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Pour aider la France et l'Allemagne à faire face aux inondations, le Service de gestion des situations d'urgence Copernicus a été activé. Géré conjointement par l'Agence Spatiale européenne et la Commission européenne, il utilise l'imagerie par satellite pour aider les secours à agir vite là où il le faut. 'Par rapport aux images aériennes ou celles prises par les drones, les images satellites présentent l'avantage de couvrir des zones beaucoup plus importantes, explique Stéphanie Battiston. En France, nous pouvons couvrir le bassin de la rivière Le Loing dans son ensemble. Et lorsqu'il faut surveiller la situation sur plusieurs jours, nous pouvons voir l'ensemble du bassin d'un seul coup chaque jour.' Stéphanie Battiston est l'une des responsables du Sertit, la structure qui traite les données du système Copernicus pour les rendre lisibles par les services d'intervention. 'Nous fournissons des cartes chaque jour en fonction des demandes des utilisateurs, ajoute-t-elle. Cela leur permet non seulement de dimensionner les équipes de secours nécessaires sur le terrain mais aussi de savoir où les envoyer précisément en priorité.' Ce système est utilisé pour les catastrophes naturelles mais aussi celles d'origine humaine comme les marées noires, ainsi que dans la gestion des crises humanitaires.
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Au total 175 pays ont signé vendredi au siège des Nations unies à New York l'accord de Paris sur le climat conclu en décembre, a indiqué l'ONU à l'issue de la cérémonie de signature. Il s'agit d'un nombre record: jamais autant de pays n'avaient signé un accord international en une seule journée. Cet événement coïncidait avec la Journée de la Terre. Parmi les signataires, 15 pays, pour la plupart des petits Etats insulaires (dont Fidji, la Barbade, Belize, les Maldives, l'Ile Maurice et la Palestine), ont d'ores et déjà ratifié ce texte qui vise à ralentir le réchauffement de la planète. L'accord n'entrera en vigueur que lorsque 55 pays responsables d'au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique, l'auront ratifié. Parmi eux, la Chine et les Etats-Unis, les plus grands pollueurs de la planète. Le président français, François Hollande a été le premier à apposer sa signature. Avant, il a appelé le monde à traduire cet accord historique en actes. 'Jamais dans l'histoire des Nations Unies, il n'a été possible de réunir 170 États pour signer un accord. C'est donc maintenant plus qu'un engagement. Ce sera un texte inscrit dans le droit international de manière irréversible', a dit François Hollande. Même tonalité dans le discours de l'acteur Léonardo Di Caprio, fervent défenseur de l'environnement : 'nous pouvons féliciter les uns les autres aujourd'hui, mais cela ne signifie absolument rien si, quand vous retournez dans votre pays, vous ne parvenez pas à aller au-delà des promesses de cet accord historique. Le moment est venu d'être audacieux et de mener une action sans précédent.' Cet accord de Paris destiné à ralentir le réchauffement de la planète n'entrera en vigueur que lorsque 55 pays responsables d'au moins 55 % des émissions de gaz à effet de serre l'auront ratifié. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a souhaité que les pays signataires s'engagent à le faire très rapidement. Car le temps presse. Le mois dernier a été le mois de mars le plus chaud jamais enregistré, selon les météorologues américains. Depuis 11 mois, chaque mois a battu un record de chaleur, une série inédite en 137 ans de relevés. L'accord reste ouvert pendant un an à la signature des 195 pays qui l'ont négocié.
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Un peu plus de quatre mois après la Cop 21 à Paris, l'accord sur le climat doit être signé ce vendredi au siège des Nations Unies à New York. Avec plus de 165 pays signataires, ce sera le plus large accord international approuvé le même jour. Les 195 nations représentées à Paris en décembre ont toutes approuvé l'accord sur le climat, à l'exception du Nicaragua qui estime que les efforts exigés des pays riches sont insuffisants. Soixante chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus ce vendredi dont le président français François Hollande. Les trois premiers mois de 2016 ont encore battu tous les records de température à travers le monde. Climat > 'Le mois dernier a été le mois de mars le plus chaud jamais enregistré>> https://t.co/1DQmQrsQGd pic.twitter.com/vLZWyKoP8w- iTELE (@itele) 19 avril 2016 Le niveau des glaces en Arctique est particulièrement bas, sans compter les sécheresses provoquant d'importants incendies ou encore les inondations. Climate change is here, despite naysayers. https://t.co/qP5Jg61fKU- Ron Murphy (@Tybeemenow) 21 avril 2016 Pour entrer en vigueur, l'accord signé à New York doit ensuite être ratifié par 55 pays représentant 55 % des émissions de gaz à effet de serre.
