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Les enfants nés avec des malformations auditives pourraient bientôt recevoir des prothèses auditives directement issues d'imprimantes 3D. Elles ont été développées en Australie dans l'université de Technologie de Queensland. La petite Maiai qui est née avec une malformation congénitale va bénéficier de cette technologie comme l'explique sa mère, Chloe Mulligan : 'Elle est très confiante. Pleine d'amour et de vie et je ne veux pas lui enlever ça. Évidemment cela va être difficile mais on peut aussi vraiment lui dire 'tout va bien tu vas avoir une oreille.' La réussite dans la création d'une oreille pourrait ouvrir la porte à la création d'autres prothèses. Des prothèses bien moins onéreuses que celles actuellement disponibles sur le marché. Mia Woodruff, professeur associée de l'université de Queensland : 'Personne n'avait jamais encore fait une prothèse d'oreille en 3D. Et je pense que la capacité de faire une oreille avec une imprimante 3D coûtera moins cher au public qu'une paire de lunettes.' Le projet va comprendre deux phases. La première est une sorte de solution cosmétique à court terme. On fabrique une prothèse d'oreille avec du silicone médical. Elle est ensuite fixée au corps par aimant ou avec une colle chirurgicale. La deuxième phase est à plus long terme. Les chercheurs veulent recréer une oreille sur la base de cellules du patient. Cette oreille sera ensuite implantée parallèlement à des technologies auditives. Ces oreilles imprimables en 3D pourraient être disponibles d'ici deux ans.
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Ian a sept ans, il souffre d'encéphalite chronique qui a atteint ses capacités de langage et motrices. Or une société suédoise qui a développé Tobii soit un dispositif de eye tracking, de suivi de mouvements des yeux a permis à ce petit argentin de communiquer à nouveau avec son entourage. Sa mère, Sheila, préside la fondation Gecenym, un institution indépendante qui aide les Argentins qui souffrent de maladies neurologiques : 'Pour moi en tant que mère je suis beaucoup plus tranquille. Ce qui a changé avec Ian c'est qu'il peut jouer tout seul, il peut allumer la télévision, partager des moments avec ses frères, faire de la musique, raconter ce qu'il a fait il peut emporter l'appareil à l'école, lever la main, parler grâce à l'appareil. Ses amis disent qu'il parle. Ian parle avec Tobii, avec le regard et cela a changé son assurance en lui. Il est plus fort.' La fondation Gecenym apprend à des adultes à utiliser cette technologie. Eluney Rodino a quatre ans, elle utilise Tobii et les thérapeutes ont noté de nettes améliorations chez la petite fille. Natalia Ibarra, audiologiste : 'C'était pour nous un changement très important. Une chose importante c'est le sourire sur le visage d'un enfant qui arrive à faire quelque chose et l'indépendance que cela lui donne parce que d'habitude quand ils veulent faire un signe il faut qu'ils demandent de l'aide à un adulte qui ajuste leur motricité. Mais là personne ne doit les toucher et ça, ça leur donne une indépendance qui leur procure beaucoup de bonheur.' Déjà populaire dans le monde des jeux vidéos le eye tracking peut aider des enfants handicapés à intégrer des classes classiques. Jusqu'ici l'utilisation de Tobii est assez limité parce qu'il est encore pas assez développé, et assez cher. Il peut pourtant aider à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau. C'est ce qu'explique ce neurologue de l'institut de neurologie cognitive de Buenos AIres. non-verbal disabled artist Joshua Englehaupt takes you on a tour of his Tobii http://t.co/nlo6WOavmb- Carol Englehaupt (@CLRoth2011) March 6, 2015 Claudio Waisburg, neurologue : 'Avec l'amélioration de la connaissance du cerveau, avec les avancées de la neuroscience, avec les changements des techniques pour pouvoir mieux comprendre comment fonctionne un cerveau, on peut mieux comprendre comment les interventions provoquent des changements dans notre structure cérébrale. Cela ne veut pas dire que notre cerveau a évolué différemment mais aujourd'hui nous pouvons mieux comprendre comment il se comporte avec des interventions spécifiques dirigées vers une stimulation.' Peu de familles peuvent s'offrir cet appareil qui coûte quelque 13 000 euros. C'est là où la fondation intervient en faisant réduire les frais d'importation et en incitant les états à aider les familles. (http://bit.ly/1Pg1xfZ) Sheila : 'Les familles l'achètent directement dans leur pays d'origine et la fondation les aident à l'importer. Mais toutes les familles ne peuvent pas le payer aussi les sécurités sociales, les états doivent les aider parce que cela change radicalement la vie d'une personne, d'une famille et de la société dans son ensemble.' La bonne nouvelle c'est que les coûts de production baissent et que les technologies progressent. Ce type d'appareil devrait devenir plus abordable et intéresser les personnes hémiplégiques et paraplégiques.
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Les scientifiques du monde entier ont essayé, des années durant, de créer des vaisseaux sanguins artificiels. Aujourd'hui, il est possible de les imprimer. Une société biotechnologique chinoise annonce avoir développé une imprimante 3D capable de reproduire la copie conforme de vaisseaux sanguins et d'organes humains. La machine est capable d'imprimer dix centimètres de vaisseaux sanguins en deux minutes en s'appuyant sur une technologie utilisant des cellules-souches d'une encre biologique. 'Le coeur de l'imprimante est ce qu'on appelle le BioBrick' explique Kang Yujian, un scientifique de la société Revotk. 'Il contient les cellules-souches. Dans un certain environnement et sous certaines conditions les cellules-souches se différencient comme on le souhaite.' Dans le domaine de l'impression biologique, les vaisseaux sanguins sont un élément indispensable si les scientifiques veulent un jour imprimer des organes. Pour les vaisseaux sanguins, la difficulté était de maintenir en vie les cellules-souches durant le processus de l'impression. 'La réussite n'est pas seulement d'imprimer des vaisseaux sanguins, mais de maintenir actives les cellules vasculaires' se réjouit l'ingénieur Dan Kerong. 'La méthode est efficace non seulement pour les vaisseaux sanguins, mais aussi pour le foie, les reins et d'autres organes.' Le potentiel de cette percée scientifique est immense, même s'il reste encore beaucoup de travail avant que cette technologie puisse être appliquée sur le corps humain.
