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De nouvelles accusations d'abus sexuels visent des casques bleus et des soldats français en Centrafrique. Des actes 'révoltants et méprisables' Plus d'une centaine de victimes présumées a été interrogée par l'ONU. Il s'agit en majorité de mineures qui mettent en cause les soldats français de la force Sangaris mais aussi les contingents burundais et gabonais de la Minusca, la mission de l'Onu en Centrafrique. 'Ils ont plongé au coeur des ténèbres' Certains militaires auraient notamment forcé des jeunes filles à avoir des relations sexuelles avec des animaux, d'où l'indignation de Ban Ki-moon et de son porte-parole, Stephane Dujarric. 'Les interventions de la communauté internationale ont aidé à sauver la République de Centrafrique d'un sort indicible', a estimé ce dernier. 'Toutefois, nous devons affronter le fait qu'un nombre de soldats envoyés là-bas pour protéger la population a, au contraire, plongé au coeur des ténèbres. Ces crimes ont suppuré dans le silence. C'est pourquoi le secrétaire général lève le voile sur ces cas d'abus sexuels allégués qui sont révoltants et méprisables', a-t-il ajouté. L'impuissance de l'ONU La France a promis de faire 'toute la lumière' sur ces allégations de viols. Car seuls les pays d'origine des soldats accusés peuvent les sanctionner pénalement. Certains soldats de la force Sangaris faisaient déjà l'objet d'une enquête de la justice française pour d'autres cas présumés de viols en Centrafrique. S'attaquant pour la première fois à ce fléau, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté avec difficulté une résolution qui prévoit de rapatrier des contingents entiers de Casques bleus en cas de soupçon de viols ou d'abus. Le retrait annoncé de la force Sangaris courant 2016 La France va mettre fin à son opération militaire en Centrafrique dans le courant de l'année, a annoncé le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Le mandat de la force Sangaris s'achève en juin. Elle est présente dans le pays depuis décembre 2013 pour stopper les massacres intracommunautaires. 2500 hommes ont été déployés au plus fort des violences. Aujourd'hui, le contingent français compte 900 hommes, à Bangui et à Sibut. Il devrait être réduit à 300 mi-2016. Les soldats français doivent passer le relais aux 12 000 soldats et policiers de la Minusca.
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Deux nouvelles accusations d'abus sexuels commises par des Casques bleus en Centrafrique, ont été révélées ce lundi par l'ONU. L'une porte sur le viol d'une adolescente de 14 ans à Sibut, dans le centre, et implique le contingent burundais de la Minusca, la mission de maintien de la paix dans le pays. L'autre concerne un soldat marocain, non encore identifié. Il aurait exploité sexuellement une femme adulte en février à Bangassou, dans le sud. Le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a rappelé que dans l'immédiat, la principale préoccupation de la Minusca était de veiller à ce que les victimes soient assistées et que toutes les informations fassent immédiatement l'objet d'enquêtes pour que les auteurs soient sanctionnés.'Toutes les informations disponibles seront rassemblées et les preuves conservées autant que possible' a t-il assuré. Face à la multiplication des scandales, l'ONU s'est engagée à rapatrier des contingents entiers en cas d'accusations persistantes. Depuis le début de l'année, 25 cas de violences ou d'exploitation sexuelles ont déjà été signalés dans la seule République centrafriquaine. Plusieurs cas ont aussi été recensés dans d'autres pays et notamment en République démocratique du Congo.
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Arrêté en Belgique où il était en exil et transféré à la Haye en 2008, c'est donc 8 ans plus tard que Jean-Pierre Bemba est fixé sur son sort. Étant en outre sous le coup d'une seconde affaire corolaire à la première, pour subornation de témoins, Bemba n'en a pas fini avec les barreaux. A plusieurs titres, ce procès était inédit. Issu de l'entourage du dictateur sanguinaire Mobutu, Bemba crée le mouvement de libération du Congo en 1998. Une milice rebelle qu'il envoie officier de l'autre côté de la frontière, en Centrafrique en 2002, pour soutenir le régime d'Ange Felix Patassé en proie à un coup d'état. Et c'est cette période et ces circonstances-là qui étaient objet du procès. Une courte période durant laquelle le MLC aurait commis les pires exactions, comme le soulignait à l'ouverture du procès le premier procureur de la Cour Pénale Internationale, Luis Moreno Ocampo: 'De petits pelotons étaient créés, des groupes de trois ou quatre soldats qui forçaient les maisons les unes après les autres. Ils volaient tout ce qu'ils pouvaient emporter et violaient les femmes, les petites filles et les personnes agées, quelque soit leur âge' Ce qui est inédit, c'est qu'il s'agit de la première fois dans l'histoire de la Cour Pénale Internationale qu'un commandant militaire est accusé de crimes commis par ses troupes dans un pays tiers. Car en Centrafrique, Bemba n'y était pas. Toute la stratégie de la défense a bien évidemment porté sur ce fait tentant de démontrer qu'il ne savait pas ce qui s'y passait. Par ailleurs, ce verdict est également un signe fort de reconnaissance du viol comme arme de guerre. C'était l'un des principaux chefs d'accusation du procès. S'il avait été acquitté Bemba, candidat aux présidentielles en 2006, aurait sans doute tenté un retour sur la scène politique congolaise.