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Les autorités du pays ont annoncé ce lundi que l'armée était mobilisée dans les prochaines heures pour venir en aide aux populations sinistrées par les inondations et les glissements de terrain. Le Ministère de la Défense a ordonné le déploiement de 250 militaires dans les régions de Piura, Arequipa et Huanuco, afin d'aider au nettoyage et à la reconstruction des zones frappées. 30.000 personnes ont été affectées. Les scientifiques ont mis en cause El Niño, ce phénomène météo poussé par les courants d'eau chaude dans l'océan pacifique, et qui entraîne des pluies torrentielles quand il atteint les côtes. El Niño, cette année, est le plus fort depuis quinze ans.
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Isabelle Kumar, euronews: Christiana Figueres, merci beaucoup d'être avec nous. Ma première question, pourquoi pensez-vous que cet accord climatique va marcher ? Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations unies pour les changements climatiques (CCNUCC): 'Parce qu'il est basé sur des fondements très solides qui sont les intérêts nationaux. Nous avons 188 contributions nationales en matière de changement climatique. Environ 188 pays cherchent ce qu'ils peuvent faire pour lutter contre le changement climatique, mais du point de vue de leurs intérêts nationaux. Et c'est ce qui va vraiment les faire avancer. Donc, je pense que c'est un terrain très solide.'euronews: Qu'en est-il de sa mise en oeuvre ? Parvenir à cet accord a été difficile, l'appliquer risque de l'être encore plus. Christiana Figueres: 'Ce sera plus difficile, absolument. J'ai dit, sans minimiser les difficultés passées, que désormais, la partie compliquée débutait. Mais heureusement, nous ne partons pas de zéro. Il y a quantité d'initiatives et d'actions déjà en place. La mise en oeuvre est donc en partie faite. On doit juste s'assurer que cela va de l'avant. Et puis, à un niveau plus élevé, il s'agit de diriger la force et l'élan de la technologie, de la finance et de la politique vers la décarbonisation.' euronews: Chaque nation est libre de définir ses propres objectifs. Comment être sûrs qu'elles ne convergent pas vers le plus petit dénominateur commun ? Christiana Figueres: 'Eh bien, nous savons où elles en sont. C'est la ligne de base. L'important est de savoir où elles vont aller et ce qui a déjà été mis en place. Ce sera un processus d'amélioration continue, car tous les cinq ans, ces nations vont se retrouver autour de la table pour se rendre mutuellement des comptes et évaluer ce qu'elles peuvent faire de plus. Donc, ce qui compte, c'est le sens de la marche.' euronews: Et si elles ne le font pas ? Christiana Figueres: 'Si elles ne le font pas, elles seront soumises à beaucoup de pression de la part des autres pays. Mais le plus important est qu'elles voient actuellement très clairement que c'est dans leur propre intérêt, un intérêt national de développement, un intérêt économique mondial et national. Il y a donc ici des motivations énormes, car elles impliquent des créations d'emplois et de nouvelles industries, une amélioration de la sécurité énergétique, des transports, de la santé. Les motivations sont nombreuses. euronews: Et que dire de la chute des prix du pétrole ? Cela aura-t-il une incidence sur la mise en oeuvre de l'accord ? Le FMI a récemment déclaré qu'il était préoccupé. Christiana Figueres: 'Curieusement, ça n'a pas eu d'impact, pas encore en tout cas. Ce qu'il a fait, c'est retirer de l'ordre du jour de nombreuses explorations pétrolières très coûteuses. Et c'est une bonne chose, car elles dépendaient des prix du pétrole plus élevés. En bref, on a renoncé à tout ce qui était cher, comme le forage en eau profonde, les forages dans l'Arctique, le gaz naturel, tout ce qui devrait rester sous terre, car nous n'en avons plus besoin et que c'est trop cher. Tout cela a été éliminé. Et maintenant, je pense que l'industrie du pétrole et du gaz sont en train de se réorienter vers des réserves de pétrole et de gaz meilleur marché, ce qui est probablement la meilleure voie à suivre.' euronews : Pour conclure, que dire de l'élection présidentielle américaine ? Nous savons que certains candidats ne sont pas vraiment près à monter à bord. Cela vous inquiète ? Christiana Figueres: 'Je pense que l'opinion américaine saura faire la différence. Il est en fait assez triste que cette question soit devenue une question partisane dans l'UE, car elle ne l'est certainement pas. Ce qui conjointement avec les Etats-Unis doit être appuyé et soutenu, c'est la compétitivité économique. Quel pays par exemple va produire la meilleure énergie renouvelable ? Mais cela concerne aussi l'efficacité énergétique, le comptage intelligent. Quel pays va produire la technologie du futur ? Actuellement, c'est l'Inde. Les Etats-Unis veulent-ils vraiment être à la traîne derrière la Chine dans l'avenir ? J'espère que non.'
