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La mission de Juno autour de Jupiter a bien commencé. La sonde de la Nasa, après s'être mise sur son orbite le 4 juillet, s'est rapprochée suffisamment pour prendre des photos. A une distance de 4 millions de km, le cliché est un peu flou, mais montre Jupiter et trois de ses satellites, Io, Ganymède et Europe. On y aperçoit aussi la Grande tâche rouge, sorte tempête anticyclonique chimique grande comme trois fois la Terre. Jupiter, composée de gaz, est plus grande que toutes les planètes du système réunies. Une année d'observation pour mieux connaître #Jupiter et les #secrets de la mission #Juno https://t.co/wSQTElwEyi pic.twitter.com/P1HSv0slIM- Futura-Sciences (@futurasciences) 11 juillet 2016 La sonde envoyée par la Nasa doit effectuer une mission de vingt mois autour de la plus grande planète de notre système solaire. Juno, au rythme de quatre photos par jour, va fournir une photographie complète de Jupiter, y compris quand celle-ci est cachée par le soleil, et donc inobservable de la Terre. Les pôles Nord et Sud pourront notamment être observés pour la première fois.
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Faisons un nouveau point sur la mission ExoMars qui est en quête de traces de vie sur la planète rouge. Une question en particulier se pose : dans quelles zones chercher ? Nous avons posé la question à l'un des plus éminents astrophysiciens d'Europe, Jean-Pierre Bibring de l'Institut d'astrophysique spatiale à Orsay. Il est responsable de l'un des instruments d'analyse des échantillons qui seront collectés par le rover d'ExoMars. 'On essaie avec ExoMars de savoir si tôt dans son histoire, il a pu y avoir des conditions qui ont permis sur Mars - comme sur Terre vraisemblablement au même moment -, à la vie d'émerger à partir de molécules et d'eau qui ont été apportées par ailleurs,' explique-t-il. 'Sur Mars, il y a deux calottes polaires, la planète tourne en un peu plus de 24 heures autour de cet axe-là, nous montre-t-il sur une maquette. Il y a de grandes plaines au nord et de grandes plateaux au sud qui sont des plateaux bourrés de cratères d'impact à plusieurs milliers de mètres d'altitude ; entre les deux, il y a toute une zone de transition et c'est dans cette zone-là qu'on a accès à des terrains qui sont encore plus vieux que ces plateaux qui datent de 4 milliards d'années et on est convaincu que si la vie a démarré sur Mars, c'est là qu'il faut aller la rechercher,' assure le scientifique. 'L'espoir n'est pas de trouver directement un être vivant, estime Jean-Pierre Bibring. Mais même si l'on trouve les précurseurs de ces êtres vivants sous forme de macromolécules, ce serait déjà un pas considérable, parce que cela voudrait dire que la vie est suffisamment robuste pour avoir pu s'adapter à l'environnement martien,' souligne-t-il. 'Ce qui est merveilleux avec Mars, c'est qu'elle a gardé la mémoire des moments où éventuellement, cette émergence de la vie a pu se passer et c'est cela que nous allons chercher avec ExoMars,' lance l'astrophysicien avec enthousiasme. Filming in the wonderfully decorated office of JP Bibring at IAS Paris for euronewsknwldge Space #spaceblog pic.twitter.com/jDXkDzexO1- Jeremy Wilks (WilksJeremy) 21 avril 2016
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Disposer de quoi se nourrir, c'est évidemment l'une des conditions essentielles pour vivre dans l'espace. Aujourd'hui, les astronautes mangent des plats préparés à l'avance sur Terre, parfois lyophilisés ou déshydratés qui leur sont livrés par engin automatisé ou vaisseau-cargo. Mais en cas de voyage spatial de longue durée, les livraisons de nourriture sont impossibles, d'où l'idée de faire pousser de quoi manger en orbite. Des expériences diverses sont menées, notamment dans le cadre du consortium MELiSSA à Barcelone où l'on élabore des systèmes clos de survie et à Brême en Allemagne où des scientifiques s'apprêtent à lancer un satellite dans lequel des tomates pourront pousser. Produire de la nourriture en orbite, c'est complexe, mais c'est déjà une réalité. En 2003, des cosmonautes russes ont dégusté leur récolte expérimentale de petits pois et en août dernier, des astronautes américains ont pu goûter leur première laitue de l'espace. Mais évidemment, les équipages ont besoin de bien plus pour assurer leur survie. Systèmes de survie fermés 'Les chiffres de base qui sont utilisés sont de cinq kilos par jour et par astronaute de consommables métaboliques, explique Brigitte Lamaze qui travaille au sein de ''l'Agence spatiale européenne':http://www.esa.int/ESA (ESA) pour le consortium MELiSSA (Micro-Ecological Life Support System Alternative) dont le but est de concevoir des 'systèmes de survie 'en boucle fermée' pour les voyages spatiaux':http://ecls.esa.int/ecls/attachments/MELiSSA-Phase5/education/ecosysteme.... [A ces consommables s'ajoutent] un kilo d'oxygène et un kilo de nourriture déshydratée et trois kilos d'eau qui sont utilisés pour l'eau potable et pour réhydrater la nourriture,' poursuit-elle. Au sein de l'Université autonome de Barcelone (UAB), nous découvrons une expérience qui figure parmi les projets qui visent à couvrir ces besoins. Celle-ci s'intègre au consortium MELiSSA. Le principe de l'installation : des rats respirent l'oxygène produit par des algues qui elles absorbent le CO2 rejetté par les rats. The Melissa project 'astronaut' rats are curious to see us filming for euronewsknwldge #spaceblog esascience pic.twitter.com/qvRXtbJ8wj- Jeremy Wilks (@WilksJeremy) 25 avril 2016 Une histoire de rats, d'algues et d'oxygène 'Les rats en respirant produisent du CO2, les micro-algues capturent ce CO2 et grâce à la lumière dans le photobioréacteur, elles sont capables de réaliser la photosynthèse et produire de l'oxygène, souligne Francesc Gòdia, professeur d'ingéniérie chimique à l'UAB. Et ensuite, cet oxygène retourne dans le compartiment où se trouvent les animaux et tout ceci se passe en circuit fermé, de manière continue,' indique-t-il. Meet ESA MELiSSA at #RHSChelsea #rocketscience = 'Micro-Ecological Life Support System Alternative' programmehttp://t.co/xMNGnq3hjw- ESA (@esa) 19 mai 2015 L'un des plus grands défis qu'a dû relever cette équipe a consisté à développer un système qui permet d'augmenter quasi-instantanément la quantité d'oxygène produit par les micro-algues. 