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En République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra a remporté l'élection présentielle. Les résultats du second tour dimanche dernier ont été annoncés ce samedi par l'Autorité nationale électorale. Ils doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle. Faustin-Archange Touadéra, "le candidat du peuple", élu président de Centrafrique https://t.co/OD4NefTEG1 #AFP pic.twitter.com/IsodXyqeFZ- Agence France-Presse (@afpfr) 20 Février 2016 Ancien Premier ministre, Faustin Touadéra a recueilli plus de 62% des suffrages contre 37% pour son rival, Anicet Georges Dologuélé. Ce dernier a reconnu sa défaite. #Centrafrique: Dologuélé reconnait sa défaite et annule sa conférence de presse https://t.co/TIsdZ06FTd #CARelections UN_CAR FranceBangui- RJDH-RCA (@RJDH_RCA) 20 Février 2016 Les chantiers qui attendent le nouveau président sont immenses : il s'agit de redresser un pays après plusieurs années d'instabilité. En 2013, le chef de l'Etat François Bozizé avait été renversé, ce qui avait provoqué des violences inter-communautaires. Une situation qui a plombé un peu plus une économie déjà à la dérive. Pour aller plus loin >> 'Une présidentielle pour faire renaître le pays', article paru dans le magazine Courrier international, à lire ici
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Deux anciens Premier ministres pour être président de la République centrafricaine : c'était ce dimanche le deuxième tour de l'élection du chef de l'Etat dans ce pays secoué par des violences interreligieuses depuis trois ans. Le vote semblait en début de soirée s'être déroulé dans le calme et les deux candidats étaient confiants. Face à Anicet-Georges Dologuélé, un autre technocrate, aux promesses assez similaires, Faustin-Archange Touadéra. Chrétiens et musulmans se sont massivement inscrits sur les listes électorales mais l'affluence dans les bureaux de vote a été moindre que pour le premier tour, le 30 décembre dernier. La fin des violences et du déplacement massif de personnes, c'est tout l'enjeu de ces élections.
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Ce dimanche est une journée d'élection ce dimanche en République centrafricaine. Il y a notamment le second tour de la présidentielle. Les électeurs ont le choix entre Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra, deux ex-Premiers ministres, arrivés respectivement premier et deuxième lors du 1er tour organisé en décembre. >> Centrafrique : Dologuélé-Touadéra, dernier acte Ce scrutin est censé ramener la stabilité dans ce pays d'Afrique centrale après 3 ans de violences inter-communautaires. C'est en tout cas l'attente des habitants. 'Les gens veulent voter car ils veulent le retour de la paix et de la cohésion sociale. Ils ont tellement perdu ces derniers temps ! Ils espèrent que ces élections permettront un retour à la normale.' Catherine, habitante de Bangui #Centrafrique:Démarrage du vote à Bangui et en provinces https://t.co/Ik43u2znXU #CARelections UN_CAR FranceBangui PNUD_RCA MKOfficiel- RJDH-RCA (@RJDH_RCA) 14 Février 2016 Ce scrutin présidentiel est couplé avec les législatives, dont le 1er tour en décembre a été annulé pour cause d'irrégularités (voir ici). Pour s'assurer du bon déroulement du scrutin, les frontières du pays ont été provisoirement fermées ce dimanche. Idem pour les débits de boisson. #CARelections Ouverture des centres de votes, ce 14 fév. A #Bangui les électeurs affluaient vers les bureaux dès 6h. pic.twitter.com/Ppbwtea5l9- MINUSCA (@UN_CAR) 14 Février 2016 L'actuelle présidente Catherine Samba-Panza a appelé ce samedi les Centrafricains à se rendre massivement aux urnes. Elle a également invité les partis politiques à 'bannir du rang de leurs partisans les actes et les comportements susceptibles d'attiser des tensions politiques et inter-communautaires' (voir ici).