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Le prix de Nobel de chimie a été décerné ce mercredi à trois lauréats : le Suédois Thomas Lindhal, l'Américain Paul Modrich et le Turco-américain Aziz Sancar. Ces trois chercheurs sont récompensés pour leur étude de la réparation de l'ADN endommagé par les cellules qui sauvegardent les informations génétiques. Leur travail a fourni une connaissance fondamentale de la manière dont une cellule vivante fonctionne et peut être utilisée pour le développement de nouveaux traitements du cancer. L'ADN peut être agressé tout au long de la vie, et présenter des lésions qui provoquent des mutations accélérant le vieillissement et pouvant être responsables de cancers. Chacun des trois lauréats a contribué à mettre au jour différents mécanismes de dégradation, de défense et de correction de notre ADN. Ils se partageront une somme équivalente à 860 000 euros.
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Un IRM, un scanner d'un tout nouveau genre est arrivé au centre de recherche Champalimaud à Lisbonne. Un appareil dix fois plus puissant que les scanners actuellement utilisés. Ces nouveaux appareils vont permettre aux chercheurs de faire à un stade précoce des diagnostics du cancer et de nombreuses maladies neurologiques. Mais en particulier ils vont permettre de plonger dans la complexité du cerveau, un organe encore très inconnu. Selon Noam Shemesh, qui dirige les recherches portant sur l'activité neurologique de la fondation Champalimaud, ces deux scanners sont actuellement en test sur des animaux et présentent déjà des images uniques. Voici l'appareil le plus puissant. Il est tellement puissant que son magnétisme pourrait facilement faire tenir en l'air un camion. Il est tellement précis qu'il permet de voir une cellule. Et pourtant cette puissance n'est pas dangereuse pour les gens. Noam Shemesh : 'Dans des scanners normaux, la moelle épinière est trop floue. On ne peut pas distinguer les détails. Mais avec ce scanner de champ magnétique élevé, et avec le contraste que nous avons pu développer, nous pouvons vraiment voir les détails. Et on a des maladies graves de la moelle épinière comme la sclérose en plaque. Quand la maladie se déclare, on a des micro changements structurels dans la moelle, comme par exemple le diamètre des cellules. On peut donc prédire si la personne va avoir ou non cette maladie, ou si elle en est à un stade précoce. Et bien sûr si on peut détecter ce stade précoce nous sommes beaucoup plus susceptible de pouvoir la traiter parce que dans des stades ultimes c'est bien souvent trop tard. Ici nous voyons la totalité d'un cerveau. Ce n'est pas uniquement pour détecter une maladie, cela nous sert aussi à comprendre le cerveau lui même et son fonctionnement. Si on peut voir les fonctions cérébrales avec ce niveau de détail on peut bien mieux comprendre comment les circuits vont d'un endroit à un autre, comment ils interagissent. Un des détails les plus fascinants que je peux vous montrer c'est le cortex ainsi que certains détails très précis de la structure profonde du cerveau. Et si on considère ce même cerveau avec un scanner conventionnel on n'a pas autant de détails. S'il y a des tumeurs ici on va probablement être capable des les voir avec cette résolution et ce contraste plutôt qu'avec une méthode conventionnelle.' Dans ce laboratoire les chercheurs sont en train de préparer les échantillons destinés à être analysés. Auparavant pour faire une analyse complète du cerveau profond seule une autopsie permettait de le faire. Ce petit appareil est moins puissant. Mais il permet de faire des analyses de plus gros échantillons. Le cerveau d'une personne peut être entièrement scanné et on peut voir les changements structurels lors d'une dépression. Ekaterina Vinnik, chercheuse à la fondation Champalimaud : 'La dépression est une maladie largement répandue. C'est l'une des causes principales de handicap dans le monde. Et l'un des principaux problème de la dépression c'est que les médecins peuvent difficilement prescrire des traitements. Chez les malades les cellules changent de structure, de forme, de taille. Avec cette méthode que nous sommes en train de développer dans ce laboratoire, nous pouvons voir ces changements et ce de façon non invasive. Potentiellement à l'avenir cela sera utile pour les médecins pour sélectionner les traitements et mieux diagnostiquer la dépression.' Un diagnostic précoce représente une avancée colossale notamment dans le domaine des maladies neurologiques qui sont difficiles à être détectées...
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Les vaccins contre le virus Ebola sont testés en Grande-Bretagne, en France et au Sénégal. Des injections sont pratiquées sur des volontaires pour vérifier la sécurité des produits et établir s'ils stimulent une réponse immunitaire contre le virus. 'C'est bien d'être en mesure de faire quelque chose pour la santé d'autrui' explique Collin Pricket, un volontaire à qui l'on vient de faire une injection du vaccin. 'Quand il sera développé, ce vaccin va sauver beaucoup de vie et c'est un privilège de participer à cela.' La recherche d'un vaccin contre Ebola s'est accélérée en réponse à l'épidémie du virus en Afrique de l'Ouest où plus de 11 mille personnes ont été tuées. L'épidémie a nettement reculé depuis le pic de l'année dernière. Seule une trentaine de contaminations ont été enregistrées en juillet dans les trois pays les plus touchés : la Sierra Léone, la Guinée et le Liberia où deux malades sont décédés alors qu'on croyait le pays débarrassé du virus.
