif sur les marchés à court terme, le temps qu'elle la Fed fasse montre d'une politique claire. C'est donc une réunion très importante cette semaine et les traders vont devoir lire entre les lignes.' Daleen Hassan, euronews : 'Cela veut dire que la Fed est dans une position inconfortable en ce moment ?' Nour Eldeen Al Hammoury : 'C'est certain, la Fed n'est pas dans une position facile en ce moment. C'est ce que nous avons noté il y a déjà un an, quand nous pensions qu'elle ne relèverait pas les taux de sitôt. Elle a retardé la hausse de mars à juin, puis de juin à septembre, et maintenant de septembre à probablement décembre. Il va donc falloir être attentif aux déclarations de la Fed qui seront déterminantes pour les tendances économiques et financières à venir.' Daleen Hassan, euronews : 'On observe en ce moment une grande volatilité des marchés financiers. Cela pourrait-il affecter la décision de la Fed ?' Nour Eldeen Al Hammoury : 'On sent que c'est un sujet tendu. On a vu les avertissements du FMI et même de la Banque mondiale. Au sein de la Réserve fédérale américaine aussi, il n'y a pas d'unanimité sur le sujet.' 'Le FMI et la Banque mondiale ont averti qu'un relèvement des taux américains pourrait de nouveau semer la panique. De plus, les récents tourments des marchés sont un message clair à la Fed pour dire qu'ils ne sont pas prêt à supporter un hausse des taux maintenant. Nous pensons qu'il ne va pas dans l'intérêt de la Fed de jeter de l'huile sur le feu quand on voit ce qui s'est passé ces dernière semaines. D'autant plus que les chiffres de l'inflation sont en baisse. Cela donne plus de flexibilité à la Fed pour conserver ses taux inchangés plus longtemps.' Business Snapshot : investissements records Les investissements dans l'immobilier ont atteint un record historique dans les pays du Proche et Moyen-Orient : + 64% sur la première moitié de 2015. Après la forte baisse des prix du pétrole, les investisseurs du Moyen-Orient redeviennent actifs sur le marché de l'immobilier en dehors du monde arabe. Sur la première moitié de 2015, ces investissements se chiffrent à plus de 10 milliards d'euros. C'est le Qatar a investi le plus sur le marché de l'immobilier international devant les Émirats arabes unis. Trois destinations ont les faveurs des investisseurs du Golfe : Londres, Hong Kong et New York. Ils recherchent en priorité des biens de luxe tels que des grands hôtels et des appartements de grand standing. Partagez votre avis avec nous sur les réseaux sociaux en utilisant le mot-dièse #businessmiddleeast
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Cette semaine dans Business Middle East nous nous intéressons aux taux d'intérêts aux États-Unis et au Royaume-Uni. Nous verrons aussi ce que l'Égypte peut attendre du tout nouveau canal de Suez. Depuis la fin de l'année dernière, la Réserve fédérale américaine a répété à plusieurs reprises son intention de relever ses taux d'intérêt sans pour autant annoncer une date spécifique. De l'autre côté de l'Atlantique, même son de cloche à la Banque d'Angleterre. Son gouverneur Mark Carney semble oeuvrer de concert avec son homologue américaine Janet Yellen. Pourtant, la plupart des économistes s'attendent à une hausse. Washington ou Londres : qui sera le premier à relever ses taux d'intérêt ? Qui est le mieux placé pour le faire ? Taux d'intérêt : il est urgent d'attendre L'intégralité des neuf membres du comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre a voté pour le statu quo lors des deux dernières réunions, alors que deux d'entre eux se prononçaient en faveur d'une hausse l'an dernier. Le taux est donc maintenu à 0,5%. Un niveau qui n'a pas bougé depuis 2009 et qui est le plus bas de son histoire. Même son de cloche aux États-Unis où la Fed laisse ses taux directeurs inchangés. Pour la patronne de la Réserve fédérale Janet Yellen, tout dépendra de la conjoncture et des statistiques. Or pour le moment les signaux restent encore mitigés. Si la Fed estime que l'économie américaine est en train d'accélérer par rapport au trou d'air du premier trimestre, elle affirme avoir besoin de davantage de preuves tangibles de l'amélioration du marché de travail et de l'accélération de l'inflation avant de passer à l'action, peut-être, en septembre prochain. L'analyse de notre expert Pour en savoir plus, Nour Eldeen Al-Hammoury, responsable des stratégies