'L'éclairage du photobioréacteur est plus ou moins intense en fonction de la quantité d'oxygène dont les rats ont besoin,' précise Francesc Gòdia. Des tomates vont bientôt pousser dans un satellite Autre projet dédié à la survie dans l'espace : à Brême, nous rencontrons des ingénieurs spatiaux du Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) qui s'apprêtent à mettre en place une production autonome de tomates à bord d'un satellite baptisé Eu:CROPIS qui sera lancé à l'été 2017. L'engin tournera autour de la Terre pendant que les graines germeront à l'intérieur. Tomatoes will be grown inside this DLR_en satellite being built in Bremen. euronewsknwldge #spaceblog pic.twitter.com/AawxbicTPp- Jeremy Wilks (@WilksJeremy) 27 avril 2016 Hartmut Müller, gestionnaire de projet satellites compacts au sein du DLR, nous présente le concept : 'C'est une serre qui fait pousser des tomates contre les parois extérieures du satellite et quand on fait tourner le satellite, on atteint des niveaux de gravité différents contre ces parois : c'est comme cela qu'on essaie de simuler la gravité sur la Lune et sur Mars.' Au DLR, ces ingénieurs travaillent en collaboration avec des botanistes spatiaux. Ces derniers se concentrent sur des variétés contenant beaucoup d'eau et de fruit par rapport à la masse de la plante. Les tomates ont été privilégiées pour la mission parce que leur couleur rouge les rend facilement repérable par caméra. 'Nous sommes dans le laboratoire Eden où l'on étudie les techniques de culture des plantes, nous indique Jens Hauslage, chercheur principal sur Eu:CROPIS : le contrôle de l'humidité, de la température, les solutions de fertilisants, etc. Bref, on regarde comment faire pousser des plantes sur différentes planètes dans le cadre de l'exploration spatiale par l'Homme, insiste-t-il avant de montrer des plants de tomate qui poussent sur des petits disques : 'C'est de la micro-tina, une tomate qui fait des fleurs et des fruits rapidement, explique-t-il avant d'ajouter : dans ces expériences qu'on réalise en conditions contrôlées, on surveille comment agit la solution de fertilisation pour ces tomates micro-tina.' A snap of some DLR space research plants soon to feature in May's episode of euronewsknwldge Space #spaceblog pic.twitter.com/EMItYKrQiL- Jeremy Wilks (WilksJeremy) 27 avril 2016 Des plants arrosés à l'urine Parlant de fertilisation, les tomates de l'espace seront arrosées grâce à une ressource naturelle générée par les astronautes eux-mêmes. 'On utilise de l'urine, indique Jens Hauslage. Donc l'urine, on pourrait dire que c'est comme 'de l'or jaune' pour les plantes quand on veut produire de la nourriture humaine au sein de systèmes fermés sur la Lune et sur Mars,' s'amuse le chercheur. Dans l'espace, les plantes ne pousseront pas au sol - ce serait trop difficile à organiser -. C'est en fait la rotation du satellite qui va permettre la pousse des racines dans un sens et du plant dans l'autre. 'On s'est rendu compte qu'une plante n'avait besoin que de 0,1 G pour reconnaître où est le bas ou pour savoir dans quelle direction pousser : ce sera aussi suffisant sur la Lune et sur Mars,' déclare Jens Hauslage. Puis il nous invite à découvrir différents espaces derrière des rideaux transparents : 'Dans un espace, il y a de la tomate micro-tina ; dans un autre, on a du poivron et là, ce sont des concombres. Vous ne pouvez pas manger celui-là maintenant, nous met-il gentiment en garde, parce qu'il a été cultivé dans un but scientifique, mais je peux vous dire qu'il a très bon goût.' Cucumber grown in 'space conditions' at DLR in Bremen. You could eat it if you liked! #spaceblog euronewsknwldge pic.twitter.com/qbSZgZmVpn- Jeremy Wilks (WilksJeremy) 27 avril 2016 A Barcelone, la prochaine étape pour le consortium MELiSSA sera de trouver comment recycler les déchets solides et liquides produits par les plantes et les animaux. Des dispositifs essentiels pour les vols longue durée En attendant, les scientifiques qui y participent sont convaincus que les systèmes 'en boucle fermée' sont essentiels pour les vols longue durée. 'Je pense que c'est faisable et que c'est nécessaire,' martèle Francesc Gòdia, de l'Université autonome de Barcelone. Brigitte Lamaze, de l'ESA, renchérit : 'Faire pousser des plantes dans l'espace, c'est nécessaire : ce sera obligatoire plus la mission dans l'espace sera longue. A partir du moment où on ne pourra pas emmener l'ensemble de la ration alimentaire des astronautes, il faudra trouver une façon de pouvoir produire cette nourriture,' conclut-elle. Il se pourrait qu'un jour, la nourriture de l'espace représente jusqu'à la moitié de ce que mangent les astronautes et les systèmes pour l'air et l'eau soient encore plus perfectionnés. Des dispositifs indispensables à la réussite d'un premier vol spatial de plusieurs années.
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A peine rentré sur Terre, l'astronaute Scott Kelly prendra sa retraite le 1er avril, après vingt ans de carrière à la Nasa. L'Américain vient de revenir d'une mission de 340 jours dans la Station spatiale internationale. Avec 520 jours au total, c'est l'Américain qui détient le record du temps passé dans les étoiles.
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Jamais une galaxie aussi lointaine dans le temps n'avait pu être observée. Le télescope spatial Hubble a repéré 'GN-z11', une petite galaxie qui se serait formée 400 millions d'années seulement après le Big Bang. Située dans la direction de la Grande Ourse, elle est 25 fois plus petite que la Voie lactée.
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Scott Kelly et Mikhaïl Kornienko font leurs adieux à la Station spatiale internationale après un séjour record de 340 jours. L'astronaute américain et le cosmonaute russe ont travaillé à bord de l'avant-poste orbital pour préparer une future mission habitée vers Mars.
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Trois astronautes de la Station Spatiale Internationale (ISS) sont rentrés ce mercredi sur Terre, après avoir passé, poru deux d'entre eux, 340 jours en orbite, soit près d'un an. Il s'agit de la durée la plus longue jamais enregistrée depuis 2000, date depuis laquelle la station peut accueillir des passagers. La capsule Soyouz a atterri ce matin dans les steppes du Kazakhstan, avec à son bord, l'Américain Scott Kelly et le Russe Mikhaïl Kornienko. A spectacular view as the Soyuz spacecraft drifts back to Earth. Welcome home, StationCDRKelly! #YearInSpace pic.twitter.com/abiL6yjTuG- Intl. Space Station (Space_Station) 2 mars 2016 (function(d, s, id) (document, 'script', 'facebook-jssdk'));Two thumbs up from NASA Astronaut Scott Kelly, seen resting in a chair outside of the spacecraft just minutes after he...Posté par NASA - National Aeronautics and Space Administration sur mardi 1 mars 2016 Les deux hommes qui ont mené des expériences en vue de futurs périples sur Mars, se sont dits 'plutôt en forme' à leur arrivée. How is StationCDRKelly's #YearInSpace contributing to our #JourneyToMars?https://t.co/1W4a9ulCvi pic.twitter.com/lHaXoiQ6uw- ISS Research (ISS_Research) 27 février 2016 Pendant leur mission, ils ont subi des tests et des examens médicaux à intervalle régulier, afin de mesurer les effets de l'apesanteur sur leur organisme. Ils devront encore effectuer des analyses pendant un an après leur retour. Scott Kelly est ainsi devenu l'Américain à avoir passé le plus de temps dans l'espace, enregistrant une durée cumulée de 540 jours au cours de sa carrière.
