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Des opérations de sauvetage de grande ampleur ont pu être menées ce mardi en mer Méditerranée. Près de 1000 migrants qui avaient quitté la Libye direction l'Italie ont été secourus dans six opérations différentes. Quatre personnes ont en revanche été retrouvées mortes, probablement asphyxiées. Frontex, l'organe très critiqué de contrôle des frontières extérieures de l'Union va être renforcée comme l'a confirmé son directeur. 'Il ne s'agit pas de punir des pays. Il s'agit de renforcer collectivement la zone Schengen, d'établir une frontière extérieure plus efficace et plus forte' a déclaré Fabrice Leggeri. Frontex a par ailleurs annoncé que le flux de réfugiés et de migrants en Europe avait nettement ralenti depuis l'entrée en vigueur de l'accord entre l'Union et Ankara en avril. 'La réalité est que l'Union européenne est critiquée pour sa responsabilité qui signe l'échec absolu de ses Etats membres, de ses gouvernements qui jouent dans le contexte européen la carte nationaliste' a déploré Peter Sutherland, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour les migrations. Migrants: Frontex se redéploie dans les eaux italiennes https://t.co/wrH4yqewH4 pic.twitter.com/fEWayqyIgB- RFI (@RFI) 12 juillet 2016 Depuis le printemps, l'Italie est redevenue la principale porte d'entrée des migrants en provenance, principalement d'Afrique subsaharienne. A Rome , plus de 300 personnes campent toujours près de la gare Tiburtina.
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La vague des réfugiés venus chercher l'asile en Allemagne a considérablement reflué. C'est ce qu'annonce le gouvernement, qui cite le chiffre de 16 000 entrées pour le mois de juin. En janvier, ils étaient 92 000 à s'être présentés dans les centres d'accueil du pays avec l'intention de déposer une demande d'asile. Pour le ministre de l'Intérieur, ce n'est pas pour autant la fin de la crise migratoire. 'L'application de l'accord entre l'Union européenne et la Turquie a fonctionné jusqu'à présent, a déclaré Thomas de Maizière, mais je ne garantis pas que ce sera toujours le cas dans les prochains mois, et la situation sur la route des Balkans pourrait se dégrader de manière significative.' La route des Balkans - que les migrants empruntaient pour se rendre en Allemagne depuis la Grèce - a été fermée en février, et beaucoup sont restés dans les pays de transit. Quant à l'accord entre l'Union européenne et Ankara signé en mars, il prévoit le renvoi des migrants vers la Turquie, même s'ils sont Syriens.
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Comme des milliers d'autres, Atia Al-Jassem et sa famille ont perdu toutes leurs illusions et ne pensent plus qu'à une chose, quitter l'Europe. Ces réfugiés syriens sont arrivés en Grèce il y a plus de trois mois. Evacués du camp d'Idomeni, ils ont compris que leur voyage vers le nord de l'Europe s'arrêterait là et que leurs conditions de vies resteraient déplorables. 'On ne s'attendait pas à être traité comme ça en Europe, confie Atia. On pensait qu'ils seraient plus humains, qu'ils prendraient soin de nous, de nos enfants, qu'ils protégeraient nos enfants. On pensait qu'on serait aidé. Mais c'est l'inverse qui s'est produit. L'Europe n'a aucune compassion pour nous.' Alors la famille s'est remise en route. Son nouvel objectif : la Turquie, où vit le frère d'Atia. A bord de ce train, ils se rapprochent de la frontière turque. Mais c'est clandestinement qu'ils tenteront de la franchir. La voie légale serait trop longue et jalonnée d'obstacles administratifs. La famille Hamwi, elle, a réussi à arriver jusqu'en Allemagne il y a deux ans. Mais elle vit avec une maigre allocation et sous surveillance permanente. 'Il y a l'humiliation, le manque de respect, dit la mère, Dania Rasheed. Nos vies sont instables, on subit une pression psychologique. Tout est interdit. Rien ne va. Ca n'a rien à voir avec la vie que nous avions en Syrie.' Pour ces Syriens, plutôt rentrer au pays et y risquer sa vie que de continuer ainsi. Ils se sont renseignés sur les tarifs des passeurs car l'Allemagne ne prendra pas la responsabilité de les renvoyer dans un pays en guerre. Les Afghans et les Irakiens qui le souhtaient sont, eux, rapatriés par avion.