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Cet homme est l'un des premiers patients britanniques à porter une puce qui pourrait bien lui sauver la vie. Le minuscule capteur inséré dans son artère pulmonaire prévient directement les médecins de d'une baisse de sa condition physique, avant même que des symptômes apparaissent. Une fois par jour, à l'aide d'un oreiller spécialement adapté, la puce envoie les données d'un scanner directement à l'hôpital. Si l'examen montre des signes de dégradation, les médecins peuvent dire au patient de modifier sa dose de médicaments. L'année dernière, cet homme a été admis aux urgences sept fois pour insuffisance cardiaque. Mais depuis qu'il est suivie avec cet équipement, il n'a plus de problème. 'Cela m'a donné plus de confiance. Les médecins peuvent regarder mes examens à distance et je me sens plus en sécurité. Dans le passé, je ne savais jamais si j'allais avoir un souci cardiaque, et quand cela se produisait c'était déjà trop tard, le mal était important', raconte Reg Yougmann, le patient cardiaque. Le capteur est implanté près du coeur au cours d'une petite intervention qui consiste à placer un catheter en pasant par une veine de la jambe. Une fois mis en place, le dispositif permet de surveiller à distance les changement de tension dans l'artère pulmonaire, ce qui est un bon indicateur d'arrêt cardiaque. L'Hôpital Brompton Royal à Londres effectue les premiers tests du dispositif sur la Sécurité sociale (NHS), espérant montrer que la technologie améliore le soin et économise de l'argent. Une importante étude américaine a démontré que le fait d'avoir un oeil sur les données médicales des patients permet de réduire de presque un tiers les admissions d'urgence à l'hôpital. Au Royaume-Uni, 900.000 personnes souffrent d'insuffisance cardiaque et ce système permettrait de mieux les surveiller. 'Sur certains patients, il est très difficile d'avoir la balance juste. Il sont sans cesse sur la corde raide. Le sang est trop liquide, pas assez liquide, le patient a trop de traitement, pas assez, nous espérons vraiment que cette petite puce aide la médecine a progresser et permette à des patients cardiaques de rester chez eux', explique le cardiologue Martin Cowie. Les médecins peuvent voir n'importe quelle faiblesse chez leur patient avant même qu'il ne s'en rende compte lui même. Et les 14 comprimés qu'il prend par jour sont un petit prix à payer pour rester confortablement installé chez lui. http://www.rbht.nhs.uk/media/press-releases/first-uk-patients-receive-mi... http://www.prweb.com/releases/2015/06/prweb12782945.htm http://www.scotsman.com/news/health/microchip-in-chest-alerts-doctors-of...
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Voici Olivia Tomkins et sa maman. Olivia est née un mois avant terme. Son petit pied peut aider les médecins à mieux cerner les nouveaux nés prématurés. En effet, les bébés développent sur leurs pieds, leurs visages des caractéristiques différentes selon le temps de gestation. Des chercheurs de l'université de Nottingham en Grande-Bretagne ont décidé de mettre au point une base de données associée une application qui permettrait d'identifier plus facilement le niveau de développement du bébé prématuré. Michel Valstar, professeur-assistant, Université de Nottingham : 'La base a été créée en mode collaboratif pour récupérer des données sur autant de bébés que possible de manière à ce que l'application soit, au final, capable de déterminer l'âge gestationnel du bébé. Donc simplement, l'application fait appel à la caméra et vous prenez des photos du visage, de l'oreille ou du pied en suivant bien le gabarit. ' De plus en plus d'application santé de ce type sont développés actuellement, pour en savoir plus sur certains cancers par exemple. Mais l'application ne s'adresse pas qu'aux parents, elle devrait permettre à des organismes de santé d'identifier des communautés à risque dans des zones en développement par exemple. Dr. Don Sharkey, professeur-associé en néonatalogie, université de Nottingham : 'Ce que l'on pourrait faire, c'est utiliser les informations enregistrées par l'application et les envoyer vers une base de données plus globale. Cela pourrait nous indiquer où se trouvent les poches régionales de prématurité et ainsi, on pourrait organiser des interventions de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), ou des Nations unies qui pourraient ainsi intervenir auprès de ces populations qui connaissent des problèmes de prématurité.' Les développeurs espèrent que l'application NeoGest pourra être distribuée de manière gratuite aux médecins dès l'année prochaine.
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En Espagne, à Oviedo, le jury a dévoilé ce jeudi le nom des lauréates récompensées par le prix Princesse des Asturies dans le domaine Sciences et Techniques. Il s'agit de la française Emmanuelle Charpentier et de l'Américaine Jennifer Doudna. Elles ont fait équipe pour élaborer une technique innovante de génie génétique, qui permet de réparer l'ADN sur certaines zones précises. Cette cérémonie s'est déroulée sous l'égide du prince Felipe VI et de son épouse la reine Letizia. Ce prix Princesse des Asturies peut récompenser une institution, une ou des personnes reconnues pour la qualité de leurs travaux de recherche dans le champ des mathématiques, de la physique, de la chimie, des sciences de la vie ou encore de l'astrophysique. Parmi les illustres lauréats des éditions précédentes, la primatologue britannique Jane Goodall, récompensée en 2003, ou encore Peter Higgs et François Englert, du CERN, il y a deux ans.