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La mission ExoMars dont le premier lancement est prévu le mois prochain s'apprête à se mettre en quête de méthane dans l'atmosphère martienne. Impliquée dans le projet, Ann Carine Vandaele est responsable de l'instrument NOMAD à bord d'ExoMars. Cette scientifique éminente de l'Institut royal d'Aéronomie spatiale de Belgique nous explique l'intérêt pour les scientifiques d'évaluer la présence de ce gaz sur la planète rouge dans ce deuxième épisode de Destination Mars. Elle nous présente des instruments dans une boîte, 'trois spectromètres qui vont analyser la composition de l'atmosphère de Mars et notamment le méthane,' indique-t-elle. 'Le méthane est important parce que sur Terre, il est lié à des phénomènes biologiques, dit-elle avant de préciser : 'Il n'y a pas encore assez d'éléments tangibles pour pouvoir dire qu'il y a ou qu'il y a eu de la vie sur Mars.' It's on with the microphone for the 2nd episode of Destination Mars with acvandaele ExoMars_NOMAD pic.twitter.com/16IBktpz5U- Jeremy Wilks (@WilksJeremy) 1 Février 2016 'Différents instruments sur différentes missions ont déjà mesuré le méthane sur Mars : Curiosity, les observateurs sur la terre ou PFS sur MarsExpress, énumère la scientifique. Mais dans chacune de ces mesures, on peut poser des questions et donc ExoMars va résoudre le problème du méthane une fois pour toutes en utilisant des instruments dédiés à la mesure de ce gaz,' souligne Ann Carine Vandaele. 'Le stress est évidemment en train de monter dans l'équipe, confie-t-elle. Il faut imaginer que cela fait plusieurs années que toute cette équipe internationale travaille à cet instrument : on attend ces données, on attend que notre instrument soit en orbite autour de Mars, donc pour nous, effectivement, le stress dans les mois qui viennent sera intense,' lance-t-elle dans un sourire. Destination #Mars: how ESA_Exomars 2016 will be launched on 14 March and its 7-month cruise to #RedPlanet https://t.co/DY952HQxYK- ESA (esa) 17 Février 2016
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Une fusée japonaise H2-A a placé mercredi dans l'espace un satellite à rayons X qui devrait donner aux scientifiques une autre image de l'univers, selon une vidéo diffusée en direct par l'Agence japonaise d'exploration spatiale (Jaxa). Le 30ème exemplaire de ce lanceur est parti comme prévu à 08h45 (GMT) de la base de Tanegashima, pour une mission qui était prévue vendredi dernier mais avait été reportée pour cause de météo défavorable. 'La fusée suit la trajectoire prévue', a déclaré la commentatrice de l'agence, confirmant peu après que le satellite Astro-H s'était séparé comme prévu après quelque 14 minutes de vol, sous les applaudissements des techniciens de la salle de contrôle. Selon la Jaxa, Astro-H est censé pouvoir apporter des éléments de réponse inédits à des questions universelles comme: 'Quelles sont les lois de la physique dans des conditions extrêmes? Que s'est-il passé au moment de la création de l'univers? Comment les galaxies se sont-elles formées et ont-elles évolué? Comment grandissent les trous noirs et quelle est leur influence alentour?' Engin de 14 mètres de long sur 9 de large et pesant 2,7 tonnes, Astro-H embarque 200 miroirs de recueil et concentration des rayons X vers des instruments de dernière génération, dont quatre télescopes et deux détecteurs à rayons X, un système d'extension de focale avec deux autres détecteurs et un spectromètre. 'Il va ainsi regarder la région du spectre de rayons X de très haute énergie'. Le Japon n'en est pas à son premier satellite de ce type, plusieurs autres ont été placés en orbite depuis 1979, le plus récent, Suzaku, datant de 2005. Le lanceur H-2A, développé avec la Jaxa et exploité par le conglomérat Mitsubishi Heavy Industries (MHI), a enregistré ainsi, avec le tir de mercredi, 29 succès sur 30 tirs, le précédent ayant eu lieu en novembre dernier pour le placement en orbite d'un satellite commercial canadien. Avec un taux de réussite de 97%, cette fusée est en théorie une solide concurrente de lanceurs étrangers, comme Ariane, mais le coût des tirs reste plus élevé malgré des progrès, et elle souffre d'un retard considérable sur les missions commerciales, ayant essentiellement servi à placer des satellites institutionnels ou gouvernementaux japonais. Quelque 75% des envois dans l'espace de satellites commerciaux nippons ont été confiés à Ariane. La volonté de MHI, de la Jaxa et des autorités est néanmoins de parvenir à développer d'ici à 2020 une nouvelle génération de lanceur mieux armé pour rivaliser non seulement sur le plan technique mais aussi financier.
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Le lanceur russe Soyouz avec placé avec succès Sentinel-3A en orbite terrestre. Le satellite de l'Agence spatiale européenne rejoint les deux autres Sentinelles pour transmettre quasiment en temps réel les variations de notre planète et les variations du climat. 'En gros, on essaie faire avec Sentinel-3 ce que nous avons obtenu il y a 35 ans en météorologie' explique Volker Liebig, le directeur des programmes d'observation terrestre de l'Agence spatiale européenne. 'Sentinel-3 donnera une image plus grande : la résolution sera moins fine, mais il pourra 'donner l'état de la planète au quotidien.' Sentinel-3A est placé en orbite à 815 kilomètres de la mer. Le satellite sera notamment en mesure de fournir des informations sur la fonte des glaciers, de détecter les pollutions marines, les variations de température des océans et d'affiner les prédictions météorologiques.
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Une flotte de satellites surveille depuis l'espace, l'état de santé de notre planète. C'est la mission des satellites Sentinelles, qui sont au coeur du programme Copernic de la Commission européenne, le programme d'observation de la Terre le plus ambitieux à ce jour. (http://www.esa.int/Our_Activities/Observing_the_Earth/Copernicus/Overview4) L'Agence spatiale européenne (ESA) se prépare à lancer le troisième satellite d'une flotte de six à partir du cosmodrome de Plesetsk (Russie), en février. Ce programme européen de surveillance de la Terre doit doter l'Europe d'une observation autonome de la Terre, en tant que service d'intérêt général, avec un accès libre. Tous les satellites ont été conçus et construits par un consortium d'une centaine d'entreprises. Le prochain à être lancé se nomme Sentinel - 3. (http://www.spacedaily.com/reports/ESA_selects_Airbus_Defence_and_Space_f...) Susanne Mecklenburg, Responsable de la mission à l'ESA : 'Sentinelle-3 est très spécial pour de nombreuses raisons. Tout d'abord, nous avons une charge utile particulière, avec trois instruments différents, nous avons une grande variété de différentes données disponibles, avec de nombreuses applications, par exemple pour soutenir le programme Copernic, mais aussi pour des applications scientifiques. On couvre une large gamme. ' Sentinel - 3 pourra mesurer la température, la composition et la hauteur de la surface de la mer ainsi que l'épaisseur de la glace de mer. Sur la surface terrestre, il fournira une image très large de l'occupation des sols, l'état de la végétation et également la hauteur des rivières et des lacs. (http://www.esa.int/Our_Activities/Observing_the_Earth/Copernicus/Sentine...) Constantin Mavrocordatos, Directeur du programme : 'Il est possible par exemple de déterminer tous les éléments qui sont dans l'océan et leur écoulement. Il peut s'agir d'algues, de planctons, ou de pollution, et comment tous ces éléments se déplacent à travers le monde.' Toutes les données seront collectées par un service de surveillance du milieu marin. Les observations pourront être réalisées, en temps réel. Ces mesures fourniront des informations utiles sur la façon dont nous gérons notre environnement, en aidant à mieux comprendre les effets du changement climatique .
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C'est une découverte historique. Pour la première fois, des chercheurs ont détecté des ondes gravitationnelles, une déformation de l'espace-temps qui se produit au passage d'un objet de grande masse. Cette découverte confirme la prédiction faite il y a un siècle par Albert Einstein dans sa théorie de la relativité générale. Pour les physiciens de l'observatoire Ligo, le moment est tout simplement extraordinaire. 'Ces ondes gravitationnelles ont été produites par la collision entre deux trous noirs, qui ont fusionné il y a environ 1,3 milliard d'années. Elles ont été détectées par l'observatoire d'ondes gravitationnelles, qui est l'appareil de mesure le plus précis jamais construit'', a déclaré le directeur de l'observatoire Ligo, David Reitze. Cette découverte pourrait révolutionner l'astrophysique et ouvrir une nouvelle fenêtre sur l'univers et ses mystères, comme l'explique José Mendes, ingénieur à l'Agence spatiale européenne (ESA) : 'Cela va nous permettre de concevoir un véhicule spatial qui détectera les ondes gravitationnelles, étudiera les signaux, la source de ces signaux et nous permettra d'explorer l'univers de manière différente.' C'est en septembre dernier à l'observatoire américain Ligo qu'ont été détectées ces ondes gravitationnelles. Un rayon laser est envoyé dans un bras long de quatre kilomètres à l'extrémité duquel se trouve un miroir qui renvoie le faisceau. Il a fallu cinquante ans d'efforts pour faire cette découverte.
