Politique
La ministre de l’Education, invitée sur France 2 mercredi, a répondu sans détours à la tribune assassine de l’ancien président de la République sur la réforme du collège.
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Les enseignants démobilisés. Appelés à la grève ce jeudi pour s'opposer à la réforme du collège portée par Najat Vallaud-Belkacem, ils n'ont été que 11,90% à se mobiliser selon le ministère de l'Education nationale. "Je n'ai pas à juger de l'échec ou de la réussite d'un mouvement de grève", a réagi Najat Vallaud-Belkacem après la publication de ces chiffres. "Chacun de ceux qui se sont mobilisés m'importe. Il faut répondre à (leur) inquiétude. Ma porte est ouverte. Des réunions ont commencé à avoir lieu", a poursuivi la ministre.
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La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkcacem s'est rendue à Reims pour rencontrer la FCPE dans le cadre de son 69e congrès. La FCPE, première fédération des parents d'élèves, soutient la réforme du collège depuis avril. Pour Najat Ballaud-Belkacem, cette réforme correspond à la demande des familles qui souhaitent "un système scolaire où les enfants ne soient distingués qu'en fonction de leur mérite".
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Alors qu'elle recevait ce vendredi BFMTV au ministère de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem est revenue sur ses maladresses autour de la réforme du collège et ses propos à l'égard de Jean d'Ormesson. "J'aurais préféré pouvoir vous dire que j'ai été irréprochable. Ce n'est pas le cas", a concédé devant Ruth Elkrief l'ancienne porte-parole du gouvernement précisant qu'on peut "avoir des mots plus forts que d'autres". "Ce qui est terrible, ce n'est pas tant ce que j'ai dit sur le moment mais la façon dont cela a été commenté et détourné", a ajouté Najat Vallaud-Belkacem.
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Invité : Thierry Solère, député UMP des Hauts-de-Seine
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Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy a dénoncé le mépris de François Hollande et Manuel Valls après la publication du décret sur la réforme du collège "sans le moindre débat", ce jeudi lors d'une réunion publique à Rillieux-la-Pape, près de Lyon. L'ancien chef de l'État s'en est également pris à Najat Vallaud-Belkacem. "Mais de quel droit la ministre de l'Éducation nationale traite l'un de nos plus grands écrivains, Jean d'Ormesson, de pseudo-intellectuel, qu'a-t-elle écrit, elle?", a-t-il scandé devant les 2.500 personnes présentes à son meeting.
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L’ancien président de la République dit étudier avec son parti "tous les moyens parlementaires et juridiques" pour s’opposer à cette réforme.
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Invité ce mercredi soir sur BFMTV, Luc Chatel a réagi au décret sur la réforme du collège publié dans la journée. Pour l'ancien ministre de l'Éducation nationale, il s'agit d'une "provocation" et d'un "acte de fébrilité". "C'est un peu curieux. Toute la semaine, le Premier ministre et la ministre de l'Éducation nationale nous ont expliqué qu'ils étaient ouverts au dialogue. Et, tout d'un coup, au milieu de la nuit, on prend un décret qui met en oeuvre la réforme. Donc ça cloue le bec à tout dialogue", a estimé le député UMP.
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Au lendemain d'une grève des enseignants, le décret qui concrétise la réforme contestée du collège a été publié ce mercredi au Journal officiel. L'opposition dénonce un véritable passage en force et demande son abrogation. "La brutalité en politique est l'arme des faibles", met en garde Christian Jacob, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. "Il faut aller vite et former les enseignants pour préparer la rentrée 2016", s'est défendu Manuel Valls devant les députés.
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L'invité de la semaine dans "Questions d'Info" est Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics.
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Invité de BFMTV mercredi matin, Jacques Attali a été interrogé sur la publication au Journal officiel de la réforme du collège par le gouvernement au lendemain de la journée de mobilisation des enseignants contre le projet. "J'approuve la fermeté et j'approuve la réforme", a indiqué l'écrivain. "La classe politique n'a absolument rien compris, ni à gauche ni à droite, à cette réforme parce qu'on s'y oppose sans dire ce qu'il y a dedans (...) C'est une réforme excellente qui, à mon avis, devrait être appliquée aussi dans l'école primaire", a poursuivi Jacques Attali. L'ancien conseiller spécial de François Mitterrand a estimé qu'actuellement "le système ne marche pas parce que le système fonctionne dans l'intérêt de ceux qui disposent soit d'un capital financier soit d'un capital culturel". Cette réforme qui consiste selon lui à "différencier les programmes appliqués dans les écoles en fonction des besoins des jeunes" va donc dans le bon sens.