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Des cellules humaines du muscle cardiaque en train de battre. Ces images ne sont pas prises à l'intérieur d'un coeur. Il s'agit d'une vidéo réalisée grâce à un microscope à l'Université de Berkeley en Californie, où pour la première fois, des bio-ingénieurs ont développé un système qui permet à des cellules humaines de fonctionner à l'extérieur d'un corps. 'C'est la première expérience avec un coeur humain. C'est basé sur un système qui se rapproche le plus possible de la physiologie humaine' explique Anurag Mathur, chercheur à l'Université de Bekerley. Les scientifiques californiens appellent ce dispositif 'a heart on a chip', un coeur-sur-une-puce. Il est composé de plusieurs couches de cellules dérivées de cellules souches adultes humaines, qui peuvent être converties pour devenir différents types de tissus. Ces cellules sont logées sur une petite dalle de silicium. Afin d'assurer le battement, un ensemble de micro-canaux plus fins qu'un cheveu humain, permet de nourrir les cellules, mais aussi de fournir différentes substances nécessaires aux tests. "Ce sont des vaisseaux sanguins fictifs, semblables aux véritables vaisseaux sanguins. Le liquide passe à travers ce tissu et ensuite il se mélange avec différentes substances. Si nous mettons de la caféine, le coeur-sur-une-puce se met à battre et le rythme cardiaque accélère. Nous mettons de l'adrénaline et il accélère aussi le rythme cardiaque ' souligne Kevin Healy, professeur à l'Université de Bekerley. Les scientifiques sont persuadés que ce dispositif pourrait beaucoup aider au développement de nouveaux médicaments. Actuellement, les laboratoires pharmaceutiques dépensent en effet des sommes astronomiques en tests sur des animaux, expériences qui le plus souvent ne permettent pas de savoir si ces nouveaux produits sont toxiques ou non pour les humains. La puce cardiaque pourrait donc se révéler particulièrement efficace, car elle permettrait d'utiliser des cellules humaines pour tester les nouveaux médicaments. La recherche n'en est qu'à ces débuts, mais selon les scientifiques, le potentiel est énorme.
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La soie d'araignée. C'est l'un des matériaux les plus solides au monde. Fruit de 400 millions d'années d'évolution, elle est considérée comme le Saint Graal en matière de performance de fibre. Des chercheurs de l'Université de Bayreuth en Allemagne ont créé une soie d'araignée artificielle grâce à des bactéries que l'on trouve habituellement dans les intestins des humains et des animaux. 'Les propriétés particulières des fibres d'araignées sont leur énorme robustesse, c'est un mix de force et l'élasticité. Une fibre de soie d'araignée peut absorber énormément d'énergie avant de rompre, beaucoup plus que toute autre fibre, artificielle ou naturelle" explique le professeur Thomas Scheibel, chef du département des biomatériaux à l'Université de Bayreuth. Il est extrêmement difficile de récolter de la soie naturelle, voilà pourquoi les chercheurs ont créé cette version synthétique du fil d'araignée. Certes moins solide que la soie des insectes, cette fibre artificielle est davantage élastique. Les prototypes actuels sont particulièrement lisses, agréables au toucher, et brillants comme de la soie. La couleur de base est blanche, mais la fibre peut être teinte avec des techniques couramment utilisées dans l'industrie textile. "Nous ne savons pas encore comment nous allons utiliser les fibres. Mais il faut savoir qu'à partir des bactéries dont nous nous sommes servis, nous avons développé pas mal de produits, des crèmes pour la peau qui ont des vertus cosmétiques, mais aussi médicales. Et nous pouvons également faire des revêtements pour implants avec une meilleure biocompatibilité ' indique Thomas Scheibel. Les chercheurs travaillent désormais sur une combinaison de cellules de souris avec la soie d'araignée artificielle. Objectif : créer des cellules vivantes qui développeraient les muscles cardiaques, la peau ou les tissus nerveux.
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'Un nouveau type de jambe bionique', voilà ce sur quoi planchent depuis trois ans une équipe de chercheurs italiens. Cette étude s'inscrit dans un projet europeen baptisé 'Cyberlegs' et dont l'objectif est d'améliorer les conditions de vie des amputés transfémoraux. Ce projet coordonné par l'École supérieure Sainte-Anne de Pise mêle deux types de technologies. 'Nous essayons de résoudre le problème de l'amputation transfémorale en utilisant des robots que l'on peut porter comme des vêtements et qui peuvent être soit des orthèses motorisées, soit des orthèses non-passives mais équipées d'un moteur. Dans un premier cas, la prothèse remplace le membre manquant et restaure également la capacité de puissance : nous avons exploré la possibilité de connecter la prothèse au système nerveux central de façon non-invasive avec ce que nous appelons des capteurs portables. Dans un second cas, nous utilisons des orthèses motorisées qui injectent de l'énergie dans les articulations restantes de la personne, pour faire en sorte que l'utilisateur fasse moins d'effort pour marcher', explique Nicola Vitiello responsable du projet 'Cyberlegs'. Premier cas. Le système robotique est constitué d'une jambe artificielle cognitive active destinée à remplacer le côté fonctionnel du membre amputé. Le processus suit les mouvements de la hanche et permet ainsi à la personne amputée de marcher en avant et en arrière, de se lever et de s'asseoir avec un minimum d'efforts énergétiques et cognitifs. Seconde possibilité. Combiner une prothèse et un dispositif portable pour injecter de l'énergie dans les membres afin de permettre aux amputés transfémoraux de marcher de la façon la plus régulière possible, comme ils le feraient avec une vraie jambe. Jusqu'à présent, onze volontaires ont testé cette nouvelle technologie et les résultats s'avèrent encourageants.
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400 plants de marijuana en pots ont été présentés sur un terrain sécurisé de la municipalité de La Florida, au sud de Santiago. Une initiative de la Fondation Daya, qui promeut l'usage de la marijuana à des fins thérapeutiques. Au Chili, la marijuana est encore considérée comme une drogue dure par la législation, mais dans le cadre d'un projet de loi en discussion si l'interdiction de fumer en public la marijuana reste interdite, le projet de loi fixe aussi la possession personnelle à 10 grammes et l'intègre dans la liste des drogues douces comme l'alcool.