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La Corée du Nord pourrait avancer à dimanche 7 février le lancement d'un satellite dont elle assure qu'il a un objectif purement scientifique. Elle avait notifié son projet à l'Organisation des Nations unies (ONU) en le présentant comme visant à l'observation terrestre. Il était censé se dérouler entre le 8 et le 25 février. Mais la communauté internationale, y compris la Chine, pourtant indéfectible allié de la Corée du Nord, craint qu'il n'entre dans le cadre d'un programme de développement de missiles balistiques intercontinentaux capables d'atteindre les Etats-Unis. En première ligne des pays menacés, la Corée du Sud a dépêché un destroyer pour repérer le lancement de la fusée et a prévenu son voisin qu'il 'paierait le prix fort' s'il met ses plans à exécution. Il est toutefois peu probable qu'un tel avertissement s'avère dissuasif pour le régime nord-coréen. De même que la présence de militaires américains sur la zone tampon démilitarisée (DMZ) entre les deux Corées. Le ministre japonais de la Défense a, de son côté, donné l'ordre d'abattre tout missile menaçant le territoire de son pays.
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Tout au long de cette année, nous suivons la mission ExoMars qui vise à chercher des traces de vie sur la planète rouge. Le premier des deux vaisseaux spatiaux décolle dans quelques semaines et nous disposons d'un accès exclusif à l'équipe en charge du projet. Pour ce premier épisode, nous avons rencontré Jorge Vago, l'un des scientifiques du projet ExoMars à l'Agence spatiale européenne. 'Un désert froid et hostile' 'Mars, décrit-il, c'est un désert froid et hostile avec une atmosphère très mince qui est baigné de radiations cosmiques et de rayonnement UV intense, ce n'est vraiment pas un endroit où on voudrait être.' Puis il nous précise le calendrier : 'En mars, une fusée russe Proton va lancer notre premier vaisseau vers Mars - on veut percer le mystère du méthane sur Mars - et une deuxième mission qui sera menée dans quelques années prévoit d'amener au sol un rover et une plateforme de surface.' 'Scientifiquement très ambitieux' 'On y va vraiment pour chercher des traces de vie grâce au rover ExoMars, poursuit le scientifique, une fois sur Mars, il sera confronté à de la poussière fine - très problématique pour se déplacer - et à des rochers.' Enfin, il revient sur les enjeux de cette mission : 'C'est techniquement difficile, c'est scientifiquement très ambitieux et du point de vue de la programmation, ce n'est pas souvent que deux agences travaillent ensemble pour mener une mission sur une autre planète.' #ExoMars on the road for launch: Watch latest status update & mission overview ahead of launch in March: https://t.co/yTCq1YeNQO- ESA_ExoMars (ESA_Exomars) 12 Janvier 2016
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Les nanosatellites, ce sont de tout petits cubes remplis de nanotechnologies qui aujourd'hui, prennent de plus en plus de place dans les missions spatiales, de l'exploration de Mars à la surveillance d'astéroïdes potentiellement dangereux. Des universités aux agences spatiales en passant par les industriels, de nombreuses équipes s'y intéressent de très près. Ils ne mesurent que dix centimètres d'arête, mais n'ont rien à envier à leurs camarades plus grands. Lancés depuis une quinzaine d'années, les nanosatellites ou cubesats ont imposé leur potentiel dans le secteur spatial comme dans le monde universitaire. Exemple au sein du Centre spatial Mektory de Tallinn. 'Je n'aurais jamais pensé concevoir un satellite de ma vie parce que je me disais toujours qu'il n'y avait que la Nasa qui en construisait, confie Marta Hang (english), assistante du programme Cubesat au centre Mektory, mais aujourd'hui, je peux le faire moi aussi dans mon Université.' Tashi Dolma Gyeltshen, étudiante en master d'ingéniérie industrielle, renchérit : 'Tous ceux qui participent à ce projet, on vient tous d'horizons différents et chacun de nous se donne à 100%,' assure-t-elle. Ce projet est le fruit d'une initiative universitaire internationale à laquelle participent étudiants et professeurs en collaboration avec des industriels. L'objectif, c'est de former les élèves en vue de leur professionnalisation dans le secteur spatial. En ce moment, ils préparent leur première mission. 'On est en train de développer une unité cubesat pour une mission de télédétection : le satellite doit donc prendre des images de la Terre,' explique Mart Vihmand, directeur du Centre spatial Mektory. Moins coûteux et plus rapides à concevoir Ce type de cubesat qui pèse entre un et dix kilos coûte moins cher que les gros satellites notamment parce qu'il est élaboré en grande partie à partir de composants électroniques existants. Il est aussi plus rapide à concevoir. Mais les étudiants de Tallinn ont encore deux ans de travail devant eux. Ready to moving to #mektory #space center of #Tallinn to film next space magazine on #cubesats, on euronews pic.twitter.com/pJIHFbg80L- claudio rosmino (claudiorosmino) 8 Janvier 2016 'De la planification du projet à l'assemblage final du satellite, il faut trois ans : en général, 80% de ce temps est consacré à des réunions et à de la conception sur ordinateur,' souligne Mart Vihmand. En réalité, quand on commence à construire l'appareil final qui va voler dans l'espace, qu'on l'assemble dans un certain environnement et qu'on réunit les différents composants, cela ne prend qu'une minute,' ajoute-t-il. Les cubesats mettent en orbite un concentré de nanotechnologies : dans le centre universitaire de Tallinn, celles-ci sont élaborées à partir d'éléments produits grâce à une imprimante 3D ou commandés sur internet. Les progrès de la miniaturisation Mais les nanosatellites n'ont pas qu'un intérêt pédagogique et l'Agence spatiale européenne (ESA) le sait bien : elle veut les employer pour des missions spatiales lointaines. Roger Walker coordonne les recherches sur ces technologies au Centre technique de l'Agence aux Pays-Bas. 'Les ordinateurs se sont miniaturisés avec le temps : on est passé d'un ordinateur qui occupait toute une pièce il y a des décennies à quelque chose qui aujourd'hui, tient dans un téléphone portable, indique-t-il. Dans le secteur spatial, on constate que les composants des satellites se sont miniaturisés de quelque chose de la taille d'une machine à laver à aujourd'hui quelque chose de la taille d'un cubesat : en gros, c'est un satellite dans une boîte à chaussures,' poursuit-il. Les nanosatellites peuvent remplir de nombreuses missions comme réaliser des mesures ou procéder à des tests dans l'espace. Cette année, le cubesat Qarman à l'étude au Centre technique de l'ESA testera des technologies de rentrée dans l'atmosphère et des matériaux de protection thermique. Cubesat en main, Roger Walker nous explique : 'On trouve toutes les fonctionnalités d'un satellite réunies dans cette boîte : on a la possibilité de générer de l'énergie avec des panneaux solaires, de distribuer cette énergie en interne, de communiquer avec la station au sol sur Terre, mais aussi de mener des expériences et de transmettre les données à la Terre,' insiste-t-il. Mission d'impact d'un astéroïde Mais l'avenir de ces petits satellites s'annonce encore plus grand : ils participeront dans les années qui viennent, à une mission conjointe de l'ESA et de la NASA baptisée AIDA qui prévoit de dévier un astéroïde en le percutant. Une expérience précieuse au cas où l'on découvrirait que l'un d'eux menace la Terre. 'On est en train d'étudier les cubesats à des fins exploratoires et scientifiques dans l'espace lointain, indique Roger Walker, l'une de ces missions consistera à leur faire intégrer une mission d'impact d'un astéroïde ; ces cubesats observeront l'astéroïde avant et après qu'un engin de la NASA ne percute l'astéroïde lui-même.' we talk of #cubesat in the next #space, Jan.21 on euronews / CubeSat companions for #ESA 's astroid mission - https://t.co/PwneNO5aqx- claudio rosmino (claudiorosmino) 13 Janvier 2016 Le processus de miniaturisation ne semblant pas connaître de limites, ces nanosatellites offrent de nombreuses opportunités d'applications notamment dans l'évacuation de débris spatiaux, les services de télécommunications ou encore les missions d'exploration vers la Lune et Mars, leur faible coût de production et de lancement étant un avantage. Mais ces technologies laissent aussi la porte ouverte à d'autres innovations. 'La prochaine génération, affirme Roger Walker de l'ESA, c'est elle qui saura comment les exploiter de la meilleure manière qui soit et on aboutira probablement à des choses que l'on n'a jamais vues ou auxquelles on n'aurait jamais pensé.' 'J'ai tellement hâte que notre cubesat soit lancé, ce sera une grande réalisation pour chacun d'entre nous,' souligne Tashi Dolma Gyeltshen, étudiante à Tallinn. Mart Vihmand, directeur du centre Mektory, se projette lui aussi dans l'avenir : 'On forme davantage de gens à être capables d'inventer des choses pour le secteur spatial et on les prépare aussi à des missions encore plus importantes,' lance-t-il. 'On espère aussi, renchérit Marta Hang, assistante du programme Cubesat à Tallinn, que notre Université construira un plus gros satellite et qu'elle emmène un jour l'un des étudiants sur la Lune. Pourquoi pas ?' lance la jeune femme. #cubesat will be starring in the next #space magazine on air on euronews since Jan.21. #estonia #mektory #esa pic.twitter.com/cnBGb7GWZE- claudio rosmino (claudiorosmino) 7 Janvier 2016