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"D'un trait de plume, le gouvernement a décidé de publier la réforme (du collège) au journal officiel, c'est-à-dire de passer en force, de mettre un terme à tout le débat", a regretté le président du MoDem François Bayrou mercredi sur BFMTV. "A mon sens, il n'y aura qu'un seul recours, c'est que soit organisée une manifestation nationale de ceux qui veulent qu'on ne les traite pas de la sorte", a poursuivi l'ancien ministre de l'Education nationale, selon qui "il y a un besoin d'exprimer un refus et une indignation devant la manière dont le gouvernement par autoritarisme de petit chef a décidé de traiter les citoyens qui sont légitimement inquiets."
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Au lendemain de la manifestation d’enseignants, le gouvernement a décidé de passer en force en publiant officiellement le décret ainsi que l’arrêté de la réforme.
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Partout en France, les professeurs ont manifesté leur mécontentement contre le projet de réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem (27% de grévistes dans le public selon le ministère de l'Éducation nationale). Certains syndicats appellent au retrait pur et simple de cette réforme. Principales contestations des professeurs: l'interdisciplinarité qui consiste à croiser deux matières lors d'un même cours et l'autonomie accrue accordée aux établissements. Mais la ministre de l'Éducation nationale et le Premier ministre ne flanchent pas. Ils assurent que cette réforme entrera en vigueur comme prévu à la rentrée 2016.
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La réforme des collèges portée par la ministre de l'Education nationale passe mal auprès de beaucoup enseignants. Plusieurs syndicats veulent négocier tandis que d'autres sont favorables à un retrait pur et simple du projet. "Il faut effectivement faire une réforme pour le collège. Mais celle-là ne va pas du tout dans le bon sens", estime François Portzer, le président du syndicat national des lycées et des collèges, ajoutant qu'elle "va accroître les inégalités". "Le ministère et le gouvernement feraient une grave erreur d'aller à l'encontre du mécontentement des professeurs", a prévenu le syndicaliste.
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Depuis quelques semaines, le projet porté par Najat Vallaud-Belkacem suscite de nombreuses inquiétudes, éveillant la colère de professeurs, intellectuels, et hommes politiques. Planet.fr vous résume la situation en cinq points.
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Hervé Gattegno a donné son avis sur la tournure que prend le débat sur la réforme du collège. Selon Hervé Gattegno, le débat devient rude, voire agressif, mais jusqu'à présent aucun coup bas n'a été porté à l'encontre de Najat Vallaud-Belkacem, comme l'aurait dénoncé Manuel Valls. La ministre de l'éducation n'a pas été victime d'agressions verbales ni de dérapages comme ça a été le cas pour Christiane Taubira. Il pense qu'on a vu cent fois pire dans des pays démocratiques.
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Lundi soir, lors d'un meeting, Nicolas Sarkozy avait déclaré: "dans le combat effréné pour la médiocrité, Christiane Taubira est en passe d'être dépassée par Najat Vallaud-Belkacem". "Je pense que ça n'est pas par hasard si Sarkozy a mis dans une même phrase, et dans des termes injurieux, la ministre de la Justice et la ministre de l'Education nationale", a déclaré mercredi sur BFMTV le ministre des Finances Michel Sapin, alors que Jean-Jacques Bourdin lui demandait s'il partageait l'avis du premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis qui a estimé que l'attaque de Nicolas Sarkozy contre la ministre de l'Education nationale était "légèrement xénophobe". "C'est une ministre de la Justice qui a une couleur de peau et c'est une ministre de l'Education nationale qui porte un nom", a précisé Michel Sapin sur BFMTV. "C'est une sorte d'appel aux plus bas instincts (...) il y a suffisamment d'arguments à droite pour faire appel à l'intelligence et non pas à la bassesse des Français", a jugé le ministre des Finances.
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Les Français n'ont pas très bonne réputation quant à la maîtrise des langues étrangères. La réforme du collège ambitionne d'améliorer le niveau de la génération Z. Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale, souhaite que l'apprentissage de la deuxième langue étrangère débute en cinquième, soit un an plus tôt qu'aujourd'hui. Mais est-ce suffisant pour combler les lacunes par rapport à nos voisins européens?
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Même l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault se mêle au débat. Une soixantaine de députés du groupe d'amitié franco-allemand s'inquiètent de la probable suppression d'un grand nombre des 3.700 classes bilangues dans le secondaire. Cette mesure fait partie de la réforme du collège portée par Najat Vallaud-Belkacem. L'entourage de la ministre de l'Education nationale défend le projet de loi: en avançant d'un an l'apprentissage des langues vivantes, plus de collégiens pourraient choisir l'allemand comme seconde langue vivante.
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La réforme du collège présentée par Najat Vallaud-Belkacem prévoit la suppression des options linguistiques au collège telles que le grec ou le latin, au profit d'un enseignement interdisciplinaire. Une suppression qui inquiète les défenseurs des langues anciennes, au point qu'une pétition en ligne a été lancée. En l'espace d'une semaine, elle a déjà recueillie plus de 20.000 signatures.
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