Marchés chez ADS Securities, répond aux questions d'Euronews. Daleen Hassan, Euronews - 'Nour, la Banque d'Angleterre semble adopter la même attitude que la Fed quant à une éventuelle augmentation des taux directeurs. A votre avis, quelle institution sera la première à franchir le pas ?' Nour Eldeen Al-Hammoury - 'Il est trop tôt pour parler d'un relèvement des taux pour chacune des banques. L'an dernier la Fed a promis au monde entier qu'elle augmenterait ses taux. Elle a annoncé que ce serait pour le mois de mars puis elle a repoussé à juin et maintenant septembre. Dans l'état actuel des choses cela pourrait être encore repoussé en décembre ou même à l'an prochain'. 'La Banque d'Angleterre, quant à elle, fait preuve de plus de transparence et de clarté. Pour augmenter les taux directeurs, le facteur-clé est l'inflation. Or, elle est à un niveau faible et elle risque probablement d'y rester du fait de la chute des prix du pétrole'. 'Je dirais que la Banque d'Angleterre est susceptible d'augmenter son taux directeur avant la Fed. Reste à savoir si cela se fera en conséquence d'une hausse de l'inflation'. Daleen Hassan, Euronews - 'La semaine dernière, nous évoquions une livre sterling qui reste forte. Pensez-vous que les marchés consolident la livre sterling en prévision d'une éventuelle hausse des taux directeurs ? Comme cela s'est passé pour le dollar ?' Nour Eldeen Al-Hammoury - 'Non, pas pour le moment. La livre sterling est stable depuis trois semaines. Elle a peu varié, entre 1,53$ et 1,57$. Cette stabilité montre la solidité de la livre, contrairement à d'autres devises comme l'euro qui a encore chuté face au dollar'. 'Cela étant dit, la Banque d'Angleterre a déclaré qu'une hausse de son taux directeur dépendra des statistiques à venir. Les données macro-économiques attendues à court-terme auront donc un impact notable sur les marchés et la livre sterling. Un impact plus important qu'avant, d'autant plus que des données positives pourraient mener les investisseurs à consolider la livre dans l'optique d'une hausse des taux. C'est ce qui s'est passé avec le dollar cette année'. Business Snapshot : le nouveau canal de Suez C'est en grande pompe que l'Égypte vient d'inaugurer son nouveau canal de Suez. Une attente plus courte, une circulation à double sens : les transporteurs maritimes se réjouissent. Ils pourront franchir le canal en seulement 11 heures au lieu de 18 grâce à cette nouvelle voie de 35 kilomètres construite en un temps record. Les autorités égyptiennes misent sur un doublement du trafic d'ici à 2023. Au lieu de 49 bateaux aujourd'hui, le canal pourrait permettre le passage de 97 bateaux par jour. En conséquence, l'État espère accroître les revenus qu'il tire des droits de passage de 4,7 milliards d'euros aujourd'hui à 11,7 milliards d'euros en 2023. Au global, ce projet pharaonique créerait un million d'emplois. Mais pour de nombreux spécialistes, ces prévisions sont improbables. Tout simplement parce que le commerce mondial n'augmente pas suffisamment. Le Caire a dépensé 7,3 milliards d'euros pour ce projet. Un investissement colossal et risqué quand on sait qu'un Égyptien sur 5 vit sous le seuil de pauvreté. Partagez votre avis avec nous sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #businessmiddleeast
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Dans cette édition, nous revenons sur la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine et ses conséquences au Moyen-Orient. Le plus grand suspense entoure l'évolution des taux d'intérêt sur fond de déclarations dissonantes des membres du comité directeur de la FED. En décembre dernier, l'intention était de relever les taux en juin. Mais en janvier, ' patience ' est redevenu le mot-clé. La semaine dernière, la FED a évoqué la possibilité de maintenir un peu plus longtemps les taux plancher actuels Les économistes n'attendent plus de resserrement monétaire avant la fin de l'année. Pour la première fois en dix ans, la Réserve fédérale a fait référence aux développements internationaux, notamment au ralentissement économique mondial et à la chute des cours du brut. Ces facteurs entament en effet les perspectives de croissance américaines. Ce qui inquiète la FED, c'est la faible inflation. A 0,8 % en janvier, elle reste loin de l'objectif de 2 %. Et l'effondrement des cours du pétrole commence à toucher les autres secteurs. Toutefois, le