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Des nouveaux cas d'abus sexuels sur des mineurs font surface en Centrafrique. L'ONU a révélé vendredi que douze enfants et adolescentes ont affirmé avoir été abusés ou exploités sexuellement par des soldats d'une mission européenne, de la mission française Sangaris, et de la Minusca des Nations Unies. Sur place, les habitants sont choqués. 'Ils sont venus encore susciter des problèmes. En causant des actes aussi graves, cela n'honore pas les Nations Unies et ça suscite dans la population un rejet de cette mission', juge Téophile Bambari, fonctionnaire. Lors d'une précédente affaire de viols d'enfants centrafricains par des soldats français, de graves dysfonctionnements avaient été dénoncés dans la gestion de l'ONU par un rapport d'experts indépendants. L'heure est désormais à la transparence. 'C'est difficile d'imaginer l'indignation ressentie par le personnel des Nations unies engagé pour la paix et la sécurité quand surgissent de telles allégations, en particulier impliquant des mineurs, c'est si difficile à comprendre' C'est la première fois que l'ONU nomme publiquement les pays d'origine des Casques bleus soupçonnés, à savoir la France, la Géorgie, le Bangladesh et quatre pays africains. Les abus se sont produits dans le camp de déplacés de M'Poko jouxtant l'aéroport de Bangui.
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De nouveaux scandales d'abus sexuels en Centrafrique viennent ternir la réputation des casques bleus de l'Onu. Cest le Haut-commissariat des droits de l'Homme à Genève qui révèle l'affaire, des faits qui se seraient déroulés en 2014. Des crimes présumés, commis sur des enfants par des soldats étrangers, notamment géorgiens. Le ministre français de la Défense a saisi la justice après ces nouvelles allégations. 'Alors que de plus en plus de cas apparaissent, impliquant de plus en plus de contingents nationaux, s'indigne Rupert Colville, porte-parole du Haut commissariat aux droits de l'Homme de l'Onu, il est clair que toutes les forces militaires étrangères, qu'elles soient onusiennes ou non, doivent prendre des mesures plus fortes et plus efficaces pour empêcher d'autres abus, et pas seulement en Centrafrique.' Ce n'est pas la première fois que les forces internationales en Centrafrique sont pointées du doigt. L'Onu a ouvert une enquête contre des soldats gabonais, marocains et égyptiens. Et il y a un mois, cinq soldats français ont été entendus par la justice dans leur pays. Certaines victimes, âgées de moins de 10 ans, racontent qu'elles ont été violées en échange d'un paquet de biscuit et d'une bouteille d'eau.
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De 'nombreuses irrégularités'. Voilà ce que déplore la Cour constitutionnelle de Centrafrique, qui annule les résultats des élections législatives du 30 décembre dernier. Les résultats de la présidentielle, organisée le même jour sont quant à eux validés. Les deux candidats arrivés en tête, Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra vont donc s'affronter au second tour pour devenir président de la République. Reste à fixer la date de ce second tour de la présidentielle. Il va falloir également choisir le jour des nouvelles élections législatives et s'assurer que le scrutin, cette fois, se déroulera dans de bonnes conditions. Après trois ans de trou noir politique et sécuritaire, le principal enjeu de ces nouveaux rendez-vous électoraux maintes fois repoussés est un enjeu colossal. Celui de ramener la paix dans le deuxième pays le plus pauvre du monde.