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La société SpaceX a réussi lundi à faire décoller une fusée Falcon 9, et à faire revenir le premier étage de son lanceur sur Terre, une opération inédite. La fusée a décollé de Cap Canaveral en Floride, et après quelques minutes d'ascension, l'imposant premier étage qui lui procure sa puissance de décollage, s'est détaché et a commencé à retomber vers la Terre, pendant que le deuxième étage continuait à propulser onze satellites vers l'espace. A l'aide de moteurs qui ont ralenti sa chute, le premier étage a atterri en douceur 11 minutes après le décollage, en position verticale. Récupérer le premier étage de ses fusées Falcon 9 permettra à SpaceX de faire des économies. L'entreprise avait tenté à plusieurs reprises, jusque-là sans succès, de faire atterrir le lanceur sur une plateforme en mer. Des centaines d'invités ont assisté à l'opération depuis le centre de commandement en Californie.
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Créer un télescope à l'échelle planétaire c'est ce que vient d'annoncer l'Alma, le plus grand radiotélescope de la planète qui se situe dans le désert d'Atacama au Chili, et qui s'est associé avec d'autres télescopes dans le monde entier, comme le VLBA qui est lui même un réseau américain de radio télescopes, ou encore l'Iram en Espagne. L'objectif de cette collaboration c'est de pouvoir atteindre des précisions de l'ordre de 10 centimètres sur la lune. Lars-Ake Nyman, directeur des opérations scientifiques de l'Alma : 'C'est vraiment fantastique que tous ces pays travaillent ensemble parce qu'avec ces télescopes on va pouvoir en créer un qui aura plus ou moins la taille de la terre en terme de résolution et d'images. On peut étudier des objets très distants en détail et aussi des objets plus proches comme le centre de la voie lactée, le trou noir qui peut pratiquement être résolu avec ce type d'observations.' L'Alma sera ainsi impliqué dans le projet de l'Event Horizon Telescope un réseau de télescopes terrestres combinant les données de stations d'interférométrie à très longue base situées sur la Terre afin d'observer notamment l'environnement immédiat de Sagittarius A, le trou noir supermassif du centre de la Voie lactée, avec un pouvoir de résolution permettant de détecter l'ombre de son horizon. Lars-Ake Nyman : 'Les astronomes peuvent proposer par écrit des observations et ensuite ces propositions sont étudiées et finalement elles sont programmées.' Au cours d'un test effectué en août, l'Alma avec le NRAO, l'observatoire national américain de radioastronomie, a pu observer 3C 454.3, un quasar, une des sources des rayons gamma les plus brillantes dans le ciel.
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Philae, héros interplanétaire... Au bout de dix ans de voyage comme passager de la sonde européenne Rosetta, il réalisait il y a un an jour pour jour une première historique en se posant sur le noyau de la comète Tchouri, après une descente de sept heures en chute libre, à plus de 510 millions de km de la Terre. Un exploit qui a tenu en haleine le monde entier. Même si l'atterrissage ne s'est pas passé comme prévu et que le petit robot-laboratoire a rebondi trois fois pour finalement se retrouver coincé sur trois pieds et de travers... Notre journaliste Claudio Rosmino a vécu l'événement du centre de contrôle de Darmstadt, il se souvient : 'Cela a été une explosion de joie, comme à la fin d'un match, d'une finale de Coupe du monde. Tout le monde s'est embrassé, hurlait, il y avait beaucoup d'émotion. Cela a été un moment émouvant aussi d'un point de vue professionnel, pour tous les scientifiques qui étaient là, c'était l'aboutissement d'un objectif de 20 ans de carrière pour certains'. Philae n'a pu travailler que deux jours et demi, il a foré dans le vide, mais le flot de données qu'il a collecté est énorme. Il a pu les transmettre en trois fois à Rosetta qui, elle aussi a fait des découvertes. Kathrin Altwegg, la responsable de l'instrument Rosina embarqué sur la sonde nous explique : 'La plus grande surprise jusqu'ici, c'est la découverte d'oxygène moléculaire, ce n'était pas attendu du tout et cela peut nous en dire beaucoup sur la provenance de ces molécules et où elles ont été formées.' Rosetta a reniflé cet oxygène moléculaire et Philae a également capté des molécules organiques complexes : deux découvertes majeures... Et les scientifiques espèrent maintenant que Rosetta, qui se trouve à 200 km de la comète, va pouvoir reprendre contact avec Philae. L'ESA estime qu'il suffirait de contacts d'une dizaine de minutes par jour pour que les scientifiques réalisent leurs expériences, comme une nouvelle tentative de forage. 'Qu'est ce qui va se passer maintenant ? D'abord, si Philae est en bonne condition, il pourra encore fournir d'importantes données scientifiques, on le saura dans les semaines à venir, la fenêtre de possibilités va durer jusqu'à fin janvier. Après cela, la balle sera dans le camp de Rosetta, ce sera à elle de faire ce qu'il est encore possible de faire au niveau scientifique et puis, naturellement, on attend ce grand moment symbolique mais aussi important pour la mission, c'est-à-dire lorsque Rosetta se posera en septembre prochain sur la comète Tchourioumov, on verra alors s'il y a encore une phase opérationnelle possible après cet atterrissage' nous explique Claudio Rosmino. Now I'm closer to #67P again (approx 170km today) I'm listening out for Philae2014...wish we could reminisce about #CometLanding together...- ESA Rosetta Mission (ESA_Rosetta) 12 Novembre 2015 From one #CometLanding to another... planning my 'controlled impact' onto #67P next year... https://t.co/wwcNE3PeID pic.twitter.com/DKxyvIVRWv- ESA Rosetta Mission (@ESA_Rosetta) 12 Novembre 2015
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Repérer les avions partout dans le monde dès 2017, c'est l'objectif de l'accord scellé mercredi à l'ONU. Les experts réunis à la Conférence mondiale des radiocommunications à Genève ont décidé d'attribuer des fréquences radioélectriques aux satellites qui pourront recevoir des signaux émis par des avions. Aujourd'hui 70% de la surface terrestre (océans, déserts, montagnes) ne permet pas cette surveillance. Très concrètement, les experts réunis à Genève ont décidé d'attribuer la bande de fréquences 1 087,7-1 092,3 MHz au service mobile aéronautique par satellite (Terre vers espace) pour la réception par les satellites stations spatiales des émissions de signaux dits ADS-B (surveillance dépendante automatique en mode diffusion) provenant des émetteurs d'aéronefs, a précisé l'UIT dans un communiqué. L'information sera ensuite renvoyée automatiquement aux stations terrestres en charge du contrôle aérien. L'accord devra être mis en place par l'Organisation de l'aviation civile internationale. Cet accord intervient à la suite de la disparition et de la perte tragique du vol MH370 de la Malaysian Airlines assurant la liaison Kuala Lumpur-Pékin en mars 2014 avec 239 personnes à bord, qui avait suscité un débat au niveau international sur le suivi des vols à l'échelle mondiale. A ce jour l'épave de l'avion n'a toujours pas été localisée.