report d'une hausse de taux a été bien accueilli à Wall Street. Mais au Moyen-Orient, la baisse d'optimisme de la Fed quant aux perspectives de l'économie américaine a refroidi les investisseurs. Résultat : des pertes en clôture jeudi sur les indices de référence des places de la région : -0,59 % pour l'EGX 30 égyptien, -1,14 % pour le TASI saoudien. L'ADX d'Abu Dhabi cédait quant à lui 0,12 % et le QE du Qatar, 0,52 %. Outre les décisions des grandes banques centrales , les marchés du Moyen-Orient et d'Afrique du nord sont affectés par les tensions géopolitiques régionales, et bien sûr, par la baisse des cours du brut. L'analyse de ADS Securities Comme chaque semaine, Daleen Hassan a creusé le sujet avec Nour eldeen Al-Hammoury, chef stratégiste marchés chez ADS Securities à Abu Dhabi pour une analyse plus poussée des implications des orientations de la FED au Moyen-Orient. Daleen Hassan, euronews : ' Bonjour Nour, la FED a de nouveau rapidement battu en retraite. Il semble y avoir beaucoup d'incertitude, pourquoi ? ' Nour eldeen Al-Hammoury, ADS Securities : ' Nous avions déjà tiré la sonnette d'alarme ici sur euronews en décembre dans la précédente saison de Business Middle East. Nous avions noté alors que l'économie mondiale tout comme l'économie américaine n'étaient pas sorties d'affaire. C'est pourquoi nous ne sommes pas surpris par la marche arrière de la FED. Toutefois, dans la situation actuelle, il n'y a pas de pressions inflationnistes aux Etats-Unis. En fait, il y a de la désinflation, qui pourrait bien conduire à de la déflation à l'avenir, surtout si les prix du brut restent faibles. Et jusqu'à présent, il n'y a aucun signe précurseur d'un redressement des cours du pétrole. De plus, il ne faut pas oublier qu'environ 88 % des statistiques économiques publiées en février étaient décevantes et seules 12 % étaient encourageantes. Dès lors, il n'y a pas de raison majeure de relever les taux plus tôt. ' Daleen Hassan, euronews : ' Au vu des données décevantes, pourquoi la FED voulait-elle toujours relever ses taux en juin ? Est-ce que sa crédibilité ne risque pas d'en pâtir ? ' Nour eldeen Al-Hammoury, ADS Securities : ' La FED a donné des indices sur la date potentielle d'une hausse de taux. Les indices se basent sur des prévisions. Cependant ici, chez ADS Securities, nous avions averti que l'économie américaine allait s'affaiblir une fois que la FED arrêterait ses programmes d'assouplissement quantitatif, et c'est ce à quoi on assiste actuellement et qui s'est déjà produit à la fin des deux premiers programmes après la crise financière. Toutefois, la Réserve fédérale essaie toujours de maintenir sa crédibilité en jouant la carte de la prudence, en pesant ses mots et en utilisant le conditionnel. Par exemple, dans ses minutes, la FED va dire des choses comme : 'si les données économiques s'améliorent, nous pourrions décider d'avancer une hausse de taux.' Cela veut dire : si les données sont mauvaises, comme c'est le cas, la FED peut facilement modifier sa politique sans entamer sa crédibilité. ' Daleen Hassan, euronews : ' Pourquoi les bourses du Moyen-Orient ont-elles mal réagi la semaine dernière après la réunion de la FED ? D'autres facteurs sont-ils en cause ? ' Nour eldeen Al-Hammoury, ADS Securities : ' Pour la première fois en plus de dix ans, la FED ne s'est pas contentée de faire référence aux Etats-Unis, elle a aussi mentionné les développements internationaux, en Asie et en Europe notamment, ainsi que le déclin des cours du brut. Et cela a eu bien sûr un impact notable ici, au Moyen-Orient. Après le communiqué de la FED, on a constaté de la volatilité sur les marchés qui ont fermé dans le rouge, pour bien des raisons. Notamment, la saison des résultats n'était pas parfaite et les dernières publications dans le Golfe ont déçu, beaucoup d'entreprises ont raté leur objectif et les bénéfices par action ont baissé. Aussi, les récents développement entre l'Egypte et Etat Islamique en Libye ont augmenté les craintes d'une nouvelle guerre régionale, ce qui a conduit les investisseurs à vendre. ' Daleen Hassan, euronews : ' Merci beaucoup. Nous verrons comment évoluent les choses lors de la prochaine réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, qui se tiendra le 17 mars. ' C'est tout pour cette édition, vous pouvez nous retrouver sur Youtube avec les mots clés 'Euronews Business '.
