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Les océans sont aussi méconnus que prometteurs. Des chercheurs de l'université australienne de Wollongong se sont penchés sur ces modestes et très courants escargots de mer de la côte est australienne. Il s'avère en effet que ces mollusques contiennent des molécules à même de lutter contre des cancers résistants aux chimio-thérapies. Karen Perrow, université de Wollongong : " Le type d'environnement dans lequel vivent ces créatures est assez dur. Elles peuvent survivre tout comme leurs juvéniles. Elles développent ce que l'on appelle des mécanismes de défense. " En 2002, les chercheurs de Wollongong (au sud de Sydney) avaient découvert une substance chimique puissante dans les oeufs de ces escargots de mer. Depuis lors ils étudient leurs molécules. Karen Perrow : " Au bout de 48 heures nous avons pu éliminer 100% des cellules alors que les médicaments contre le cancer ne montrent qu'une élimination de 10% ! " Les substances chimiques des oeufs pourraient ainsi lutter contre des lymphomes et des cancers de l'utérus. Pour l'instant aucun test clinique sur des animaux ou des humains n'a été réalisé. Danielle Skopeta, université de Wollongong : " Souvent vous devez passer des années pour constater une telle augmentation de la puissance d'un traitement. Cette puissance a été développée 1000 fois par rapport au produit naturel d'origine. " La prochaine étape pour les chercheurs c'est ce savoir si les molécules ne seront pas dangereuses pour l'homme. Ils pensent pour cela à les introduire dans des nano particules. Les médicaments pourraient être disponibles d'ici 10 ans.
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Des centaines de nageuses déguisées en Marilyn Monroe plongent pour la bonne cause. A l'initiative d'une association qui fait de la recherche contre le cancer, elles participent à une course avec des bouées, depuis une plage de Adelaïde en Australie.
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Le prix de Nobel de chimie a été décerné ce mercredi à trois lauréats : le Suédois Thomas Lindhal, l'Américain Paul Modrich et le Turco-américain Aziz Sancar. Ces trois chercheurs sont récompensés pour leur étude de la réparation de l'ADN endommagé par les cellules qui sauvegardent les informations génétiques. Leur travail a fourni une connaissance fondamentale de la manière dont une cellule vivante fonctionne et peut être utilisée pour le développement de nouveaux traitements du cancer. L'ADN peut être agressé tout au long de la vie, et présenter des lésions qui provoquent des mutations accélérant le vieillissement et pouvant être responsables de cancers. Chacun des trois lauréats a contribué à mettre au jour différents mécanismes de dégradation, de défense et de correction de notre ADN. Ils se partageront une somme équivalente à 860 000 euros.
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Faire marcher à nouveau des handicapés, en théorie la solution, en tout cas une des solutions, est simple. Il suffit de contourner la lésion et de faire passer des signaux électriques. La pratique est plus complexe, pourtant des chercheurs de l'université de Columbus dans l'Ohio ont pu inciter un homme quadriplégique à bouger sa main. Ian Burkhart est le premier patient à avoir utilisé Neurobridge. Il s'agit d'un bypass, un contournement nerveux électronique qui reconnecte le cerveau directement au muscle et permet ainsi au patient d'envoyer volontairement des signes qui contrôlent le membre endommagé. Pour Burkhart, la perpective de bouger à nouveau ses membres est évidemment très enthousiasmante. Chad Bouton a dirigé l'équipe de recherche : 'Cela ressemble à un pontage coronarien,mais à la place de faire passer du sang on fait passer des signaux électriques. On prend ces signaux dans le cerveau, on contourne la blessure et en fait on va directement dans le muscle.' Cette technologie comprend une puce implantée dans le cerveau du patient. Elle lit son activité électrique dans la zone responsable du mouvement de la main. Les signaux sont collectés et décodés grâce à un logiciel qui détermine quels muscles vont être sollicités. Les informations sont transmises au simulateur électrique qui active ces muscles. Tout ceci se passe en un dixième de seconde. Ian Bukkhart : 'Attraper un verre d'eau et le boire, se brosser les dents, manger soi même, vous savez faire ce genre de choses cela fait une grande différence dans la vie.' L'équipe de chercheur envisage de tester Neurobridge sur quatre autres patients... On reste dans le domaine médical avec une nouvelle technologie venue de Finlande. Des chercheurs finnois ont développé un appareil photo hyperspectral léger et portable qui selon eux peut détecter des signes très précoces du cancer de la peau, des signes invisibles à l'oeil nu. Objectif établir un diagnostic très en amont. Ilkka Polonen, chercheur de l'université de Jyvaskyl : 'L'appareil photo hyperspectral est assez similaire à un appareil numérique classique. Sauf qu'un appareil classique prend trois gammes d'ondes en un seul cliché RGB soit rouge vert et bleu. Celui-ci prend des gammes d'ondes qui vont de 500 millimètres à 850 nanomètres.' L'appareil hyperspectral a aussi été utilisé pour détecter le contour de tumeurs de la peau difficiles à voir à l'oeil nu, telles que le maligna de lentigo qui peuvent se développer si elles n'ont pas été entièrement enlevées lors de l'opération. L'appareil peut aussi détecter des kératoses actiniques solaires et précancéreuses. Noora Neittaanmaki est médecin à l'hôpital universitaire d'Helsinki : 'Autour des lésions on peut en trouver d'autres comme des lésions sous-cliniques et c'est ce que nous voulons faire avec l'imagerie hyper spectrale. Nous voulons voir toutes ces lésions avant le traitement et après le traitement nous prenons toute la zone en photo pour voir s'il reste des lésions.' Des tests cliniques ont été effectués dans des hôpitaux du pays et pour les chercheurs les premiers résultats sont encourageants.