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Ce test est simple. Une simple goutte de sang déposée sur une lame que l'on insère dans un dispositif portable, appelé dongle, une sorte de clef que l'on peut connecter à un smartphone. Une application s'occupe d'analyser l'échantillon. Une équipe de recherche de l'université de Columbia a développé un accessoire à bas coût qui peut tester du sang et détecteur des marqueurs concernant le VIH et la syphilis en seulement 15 minutes. Le chef de recherche Sam Sia estime que ce dispositif serait très utile dans certaines régions africaines. Sam Sia, professeur d'ingénierie biomédicale à l'université de Columbia : C'est une question de vie ou de mort, parce que beaucoup de ces patients ne peuvent pas voyager sur de longues distances pour se rendre dans des cliniques pour faire tester leur sang, et donc beaucoup de personnes ne sont pas traitées. Et dans ce cas spécifique, les femmes enceintes, si elles ne sont pas traitées pour le VIH ou la syphilis, vont alors transmettre ces maladies à leurs enfants, et beaucoup de bébés meurent-nés Des recherches menées au Rwanda sur une centaine de patients, dont des femmes à risques qui transmettent leurs maladies à leurs foetus, montrent que les résultats sont aussi précis que les tests en laboratoire. Sam Sia estime le plan à long terme pour ce dongle est d'une grande portée. Les tests pourraient être étendus à d'autres MST comme l'herpès, les hépatites et des maladies infectieuses comme le paludisme ou des maladies chroniques comme le cancer ou le diabète. Sam Sia, professeur d'ingénierie biomédicale à l'université de Columbia : Aussi longtemps que ces maladies pourront être diagnostiquées en utilisant les tests dits ELISA, alors on pourra répliquer ces 'classes de tests sanguins'. Mais cela ne couvre pas toutes les conditions. Je pense qu'une telle technologie à le potentiel de révolutionner le système de santé. Il a fallu une dizaine d'années de recherche pour développer cet appareil qui a au final ne coûte que 34$ à produire, soit une fraction du prix d'un équipement traditionnel. Les chercheurs de Columbia ont prévu des essais cliniques à large échelle et espère rapidement obtenir l'approbation de l'Organisation mondiale de la Santé pour l'utilisation du dongle dans les pays en voie de développement.
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Fémurs, cubitus, épaules, crânes, ossements en tous genre. Attention, rien à voir avec des décorations pour Halloween. Dans cette usine de Sau Paulo, au Brésil, les répliques en résine de polyuréthane des parties de squelettes sont essentiellement destinées au secteur médical. Notamment pour former les étudiants en médecine ou en école vétérinaire. Explications de Paulo Costa e Silva, le propriétaire de cette entreprise créée il y a 19 ans : 'c'est un produit qui permet aux gens, aux professionnels, de réduire les erreurs médicales en les aidant à se former et s'entraîner à mieux contrôler, s'entraîner à être plus précis dans l'exercice de leur profession.' Les os humains ou animaux qui sortent des chaînes de fabrication sont constitués à base de produits recyclés. L'entreprise affirme également privilégier une approche artisanale qui permet de s'adapter à toutes les demandes des clients potentiels : 'tout est réalisé avec un certain degré de flexibilité, explique Paulo Costa e Silva. Nous havons un crâne, mais nous pouvons le couper en plusieurs parties, nous avons un fémur, mais on peut le réaliser orienté vers l'intérieur ou vers l'extérieur, on peut reproduire différentes anatomies.' Cette usine est la seule en Amérique du Sud, mais d'autres entreprises de ce type existent, aux États-Unis et en Suisse notamment.
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Il y a un mois, le gouvernement italien annonçait la culture du cannabis à des fins médicales. Nous voici près de Venise, dans la ferme expérimentale où se déroulent les recherches. Une plante que désormais il ne sera plus nécessaire d'aller acheter cher, à l'étranger. De 15 euros le gramme importé, on passera à moitié moins. Selon le chercheur Gianpaolo Grassi, 'L'utilisation médicale présente des avantages importants parce qu'une consommation de juste quelques milligrammes dissous dans une boisson est efficace pour produire un effet positif.' La production locale permettra à près d'un million de personnes de bénéficier dès 2015 de la marijuana, déjà utilisée par des milliers de patients dans le traitement de maladie comme la sclérose en plaque. Et ce sera l'armée qui la cultivera dans une ferme ultra-protégée près de Florence.
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Les chercheurs travaillent depuis de nombreuses années sur les vertus antimicrobiennes du cuivre. Dans une unité de traitement pédiatrique des grands brûlés d'un hôpital de Santiago au Chili, le personnel médical est paré de blouses et de calots médicaux en cuivre non-tissé. Ce tissu spécial a été mis au point par des chercheurs chiliens. Il permettrait de limiter la propagation des bactéries, des champignons et des virus et pourrait ainsi permettre, à grande échelle, de rendre les hôpitaux à travers le monde plus sûr et plus propre pour les patients et les médecins. 'Lorsque les bactéries entrent en contact avec le cuivre, les ions cuivre pénètrent les parois cellulaires. Cela change alors le processus du métabolisme bactérien et les bactéries sont tuées', explique le Docteur Luis Amestica, chercheur et directeur Général de la socitété Copper Andino. Le tissu utilisé ici et connu sous le nom 'InCopper', a été développé par la société chilienne Copper Andino. Cette dernière affirme que ce textile peut remplacer les calots médicaux, les couvre-chaussures, les taies d'oreillers, les blouses et autres produits fabriqués à partir de tissus traditionnels non-tissés. 'Nous avons commencé à faire des essais et finalement, nous avons mis au point un tissu en cuivre non-tissé qui présente des propriétés biocides, ce qui signifie qu'il élimine les champignons, les bactéries et les virus qui entrent en contact avec ce tissu, qui à son tour réduit les infections. Cela limite la transmission d'infections du patient au médecin et vice-versa', ajoute Luis Amnestica. Sur son site Web, l'entreprise affirme qu'InCopper' aide à éliminer plus de 90 % des bactéries qui entrent en contact avec le tissu en cuivre non-tissé. Cette découverte pourrait être une étape importante dans la lutte contre les infections nosocomiales.