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Depuis l'arrêt du programme d'assouplissement quantitatif, ou QE, mené par la Réserve fédérale américaine en octobre dernier, les Etats-Unis maintiennent que leur économie se porte bien. Cela dit, les derniers chiffres publiés ne vont pas exactement dans ce sens et font état d'un ralentissent de la croissance économique fin 2014. Difficile aussi pour les économistes de se mettre d'accord : la décision de la FED a-t-elle, oui ou non, favoriser la reprise économique américaine ? La question est donc maintenant de savoir quels indicateurs vont inciter la Réserve fédérale à relever les taux d'intérêt ? Données économiques et stratégie de la FED La Réserve fédérale américaine a annoncé la fin de son programme d'assoupissement quantitatif en octobre 2014. Programme qui consistait à racheter massivement des actifs financiers afin d'augmenter la quantité de monnaie en circulation dans l'économie. Estimée à 2,6 %, selon les premiers chiffres, la croissance américaine a ralenti au 4e trimestre 2014. Sur un an, les Etats-Unis affichent un taux de croissance de 2,4 %. Quant à la production manufacturière, elle est restée relativement robuste, même si elle est retombée à son niveau de janvier 2014. À noter également un fléchissement des commandes de biens durables au cours des derniers mois. En outre, la baisse des exportations a creusé de façon significative le déficit commercial américain en décembre dernier. Sur un an, il aurait ainsi progressé de 6 % Par ailleurs, l'appréciation du dollar et la chute des prix de l'énergie ont permis aux Etats-Unis de juguler leur inflation. Enfin, 257 mille emplois ont été créés en janvier dans le pays. Autre bonne surprise, les chiffres pour novembre et décembre ont été revus à la hausse. Cela dit, le taux de chômage est légèrement remonté le mois dernier pour s'établir à 5,7 %, contre 9.8 % en 2010. Pour une analyse en détail des progrès réalisés par l'économie américaine sur la voie de la reprise, Daleen Hassan d'euronews s'est entretenue avec Nour Eldeen Al-Hammory, Responsable des Stratégies Marchés chez ADS Securities à Abu Dhabi. Daleen Hassan (DH), euronews : 'Nour, comment interprétez-vous les données économiques publiées aux Etats-Unis entre la fin de son programme d'assouplissement quantitatif et la semaine dernière ?' Nour Eldeen Al-Hammory (NEH), ADS Securities : 'Depuis la fin du 3e assouplissement quantitatif, l'année dernière aux Etats-Unis, la plupart des résultats économiques sont venus decevoir, pour ne dire doucher, les attentes des marchés. La Réserve fédérale américaine promet de relever ses taux cette année. Cela dit, l'inflation est tombée à son plus bas niveau depuis 2009 pour s'établir à 0,8 %, soit très en dessous des 2 % prévus par la FED. En outre, les dépenses personnelles de consommation n'ont cessé de chuter depuis 2009. On a assisté à une baisse de plus de 0,17 %, un record depuis la crise financière internationale. Parallèlement, les chiffres concernant les carnets de commandes des entreprises et les achats de biens durables - deux indicateurs majeurs - se sont révélés décevants. De fait, les commandes à l'industrie américaine ont baissé 5 mois de suite, du jamais-vu depuis 2008. En 2012, quand les commandes à l'industrie avaient baissé pendant 4 mois d'affilée, la FED avait alors lancé son 3e programme d'assouplissement quantitatif. Pour les points positifs : l'économie américaine a créé 257 mille nouveaux emplois en janvier dernier et la rémunération horaire moyenne a grappillé 0,5 % en un mois. Pour autant, les 20 mille licenciements qui ont eu lieu dans le secteur énergétique n'ont pas été pris