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Les Chypriotes grecs n'auront plus besoin de visa pour se rendre en Turquie, et ce dès que l'Union européenne lèvera de son côté l'obligation de visa pour les visiteurs turcs. C'est ce qu'il ressort de la mise en application imminente de l'accord entre Ankara et l'Union Européenne sur la libéralisation des documents de voyage. Mais l'information, publiée au Journal officiel turc, n'implique pas non plus la reconnaissance par la Turquie de la partie grecque de l'île. L'armée turque a envahi Chypre en 1974, en annexant de fait sa partie Nord, non reconnue aujourd'hui par la communauté internationale. L'accord sur les visas fait partie d'une série de points actuellement en négociation avec Bruxelles, qui voudrait que la Turquie reconnaisse officiellement Chypre, membre de l'Union européenne depuis 2004 et de la zone euro depuis 2008.
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La cérémonie a été présidée par Recep Tayyip Erdogan alors que cet ambitieux projet a connu une dizaine d'années de retard. La République turque de Chypre du nord reconnue uniquement par Ankara souffre d'une pénurie d'eau chronique à l'instar de la République de Chypre, la partie grecque située au sud de l'île divisée depuis 1974.
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Les électeurs de la République autoproclamée de Chypre du Nord, la partie turque de l'île, sont appelés à choisir leur président ce dimanche lors du deuxième tour du scrutin. Le président sortant, Dervis Eroglu, fait la course en tête avec plus de 28% des suffrages réunis au premier tour. Il est talonné par son adversaire Mustafa Akinci, qui a, lui, recueilli près de 27% des voix. Ce dernier représente l'ouverture et porte sur son nom les espoirs de réunification des chypriotes turcs. L'île est divisée depuis près de quarante ans entre Grecs et Turcs. La partie grecque est, elle, reconnue internationalement et fait partie de l'Union européenne. Les pourparlers de réunification, à l'arrêt depuis plus de six mois, pourraient reprendre dans les prochaines semaines, sous l'égide des Etats-Unis.
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Les réactions et les commentaires vont bon train au lendemain de l'élection dans la partie nord de Chypre. Ce scrutin est destiné à élire le dirigeant de la République turque de Chypre nord (RTCN), une entité non reconnue par la communauté internationale. Lors du 1er tour, Dervis Eroglu, le dirigeant sortant, est arrivé en tête, mais avec une courte avance sur Mustafa Akinci. Cet indépendant se pose en candidat du changement. Raison qui explique son score, d'après Okan afakli, professeur à l'Université européenne de Lefke. 'La partie nord de Chypre est gangrenée par le népotisme, commente-t-il. Le taux de chômage est très élevé. Et les habitants en ont assez de cette situation. Ils veulent du changement. Pour eux, M. Akinci incarne cette aspiration au changement, l'espoir d'une solution pour l'avenir'. Le processus de paix entre Chypriotes-grecs et Chypriotes-turcs est au actuellement suspendu. Et cela ne peut pas durer, estime le professeur Okan afakli. 'Si Chypre ne parvient pas à retrouver un climat de paix, dit-il, alors les 2 communautés resteront en marge de la mondialisation et n'atteindront jamais un développement durable. Vous le savez, dans une déclaration conjointe, les deux parties ont convenu qu'un statu-quo n'était pas tenable'. La partie nord de Chypre est occupée depuis 1974 par la Turquie, en réaction à un coup d'Etat de Chypriotes grecs au sud. Depuis, l'île est divisée. Les différentes tentatives de réunification n'ont jusque-là pas abouti.
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Alors qu'on connaît le nom des deux finalistes du second tour, le président sortant plutôt nationaliste Eroglu et son rival plus modéré Akinci, l'espoir d'une reprise rapide des négociations de paix sur l'île divisée est ravivée. 'Nous sommes prêts à collaborer avec celui que les Chypriotes turcs choisiront comme chef, dans l'espoir que la troisième phase des pourparlers puisse bientôt commencer et avec la contribution de la Turquie pour essayer de trouver une solution tant désirée à la question chypriote', explique le porte-parole du gouvernement chypriote-grec, Nikos Christodoulides. Mais du vainqueur à l'élection dépendra aussi le futur rapport de forces dans les négociations selon cette analyste : 'le futur leader des chypriotes-turcs peut façonner la position politique de sa communauté en penchant plus du côté de la Turquie et d'Ankara si c'est Monsieur Eroglu, plus du côté chypriote-grec si c'est Monsieur Akinci', selon Rallou Papageorgiou. Le second de la présidentielle chypriote-turque aura lieu ce dimanche. 'Officiellement, la partie chypriote grecque n'exprime pas de préférence pour l'un des deux candidats à la présidence chypriote turque, mais le sentiment ici à Nicosie, c'est qu'une victoire du modéré Mustafa Akinci pourrait permettre des progrès essentiels sur la question chypriote après des années de suspension', affirme notre envoyé spécial à Nicosie, Stamatis Giannisis.