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Une atmosphère épaisse, de l'eau, et sûrement de l'air... La planète Mars n'a pas toujours été ce grand désert aride, et aurait pu elle aussi être qualifiée de 'planète bleue', il y a quelque 4 milliards d'années. Qu'est-il donc advenu de cette atmosphère? Au jeu des questions-réponses, Michael Meyer, chargé du programme d'exploration de Mars pour la NASA, ironise : 'Je citerai Bob Dylan : 'La réponse, mes amis, est emportée par le vent.'' ('The answer, my friends, is blowing in the wind') Les vents solaires, selon les premiers résultats scientifiques de Maven, la sonde orbitale de la NASA, auraient provoqué la disparition de l'atmosphère martienne, la planète rouge ne disposant pas de champ magnétique pour s'en protéger. 'Il apparaît que Mars présente ou tout au moins présentait par le passé toutes les conditions nécessaires à la vie. Et cela soulève la question de l'existence de la vie sur Mars, et si c'est le cas, de l'origine de cette vie , qui pourrait être liée génétiquement à la vie terrestre ou à une origine indépendante. Alors que nous entrons dans l'avenir, je pense que ces questions sur la vie, le climat et l'histoire de la planète sont vraiment au centre de l'exploration que nous menons', explique quant à lui Bruce Jakosky, l'un des auteurs des quatre études menées à partir des données collectées, et publiées ce jeudi dans la revue Science. Avec AFP
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Des voyages en orbite moins chers et plus sûrs, c'est l'objectif de l'essai effectué hier par la NASA. L'Agence spatiale américaine a lancé hier, depuis sa base de Virginie, une fusée-sonde baptisée Black Brant IX pour étudier les confins de la haute atmosphère terrestre, à plus de 200 kilomètres d'altitude.
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Le ciel est bleu sur Pluton, c'est la fabuleuse découverte de la sonde New Horizons qui fournit les images les plus détaillées jamais prises de la planète naine. Les particules rouges ou grises qui forment la brume entourant Pluton sont suffisamment petites pour diffuser la lumière bleue du soleil, de la même manière que dans le ciel terrestre.Autre découverte majeure annoncée par la NASA : la présence de plaques de glace à la surface de la planète. Il pourrait s'agir de gigantesques blocs de glace d'eau flottant dans un vaste dépôt plus dense d'azote. New NASANewHorizons #PlutoFlyby images reveal blue skies & water ice on Pluto's surface: http://t.co/xxillRWHFJ pic.twitter.com/FQIZgGOewz- NASA (NASA) 8 Octobre 2015 New Horizons est actuellement à plus de 12,5 millions de kilomètres de Pluton - et à environ cinq milliards de kilomètres de la Terre - et s'enfonce dans la ceinture de Kuiper, une zone éloignée du système solaire s'étendant au-delà de l'orbite de Neptune. Elle était passée au plus près de Pluton le 14 juillet dernier et devrait continuer à transmettre des images et autres données de Pluton et de ses lunes jusqu'à la fin 2016.
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Le spationaute japonais Kimiya Yui a lancé depuis la station spatiale internationale un micro satelitte. La mission a eu lieu jeudi. Le satellite, qui mesure trente centimètres de long, a été construit pas une équipe universitaire japonaise de l'Institut de Technologies de Chiba pour observer des phénomènes météorologiques liées aux poussières d'étoiles entrant dans l'atmosphère terrestre. La mission, prévue pour durée une année, vise à déterminer si ces poussières contiènnent des informations sur les origines de la vie. Des personnels du centre spatial de Tsukuba applaudissent au moment où Yui appui sur le bouton lançant la mission et le satellite.
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Un voyage habité vers Mars, une expérience impressionnante, un autre pas de géant pour l'humanité qui ouvrira une nouvelle page de la science. #ICYMI A recent #Mars image from Mars Express is featured as our image of the week: http://t.co/sqBEAgnPjp pic.twitter.com/vqVZPqjIgr- ESA Science (@esascience) 2 Juin 2015 Et pourtant la question est toujours posée. Doit-on envoyer des humains sur Mars, n'est-ce pas trop risqué ? Ne vaudrait-il pas mieux se contenter d'envoyer des robots ? Alexander Gerst est un astronaute de l'ESA, l'agence spatiale européenne : 'Les humains vont aller sur Mars, j'en suis persuadé. Il suffit de voir l'histoire de l'humanité. Dès que l'on a su faire des navires on les a pris pas seulement pour aller voir la prochaine île mais pour aller au delà de l'horizon.' Mais là on a à faire à un très long voyage. La distance entre la Terre et Mars varie entre 55 et 400 millions de kilomètres... Romain Charles : 'Avec la technologie d'aujourd'hui, une mission aller retour pour Mars prendrait je pense trois ans. Il faudrait entre 8 et 10 mois pour y aller et ensuite il faudrait attendre la bonne position de la planète pour revenir rapidement. L'équipage resterait une année sur Mars, peut-être un peu plus. Et il faudrait encore 8 à 10 mois pour rentrer.' En 2011 l'ingénieur français Romain Charles a participé à l'expérience Mars 500. Romain Charles : 'Je crois qu'au delà des défis techniques que l'on va devoir surmonter on a tous les défis liés aux astronautes eux mêmes. Ils sont de trois catégories : les radiations dans l'espace, et comment en protéger les humains, l'apesanteur et comment s'assurer du fait d'avoir de bonnes contre-mesures afin que l'astronaute puisse bien travailler dès qu'il arrive sur Mars, et la troisième c'est l'aspect psychologique. On doit être sûr du fait que l'astronaute pourra supporter un si long voyage vers Mars.' Bernd Johannes est psychologue à l'ESA, il developpe des procédures d'entraînement pour les astronautes devant accomplir de longs voyages. 'Si les hommes vont sur Mars, explique Bernd Johannes, aucun astronaute n'ira seul, il y aura un équipage. Et les relations de l'équipage vont dépendre des membres. C'est l'un des facteurs les plus importants qui vont devenir un risque pour le succès de la mission.' En dépit des risques pour le corps d'un astronaute mais aussi pour son état mental du fait de l'espace confiné d'une capsule spatiale, ceux qui ont vécu de longs séjours dans la station spatiale internationale sont enthousiastes. RT HUBBLE_space: A perfect storm on #Mars http://t.co/mi6aP2cKMo #ThrowbackThursday pic.twitter.com/emaOIZ94Vl- ESA Science (esascience) 7 Mai 2015 'Nous, les humains, constate Alexander Gerst, nous sommes des explorateurs depuis des millions d'années et depuis 50 ans nous savons faire des engins spatiaux, nous ne sommes qu'au début de cette nouvelle technologie, de ce nouvel âge de l'exploration.' Des robots laissent déjà leurs traces sur la surface de la planète rouge. Ils ont déjà fait une bonne moisson de données capitales pour la survie des astronautes qui fouleront un jour le sol martien.