en compte dans le calcul. Aujourd'hui, le taux de chômage est passé à 5,7 % alors que l'on s'attendait à une baisse. C'est pourquoi nos prévisions de croissance aux Etats-Unis restent négatives et que nous n'attendons pas de hausse des taux d'intérêt avant longtemps. DH : 'Mais si la FED décidait finalement de relever ses taux. Quel serait l'impact sur les marchés financiers arabes et plus largement sur l'économie du Moyen-Orient ?' NEH : 'Il ne s'agirait pas seulement du Moyen-Orient. L'impact serait global. Dans la mesure où cette hausse des taux entraînerait une diminution des capitaux disponibles sur les marchés financiers. Par conséquent, cette hausse impacterait l'ensemble de l'investissement international y compris donc au Moyen-Orient. Pour autant, la région Afrique du Nord et Moyen-Orient reste un endroit sûr malgré les événements préoccupants au niveau mondial et les incertitudes qui planent, par exemple, sur la Grèce et son éventuelle sortie de la zone euro. Sans oublier qu'en Arabie Saoudite, les investisseurs internationaux sont toujours les bienvenus. Ce qui limiterait cet impact négatif.' Et pour finir, passons au Business Snapshot de la semaine, et pour cela : direction l'Egypte, où la Banque centrale a déclaré la guerre à l'argent sale et au marché noir en planfonnant le montant des dépôts bancaires libellés en dollar américain. De nouvelles mesures pour contrer le marché noir des devises La Banque centrale d'Egypte a décidé dernièrement de limiter les transactions en dollar américain, afin de porter un coup d'arrêt au marché noir. Le gouverneur de l'institution, Hisham Ramez, a ainsi annoncé qu'il plafonnait les dépôts bancaires dans les établissements égyptiens à 10 mille dollars par jour et 50 mille dollars par mois pour les particuliers comme pour les sociétés. Objectif : faire disparaître le marché noir des devises très prospère en Egypte. Comment ? En ramenant à zéro, l'écart entre le taux de change officiel et celui pratiqué sur le marché parallèle. Cette mesure devrait aussi permettre au Caire de se mettre en conformité avec le droit international sur le blanchiment de capitaux. À l'approche de la Conférence sur le développement économique prévue en mars prochain à Charm el-Cheikh, l'Egypte entend ainsi se montrer sous son meilleur jour auprès des investisseurs étrangers. C'est ainsi que s'achève ce numéro de Busines Middle Est. N'hésitez pas à réagir sur notre page Facebook 'euronews Business'
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On a beaucoup parlé des banques centrales cette semaine. La Banque centrale européenne a publié les résultats de ses stress tests. Et même si c'était un dimanche : dimanche dernier; la réponse a été rapide : celle des responsables financiers puis celle des marchés. Et finalement, il semble que la performance d'ensemble du secteur bancaire européen est correcte. Autre banque centrale influente : la Réserve fédérale américaine qui annonce la fin de son programme de rachats obligataires pour stimuler l'économie. La Fed a également réaffirmé sa confiance dans la durée de la reprise économique aux Etats Unis. La Fed a stoppé son stimulus un jour après la publication des derniers chiffres de la croissance. A-t-elle bien fait ? Tout ça c'est dans la nouvelle édition de Business Weekly.
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Nicolas Doze décortique les différents facteurs ayant entraîné une augmentation de la croissance aux Etats-Unis pendant le troisième trimestre. Il estime que cette reprise économique est due aux mesures prises par la Réserve fédérale, à l'incroyable pragmatisme des Américains et à la production de pétrole de schiste.
