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La planète n'en a pas fini avec les épisodes extrêmes : ouragans, tornades, sécheresses et inondations devraient s'intensifier, et il faudra, demain plus encore qu'aujourd'hui, en supporter les coûts et tenter de venir en aide aux victimes. Face à ces enjeux, et plus d'un mois après l'accord de Paris sur le climat, tout reste encore à faire pour contenir la hausse des températures. 'Le changement climatique mine les acquis du développement, a alerté le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lors du Forum économique mondial de Davos. Si nous n'appliquons pas correctement l'accord de Paris, alors les 16 autres objectifs du développement durable seront sapés.' Parmi ces objectifs : éradiquer la faim, la pauvreté, privilégier les énergies propres, favoriser l'égalité entre les sexes... Pour le président de la COP21, Laurent Fabius, l'heure n'est pas au laisser-aller. 'Nous avons des problèmes aujourd'hui en Europe avec l'arrivée de centaines de milliers de personnes à nos frontières. Mais s'il s'agit de millions de personnes, que va-t-il se passer ? Au final, c'est une question de guerre et de paix et je pense que l'accord de Paris sur le climat est un pilier majeur de la sécurité' estime le ministre français des Affaires étrangères. Selon le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR), 90% des désastres de ces 20 dernières années sont des catastrophes naturelles liées à la météo. L'agence précise que le coût des désastres à travers le monde atteint chaque année un montant compris entre 250 et 300 milliards de dollars. Avec agences
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Ce n'est sans doute que symbolique, la lutte contre le réchauffement climatique est pavée de bonnes intentions depuis Kyoto il y a 17 ans, mais il était important que la Chine et les Etats-Unis s'entendent sur des engagements. C'est donc un accord inédit, que les deux grandes puissances qui représentent ensemble 40 % du total des émissions de CO2 de la planète, ont conclu. Hier, à Pékin, en marge du sommet de l'APEC, Barack Obama et son homologue chinois, Xi Jinping, traditionnellement considérés comme les leaders de deux camps opposés dans les négociations sur le climat, ont fait un pas conjoint. L'impact pourrait être significatif pour la suite des négociations, celles qui auront notamment lieu fin 2015 à Paris. D'un côté, la Chine s'est fixé l'objectif d'un pic de ses émissions de gaz à effet de serre, autour de 2030, avec l'intention dit-elle 'd'essayer d'y arriver plus tôt'. C'est la première fois que Pékin fixe une date à partir de laquelle ses émissions cesseront d'augmenter et que la courbe s'inversera. De son côté, Washington s'engage à réduire de 26 à 28 % ses émissions d'ici à 2025. Depuis Kyoto, les Nations unies organisent chaque année une conférence internationale pour tenter de mettre en place des politiques communes de lutte contre le changement climatique. À Paris donc, tous les pays, qu'ils soient développés ou en développement devront s'engager. Signataires du protocole de Kyoto, les Etats-Unis ne l'ont jamais ratifié. Clairement rejetée sous les années Bush, la lutte en faveur du climat a retrouvé un allié outre atlantique avec Obama, mais le sénat a toujours refusé d'aller plus loin. L'engagement du président américain pourrait n'être qu'un nouveau coup d'épée dans l'eau. Le chef de la majorité républicaine au Sénat rejette d'office ces nouveaux objectifs, les jugeant 'irréalistes'. L'accord d'hier serait donc, au final, plus politique qu'autre chose. Pourtant, selon les spécialistes, il y a urgence à agir. Les efforts actuels sont insuffisants pour limiter la hausse de la température mondiale à + 2 C, objectif que s'est fixé la Communauté internationale pour éviter un emballement catastrophique des dérèglements climatiques.
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Lors de sa tournée en Asie, John Kerry a souligné l’importance du combat contre le changement climatique, un sujet devenu, selon lui, une priorité de l’administration Obama. Après avoir...
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