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Interpol et Europol travaillent main dans la main contre les filières d'immigration clandestine. Réunies lors d'un forum opérationnel à Lyon, les deux organisations ont annoncé le lancement de l'opération Hydra, qui se focalise sur les passeurs. Le secrétaire général d'Interpol Jürgen Stock explique que ce business criminel est très dynamique. Il appelle à multiplier les contacts entre experts, et à établir des passerelles entre les régions du monde concernées. 'Nous avons constaté que les routes changent très vite. Les groupes criminels par exemple utilisent de façon très intensive les technologies modernes de communication, les réseaux sociaux par exemple. Il faut donc non seulement un échange bilatéral ou régional de l'information, mais aussi un échange mondial, transcontinental de celle-ci', affirme Jürgen Stock. L'exode de réfugiés vers l'Europe occidentale est sans précédents depuis la deuxième guerre mondiale. L'Autriche se trouve sur cette route vers l'Allemagne et la Suède, les destinations finales des migrants.Chaque jour de 800 a 900 personnes traversent la frontière autrichienne. Le colonel Tatzgern, des services de renseignements autrichiens, explique que cela a eu pour conséquence le développement des réseaux de passeurs, de plus en plus professionnalisés et internationalisés. 'cela est devenu très sérieux et dangereux parce que de plus en plus de gens, en particulier de Bulgarie, de Roumanie et d'ailleurs sont passés d'autres crimes au trafic d'êtres humains, qui est très, très dangereux. Ils ne sont pas conscients de ce qu'ils font, ils entassent des tas de gens dans des camions...', raconte-t-il. Cet été, 71 personnes avaient trouvé la mort asphyxiées dans un camion abandonné sur une autoroute en Autriche. Le drame avait choqué l'opinion, mais selon le Colonel Gerald Tatzgern, les mêmes méthodes perdurent. 'Vous ne croirez pas, mais il y a deux semaines, nous avons secouru trois personnes d'une cachette séparée, la citerne d'un camion, et ils ont presque etouffé. Il y a deux semaines à Vienne', poursuit le colonel Tatzgern. Un passeur a récemment été condamné en Autriche à trois ans de prison pour avoir entassé 42 migrants dans les six mètres carrés de son fourgon. Les réseaux de trafiquants sont motivés par le profit, qui se chiffre en milliards. L'argent alimente ensuite la corruption, le blanchiment et d'autres activités criminelles.
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Une frontière totalement bloquée. C'est ce qu'ont découvert ce matin les nombreux migrants qui tentaient de rentrer illégalement en Hongrie, depuis le territoire serbe. La plupart passaient jusqu'à hier par la voie ferrée de Rözke, désormais bouchée par un train et étroitement surveillée par des policiers et des militaires. Ces trois réfugiés syriens ont, eux, été arrêtés par la police hongroise... Conséquence des nouvelles mesures restrictives, entrées en vigueur à minuit, qui prévoient notamment une peine de trois ans de prison pour ceux qui osent franchir la clôture de barbelés qui longe la frontière. Une clôture désormais terminée. Les réfugiés sont maintenant orientés vers les points de passage officiels, où ils doivent être enregistrés. Dépités, ils étaient nombreux ce matin à s'entasser sur le sol serbe. Selon les autorités hongroises, plus de 9.000 migrants ont franchi hier la frontière avant qu'elle ne soit fermée, un record pour une seule journée. Depuis le début de l'année, près de 200.000 migrants ont transité par la Hongrie pour tenter de rejoindre les pays de l'ouest de l'Europe.