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La planète n'en a pas fini avec les épisodes extrêmes : ouragans, tornades, sécheresses et inondations devraient s'intensifier, et il faudra, demain plus encore qu'aujourd'hui, en supporter les coûts et tenter de venir en aide aux victimes. Face à ces enjeux, et plus d'un mois après l'accord de Paris sur le climat, tout reste encore à faire pour contenir la hausse des températures. 'Le changement climatique mine les acquis du développement, a alerté le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lors du Forum économique mondial de Davos. Si nous n'appliquons pas correctement l'accord de Paris, alors les 16 autres objectifs du développement durable seront sapés.' Parmi ces objectifs : éradiquer la faim, la pauvreté, privilégier les énergies propres, favoriser l'égalité entre les sexes... Pour le président de la COP21, Laurent Fabius, l'heure n'est pas au laisser-aller. 'Nous avons des problèmes aujourd'hui en Europe avec l'arrivée de centaines de milliers de personnes à nos frontières. Mais s'il s'agit de millions de personnes, que va-t-il se passer ? Au final, c'est une question de guerre et de paix et je pense que l'accord de Paris sur le climat est un pilier majeur de la sécurité' estime le ministre français des Affaires étrangères. Selon le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR), 90% des désastres de ces 20 dernières années sont des catastrophes naturelles liées à la météo. L'agence précise que le coût des désastres à travers le monde atteint chaque année un montant compris entre 250 et 300 milliards de dollars. Avec agences
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2015 aura été l'année la plus chaude jamais enregistrée dans l'histoire moderne. Les scientifiques s'y attendaient (voir ici); deux organismes américains l'ont confirmé. L'Agence océanique et atmosphérique (NOAA) et l'Agence spatiale américaine (Nasa) ont publié ce mercredi, leurs données. Sur les 12 mois écoulés, la température moyenne s'est située près d'1 Celsius au-dessus de la moyenne du XXème siècle. Jamais il n'avait fait aussi chaud sur une année, depuis le début des relevés des températures en 1880. Le précédent record datait de 2014. Depuis 1997, première année depuis 1880 a avoir connu une montée record du thermomètre sur la planète, 16 des 18 années qui ont suivi ont été plus chaudes, précise la NOAA. Since 1997 (warmest year on record at the time), 16 of subsequent 18 years have been warmer. https://t.co/83dwHdKkOU pic.twitter.com/7fZPQX08Kg- NOAA Climate.gov (@NOAAClimate) 20 Janvier 2016 Les spécialistes y voient une accélération du réchauffement climatique. 'Cette situation est la conséquence de l'accumulation de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, dit cet expert de la Nasa. Cela enveloppe la terre et retient le rayonnement thermique. C'est comme si vous mettiez une couverture supplémentaire sur votre lit la nuit pour maintenir la chaleur. Ce dioxyde de carbone dans l'atmosphère contribue au réchauffement de la planète.' Compton Tcker, expert à la Nasa Le mois dernier, les représentants de 195 pays, réunis à Paris pour la COP21, ont adopté un accord sans précédent pour tenter de lutter contre le réchauffement climatique (voir ici). Pour aller plus loin >> 'Avec El Niño, l'année 2016 s'annonce encore plus chaude que 2015', article du Figaro, à lire ici >> 'L'Everest mis à nu par le réchauffement planétaire', article publié par Courrier international, à consulter ici
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C'est la capitale la plus polluée au monde, et elle a décidé de prendre les choses en main. New Delhi expérimente depuis ce 1er janvier la circulation alternée. Un million de voitures étaient interdites de circulation ce vendredi. Avec régulièrement des très hauts niveaux de pollution aux particules fines, les autorités ont décidé de réagir. 'Nous espérons juste que les gens vont suivre ; si le nombre de voitures dans la ville est divisé par deux et que les gens choisissent de faire du covoiturage ou prendre les transports en commun alors cela devrait clairement faire la différence'. La circulation alternée est mise en place pour l'instant pour quinze jours. Selon un policier interrogé sur les avenues de Delhi, la mesure était bien respectée ce matin.