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Plus d'un an après le rendez-vous de Rosetta avec la comète Tchouri, la sonde et son atterrisseur Philae ont rempli en très grande partie leur mission : les données qu'ils ont fait parvenir aux scientifiques bouleversent notre vision des comètes et nous offrent de nouvelles perspectives sur les origines de la vie. A l'ESA, on prépare déjà la dernière partie du voyage de Rosetta aux côtés de la comète. La sonde a récemment vécu une 'période intense'http://fr.euronews.com/2015/08/13/tchouri-rendez-vous-plein-de-sensation... : elle a pu l'observer à son périhélie, le point de son orbite le plus proche du Soleil, là où son activité se réveille - l'énergie solaire croissante réchauffe les glaces souterraines de la comète qui rejette alors des gaz et des poussières -. Pour se protéger, Rosetta a dû s'éloigner de plusieurs centaines de kilomètres. Dans l'opération, celle-ci a perdu le contact avec Philae. Rosetta rétablira-t-elle le contact avec Philae ? 'Bien sûr, on rêve de pouvoir communiquer de nouveau avec lui et de recevoir à nouveau des données scientifiques en provenance de la surface, par exemple, des images qui pourraient nous montrer en quoi le sol est différent aujourd'hui après le périhélie, de ce qu'il était en novembre,' insiste Stephan Ulamec, manager de l'atterrisseur au DLR à Cologne en Allemagne où est installée l'équipe aux commandes de Philae. Ses membres gardent l'espoir que le robot se fasse de nouveau entendre. D'ici au 21 septembre, il pourrait y avoir des moments propices. 'Pendant ces laps de temps qui durent environ une heure à deux heures et interviennent deux fois par jour, on essaie d'envoyer des ordres à l'atterrisseur et de communiquer avec lui,' explique Cinzia Fantinati, manager du Centre de contrôle de l'atterrisseur. Si Philae s'avère capable de capter le signal et de faire fonctionner ses instruments, les scientifiques auront alors une dernière chance de réaliser des tests importants, voire de mener des opérations complexes comme de réaliser des forages. Des briques élémentaires de la vie Pour autant, l'atterrisseur a déjà livré beaucoup : les données envoyées lors de sa descente vers Tchouri accréditent un peu plus l'idée que les comètes aient joué un rôle-clé dans l'apparition de la vie. 'Nous avons découvert diverses molécules organiques. Un résultat qui désormais, doit être pris en compte dans nos théories sur la formation de la vie : comprendre comment les sucres, les acides aminés ont pu se former sur Terre si ces matières organiques - ces molécules prébiotiques - ont été apportées sur Terre par les comètes,' explique Stephan Ulamec. 'Ce sont les briques élémentaires de la vie, ce ne sont pas des organismes vivants, ce sont des éléments qui peuvent aboutir à la création de la vie,' précise Matt Taylor, scientifique sur le projet Rosetta (ESTEC). L'arrêt de la mission Rosetta - entamée en 2004 - a été reporté de neuf mois, jusque fin septembre 2016. Mais les occasions de faire avancer la science vont se raréfier : la comète s'éloignera de plus en plus du Soleil et la lumière deviendra trop faible pour pouvoir recharger les batteries de Rosetta et Philae. A terme, la sonde, vaisseau-mère de Philae, rejoindra son 'enfant' sur Tchouri. Rosetta finira sa course sur la comète 'Lors des dernières semaines de la mission, indique Andrea Accomazzo, directeur de vol de la mission Rosetta (ESOC), on a l'intention de faire une descente en spirale en direction de la comète. On pense être en mesure de voler très près - bien en dessous de 10 km de distance -, poursuit-il, il est très probable que nous puissions prendre des images spectaculaires à de très courtes distances ; puis à la fin, on laissera l'engin se poser ou heurter la surface.' Neuf mois après l'arrivée de Philae sur la comète, la mission a permis d'accroître de manière spectaculaire, nos connaissances sur ce type de corps céleste, mais aussi d'alimenter notre fascination pour l'exploration spatiale. 'Rosetta est l'une des missions spatiales les plus fantastiques de l'Histoire, assure Andrea Accomazzo. D'un point de vue scientifique, nous avons exploré un monde qui était totalement inexploré. (...) On a pu voir que cette mission a attiré beaucoup d'attention dans le monde entier, suscité beaucoup d'émotion, ajoute-t-il, et c'est quelque chose qui sera toujours gravé dans nos coeurs.'
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Des chercheurs ont simulé une mission sur Mars, en Autriche, sur un glacier présentant les même caractéristiques que la planète rouge.
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Après plusieurs mois de silence, le Centre Nationale des études spatiales a pu récupérer des signaux ayant parcouru des milliards de kilomètres. Philae avait été larguée par la sonde européenne Rosetta le 12 novembre dernier sur la comète Tchourimov Guérassimeko après un voyage de dix ans à travers l'espace. L'atterrissage du robot laboratoire sur la comète avait été mouvementé, mais Philae avait ensuite réussi à travailler plusieurs heures avant d'épuiser ses batteries et se mettre en veille jusqu'à aujourd'hui. La comète s'est depuis rapprochée du soleil, Philae a pu recharger au moins en partie ses batteries et le robot laboratoire fonctionne à nouveau. Les scientifiques espèrent que Philae sera maintenant en mesure de récupérer des échantillons et faire des analyses.
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A l'Agence spatiale allemande à Francfort, les yeux sont toujours tournés vers le ciel et vers Philae. L'équipe de Rosetta se prépare à rétablir la communication avec Philae. Plus le petit robot se rapproche du soleil, plus il recharge ses batteries et pourra réagir. Si c'est à la mi-aôut que Philae sera au plus près du soleil, l'équipe de Rosetta sait que dès début juin, la période est propice : 'La sonde Rosetta vole approximativement à 200 kilomètres de la comète, explique le scientifique Koen Geurts. Elle va commencer à lancer un signal pour établir la communication avec Philae, et si Philae est allumé et a suffisamment d'énergie solaire pour répondre, il va se connecter sur son transmetteur, répondre et établir la communication.' Plus de 7 mois après l'atterrissage de Philae sur la comète, les scientifiques vont donc faire une quatrième tentative pour entrer en contact avec le robot endormi. Et si ça ne marche pas... 'Nous anticipons toutes les situations : si la batterie secondaire n'est pas capable de supporter l'activité, rajoute Koen, et si nous devons nous appuyer seulement sur l'énergie solaire, nous étudions des mesures autonomes, par exemple le champ magnétique, prendre des images de la surface autour de Philae, faire des mesures thermiques, qui nous donnerons des données scientifiques précieuses.' Philae s'est posé le 12 novembre sur la comète Tchouri. Après plusieurs rebonds, le robot a communiqué, via Rosetta, avec la Terre. Faute d'énergie, Philae s'est ensuite endormi. La recharge des batteries par les panneaux solaires reste le grand espoir.