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Près de 10 000 personnes sont descendues hier dans les rues de Budapest pour protester contre la politique migratoire du gouvernement hongrois. Ils réclament la démission du Premier ministre, Viktor Orbán. Selon eux, le chef du gouvernement tente de séduire l'électorat d'extrême droite et de faire oublier les scandales de corruption qui éclaboussent son parti. 'Ma conscience m'interdisait de rester chez moi, explique une jeune manifestante. C'est ma contribution, le minimum que l'on puisse faire pour mettre un terme à tout ça.' 'Je suis un étranger qui vit en Hongrie depuis 7 ans, ajoute un Britannique. Je suis un migrant légal parce que j'ai eu de la chance. Je suis venu ici pour montrer ma solidarité envers ces pauvres réfugiés qui sont traités de façon inhumaine par le gouvernement.' 'Les manifestants ont envoyé un message clair à l'Europe et au monde. Ils ne veulent pas que l'on confonde le peuple hongrois et le gouvernement hongrois. Ils disent que la politique de Viktor Orbán est contraire aux valeurs européennes et qu'elle va à l'encontre des intérêts nationaux de la Hongrie', conclut notre correspondant à Budapest, Gergely Bártfai.
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Au moins 34 candidats à l'exil ont péri ce dimanche au large de l'île de Farmakonis, au sud-est de la Mer Egée, en Grèce, et à 15 kilomètres des côtes turques. Leur embarcation, surchargée, a chaviré. A bord se trouvaient environ une centaine de personnes. 68 d'entre elles ont pu être secourues, et 30 ont pu nager jusqu'à la côte de cette île grecque, selon un bilan des gardes-côtes. Par ailleurs, les recherches lancées ce samedi pour retrouver les 4 enfants disparus près de l'île de Samos n'ont donné aucun résultat. Environ 2750 personnes sont mortes ou portées disparues en Méditerranée depuis le début de l'année. Avec AFP
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Ils sont des centaines, autour de la gare principale de Budapest en Hongrie. Tous les migrants sont bloqués par la police, qui bloque à nouveau les entrées de la gare. La Hongrie empêche une nouvelle fois les migrants de rejoindre en train l'Autriche ou l'Allemagne, confrontées à un afflux record. La gare est désormais interdite d'accès aux migrants, qui sont laissés à leur propre sort dans le plus grand désarroi. Sur place, les précisions de notre envoyée spéciale, Andrea Hajagos : 'Seuls les passagers avec des billets et des papiers, peuvent voyager dans les trains internationaux. La plupart des réfugiés sont donc toujours dans l'attente, sans savoir ce qu'il va se passer. Et jusqu'à présent, personne ne sait combien de temps ils devront attendre.' Tous ces réfugiés, la plupart syriens, veulent rejoindre l'Allemagne, confrontée à une arrivée record de demandeurs d'asile. Un réfugié syrien: 'Tous les gens ici attendent de pouvoir partir en train, simplement, nous ne demandons rien d'autre, juste partir en train. On ne comprend pas pourquoi la police nous arrête.' L'Union européenne reste divisée. Une nouvelle réunion d'urgence est prévue le 14 septembre. L'Allemagne a assoupli sa législation, refusant de renvoyer les demandeurs d'asile dans le premier pays de l'espace Schengen où ils sont arrivés. A Munich en Allemagne, des dizaines d'habitants ont décidé d'accueillir les réfugiés qui ont pu arriver, apportant habits, nourriture et eau potable, pour aider à gérer le plus grand afflux de réfugiés depuis la dernière guerre mondiale.
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Ils sont des milliers... Des milliers de réfugiés, notamment syriens, en quête d'un avenir meilleur. Après avoir déployé la police et l'armée pour les contenir à sa frontière avec la Grèce, le gouvernement macédonien, débordé par la situation, a été contraint de les laisser passer. 'J'ai peur, oh oui j'ai peur, confie une femme. Mon frère est mort, mon mari est mort. Il me reste quatre filles. Nous sommes arrivés jusqu'ici mais nous n'allons pas bien. Cela fait deux jours que nous sommes ici et je pense que nous allons mourir ici.' Pris en charge, selon le lieu, par les autorités locales, la Croix-Rouge ou le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), ils cherchent à tout prix à quitter leurs campements. En train, en autobus voire en taxi. Après être arrivés en Grèce, les plus avancés dans leur périple ont donc traversé la Macédoine et ils se sont arrêtés en Serbie. Mais ils veulent pousser au-delà. Avec en ligne de mire, dans un premier temps, la Hongrie. Cependant, ce pays n'a pas l'intention de leur ouvrir ses portes. Le gouvernement de Viktor Orban a en effet ordonné la construction d'une clôture de quatre mètres de haut et 175 km de long, à sa frontière avec la Serbie, pour empêcher les migrants de pénétrer sur son territoire. Rendant encore plus incertain l'objectif de ceux qui veulent émigrer en Allemagne.