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Inondations aux Etats-Unis et inondations en Amérique du sud. Au Brésil après de fortes pluies, près de 3000 familles ont dû être évacuées dans l'Etat du Rio Grande, au sud du pays. Au total 38 communes ont été touchées par les crues de plusieurs fleuves. L'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay, pays frontaliers du Brésil, sont également atteints par les inondations. Samedi, la présidentE du Brésil Dilma Rousseff a survolé en hélicopter la région sinistrée. Son gouvernement a déjà débloqué dans un premier temps 6,6 millions de réais (1,5 million d'euros) pour venir en aide aux habitants. Le mois dernier, la présidente brésilienne avait survolé la ville de Mariana dans l'Etat de Minas Gerais (sud-est) où un barrage minier avait cédé et provoqué un tsunami de boue, entraînant la mort de 17 personnes.
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Ranger vos skis et laissez les pistes aux touristes : c'est la requête insolite formulée par le maire de Saint-Martin-de-Belleville en Savoie. Face à la pénurie de neige, l'élu recommande aux locaux de ne pas skier à Val Thorens et aux Ménuires pendant les fêtes pour offrir aux touristes une expérience optimale sur les quelques centimètres de poudreuse artificielle qu'offrent les deux domaines. Une initiative diversement appréciée par les skieurs. 'Sur le principe, je trouve ça ridicule. C'est comme si on demandait aux Parisiens de ne pas circuler sur le périphérique pour laisser la place aux touristes pendant les fêtes de Noël', estime une skieuse. Pour un autre skieur _'il y a de la place pour tout le monde. Les gens du coin vont vite, mais ils maîtrisent bien donc il n'y a pas de problème'. Un autre touriste estime que c'est plutôt une bonne idée, _'vu que les habitants d'ici ont plus de facilités pour skier plus souvent que nous'. Pour Alan Hinkes, le premier Britannique à avoir gravi les 14 sommets à plus de 8000 mètres du monde, le plaisir semble au rendez-vous. Last run down today LesMenuires Val_Tho 3Vallees_france 445pm pic.twitter.com/4DBaqDwE8G- Alan Hinkes (alanhinkes) December 23, 2015 Certains locaux ne sont pas contre. Car les périodes de vacances rapportent gros aux domaines skiables. Rien qu'en Rhône-Alpes, les dépenses des clients représentaient 6,5 milliards d'euros par an ces dernières saisons. 'La région vit de ça, donc on peut se priver pour leur laisser la place', estime l'un des serveurs d'un restaurant d'altitude. 'J'ai quatre mois pour skier, voire cinq, donc les vacanciers qui ne sont là que pour une semaine, autant qu'ils en profitent, eux', ajoute un employé des remontées mécaniques. L'an dernier, la France était redevenue la première destination mondiale pour le ski devant les Etats-Unis et l'Autriche avec près de 54 millions de journées de ski vendues. Pas sûre qu'elle reste en tête si la neige ne tombe pas rapidement.