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La population centrafricaine attend toujours les résultats du premier tour des élections présidentielles et législatives de mercredi. Les opérations de comptage sont en cours. Les résultats définitifs ne seront pas connus avant plusieurs jours. >> Bangui: la complexité des comptages de voix, lire ici Des anciens Premiers ministres bien placés D'ores et déjà, au regard des données partielles collectées dans la capitale, un trio de tête se dégage, avec deux anciens Premier ministres, **Faustin Archange Touadéra* et Anicet Dologuélé, ainsi que Désiré Kolingba, fils de l'ancien président. Ce scrutin vise à désigner un successeur à Catherine Samba-Panza, qui assure l'intérim à la tête de l'Etat depuis deux ans. >> Catherine Samba-Panza: "Je suis fière du visage de la RCA", lire ici Une trentaine de candidats étaient en lice pour la présidentielle. Si second tour il doit y avoir (ce qui est probable), ce sera le 31 janvier. Sortir du chaos Les habitants espèrent que ces élections permettront de tourner la page des violences qui ont secoué le pays ces dernières années. >> Les raisons de la crise en Centrafrique, vidéo à voir ici Les forces internationales déployées en Centrafrique sont en première ligne pour assurer la sécurité du processus électoral. Pour aller plus loin >> Dossier spécial par le magazine Jeune Afrique, à consulter ici
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'Un miracle dans un pays en guerre', c'est ainsi que le chef militaire de la Mission de l'ONU (Minusca), le général sénégalais Balla Keita, a qualifié les élections présidentielle et législatives qui se sont déroulées hier dans le calme. Les électeurs se sont pressés dans les bureaux de vote pour choisir, notamment, celui qui succédera au président déchu François Bozizé. Parmi les trente candidats en lice, deux anciens Premiers ministres font figure de favoris : Martin Ziguele et Anicet-Georges Dologuele. Décryptage du scrutin présidentiel qui s'ouvre aujourd'hui à Bangui : favoris, outsiders, enjeux #Centrafrique #RCA https://t.co/rkhAS27Pyk- Jeune Afrique (@jeune_afrique) 30 Décembre 2015 Le vainqueur aura la lourde tâche de réconcilier les miliciens chrétiens anti-Balaka, partisans de Bozizé, et la rébellion à dominante musulmane Séléka. Leurs affrontements ont précipité le pays dans un cycle de violences intercommunautaires qui a culminé fin 2013 avec des massacres et le déplacement de centaines de milliers de personnes. Les opérations de dépouillement des urnes s'annoncent longues. Un probable second tour est prévu le 31 janvier.
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Elle a été maintes fois reportée et personne ne pouvait être sur que le scrutin serait maintenu. La présidentielle en Centrafrique aura quand même bien lieu ce mercredi, après trois ans de guerre civile et dans un climat plus qu'instable. Trente candidats sont inscrits, trois sont favoris : deux anciens Premiers ministres du défunt président Ange-Félix Patassé, Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, ainsi que Abdoul Karim Méckassoua, plusieurs fois ministres de François Bozizé. Aucun ancien président ne se présente. Objectif : une paix durable et le redressement de l'économie. Martin Ziguélé : 'Je n'ai pas d'autre choix que d'être confiant dans ce processus électoral' -... https://t.co/js9btjKcPi- ZIGUELE MARTIN (@ziguele) 29 Décembre 2015 #Centrafrique: Le PUN du défunt Ngoupandé s'allie au candidat indépendant Abdoul Karim Méckassoua #CARcrisis https://t.co/NJgSgiCEMk- RJDH-RCA (@RJDH_RCA) 3 Décembre 2015 Richard Ouanga, professeur de droit à l'Université de Bangui veut y croire : 'Je suis convaincu que les Centrafricains vivront ensemble comme par le passé, parce que ce n'est qu'un groupe d'individus qui sème le désordre dans le pays, et la preuve c'est que vers la fin de la semaine dernière au PK-5, les musulmans ont marché contre les autres pour dénoncer ceux qui sont les fauteurs de trouble au PK-5.' Le kilomètre 5, c'est ce quartier musulman de Bangui où les habitants ont manifesté mi-décembre contre les extrémistes musulmans qui tentaient d'empêcher un référendum plus tôt dans le mois, demandant l'aide des Casques bleus présents dans le pays. Mais dans ce pays à 80% chrétien, les violences entre les deux communautés ne cessent pas depuis trois ans. Elles ont ralenti depuis le cessez-le-feu, mais la situation est toujours tendue. En décembre 2013, la France envoie plusieurs milliers de soldats pour ramener le calme. Le pays a sombré dans le chaos quelques mois plus tôt. Le renversement du président Bozizé, en mars 2013, par la rébellion à dominante musulmane Séléka de Michel Djotodia, a précipité le pays dans un