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Alors que le drapeau de l'État islamique flotte toujours sur Mossoul, des centaines de civils irakiens reviennent chez eux, à Tikrit. La ville natale de Saddam Hussein n'est plus entre les mains des djihadistes depuis près de trois mois. Quelque 150 familles sont de retour, sous protection de l'armée irakienne et de milices chiites alliées. 'Les fonctionnaires font d'incroyables efforts pour rétablir les services essentiels tels que les centres médicaux, l'eau, l'électricité, mais aussi l'administration municipale. Sans oublier les forces de l'ordre qui doivent protéger la ville et les familles qui reviennent', précise le gouverneur de la province de Salahoudine, Raid al-Jibbouri. L'État islamique a perdu du terrain ces dernières semaines, mais il contrôle toujours un territoire grand comme l'Italie, entre l'Irak et la Syrie. Un territoire où vivent dix millions de personnes. Bagdad a lancé une offensive militaire dans la province d'Al Anbar pour reprendre la ville de Ramadi que les djihadistes contrôlent depuis un mois. Avec AFP, Reuters et APTN
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40.000. C'est le nombre de réfugiés que la Commission européenne propose de répartir entre les pays européens pour soulager l'Italie et la Grèce. Il s'agirait de demandeurs d'asile syriens et érythréens et la répartition se ferait selon des critères comme le PIB du pays ou sa population. L'Allemagne, la France, l'Espagne et la Pologne seraient appelées à en accueillir le plus grand nombre. Pour le commissaire européen en charge de la Migration, Dimitris Avramopoulos, le principe de solidarité doit primer. ' Le mécanisme de relocalisation proposé ici constitue un partage équitable du fardeau entre l'Italie et la Grèce d'un côté et les Etats membres qui sont invités à contribuer de l'autre ', a-t-il déclaré. Le Royaume-Uni, l'Irlande et le Danemark ayant des dérogations, ils ne sont pas sollicités. Mais 40.000 relocalisations en deux ans, pour Aspasia Papadopoulo de l'ONG European Council on Refugees and Exiles, c'est une goutte d'eau dans la mer. ' L'Italie et la Grèce ne seront pas vraiment soulagées en ce qui concerne la réception, l'assistance et la protection à accorder, dit-elle. Parce que ces 40.000 ne représentent qu'une partie de ceux qui arriveront en Italie et la Grèce dans les mois qui viennent. L'été arrive et ils seront des milliers à affluer. ' Un des autres volets de l'action européenne, c'est aussi l'opération militaire en Méditerranée décidée la semaine dernière afin de démanteler les réseaux de passeurs. En visite à Bruxelles, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a estimé que c'était une mauvaise réponse. ' Lorsque vous envisagez de détruire ces bateaux, vous risquez au final de priver ces gens des faibles moyens dont ils disposent ', a-t-il regretté. Si la mission militaire est bel et bien sur les rails, la proposition de répartition des demandeurs d'asile devra, elle, recevoir le feu vert des Etats membres, ce qui ne sera pas une mince affaire tant les oppositions sont nombreuses notamment en Hongrie, en Pologne, dans les pays baltes et même en France.