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L'alerte rouge à la pollution a été déclenchée dans au moins 10 villes chinoises, dont la capitale Pékin, mais aussi dans une province entière, la province du Shandong, située entre Pékin et Shangaï et peuplée de 96 millions de personnes. Elle déclenche l'alerte rouge pour le deuxième jour consécutif. 'J'espère voir un ciel bleu demain, pour que les enfants puissent revenir étudier en classe, témoigne Li Jina, enseignante dont l'école a fermé. A Xinxiang, autre ville chinoise ayant déclenché l'alerte à la pollution, la concentration de microparticules PM2.5, particulièrement nocives pour le système respiratoire, a atteint 30 fois le seuil maximal recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La capitale iranienne Téhéran a quant à elle été paralysée cette semaine, les écoles ont été fermées 3 jours. En Iran la pollution cause la mort prématurée d'une personne sur sept selon la vice-présidente de la République, Masoumeh Ebtekar, chargée de la protection de l'environnement. En Europe, ce sont les villes italienne de Rome et de Milan qui ont décidé de prendre des mesures pour faire retomber le niveau de pollution atmosphérique. Milan a décidé d'interdire la circulation les 28, 29, et 30 décembre entre 10 heures et 16 heures. Idem à Rome où cette interdiction sera limitée à lundi et mardi prochains, alors que la circulation alternée a été instauré à plusieurs reprises dans la capitale italienne. La pollution s'est aggravée en Italie en raison de l'absence de pluies. Non loin de là, à Sarajevo, en Bosnie Hezégovine les écoles ont fermé et des volontaires distribuent des masques gratuits dans la rue. Si la pollution est surtout émise par le trafic routier, l'activité de l'industrie et de l'agriculture avec l'utilisation d'engrais, elle est aussi favorisée par l'effet de la douceur des températures en plein hiver. Avec AFP
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195 pays doivent maintenant se prononcer sur le projet d'accord mondial sur le climat qui vient d'être présenté à la COP21 au Bourget près de Paris. 23 ans après la conférence de Rio, et après treize jours de négociations, un texte est désormais sur la table, visant à donner une ampleur inédite à lutte contre le réchauffement climatique. Même s'il ne fait pas l'objet d'un vote formel, il doit être adopté à l'unanimité pour être conclu. 'Le projet d'accord proposé est différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant. Il confirme notre objectif central, vital même de contenir l'augmentation de la température moyenne, bien en-deçà de 2 degrés, et de s'efforcer de limiter cette augmentation à 1,5 degré, ce qui permettrait de réduire significativement les risques et les impacts liés au changement climatique', a déclaré Laurent Fabius, le président de la COP21. Selon lui, l'aide aux pays en développement pour faire face au réchauffement, devra atteindre au moins 100 milliards de dollars annuels à partir de 2020 : c'est une exigence de longue date des pays du Sud.
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L'accord final sur le climat de la COP21, trouvé durant la nuit, a été présenté en assemblée plénière au Bourget. Laurent Fabius, président de la COP a pris la parole le premier pour dresser les grandes lignes de ce compromis. 195 nations étaient autour de la table pour négocier ces deux dernières semaines et il les a appelées à voter le texte : 'La France vous demande, la France vous conjure d'adopter le premier accord universel de notre histoire'. Le ministre des Affaires étrangères, très impliqué dans la mise en oeuvre et la réussite de cette 4ème Conférence sur le climat de l'ONU, a qualifié le projet d'accord d' 'ambitieux', équilibré', 'différentié', 'juridiquement contraignant'. Il est doté de mesures sur lesquelles on ne pensait pas pouvoir se mettre d'accord au début a-t-il dit déclaré en substance. Le projet d'accord valide notamment l'objectif de contenir la température en deça de 2 degrés, l'aide aux pays du sud - gros point de divergence qui avait été très marquant lors de la précédente conférence de Copenhague en 2009. Le projet renforce par ailleurs le cadre de la transparence de chaque Etat sur ses émission de CO2 et il prévoit tous les 5 ans un bilan collectif. Très ému, la main sur le coeur, la gorge nouée au moment de rendre hommage à 'ceux qui ont lutté pour cette circonstance historique mais qui ne sont plus là', Laurent Fabius a également cité l'ancien président sud-africain Nelson Mandela : 'cela semble toujours impossible jusqu'à ce que cela soit fait'