cycle de violences intercommunautaires qui a culminé fin 2013 par des massacres à grande échelle et le déplacement de centaines de milliers de personnes, à Bangui et en province. Accusé par la communauté internationale d'inaction, Michel Djotodia a finalement été contraint à la démission début 2014. Catherine Samba Panza assure depuis la transition. Première femme à la tête du pays, elle appelle immédiatement les parties prenantes au conflit à déposer les armes. En juillet de la même année, les belligérants signent à Brazzaville un accord de cessez-le-feu qui prévoit notamment la formation d'un gouvernement d'union nationale. Parmi les trois favoris à la présidentielle, Anicet Georges Dologuélé, économiste de formation, ex-Premier ministre, surnommé 'Mr Propre'. Pour lui, le pays n'est pas encore tiré d'affaire : 'Vous pouvez faire tous les discours de réconciliation que vous voulez, vous pouvez faire signer tous les actes de réconciliation que vous voulez, tant que vous n'avez pas fourni à votre peuple de quoi manger, les conditions de crise sont toujours là.' #Centrafrique #Bangui #sécurité pic.twitter.com/2ILJGppwCD- Anicet G. Dologuélé (@anicetdologuele) 5 Décembre 2015 La Mission des Nations unies (Minusca) est mobilisée pour assurer la sécurité du vote et aider à l'acheminement du matériel électoral. Les forces de sécurité nationales (armée, gendarmerie, police) commencent aussi à être mobilisées dans les points de friction entre milices anti-balaka et ex-rébellion Séléka. Dans ce pays de 4,8 millions d'habitants, les électeurs, chrétiens comme musulmans, se sont massivement inscrits sur les listes électorales. Pour eux, un seul objectif : 'la paix et ne plus entendre le bruit des armes'. #Centrafrique:Spécimen du bulletin de vote pour mieux voter le 30déc #CARcrisis UN_CAR PNUD_RCA FranceBangui RFI pic.twitter.com/VK3Ao5a5Kl- RJDH-RCA (@RJDH_RCA) 27 Décembre 2015
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Le pape François est arrivé en Centrafrique, dernière étape de son voyage de cinq jours sur le continent africain. L'air détendu et souriant, Il a d'abord visité à Bangui un camp de femmes et d'enfants chrétiens déplacés en raison des violences récurrentes entre musulmans et chrétiens. Il y a appelé à résister à 'la peur de l'autre. Nous voulons la paix. Il n'y a pas de paix sans pardon, sans tolérance. Quelles que soient l'ethnie et la condition sociale', a-t-il scandé. Avant de faire répéter à un auditoire enthousiaste : 'Nous sommes tous frères.' Ces deux jours se tiendront sous haute sécurité dans un pays en proie depuis deux ans et demi à des affrontements intercommunautaires. Au point qu'il a été jusqu'au dernier moment envisagé de l'annuler. La présidente de transition, Catherine Samba-Panza, a demandé au pape 'pardon au nom de toute la classe dirigeante du pays et de tous ceux qui ont contribué à sa descente aux enfers', évoquant des 'abominations commises au nom de la religion par des gens qui se disent des croyants'. Des élections présidentielle et législatives, plusieurs fois reportées en raison de cette insécurité, sont prévues le 27 décembre. Le pape a espéré y voir une 'nouvelle étape' pour la Centrafrique.
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Le pape François en route pour l'Afrique. Malgré les pluies torrentielles au Kenya et malgré les conseils des services de sécurité français qui lui ont déconseillé son voyage en Centrafrique, le pape François a pris l'avion à Rome ce mercredi matin. Destination le continent africain : une première pour le souverain pontife qui a adressé un message vidéo avant son départ. Le pape est attendu mercredi après-midi à Nairobi, puis il se rendra à Kampala, en Ouganda, avant de terminer son périple à Bangui en Centrafrique. Un message vidéo aux Africains Pour sa première journée à Nairobi, le pape donnera notamment une messe dans une église de la capitale qui prépare son arrivée depuis plusieurs semaines. Au Kenya, François y plaidera la justice sociale, la défense de l'evironnement à la veille de la COP21 et le dialogue interreligieux dans un pays qui compte qui compte un tiers de catholiques.Vendredi le pontife se rendra dans un grand bidonville de la capitale. Sous étroite protection policière. Les autorités ont déployé quelque 10.000 hommes dans la capitale. Dans un message vidéo en anglais aux Kényans et aux Ougandais, diffusé lundi par le Vatican, le pape a appelé à dépasser différences ethniques et religieuses dans un contexte de guerre contre le terrorisme. 'Nous vivons un moment où croyants et personnes de bonne volonté sont appelés partout à favoriser la compréhension mutuelle, à se soutenir mutuellement comme membres d'une seule famille humaine', a-t-il insisté.