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Communiquer directement de cerveau à cerveau c'est sur quoi on travaille dans ce laboratoire isolé à deux heures de Djakarta. Warsito Purwo Taruno a établi ici il y a quatre ans un laboratoire de recherche en tomographie. Ce centre mène à bien des recherches sur les applications pratiques de scanners en utilisant et en étudiant les signaux électriques. Warsito Purwo Taruno : " On peut enregistrer à haute vitesse l'activité cérébrale simultanément à partir de 32 000 pixels du cerveau et nous allons pouvoir étudier différents niveaux d'activité à partir de différents points de notre cerveau. En obtenant ces données 3D de notre cerveau lui même nous mélangeons cela avec les différences de l'activité cérébrale pour produire des données 4D du cerveau. " A base d'observation tirées des neurosciences les chercheurs indonésiens travaillent sur une technologie qui rendrait possible une communication directe entre cerveaux, un peu comme dans X-Men. Warsito Purwo Taruno : " Une personne peut porter un casque de scanner qui lit son cerveau. Le casque va télécharger les données numériques du cerveau dans un serveur par le biais du net. Ensuite ces données seront reçues par un casque porté par une autre personne et envoyée au cerveau du récepteur. Le scanner du cerveau va pouvoir à l'avenir établir une communication entre un cerveau humain, un ordinateur et un autre cerveau humain. " Ce recherches ont été réalisées en collaboration avec l'université de Kyoto et elles n'ont pas encore abouti... Pour d'autres chercheurs on en est même très loin. Les résultats obtenus par les chercheurs indonésiens seraient largement surestimés...
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La blessure de ce cheval avait du mal à guérir. Il aura fallu l'utilisation d'un nouveau remède pour en venir à bout. Il a été fabriqué à base de bactéries d'acides lactiques provenant du jabot des abeilles. Elles ont été incorporées dans du miel de l'eau et du sucre. Le tout crée des substances antimicrobiennes qui tuent les germes resistants. Cette découverte a été faite dans les laboratoires de l'université de Lund en Suède. Elle s'inscrit dans une longue et millénaire tradition d'utilisation du miel pour soigner des pathologies. Alejandra Vasquez, microbiologiste à l'université de Lund : 'C'est en fait la bactérie vivante qui est la pièce centrale de tout cela. Nous avons fait passer cette médecine ancienne à un nouveau stade dans lequel nous pouvons par exemple standardiser un mélange à haute concentration de miel avec ces bactéries.' Cette avancée médicale pourrait aider les médecins dans leur lutte contre la résistance aux antibiotiques. La prochaine étape de l'équipe est de faire des tests sur des patients dont on ne peut guérir les blessures. Alejandra Vasquez : 'Le traitement a pris entre 8 et 20 jours, mais toutes les blessures chroniques ont été soignées. Nous pensions que notre découverte allait apporter une alternative possible aux antibiotiques mais nous ne nous attendions pas à d'aussi bons résultats.' Ces dernières années la résistance aux antibiotiques est devenue une question centrale de la santé avec un développement croissant de souches résistantes de bactéries.
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Des chirurgiens chinois viennent d'implanter une vertèbre imprimée en 3D dans la colonne vertébrale d'un garçon de douze ans. L'adolescent est atteint d'un cancer des os, localisé dans les vertèbres du cou. L'opération a eu lieu à l'hôpital universitaire de Pékin. Il s'agit d'une première mondiale, d'après la Chine. 'Alors comment fait-on pour obtenir un implant imprimé en 3D d'une vertèbre ? Nous utilisons l'imagerie médicale comme la tomodensitométrie ou le scanner. Puis on convertit ces données en données 3D pour obtenir un implant qui a exactement la même structure que la colonne vertébrale du patient. Et, lorsqu'on l'implante, il s'adapte parfaitement à la morphologie et à l'anatomie du patient', explique Liu Zhongjun, directeur du département orthopédique de l'hôpital universitaire de Pékin. La vertèbre en question est située juste sous la mandibule. Elle est donc très difficile d'accès. Sa forme particulière ne permet pas de la remplacer par un implant standard en titane. La vertèbre 3D est elle réalisée sur mesure. Elle épouse donc parfaitement la forme de l'organe ou du membre à remplacer. Selon les besoins, différents matériaux sont utilisés : céramique, plastique ou alliage de titane, des matériaux qui sont tous biocompatibles. 'La structure de cette vertèbre imprimée en 3D reprend exactement la structure de la vertèbre originelle. Donc elle s'insère parfaitement entre les vertèbres supérieures et inférieures. Cela améliore aussi la zone fonctionnelle qui est fixée à la masse latérale de l'atlas, la première vertèbre cervicale. cela permet donc d'améliorer considérablement le degré de stabilité, ce qui permet aux patients de bouger plus rapidement après la chirurgie. et cela rend également la chirurgie plus sûre', ajoute Liu Zhongjun, directeur du département orthopédique de l'hôpital universitaire de Pékin. Mais cette médecine de pointe - sur mesure - est nécessairement beaucoup plus coûteuse que la fabrication d'implants standard. Pour l'instant, elle est donc réservée aux cas exceptionnels.