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Il ne reste que quelques heures aux négociateurs de la COP 21 pour finaliser un accord historique sur le climat. Les représentants des 195 pays se sont enfermés cette nuit au Bourget pour étudier un ultime projet intermédiaire. Dans celui-ci, on peut lire que la limite du réchauffement maximal de la planète doit être 'bien en-deça de 2 C'. Le document entérine aussi la volonté de poursuivre des efforts 'pour limiter la hausse à un 1,5 C'. 'Nous voulons un accord, nous sommes extrêmement proches du but. Nous devons donc faire preuve de la responsabilité nécessaire pour trouver dans les heures qui viennent un terrain d'entente universel. Bref, il est temps de conclure', déclarait ainsi Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, ce jeudi soir. Reste la question de la différenciation sur les efforts à fournir entre pays riches et pays en développement : c'est le principal point d'achoppement. Les pays développés pourraient verser une aide de 100 milliards de dollars annuels à partir de 2020. Pour Alix Mazounie, responsable des politiques internationales pour le RAC France, Réseau Action Climat France, 'la stratégie derrière cette prise de risque, c'est d'obliger les Etats à s'exposer finalement. S'ils ont envie d'être responsables d'un échec à Paris, maintenant, ils sont obligés de le dire clairement. Ils sont obligés de dire : 'je refuse ce paragraphe' et en refusant ce paragraphe, évidemment, ce n'est pas que des mots, c'est derrière de véritables engagements. Donc, cela va obliger les Etats à sortir de leur posture et à rentrer dans le vif des négociations'. 'Pour les ONG, ce dernier projet d'accord est presque trop beau pour être vrai puisqu'il contient un grand nombre d'éléments-clés réclamés par la société civile. Mais ces organisations reconnaissent aussi que des questions essentielles restent en suspend et non des moindres puisque ces décisions politiques relèvent, in fine, des chefs d'Etat', conclut Grégoire Lory, envoyé spécial d'euronews à la COP 21.
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Ce jeudi soir, Laurent Fabius devait présenter un nouveau projet d'accord à la COP 21. Mais pour l'heure, les Etats devaient préciser, entre autres, le plafond de réchauffement. Et s'ils parviennent à adopter un texte, ses moutures, jusque-là, sont dépourvues de tout caractère contraignant. (function(d, s, id) (document, 'script', 'facebook-jssdk'));[FR] Le but de la #COP21 est d'aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous, afin de...Posté par COP21 sur mercredi 9 décembre 2015 'Tous les éléments d'un bon accord sont encore là', pointe Pascal Canfin, conseiller principal climat pour le World Ressources Institute. 'Mais il faut pousser, c'est pour cela qu'on a besoin de la société civile, on a besoin des ONG pour continuer à mettre la pression. Et puis on a besoin des leaders, on a besoin des chefs d'Etat pour qu'ils ne soient pas simplement en train de regarder d'assez loin la Cop 21, après être venus pendant une journée entière On a besoin d'eux au téléphone pour trouver les compromis'. Les engagements adoptés devraient aussi faire l'objet d'une révision périodique, mais reste à en définir les modalités. 'Si le projet d'accord met plus de temps que prévu à se dessiner', relève notre reporter Grégoire Lory, 'l'optimisme et l'espoir règnent toujours dans les allées du Bourget. Pour les participants à la conférence ce document est crucial car il pourrait être l'avant dernière mouture de l'accord avant son adoption définitive'.