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Des accusations d'abus sexuels sur mineurs jettent une ombre sur les premiers mois de l'opération française Sangaris en Centrafrique, opération lancée en décembre 2013 pour mettre fin aux violences interconfessionnelles meurtrières. Après des révélations par le quotidien The Guardian, l'ONU a confirmé ce mercredi avoir mené une enquête sur ces accusations d'exploitation sexuelle et d'abus commis sur des enfants par des militaires français à Bangui. Des faits qui auraient été commis sur une dizaine de mineurs dans le camp de réfugiés de l'aéroport de M'Poko entre décembre 2013 et juin 2014. Choqué par l'inertie de sa hiérarchie, un responsable de l'ONU avait transmis officieusement le rapport à Paris et a été placé en congé administratif, selon The Guardian. La France, elle, a ouvert une enquête préliminaire en juillet, a précisé le ministère français de la Justice, ajoutant que si les faits étaient avérés, il veillerait à ce que 'les sanctions les plus fermes soient prononcées à l'égard des responsables'. Avec AFP et Reuters
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Le pays déchiré par les affrontements entre les milices chrétiennes Anti-Balaka et les factions musulmanes Seleka reçoit l'aide de l'ONU...
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Avec les élections, prévues en juillet et en août, pour tenter de résoudre le conflit en République centrafricaine, une nouvelle vague de...
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L'humanitaire française enlevée lundi à Bangui par des miliciens anti-balaka, a été libérée ce vendredi, de même que son collègue centrafricain et tous deux se trouvent désormais en sécurité. Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius s'est entretenu avec Claudia Priest par téléphone et elle 'va bien' a-t-il déclaré. Claudia Priest, 67 ans, était arrivée en Centrafrique le 6 janvier, pour une mission de deux semaines pour le compte de l'ONG médicale catholique CODIS (Coordination Diocésaine de la Santé). La France a remercié le gouvernement centrafricain, les autorités religieuses et notamment l'archevêque de Bangui pour avoir contribué activement à la libération de l'humanitaire. Les ravisseurs appartiennent à des milices anti-balaka, principalement chrétiennes, qui se sont formées pour lutter contre les rebelles, essentiellement musulmans, de la coalition Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant d'en être chassée en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d'avoir commis de graves exactions. Cet enlèvement était le premier en Centrafrique depuis le début de l'intervention militaire française 'Sangaris' dans ce pays en décembre 2013. Les ravisseurs voulaient protester contre l'arrestation de Rodrigue Ngaïbona, dit 'général Andjilo', l'un de leurs chefs, soupçonné d'être l'un des meneurs de massacres de musulmans dans la capitale centrafricaine.
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En Centrafrique, l'employée de l'Onu qui avait été kidnappée à Bangui dans la matinée a été libérée. Elle se trouvait à bord d'une navette des Nations Unies lorsque des hommes, désignés par les témoins comme des anti-balaka, l'ont forcée à les suivre. Ces miliciens chrétiens retiennent en revanche toujours une humanitaire française de 67 ans, originaire de l'Ain, et un Centrafricain, membres d'une ONG médicale catholique. Ils ont été kidnappé hier dans la capitale . Les anti-balaka veulent ainsi dénoncer l'arrestation d'un de leurs chefs, soupçonné du massacre de musulmans il y a un an.
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Trois enlèvements en deux jours en Centrafrique. Ce matin, c'est une employée de l'Onu à Bangui qui a été kidnappée dans la capitale, alors qu'elle se trouvait à bord d'une navette des Nations Unies. On ne connaît pas sa nationalité. Ce nouveau rapt est attribué, selon les témoins, aux anti-balaka. Hier ces miliciens chrétiens avaient kidnappé dans la même ville une humanitaire française et un Centrafricain, membres d'une ONG médicale catholique. Les anti-balaka veulent ainsi dénoncer l'arrestation d'un de leurs chefs, soupçonné du massacre de musulmans il y a un an.
Politique
Une enquête de "L'Obs" livre de nombreuses révélations sur les réseaux africains de Patrick Balkany. Parmi celles-ci, l'aveu d'un homme d'affaires qui concède avoir versé cinq millions de dollars au maire de Levallois.
Politique
Selon "L'Obs" le parquet a été saisi par la République de Centrafrique d'une demande d'information judiciaire visant Patrick Balkany. En cause, des commissions occultes en marge d'un juteux contrat signé entre Uranim et Areva.