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Bienvenue dans Business Middle East. Cette semaine, nous nous intéressons de près à la réserve fédérale des Etats-Unis sur le point de mettre fin à son programme d'achat d'actifs. L'objectif était d'injecter des liquidités pour faire baisser les taux du secteur immobilier et encourager les investisseurs. La reprise économique qui semble se confirmer aux Etats-Unis rend cet outil choc désormais moins utile. Certains investisseurs, en Europe ou au Moyen-Orient n'en sont pas si sûrs et s'inquiètent des conséquences économiques. La réserve fédérale est sur le point d'annoncer la fin de la troisième phase d'assouplissement quantitatif. Un système qui consistait à injecter massivement des liquidités pour racheter des actifs. Si l'économie américaine continue sa croissance et si les marchés financiers restent stables, les décideurs de la Fed pourront envisager de relever leurs taux directeurs, probablement l'été prochain. Après la crise financière, la Fed a utilisé le programme d'assouplissement quantitatif à trois reprises afin de fluidifier le crédit, de diminuer le coût de l'emprunt pour les acheteurs et de stimuler l'investissement afin de créer des emplois. Le premier cycle, en 2010, a permis d'injecter près de deux mille milliards de dollars dans l'économie. Le deuxième cycle, QE2, lancé en juin 2011, voit la Fed racheter pour 600 milliards de dollars de bons du trésor. Enfin le QE3, depuis août 2012, a commencé par injecter 40 milliards chaque mois puis 85 milliards à partir de janvier 2013. Depuis janvier dernier, la Fed aura injecté 789 milliards de dollars. Au cours de ce troisième cycle, l'économie américaine s'est relevée, le chômage est descendu sous les 6% et l'inflation a légèrement augmenté. Tout cet argent peu cher a boosté les marchés au Moyen-Orient, en Europe et en Asie. Cependant, les marchés financiers s'étaient effondrés lorsque la Fed avait mis fin aux cycles 1 et 2. Aujourd'hui, les investisseurs ne sont donc pas particulièrement rassurés. Daleen Hassa, euronews: 'Afin de mieux comprendre, nous recevons, Nour Eldeen Al-Hammoury, responsable des stratégies de marché chez ADS securities. Est ce que l'économie américaine est suffisamment remise pour se poursuivre sans l'aide de la Fed? Que doivent en penser l'Asie et l'Europe?' Nour Eldeen Al-Hammoury: 'Il y a du mieux mais on ne peut pas dire que le rétablissement soit aussi important que ce que tout le monde espère. Le PIB est de plus en plus basé sur les stocks ce qui ne veut pas dire que les ventes augmentent. Le ralentissement de l'économie demeure et jusque là il n'y a pas de stratégie définie pour stopper ce ralentissement. En outre, le ralentissement en Europe et en Asie est à garder en considération car il est peu probable que l'économie américaine se développe seule,' Daleen Hassa, euronews: 'Les marchés du Moyen-Orient ont bénéficié des mesures de la Fed. Si il n y a plus d'argent pas cher, cela va-t-il réduire leur croissance ?' Nour Eldeen Al-Hammoury: 'Il ne s'agit pas seulement des marchés du Moyen-Orient, il s'agit des marchés mondiaux et spécialement des marchés émergents: la bourse de Dubai a été une des plus performantes au monde. Cependant, nous verrons d'autres baisses d'ici à la fin de l'année. Ces marchés sont très sensibles à n'importe quel évènement. Ces marchés vont encore bénéficier de ce qui se passe en Europe. N'oublions pas non plus que cette région a ouvert ses portes aux investisseurs étrangers. Alors avec la fin des QE de la Fed, nous devrions voir de nouvelles baisses et si le ralentissement général continue, les marchés, y compris ceux du Moyen-Orient, poursuivront leur correction à la baisse,' Daleen Hassa, euronews: 'La Fed devrait bientôt annoncer l'augmentation de ses taux d'intéreêts, qu'arrivera-t-il alors ?' Nour Eldeen Al-Hammoury: 'Les marchés mondiaux ont anticipé cette décision. Cependant, les traders ne semblent pas certains que la Fed soit capable d'augmenter ses taux et les rendements des bons américains du Trésor à échéance 10 ans restent bas malgré ces discussions autour de l'augmentation des taux l'an prochain. Surtout, le marché du logement ne supporterait pas un tel changement aussi tôt.' C'est la fin de cette édition. Pour plus d'infos, retrouvez-nous sur euronews.com, bonne semaine.