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La saison des pluies est censée avoir débuté à Johannesburg comme dans le reste de l'Afrique du Sud. Or, cela fait des mois qu'il ne pleut pas. Cela commence à se ressentir dans l'approvisionnement en eau. En AfSud, la pire sécheresse de ces 30 dernières années décime le bétail https://t.co/0XNa1Z6jWd DonadieuP #AFP pic.twitter.com/Z6fnhBeJpM- Agence France-Presse (afpfr) 16 Novembre 2015 Cette sécheresse est une des manifestations du dérèglement climatique. Les institutions internationales et les gouvernements en débattent en ce moment à Paris dans le cadre de la conférence COP21. Mais que peuvent faire les villes ? C'est une des interrogations soulevées durant le sommet Africités qui vient de se tenir à Johannesburg. 'Penser globalement, agir localement' Pendant 5 jours, des milliers de personnes étaient réunies dans la capitale économique sud-africaine, en provenance de tout le continent africain : des élus locaux venus débattre et partager leur expérience. Avec une conviction réaffirmée : si les problèmes peuvent être pensés globalement, les solutions, elles, doivent être trouvées localement. Abidjan, Lagos, Douala, Kampala... Jusqu'à présent, une trentaine de villes africaines ont déjà pris des initiatives pour le climat dans le cadre du Pacte des maires. Objectif : réduire les émissions de CO2. Cela passe, par exemple, par la plantation d'arbres en ville ou encore par le développement de transports en commun moins polluants. La ville de Johannesburg a pris plusieurs engagements dans ce sens. Interrogé par euronews, Parks Tau, le maire de la ville a détaillé ces engagements. '_Nous sommes en train de mettre en place un programme de production d'électricité à partir de déchets. Nous avons également un programme de production électrique à partir du traitement des eaux usées. Enfin, nous développons un programme pour renouveler notre parc d'autobus. Actuellement, une partie des véhicules sont des bus hybrides utilisant du diesel et du biogaz. L'idée, c'est que progressivement, on fasse rouler l'ensemble de la flotte au biogaz._' La paille de riz pour remplacer le charbon Il n'y a pas que les grandes métropoles qui repensent leur stratégie de développement. Les plus petites villes, aussi, tentent de 'passer au vert'. Ainsi, Ross-Béthio, une commune de 12 000 habitants, située dans le nord du Sénégal. Dans cette région, on cultive le riz. Le maire de la ville, Amadou Bécaye Diop, cherche aujourd'hui à mieux exploiter cette ressource. 'Nous sommes en train de mettre en place un programme pour éviter d'utiliser le charbon de bois et même le gaz, et d'utiliser la paille de riz, a-t-il expliqué. Cela nous permet une forte économie puisque l'utilisation de la paille de riz nous permet de faire plus de temps de cuisson qu'avec le charbon de bois. Cela nous évite la coupe du bois, ça nous évite la déforestation. Cela nous permet d'atteindre notre objectif de faire de la commune de Ross-Béthio, une commune verte.' Au sommet Africités, Ross Béthio cherche des partenaires pour doper sa riziculture https://t.co/ufT81UP7kO- A.P.S (Sénégal) (@APS_Officiel) 1 Décembre 2015 Des panneaux solaires pour remédier aux délestages De nombreuses villes africaines sont confrontées à des problèmes de délestage, des coupures momentanées de l'approvisionnement électrique. Mais des solutions sont mises en avant, notamment les panneaux solaires. Leur usage se démocratise, comme le confirme Vincent Kitio, Chef du service énergie urbaine, à l'agence ONU-Habitat. 'J'étais très surpris d'aller dans un village dans une ville secondaire du Burkina-Faso et trouver des boutiques qui vendent des panneaux solaires. Il s'agit de panneaux solaires qui viennent de la Chine, et qui sont vendus dans des boutiques. Cela veut dire que de plus en plus, nous nous trouvons dans une période de transition énergétique parce que le coût est abordable, il y a de la demande et donc les gens ont recours à ces technologies.' Réinventer les villes dans une perspective de développement durable, c'est un des intérêts de ce sommet 'Africités' qui se déroule tous les trois ans, à l'initiative de l'organisation Cités et gouvernements locaux unis d'Afrique. A l'issue de cette 7ème édition, à Johannesburg, les participants se sont donnés rendez-vous en 2018 à Brazzaville. Pour aller plus loin > 'La voix des maires africains à la COP21', communiqué d'Africités, à lire ici. > 'COP21 : qu'attendons-nous pour agir contre le dérèglement climatique ?', dossier de Jeune Afrique, à lire ici > 'En Afrique du Sud, une petite révolution écologique fait doucement son chemin, article du Monde, à lire ici. > 'Afrique du Sud : les bus de Johannesburg vont passer au gaz naturel', article du site Gaz-mobilite, à lire ici.