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Pour les Chypriotes grecs, les élections chypriotes turques sont d'un grand intérêt puisqu'une victoire d'un des candidats de la ligne dure pourrait avoir comme résultat un sérieux revers pour le processus politique qui pourrait conduire un jour à la réunification de l'île, selon notre reporter Stamatis Giannisis. Les Chypriotes-grecs souhaitent l'élection d'un candidat modéré et progressiste qui aidera à sortir de l'impasse. 'Le problème majeur tant pour les sociétés chypriote-grecque que chypriote-turque, c'est qu'elles doivent acquérir une nouvelle vision, un nouveau grand programme qui fournira la solution suprême au problème de Chypre via notre participation en tant que société unie dans l'Union européenne', indiquait Larkos Larkou, dirigeant de l'agence de presse chypriote. Costas Yennaris, analyste politique, s'interroge sur la position de la Turquie. 'La grande question, c'est jusqu'où la Turquie va continuer à dicter sa volonté politique et ses plans stratégiques au candidat que la communauté chypriote turque choisira comme dirigeant. 'La grande question, c'est jusqu'à quel point la Turquie va continuer à dicter sa volonté politique et ses plans stratégiques au candidat que la communauté chypriote turque choisit comme dirigeant?' Comparée à la partie chypriote-grecque, celle des Chypriotes-turcs est quasiment coupée du monde et survit économiquement grâce à la Turquie. Outre la participation à hauteur de 30% au budget de l'île, Ankara finance une grande partie des infrastructures et encourage ses hommes d'affaires à investir. Avec notre reporter Stamatis Giannisis et l'AFP
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Le chef de l'État chypriote-turc sortant est en tête du premier tour de l'élection présidentielle. Dervis Eroglu, 77ans, a obtenu quelque 28 % des voix selon des résultats officiels partiels, indiquait l'agence de presse italienne Ansa. Vu qu'aucun des sept candidats qui étaient en lice n'a obtenu 50 % des voix, un second tour sera organisé le 26 avril. Dervis Eroglu devrait affronter l'ancien maire de Nicosie-nord Mustafa Akinci qui a récolté près de 27 % des suffrages.
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La communauté chypriote turque est prête à dialoguer avec les chypriotes grecs indépendamment de l'élection de son dirigeant. C'est ce qu'affirme le Docteur Meltem Samani, qui est membre de l'Association pour le Dialogue et la Recherche Historique, au sein de la Maison de la Coopération, à Nicosie : 'Dans cette élection, l'espoir d'un changement est très grand. Quand on parle de changement, on ne parle pas seulement de changer de personne au poste de président, non, en fait l'attente de la communauté est essentiellement qualitative. On attend un changement de politique, de type de gouvernance. Ce que je veux dire, c'est que pour les Chypriotes turcs, la solution du problème de Chypre est une nécessité absolue. Avant de choisir un dirigeant, les gens recherchent d'abord un négociateur qui pousserait en faveur d'une solution de paix et de réunification.' 'Peut-on dire que les négociations reprendront immédiatement après ces élections ?' demande notre correspondant Bora Bayraktar. 'Cela en a tout l'air. Toutes les données le montrent. La situation a changé, le tableau évolue, il y a eu une mobilisation sans précédent autour de ce processus de paix avant les élections de la part du secrétaire des Nations Unies et de ses représentants sur le terrain. Les négociations de paix devraient normalement reprendre fin mai. Il y a en tout cas une forte attente de la part de la population pour que ce soit le cas. C'est pour cela que tous les candidats ont insisté sur le fait qu'ils sont prêts à négocier.'
