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L'annonce avait stupéfait le Medef. Pour boucler son budget 2016, le gouvernement a décidé de décaler de trois mois son allègement de charges patronales sur les salaires compris entre 1,6 et 3,5 smic. Au lieu de démarrer le 1er janvier 2016, la mesure n'entrera finalement en vigueur que le 1er avril... Notre journaliste Elsa Mondin-Gava s'est rendue dans l'entreprise Redex un groupe industriel français spécialisé dans la mécanique fine. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cette décision ne ravie pas Bruno Grandjean, le président du directoire. "On avait prévu une baisse de notre masse salariale de 40 000 euros au 1er janvier... Cette décision que nous avons apprise par les médias nous a vraiment surpris parce qu'elle n'est pas à la hauteur de ce qu'on attend." Pour ce vice-président de la fédération des industries mécaniques, l'Etat doit comprendre la nécessité "d'avoir une visibilité, une certaine stabilité sur la politique fiscale (...), tout ce qui est impôt, taxe, charge supplémentaire par rapport à nos confrères, c'est un handicap pour notre compétitivité." Pour le gouvernement, ce décalage dans la réduction des charges patronales doit permettre de boucler le financement de la réduction de deux milliards d'euros d'impôt sur le revenu pour 2016, tout en respectant les engagements pris par la France en matière de réduction de son déficit public.
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