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Bienvenue dans Business Middle East. Cette semaine, nous nous intéressons de près à la réserve fédérale des Etats-Unis sur le point de mettre fin à son programme d'achat d'actifs. L'objectif était d'injecter des liquidités pour faire baisser les taux du secteur immobilier et encourager les investisseurs. La reprise économique qui semble se confirmer aux Etats-Unis rend cet outil choc désormais moins utile. Certains investisseurs, en Europe ou au Moyen-Orient n'en sont pas si sûrs et s'inquiètent des conséquences économiques. La réserve fédérale est sur le point d'annoncer la fin de la troisième phase d'assouplissement quantitatif. Un système qui consistait à injecter massivement des liquidités pour racheter des actifs. Si l'économie américaine continue sa croissance et si les marchés financiers restent stables, les décideurs de la Fed pourront envisager de relever leurs taux directeurs, probablement l'été prochain. Après la crise financière, la Fed a utilisé le programme d'assouplissement quantitatif à trois reprises afin de fluidifier le crédit, de diminuer le coût de l'emprunt pour les acheteurs et de stimuler l'investissement afin de créer des emplois. Le premier cycle, en 2010, a permis d'injecter près de deux mille milliards de dollars dans l'économie. Le deuxième cycle, QE2, lancé en juin 2011, voit la Fed racheter pour 600 milliards de dollars de bons du trésor. Enfin le QE3, depuis août 2012, a commencé par injecter 40 milliards chaque mois puis 85 milliards à partir de janvier 2013. Depuis janvier dernier, la Fed aura injecté 789 milliards de dollars. Au cours de ce troisième cycle, l'économie américaine s'est relevée, le chômage est descendu sous les 6% et l'inflation a légèrement augmenté. Tout cet argent peu cher a boosté les marchés au Moyen-Orient, en Europe et en Asie. Cependant, les marchés financiers s'étaient effondrés lorsque la Fed avait mis fin aux cycles 1 et 2. Aujourd'hui, les investisseurs ne sont donc pas particulièrement rassurés. Daleen Hassa, euronews: 'Afin de mieux comprendre, nous recevons, Nour Eldeen Al-Hammoury, responsable des stratégies de marché chez ADS securities. Est ce que l'économie américaine est suffisamment remise pour se poursuivre sans l'aide de la Fed? Que doivent en penser l'Asie et l'Europe?' Nour Eldeen Al-Hammoury: 'Il y a du mieux mais on ne peut pas dire que le rétablissement soit aussi important que ce que tout le monde espère. Le PIB est de plus en plus basé sur les stocks ce qui ne veut pas dire que les ventes augmentent. Le ralentissement de l'économie demeure et jusque là il n'y a pas de stratégie définie pour stopper ce ralentissement. En outre, le ralentissement en Europe et en Asie est à garder en considération car il est peu probable que l'économie américaine se développe seule,' Daleen Hassa, euronews: 'Les marchés du Moyen-Orient ont bénéficié des mesures de la Fed. Si il n y a plus d'argent pas cher, cela va-t-il réduire leur croissance ?' Nour Eldeen Al-Hammoury: 'Il ne s'agit pas seulement des marchés du Moyen-Orient, il s'agit des marchés mondiaux et spécialement des marchés émergents: la bourse de Dubai a été une des plus performantes au monde. Cependant, nous verrons d'autres baisses d'ici à la fin de l'année. Ces marchés sont très sensibles à n'importe quel évènement. Ces marchés vont encore bénéficier de ce qui se passe en Europe. N'oublions pas non plus que cette région a ouvert ses portes aux investisseurs étrangers. Alors avec la fin des QE de la Fed, nous devrions voir de nouvelles baisses et si le ralentissement général continue, les marchés, y compris ceux du Moyen-Orient, poursuivront leur correction à la baisse,' Daleen Hassa, euronews: 'La Fed devrait bientôt annoncer l'augmentation de ses taux d'intéreêts, qu'arrivera-t-il alors ?' Nour Eldeen Al-Hammoury: 'Les marchés mondiaux ont anticipé cette décision. Cependant, les traders ne semblent pas certains que la Fed soit capable d'augmenter ses taux et les rendements des bons américains du Trésor à échéance 10 ans restent bas malgré ces discussions autour de l'augmentation des taux l'an prochain. Surtout, le marché du logement ne supporterait pas un tel changement aussi tôt.' C'est la fin de cette édition. Pour plus d'infos, retrouvez-nous sur euronews.com, bonne semaine.
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Le 25 juillet, la reprise généralisée des éléments fondamentaux de l'économie globale a été le thème abordé par François Chaulet, directeur associé de Montségur Finance et Ronan Blanc, gérant obligataire chez Quilvest Gestion, dans Intégrale Placements, avec Cédric Decoeur, sur BFM Business. Chaque matin, Intégrale Placements, l'émission 100% placements présentée par Cédric Decoeur. sur BFMBusiness,
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L'économie américaine accélère. 288.000 créations de poste en avril. Un taux de chômage qui recule à 6.3%. La FED va devoir remonter les taux. Mais elle doit agir sans remettre en cause la...

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