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En 1897, le médecin britannique de l'armée des Indes, Ronald Ross démontre que le paludisme se transmet par le moustique. Une découverte commémorée chaque 20 août par des institutions via le 'world mosquito day', 'la journée mondiale du moustique'. Elle rappelle que la lutte contre les moustiques et les maladies qu'ils véhiculent a de beaux jours devant elle.
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De la crème solaire à base de poisson... c'est ce sur quoi travaillent actuellement des chercheurs de l'école supérieure de biotechnologie de Porto au Portugal. Au risque de tomber dans le cliché facile ils ont développé une protection solaire à base d'arêtes de morue. Ces arêtes sont chauffées à 700 degrés, les matières organiques sont éliminées. Ne reste que de l'hydroxyapatite, un phosphate modifié avec du fer et de l'oxyde de fer qui absorbe les radiations solaires. Explications par Clara Piccirillo, chercheuse : 'L'hydroxyapatite est un phosphate de calcium, soit la composante principale de nos os. Il contient aussi du fer... " Les chercheurs ont décidé d'incorporer la poudre d'hydroxyapatite dans la crème. Ils ont constaté que cela donnait une bonne protection sur toute le spectre des UV. Du coup, la protection solaire a reçu un classement de large spectre. Manuela Pintado, chercheuse : 'On a fait des tests sur des personnes sur qui on a appliqué la crème et nous avons constaté qu'il n'y avait pas d'irritation de la peau. Nous avons aussi prouvé que les composant de l'hydroxyapatite, comme le fer, restent après avoir été incorporés dans la crème protectrice.' Le bacalao un plat emblématique du Portugal aux multiples recettes. Il en compte désormais une de plus.
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Faire marcher à nouveau des handicapés, en théorie la solution, en tout cas une des solutions, est simple. Il suffit de contourner la lésion et de faire passer des signaux électriques. La pratique est plus complexe, pourtant des chercheurs de l'université de Columbus dans l'Ohio ont pu inciter un homme quadriplégique à bouger sa main. Ian Burkhart est le premier patient à avoir utilisé Neurobridge. Il s'agit d'un bypass, un contournement nerveux électronique qui reconnecte le cerveau directement au muscle et permet ainsi au patient d'envoyer volontairement des signes qui contrôlent le membre endommagé. Pour Burkhart, la perpective de bouger à nouveau ses membres est évidemment très enthousiasmante. Chad Bouton a dirigé l'équipe de recherche : 'Cela ressemble à un pontage coronarien,mais à la place de faire passer du sang on fait passer des signaux électriques. On prend ces signaux dans le cerveau, on contourne la blessure et en fait on va directement dans le muscle.' Cette technologie comprend une puce implantée dans le cerveau du patient. Elle lit son activité électrique dans la zone responsable du mouvement de la main. Les signaux sont collectés et décodés grâce à un logiciel qui détermine quels muscles vont être sollicités. Les informations sont transmises au simulateur électrique qui active ces muscles. Tout ceci se passe en un dixième de seconde. Ian Bukkhart : 'Attraper un verre d'eau et le boire, se brosser les dents, manger soi même, vous savez faire ce genre de choses cela fait une grande différence dans la vie.' L'équipe de chercheur envisage de tester Neurobridge sur quatre autres patients... On reste dans le domaine médical avec une nouvelle technologie venue de Finlande. Des chercheurs finnois ont développé un appareil photo hyperspectral léger et portable qui selon eux peut détecter des signes très précoces du cancer de la peau, des signes invisibles à l'oeil nu. Objectif établir un diagnostic très en amont. Ilkka Polonen, chercheur de l'université de Jyvaskyl : 'L'appareil photo hyperspectral est assez similaire à un appareil numérique classique. Sauf qu'un appareil classique prend trois gammes d'ondes en un seul cliché RGB soit rouge vert et bleu. Celui-ci prend des gammes d'ondes qui vont de 500 millimètres à 850 nanomètres.' L'appareil hyperspectral a aussi été utilisé pour détecter le contour de tumeurs de la peau difficiles à voir à l'oeil nu, telles que le maligna de lentigo qui peuvent se développer si elles n'ont pas été entièrement enlevées lors de l'opération. L'appareil peut aussi détecter des kératoses actiniques solaires et précancéreuses. Noora Neittaanmaki est médecin à l'hôpital universitaire d'Helsinki : 'Autour des lésions on peut en trouver d'autres comme des lésions sous-cliniques et c'est ce que nous voulons faire avec l'imagerie hyper spectrale. Nous voulons voir toutes ces lésions avant le traitement et après le traitement nous prenons toute la zone en photo pour voir s'il reste des lésions.' Des tests cliniques ont été effectués dans des hôpitaux du pays et pour les chercheurs les premiers résultats sont encourageants.