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Plus de 99% des micro-organismes marins nous sont encore inconnus. Or bon nombre d'entre eux peuvent présenter un intérêt en vue de traiter le cancer ou d'autres maladies. Des scientifiques installés en bord de Mer Baltique, près de Kiel en Allemagne, participent à un projet de recherche européen baptisé Marine Fungi pour lequel ils prélèvent dans les mers peu profondes du globe, des échantillons d'algues et d'éponges. Celles-ci sont porteuses d'organismes qui les protègent de menaces environnementales. De nombreux microbes marins représentent effectivement une source de molécules capables de lutter contre des pathogènes, mais nous en savons très peu sur eux, explique le coordinateur de ce projet, Johannes Imhoff, microbiologiste marin du Centre d'études sur les océans GEOMAR Helmholtz : 'Les océans renferment une extraordinaire diversité de formes de vie et surtout de micro-organismes et nos connaissances se limitent à une toute petite partie d'entre eux,' dit-il. Or, poursuit-il, 'on estime que les bactéries et les champignons peuvent constituer jusqu'à 40 % de la biomasse des éponges : c'est l'une des raisons pour lesquelles on les étudie en laboratoire afin de déterminer s'ils produisent des substances bio-actives intéressantes.' De retour dans leur laboratoire, les chercheurs commencent par mettre en culture les champignons prélevés en mer. Ces organismes produisent naturellement des composés biochimiques qui pourraient être capables de détruire d'autres cellules comme les cellules cancéreuses. 'Dans la nature, ces organismes produisent ces substances dans un but donné et donc on cherche à voir comment nous pouvons reproduire cette fonctionnalité,' indique Antje Labes, bio-technicienne marine au Centre KiWiZ qui fait partie de GEOMAR. 'Nous avons beaucoup de choses à tester : par exemple, on modifie le PH, la température et les éléments nutritifs ou on recrée l'environnement biologique,' précise-t-elle. Pour identifier et étudier de nouveaux composés, on recourt à la spectrométrie. Il s'agit de mettre en évidence les propriétés bio-actives potentiellement utiles en médecine. 'Les champignons peuvent être utilisés par exemple dans le traitement du cancer', souligne Jan Oesterwalbesloh, pharmacien au KiWiZ. 'On sait que certaines espèces de champignons et notamment des espèces marines produisent des substances qui sont vraiment efficaces pour lutter contre différentes lignées de cellules cancéreuses,' ajoute-t-il. Chaque composé est isolé, puis mélangé à des cellules cancéreuses et à un liquide réactif qui change de couleur quand les cellules tumorales sont détruites. 'Quand le liquide reste bleu, cela veut dire que l'activité des cellules cancéreuses reste très forte et quand le bleu passe au rose, alors ces cellules ne sont plus actives du tout,' nous explique à l'issue d'une expérience, Arlette Erhard, assistante technique en recherche microbiologique au KiWiZ. Pour l'instant, les chercheurs ont découvert des centaines de souches de champignons, testé des milliers d'échantillons, séquencé trois génomes et ainsi, sélectionné des candidats pour de futures études cliniques. 'Ces dernières décennies, le cancer était une maladie potentiellement fatale : c'est encore le cas aujourd'hui, mais nous avons progressivement appris à le combattre,' assure Johannes Imhoff, coordinateur du projet. 'Il y a certains cancers que nous pouvons déjà bien traiter aujourd'hui, mais il est certain que dans les dix ou vingt années à venir, nous ferons beaucoup de progrès dans la lutte contre cette maladie,' conclut-il.
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