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Ce mois-ci dans Space, nous allons observer de près une mission qui entend répondre à l'une des questions les plus complexes de toutes : y a-t-il ou y a-t-il eu de la vie sur Mars ? Maurizio Capuano et Richard Bessudo s'impatientent à quelques mois du lancement de la mission vers la planète rouge la plus ambitieuse jamais entreprise. Tous deux travaillent sur ExoMars - le programme conjoint de l'ESA et de Roscosmos destiné à débusquer la vie sur Mars et dont la première sonde est pratiquement prête. Maurizio Capuano, manager du programme ExoMars 2016, chez Thales Alenia Space : 'C'est la sonde ExoMars 2016 qui se posera l'année prochaine sur la planète rouge. La partie inférieure partira en orbite autour de Mars propulsée grâce au déploiement de ses panneaux solaires. La partie supérieure, elle, correspond à l'atterrisseur qui se posera directement sur le sol martien de façon complètement autonome.' ExoMars consitste en deux missions : la première prévue pour 2016 donc et la seconde pour 2018. Et chaque minute compte, alors que la sonde entame sa dernière série de tests dans les locaux de Thalès Alenia Space dans le Sud de la France, car la fenêtre de lancement est très étroite comme nous l'explique Richard Bessudo, manager du programme ExoMars 2016 TGO chez Thales Alenia Space : 'Pour aller sur Mars, il faut attendre des conditions favorables de conjonction des planètes Terre et Mars et compte tenu des orbites de ces deux planètes, les conjonctions favorables ne se reproduisent que tous les 26 mois.' A l'approche de Mars, la sonde se scindera en deux : le satellite restera en orbite tandis que l'atterisseur fera route en direction du sol martien. L'Agence spatiale européenne (ESA) espère que ce module démonstrateur réussira cette fois à se poser sans encombre sur Mars, une première pour l'Europe. Maurizio Capuano : 'La physionomie de l'atterrisseur peut faire penser à celle d'un vaisseau spatial voire d'un ovni si vous voulez. Sa forme aérodynamique est optimale pour contrôler son entrée dans l'atmosphère martienne.' La mission ExoMars 2016 doit fournir des informations cruciales. Tout d'abord, elle montrera dans quelles conditions l'atterrisseur est parvenu à se poser. Quant à l'orbiteur, il agira comme un nez géant et reniflera l'atmosphère de la planète rouge en quête de méthane. De fait, la présence de ce gaz contribuerait à démontrer la présence éventuelle de vie sur Mars. Et en 2018, ce sera au tour du rover ExoMars d'être lancé. Le point avec Jorge Vago, scientifique du projet ExoMars à l'ESA : 'Avec la mission ExoMars 2018, une nouvelle page de l'histoire de l'exploration martienne va pouvoir s'écrire. Pour la première fois, nous allons nous intéresser à la troisième dimension, celle de la profondeur. C'est très important. Car c'est sous la surface martienne, en profondeur, que l'on a les meilleures chances de trouver des preuves d'une possible vie passée sur Mars.' Mais envoyer un engin de forage sur Mars est loin d'être aisé. Première difficulté et non des moindres : sécuriser l'atterrissage. Deuxième étape : le rover ExoMars va devoir trouver son chemin avec la plus grande précaution, prévient Pietro Baglioni, manager du rover ExoMars à l'ESA : 'Voici le prototype du rover en train de descendre la rampe. Et c'est à peu près ainsi que cela se passera dans les conditions réelles sur Mars.' Le rover tentera donc de se poser à mi-chemin entre les collines et les plaines martiennes. Il se mettra alors à la recherche d'eau sous la surface, puis procédera à des forages jusqu'à 2 mètres de profondeur. Pietro Baglioni : 'La vitesse de la foreuse est relativement basse si on la compare à celle qu'on utilise chez soi pour bricoler. Sa puissance est d'environ 50 à 60 watts, soit l'équivalent d'une ampoule électrique classique. Mais, cette foreuse est capable d'accomplir un travail incroyable : creuser un trou et prélever un échantillon.' L'habitabilité de la planète Mars a été confirmée par Curiosity, le rover de la Nasa. De son côté, ExoMars s'emploiera à réunir des preuves de l'existence de microbes fossilisés et de traces de molécules organiques. Jorge Vago : 'Les microbes eux-mêmes seraient trop petits pour qu'on puisse les voir. Leur taille est de l'ordre de 1 à quelques microns. Il nous faudrait un énorme microscope pour réussir à les observer et la mission n'en possède pas. Par contre, comme les colonies d'organismes affectent les dépôts rocheux, on arrivera à les déceler. L'autre type de biosignature existante, ce sont les molécules organiques. Ces cellules ressemblent, pour ainsi dire, à des briques de Lego.' Le rover ExoMars sera aussi en mesure de détecter toute trace de vie actuelle enfouie dans le sous-sol martien loin des radiations nocives. Mais est-ce réaliste ? Les experts d'ExoMars pensent-ils réellement que la vie existe sur Mars ? Pietro Baglioni : 'c'est la question à 100 millions de dollars ! Moi, je suis convaincu qu'il y a eu de la vie sur Mars.' Richard Bessudo : 'je pense qu'il est fort probable qu'il y ait de la vie sur Mars.' Maurizio Capuano : 'pour moi, il n'y a pas de vie sur Mars. Mais c'est mon opinion personnelle !' Jorge Vago : , ExoMars Project Scientist, ESA 'Je pense qu'il y a des chances raisonnables qu'il puisse y avoir quelques poches de vie dans les profondeurs de Mars.' La mission en cours devra donc dire si, oui ou non, il y a ou il y a eu de la vie sur la planète rouge. Et ExoMars pourrait répondre à cette question essentielle d'ici à la fin de la décennie.
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La surface de Mars vue à travers les photos du véhicule américain Curiosity. Elle se caractérise par une assez grande diversité de formes de relief : cratères de météorites, volcans géants, canyons profonds, immenses réseaux de vallées, champs de dunes et importants systèmes de failles, c'est-à-dire cassures de la croute de sa surface. Dans la Goblin Valley, un parc d'Etat désertique en plein coeur de l'Utah aux Etats-Unis, le paysage est très similaire à celui de Mars. Ici, le décor est exclusivement minéral. Il n'y a pas d'eau. Les pierres prennent l'apparence de gnomes ou de champignons. Cet endroit a été choisi par la Mars Society pour réaliser des expériences de simulation de la vie sur Mars. Six étudiants de l'Université catholique de Louvain en Belgique Belgique, participent à un projet scientifique baptisé 'Mission to Mars'. Il consiste à vivre pendant quinze jours à l'intérieur d'une station en plein désert de l'Utah et d'y simuler les conditions de vie sur Mars. Ici, les étudiants ne souffrent pas du froid, sur Mars les températures avoisinent les moins 60 dégrés, mais de la chaleur. Les étudiants doivent réaliser des taches scientifiques, comme s'ils étaient sur Mars. Ici, ils mesurent le lit d'une rivière asséché. Ils doivent aussi relever des échantillons du sol. Le terrain ne les aide pas beaucoup dans leur tâche. Il est poudreux et très glissant. L'habitat est circulaire et correspond à une réplique parfaite d'un tronçon de fusée qui pourrait se poser sur Mars. Les étudiants vivent la plupart du temps reclus dans cet espace. Les conditions de vie sont spartiates. L'eau est rationnée. Car simulation oblige, nos six jeunes doivent uniquement consommer de la nourriture lyophilisée, exactement comme les astronautes. Les chambres, les seuls espaces privatifs, sont minuscules. But de la mission: déterminer la meilleure manière d'explorer Mars. La vie quotidienne fait aussi partie de l'expérience.

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