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Julián López Gómez, euronews : 'Il y a un peu plus d'un an, la vie de Jouni et de sa famille a changé de façon dramatique. Les Scientifiques travaillent actuellement pour la rendre moins difficile'. Jouni vit près de Turku, en Finlande. À 47 ans, cet ancien directeur exécutif est désormais obligé de rester à la maison. Victime d'un accident de voiture lors d'un voyage à Dubaï, il a été placé en invalidité. 'Ma tête est d'abord partie en arrière, puis en avant. Je me la suis ensuite cogné contre le siège du conducteur. Et puis j'ai été projeté quelque part dans la voiture. Je n'ai plus aucun souvenir de tout ça', explique Jouni Salmenjaakko, patient atteint de lésion cérébrale traumatique. De graves séquelles se sont manifestées quelque temps après l'accident. Jouni a souffert de pertes de conscience récurrentes ainsi que d'une perte partielle de mobilité. Des heures de rééducation lui ont permis d'améliorer un peu sa qualité de vie, mais les problèmes demeurent. 'La douleur est constante et je vis avec de nombreuses difficultés : des problèmes d'équilibre et de mémoire. Je ne peux pas aller marcher tout seul car je risque de me perdre. Donc je suis dans l'apprentissage d'une nouvelle façon de vivre, avec de nouvelles règles', continue Jouni Salmenjaakko. Julián López Gómez, euronews : 'Comment donner une seconde chance à des patients victimes, comme Jouni, de traumatismes crâniens ?' Il est difficile de soigner les traumatisés crâniens, car chaque traumatisme est différent. Notre cerveau contrôle pratiquement toutes les fonctions de notre corps, les neurologues manquent donc parfois de visibilité pour poser leur diagnostic et définir les meilleurs traitements et types de rééducation. Pour aider ces médecins, un projet de recherche européen a mis au point une base de données répertoriant tous les traitements appliqués aux traumatismes crâniens. 'Cette base de données dresse tout l'inventaire clinique : les maladies et blessures antérieures du patient. Quel type de blessure. Avec quels médicaments le patient a été traité. Nous avons aussi accès à son imagerie médicale et aux résultats des analyses de sang', détaille Olli Tenovuo, neurologue à 'hôpital universitaire de Turku. Cette base de données permet aux neurologues de comparer les cas de leurs patients à d'autres cas similaires. Les chercheurs ont dû combiner des algorithmes et de modèles statistiques afin de pouvoir prédire le résultat des traitements appliqués aux patients de manière fiable. 'Souvent, des données manquent. Il n'est pas toujours possible de faire des radiographies ou des analyses de sang. Donc, nous tentons de développer des données fiables qui tiennent compte de ces lacunes et sont compréhensibles pour les cliniciens', ajoute Mark van Gils, ingénieur bio-médical, coordonnateur du projet VTT / TBICare. Jouni croit fermement à cette méthode du traitement sur-mesure. Il est tellement convaincu qu'il a même décidé d'en parler lors d'un séminaire. Après des mois difficiles, il se tourne avec espoir vers l'avenir. 'J'essaie de trouver un bon équilibre pour ma vie, à travers la musique et les amis. Je serai peut-être bientôt capable de m'investir dans une activité bénévole ou de faire du volontariat avec d'autres patients qui sont dans la même situation que moi. Je pourrais les soutenir, ce genre de choses', espère Jouni Salmenjaakko.
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Plus de 99% des micro-organismes marins nous sont encore inconnus. Or bon nombre d'entre eux peuvent présenter un intérêt en vue de traiter le cancer ou d'autres maladies. Des scientifiques installés en bord de Mer Baltique, près de Kiel en Allemagne, participent à un projet de recherche européen baptisé Marine Fungi pour lequel ils prélèvent dans les mers peu profondes du globe, des échantillons d'algues et d'éponges. Celles-ci sont porteuses d'organismes qui les protègent de menaces environnementales. De nombreux microbes marins représentent effectivement une source de molécules capables de lutter contre des pathogènes, mais nous en savons très peu sur eux, explique le coordinateur de ce projet, Johannes Imhoff, microbiologiste marin du Centre d'études sur les océans GEOMAR Helmholtz : 'Les océans renferment une extraordinaire diversité de formes de vie et surtout de micro-organismes et nos connaissances se limitent à une toute petite partie d'entre eux,' dit-il. Or, poursuit-il, 'on estime que les bactéries et les champignons peuvent constituer jusqu'à 40 % de la biomasse des éponges : c'est l'une des raisons pour lesquelles on les étudie en laboratoire afin de déterminer s'ils produisent des substances bio-actives intéressantes.' De retour dans leur laboratoire, les chercheurs commencent par mettre en culture les champignons prélevés en mer. Ces organismes produisent naturellement des composés biochimiques qui pourraient être capables de détruire d'autres cellules comme les cellules cancéreuses. 'Dans la nature, ces organismes produisent ces substances dans un but donné et donc on cherche à voir comment nous pouvons reproduire cette fonctionnalité,' indique Antje Labes, bio-technicienne marine au Centre KiWiZ qui fait partie de GEOMAR. 'Nous avons beaucoup de choses à tester : par exemple, on modifie le PH, la température et les éléments nutritifs ou on recrée l'environnement biologique,' précise-t-elle. Pour identifier et étudier de nouveaux composés, on recourt à la spectrométrie. Il s'agit de mettre en évidence les propriétés bio-actives potentiellement utiles en médecine. 'Les champignons peuvent être utilisés par exemple dans le traitement du cancer', souligne Jan Oesterwalbesloh, pharmacien au KiWiZ. 'On sait que certaines espèces de champignons et notamment des espèces marines produisent des substances qui sont vraiment efficaces pour lutter contre différentes lignées de cellules cancéreuses,' ajoute-t-il. Chaque composé est isolé, puis mélangé à des cellules cancéreuses et à un liquide réactif qui change de couleur quand les cellules tumorales sont détruites. 'Quand le liquide reste bleu, cela veut dire que l'activité des cellules cancéreuses reste très forte et quand le bleu passe au rose, alors ces cellules ne sont plus actives du tout,' nous explique à l'issue d'une expérience, Arlette Erhard, assistante technique en recherche microbiologique au KiWiZ. Pour l'instant, les chercheurs ont découvert des centaines de souches de champignons, testé des milliers d'échantillons, séquencé trois génomes et ainsi, sélectionné des candidats pour de futures études cliniques. 'Ces dernières décennies, le cancer était une maladie potentiellement fatale : c'est encore le cas aujourd'hui, mais nous avons progressivement appris à le combattre,' assure Johannes Imhoff, coordinateur du projet. 'Il y a certains cancers que nous pouvons déjà bien traiter aujourd'hui, mais il est certain que dans les dix ou vingt années à venir, nous ferons beaucoup de progrès dans la lutte contre cette maladie,' conclut-il.
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