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Les Premiers ministres turc et grec affichent leur volonté d'améliorer leur coopération bilatérale. C'est ce qui est ressorti de la visite de deux jours, vendredi et samedi, d'Ahmet Davutoglu à Athènes. Pour autant les dossiers qui fâchent restent nombreux entre la Turquie et la Grèce, en premier lieu, les négociations sur la réunification de Chypre, bloquées en raison d'un désaccord sur l'exploitation des gisements gaziers de l'île. Devant la presse, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a reconnu de sérieux désaccords, tout en disant souhaiter une relation de 'respect mutuel'. Le chef du gouvernement turc a de même souligné que les points de vue pouvaient diverger entre pays voisins. 'L'important est la manière dont on traite ces différences', a t-il souligné. 'Même si une fois encore chaque partie était d'accord pour dire qu'elle n'était pas d'accord sur des dossiers cruciaux comme Chypre, au final, la recontre a donné lieu à une série de petites initiatives clef pour faire baisser la tension dans la région et améliorer la coopération essentiellement au niveau économique', nous confirme notre correspondant à Athènes, Giannis Stamatis.
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Ils sont censés parler de coopération économique et de stratégie de rapprochement entre Athènes et Ankara mais ce sera bien Chypre, sa réunification et la bataille pour explorer ses fonds marins qui seront à l'ordre du jour. Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu entame une visite de deux jours à Athènes. 'Nous ne voulons pas de tension ni en mer Egée ni en Méditerranée orientale' dit-il. 'Nous pouvons résoudre tous nos problèmes par le dialogue. Quelles que soient nos différences ou nos différentes approches, nous devons continuer à discuter'. Chypre a l'ambition de devenir une plateforme gazière régionale depuis la découverte en 2011 d'un premier bloc gazier dont les réserves atteindraient, selon les estimations, entre 100 et 170 milliards de m3 de gaz. Mais la Turquie s'oppose à l'exploitation de gisements gaziers ou pétroliers par le gouvernement chypriote-grec avant tout accord de paix, réclamant que les Chypriotes-turcs bénéficient des retombées de ces richesses.
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Recep Tayyip Erdogan a respecté la tradition qui veut que le président turc réserve sa première visite à l'étranger à la République turque de Chypre du Nord (RTCN). Ainsi, le nouveau chef d'État turc a été reçu par son homologue Dervis Eroglu ce lundi.L'occasion de lui garantir le soutien d'Ankara pour les échéances diplomatiques à venir : 'il y aura cette semaine le sommet de l'OTAN et dans deux semaines l'assemblés générale de l'ONU. Nous évoquerons la question chypriote à chacun de ces rendez-vous', a promis Recep Tayyip Erdogan. L'île de Chypre est divisée depuis l'invasion par la Turquie de la partie nord de l'île en 1974, après un coup d'État de nationalistes chypriotes-grecs. Seule Ankara reconnait aujourd'hui la République turque de Chypre du Nord. Des pourparlers de paix en vue d'une réunification sont de nouveau d'actualité depuis février dernier.
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Il y a quarante ans jour pour jour, les forces turques envahissaient Chypre. Dans le Nord de l'île, cet évènement est célébré comme il se doit en présence du président turc Abdullah Gül. Depuis l'invasion, l'île est coupée en deux. Les négociations pour parvenir à la réunification étaient suspendues depuis 2012. Elles ont repris en février dernier, sous l'égide de l'ONU. 'Nous espérons qu'il y aura une autre opportunité de discussions et que ces négociations aboutiront sur quelque chose de positif pour que ces pourparlers ne soient pas sans fin. Nous espérons que les deux camps arriveront à un accord conforme aux attentes de l'ONU' a déclaré le président turc Abdullah Gül. Après une tentative de coup d'Etat fomenté par des militaires grecs, le 20 juillet 1974, la Turquie intervient militairement à Chypre. C'est l'opération Attila. En deux jours, elle occupe le Nord de l'île, puis impose la partition du pays. C'est la perspective de l'entrée de Chypre au sein de l'Union Européenne au début des années 2000 qui a permis un premier dégel.
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Voilà trois ans que les négociations entre la Turquie et l’Union européenne n’avaient pas avancé d’un pouce. Ce mardi, les pourparlers d’adhésion reprendront prudemment. La Commission...
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