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Près de 200 réfugiés syriens campent depuis près d'une semaine devant le parlement à Athènes. Certains ont entamé une grève de la faim, en signe de protestation. Ils réclament de meilleures conditions d'accueil. Les autorités grecques ont manifestement du mal à faire face à l'afflux massif de ces réfugiés en provenance de Syrie. Leur nombre a été multiplié par trois en un an. 'Je n'ai quasiment plus d'argent, dit un de ces réfugiés. Et ici, nous sommes aux mains de la mafia. On n'a pas de papiers, on ne peut pas louer de logements, on ne peut rien faire'. 'Je fais tout pour partir d'ici, pour quitter la Grèce et aller dans un autre pays européens, ajoute un autre réfugié. Ici, je n'ai aucune chance de m'en sortir. Déjà pour les Grecs, c'est dur ! Je suis là depuis 10 mois: Plusieurs fois, j'ai tenté de partir, mais sans succès.' 'Il n'y a qu'en Europe qu'on peut espérer avoir une situation correcte, avoir un salaire et un logement décents', veut croire cette Syrienne, mère de famille. Il faut actuellement plusieurs mois pour que les demandes d'asile soient étudiées. Plusieurs mois durant lesquels aucune infrastructure d'accueil n'est prévue.Et tant qu'elles n'ont pas de statut officiel de réfugiés, ces personnes ne peuvent ni travailler, ni même inscrire les enfants à l'école.
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Des dizaines de milliers de Yazidis restent piégées par l'insécurité dans les montagnes de Sinjar, dans le nord de l'Irak. Cette minorité kurdophone et non-musulmane peine à survivre sans nourriture, sans eau et sans abri. La Commission européenne a décidé hier de débloquer 5 millions d'euros supplémentaires, soit 17 millions au total d'aide aux populations déplacées. L'avancée des jihadistes en Irak a jeté des centaines de milliers de personnes sur les routes. Des déplacés régulièrement protégés par les kurdes du PKK, organisation pourtant qualifiée de terroriste par les Occidentaux. Les chrétiens ont eux été chassés de Mossoul et de Qaraqosh et tentent de rejoindre Erbil, la capitale du Kurdistan irakien.
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Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, le nombre de déplacés dans le monde a franchi, en 2013, le seuil des cinquante millions. C'est six millions de personnes en plus que l'année précédente. Le rapport de l'ONU, publié à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés, est alarmant. Il pointe du doigt les conflits en Centrafrique, au Soudan du Sud et en Syrie, responsables de déplacements de populations massifs. ''Il y a un sentiment général d'impunité'', souligne le Haut-Commissaire pour les réfugiés, Antonio Guterres. ''Les conflits émergent, des violations dramatiques des droits de l'Homme apparaissent, et la communauté internationale a énormément perdu de sa capacité à empêcher les situations conflictuelles et à les résoudre à temps.'' Les Afghans et les Syriens constituent, de loin, les plus importantes populations de réfugiés, devant les Somaliens. Ces trois groupes réunis forment plus de la moitié du nombre total de déplacés dans le monde. Les destinations sont multiples : le Liban est le pays qui accueille le plus grand nombre de réfugiés par habitant, devant la Jordanie, le Tchad et la Mauritanie. 'La solution est politique'', explique Antonio Guterres. ''Il n'y qu'une seule façon de stopper les déplacements de populations : il faut mettre un terme aux conflits et faire la paix. Or, cette capacité manque dans le monde d'aujourd'hui.'' Le conflit en Centrafrique a entraîné une grave crise humanitaire. Plus de 220.000 personnes ont fuit vers les pays voisins. La majorité d'entre elles vit aujourd'hui au Tchad, au Cameroun et en République démocratique du Congo. La plupart de ces réfugiés sont des femmes et des enfants. Parmi eux, beaucoup souffrent de malnutrition. 'Nous n'avons pas de nourriture ici'', explique cette femme originaire de Centrafrique. ''Avant, il y en avait suffisamment, mais comme la population augmente, il y en a plus beaucoup. On a faim.'' Les réfugiés à l'étranger sont toutefois beaucoup moins nombreux que les déplacés internes, ces personnes qui ont été forcées de quitter leur lieu d'origine, mais qui demeurent dans leur pays. Elles seraient plus de 33 millions selon l'ONU. Ces populations déplacées font inévitablement pression sur les ressources, et peuvent même déstabiliser un pays hôte. Tout au long de la crise syrienne, le Liban, la Jordanie et la Turquie ont gardé leurs frontières ouvertes. Le nombre de Syriens, ayant trouvé refuge en Turquie, vient d'atteindre le million.