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Succès mitigé de la journée du désarmement volontaire à Bangui, la capitale centrafricaine. 192 personnes ont répondu à l'appel dans le quartier musulman PK-5. Peu de chrétiens ont fait le déplacement. Pas de quoi décourager le Premier ministre, André Nzapayeke, à l'origine de cette initiative. ' Ceux qui sont venus volontairement, sans rien demander, déposer leurs grenades et les munitions qui sont là, sont vraiment des gens engagés dans la paix et il faut les encourager. Et j'encourage toute la population à continuer dans cette voie,' a-t-il déclaré, enthousiaste. L'appel était destiné aux civils qui se sont armés pour se protéger des milices des deux camps. Pour Erick Wilibiro, ingénieur, cela ne résoud pas le problème des violences à Bangui. ' Les gens ne viennent pas vraiment avec les armes qu'on entend crépiter dans Bangui. Il n'y a que des grenades, des vieilleries, des munitions. On se demande vraiment si cette procédure-là va amener à un désarmement réel,' confie-t-il. Les armes récupérées seront détruites par les forces africaines de la Misca et françaises de Sangaris.
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Ce vendredi, les forces françaises et africaines ont été prises à partie par des manifestants en colère dans la capitale centre-africaine. Depuis la tuerie de l'église Notre-dame de Fatima (17 morts et 27 personnes enlevées), mercredi, Bangui est de nouveau en ébullition, des affrontements émaillent les manifestations. Des soldats burundais ont été chargés de protéger les derniers musulmans du quartier 'Kilomètre 5' (PK-5). Accusés d'avoir laissé faire les assaillants de l'église Fatima, les soldats burundais ont été attaqués par des manifestants armés. Ils n'auraient fait que riposter : deux personnes ont été tuées et sept blessées. Devant le siège de la Minusca, d'autres manifestants expliquaient leur présence : 'Ce que nous faisons est pacifique, nous n'avons pas d'intérêts politiques. Nous ne demandons pas la démission de qui que ce soit. Nous demandons que les milices soient désarmées, que le 'Kilomètre 5' soit désarmé.' 'Premièrement, nous réclamons le départ immédiat des troupes burundaises. Deuxièmement, nous voulons que le 'Kilomètre 5' soit libéré pour que nos mamans, nos fils, nos pères puissent vaquer à leurs occupations habituelles.' Plusieurs marches ont rassemblé des milliers de manifestants. Outre le départ des soldats burundais et le désarmement des musulmans du quartier 'Kilomètre 5', certains réclament le départ des forces françaises et de la présidente de transition.
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C'est la première fois depuis plus d'un mois que des barricades sont érigées dans les rues de Bangui. La raison de ce regain de tension dans la capitale centrafricaine ? L'attaque la veille d'une église, dans laquelle une quinzaine de personnes ont péri. Des coups de feu ont été entendus dans le centre-ville, forçant les rares boutiques ouvertes à fermer. Les jeunes du quartier sont furieux contre les troupes burundaises de la Misca, la force africaine. Ils leur reprochent d'avoir protégé les assaillants de l'église Fatima. Mais rien ne le confirme. Bangui est à nouveau sous tension depuis quelques jours, notamment aux abords du quartier musulman, même si beaucoup de ses habitants ont dû fuir.
International
La jeune photojournaliste française, Camille Lepage, a été récemment tuée en République centrafricaine alors qu’elle y effectuait un reportage. Selon l’Elysée, qui a annoncé son décès ce mardi, la jeune femme aurait été assassinée au cours d'une "embuscade".
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Camille Lepage effectuait un reportage sur un groupe armé. Sa dépouille a été découverte lors d'une patrouille de la force Sangaris dans la région de Bouar dans l'ouest du pays. Les...
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André Vallini, secrétaire d'État à la Réforme territoriale, répond aux questions de Ruth Elkrief sur la mort d'une journaliste française de 26 ans assassinée en République centrafricaine.
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La République centrafricaine toujours en proie au chaos et aux violences inter-communautaires : plusieurs attaques ont été menées ces derniers jours contre des travailleurs humanitaires par des...
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Des troupes françaises attaquées en Centrafrique. L'accrochage s'est produit lundi à Boguila dans le nord-ouest du pays. Les soldats français ont été pris pour cible par une quarantaine...

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