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' Quand j'ai vu les motos venir, j'ai dit, aujourd'hui Mamadou, c'est foutu. De loin, déjà, à 200 mètres, je savais que c'était eux. La deuxième moto a vu que j'étais africain. Donc, directement, il a sifflé. Les autres motos sont venues s'arrêter devant moi. Et ils m'ont demandé : qu'est-ce que tu fais encore en Grèce ? J'ai dis : moi ? En même temps, ils ont commencé à crier : tu oses nous répondre ! Ils ont foncé sur moi et j'ai commencé à courir. L'autre moto qui était devant, qui avait descendu la rue sans que je m'en rende compte, je suis tombé face à elle. Et directement il a sorti sa barre de fer. Quand il m'a tapé sur la tête, j'ai crié : maman ! C'est la seule chose que j'ai pu dire. Je m'en souviens très bien. Les gens passaient, personne ne m'a aidé. Je n'ai pas eu d'aide, rien. Personne. Quand j'ai repris connaissance 40 minutes plus tard, j'ai arrêté un taxi. La première question qu'il m'a posé - j'étais couvert de sang - ça a été de demander si j'avais de l'argent. J'ai dit : oui, j'ai l'argent. ' Cette agression, Mamadou Ba en a été victime dans un pays qui lui avait accordé l'asile politique. Défenseur des droits de l'Homme en Guinée-Conakry, il avait fui les menaces dans son pays en 2006, destination la Grèce. Mais avec la montée du mouvement néo-nazi Aube dorée en 2013, son refuge est devenu un piège. ' Je ne sais pas comment ils ont eu mon adresse. Ils sont revenus jusque chez moi, jusqu'à la maison. Ils ont collé une étiquette sur ma sonnette. Ils ont mis Aube dorée dessus. Ils ont mis : Mamadou, on repassera un autre jour. On t'a raté, on repassera un autre jour. Ils ont mis l'insigne de Chrysi Avgi sur leur autocollant. Là, c'était devenu dangereux pour moi, j'ai changé de maison. ' N'étant pas du genre à se taire, il témoigne dans les médias de son agression et des intimidations dont il est régulièrement la cible. Ce qui lui vaudra d'être malmené une fois encore, et cette fois par la police. ' A un contrôle de routine, quand j'ai donné mon passeport, ils m'ont dit : ah, c'est toi Mamadou Bah. Ils m'ont mis les menottes directement. A la police de Petralona, j'ai passé quatre heures enfermé. Ils m'ont déshabillé. Ils étaient en train de prendre des photos de moi, de me filmer, tout ça. Et quelle question m'ont-ils posé ? Si j'allais encore parler dans les médias ! ' Après l'assassinat du rappeur Pavlos Fyssas attribué à Aube dorée en septembre 2013, le mouvement antifasciste auquel appartient Mamadou lui demande de partir pour sa sécurité. Il lui achète un billet pour la Belgique, et c'est là qu'il dépose une nouvelle demande d'asile politique. Cinq mois plus tard, la demande est acceptée. Son avocat regrette néanmoins qu'il ne puisse pas être fait mention des raisons qui ont conduit à cet asile : les menaces en Guinée, mais aussi en Grèce. ' Ce que la décision belge ne dit pas, c'est si la Grèce est juste incapable de le protéger d'Aube Dorée ou si les autorités grecques doivent aussi être considérées comme complices d'Aube Dorée ', explique Olivier Stein. Depuis, la Belgique a cessé de renvoyer en Grèce les demandeurs d'asile ayant fait une première demande dans ce pays, à leur entrée dans l'Union européenne.
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En Hongrie, le nombre de demandeurs d’asile a explosé : 17 000 demandes en 2013, contre 2000 en 2012, la Hongrie détient ainsi le record des demandes d’asile dans l’UE, si on compare à son...
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