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Barack Obama se montre optimiste quant à un accord sur le climat, à l'issue de la conférence de Paris. La lutte contre le réchauffement de la planète, qui est désormais un 'impératif et de sécurité', a déclaré le Président américain ce mardi, mais les objectifs pourront évoluer. 'Si nous procédons à ces révisions régulières', affirme Barack Obama, 'je crois qu'en envoyant ce signal aux chercheurs, aux scientifiques, aux investisseurs, aux entrepreneurs, et aux fonds d'investissement, nous allons commencer à atteindre ces objectifs plus vite que nous ne l'avions imaginé. et nous pourrons être encore plus ambitieux'. Sur la Syrie, en revanche, Barack Obama n'attend pas de revirement stratégique de la part de la Russie. Mais il espère que le processus de Vienne permettra de s'acheminer vers une issue politique. 'Je ne pense pas que nous devrions avoir la moindre illusion sur le fait que la Russie ne frappe que des cibles du groupe Etat Islamique', poursuit-il. 'Ce n'est pas le cas, ça ne l'a jamais été, et cela ne risque pas de l'être dans les semaines à venir. Ce qui peut arriver, en revanche, c'est que si le processus politique, que John Kerry a si méticuleusement tissé de concert avec le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, marche à Vienne, il sera possible de voir émerger des poches de cessez-le-feu en Syrie et aux alentours'. Des négociations qui avancent avec constance, a souligné Barack Obama, qui espère voir Moscou prendre conscience de la 'nécessité' de rejoindre la position de la coalition sur ce conflit.
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Ils ont rendez-vous avec l'Histoire. Les dirigeants du monde se retrouvent ce matin à Paris pour le sommet COP21. Une conférence exceptionnelle de par son ampleur et de par son objectif : limiter le réchauffement climatique mondial. Les participants sont-ils prêts à mettre enfin un terme à l'influence des lobbys industriels et trouver une bonne fois pour toutes un accord limitant à moins de deux degrés la hausse des températures ? L'échec de Copenhague, il y a six ans, plane comme une ombre sur la conférence de Paris et la pression n'en est que plus forte sur ses milliers de participants, hauts-responsables, ONG, experts. Grégoire Lory, envoyé à Paris : 'Les négociations techniques ont débuté avec un peu d'avance par rapport au programme initial : il s'agit de se donner plus de temps et les moyens pour parvenir à un accord dans les délais fixés par les Nations Unies. Les 195 pays présents à Paris ont en effet jusqu'au 11 décembre'.
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L'ONG Greenpeace a le statut d'observateur à la COP21. Autrement dit, elle pourra intervenir ponctuellement en session plénière ou encore soumettre des propositions écrites aux pays pendant les négociations. Elle souhaite que le futur accord de Paris marque la fin de l'ère des énergies fossiles, pétrole, gaz et charbon, qu'elle qualifie d'énergies 'sales'. 'Il est assez remarquable que plus de 180 pays aient élaboré un plan national d'action, note le chef des politiques climatiques internationales de Greenpeace, Martin Kaiser. Cela ne s'est jamais produit auparavant. Ainsi, le changement climatique est devenu une réalité dans de nombreux pays et les citoyens de ces pays attendent de leurs gouvernements qu'ils agissent. Mais c'est très lent parce que les industries fossiles font en sorte de ralentir les politiques domestiques.' 'll sera très important d'écouter le président indien Modi et le roi d'Arabie saoudite pour voir s'ils sont prêts ou non à transformer leur secteur énergétique, poursuit-il. Parce que ces pays sont très dépendants à la fois du charbon et du pétrole, et c'est une transition majeure des fossiles vers les énergies renouvelables qui les attend. Je suis plutôt prudent quant au fait que cette conférence lance le signal fort dont le secteur privé a besoin pour suivre ce chemin. Concernant les chances de réussite de la COP21, je dirais que c'est du 50-50.' Pour illustrer l'objectif 100% d'énergies renouvelables qu'elle a fixé, Greenpeace a installé une montgolfière devant la tour Eiffel.
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Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans toute l'Europe au premier jour de la COP21, aux sons de 'Il n'y a pas de planète B', 'C'est maintenant qu'il faut agir' ou encore 'Ne jouez pas aux apprentis sorciers avec les énergies fossiles'... A Berlin (Allemagne), le défilé a traversé la ville pour se terminer Porte de Brandebourg, en discours et musique. 'Nous voulons un accord contraignant et une feuille de route claire pour combattre le dérèglement climatique', a expliqué une manifestante venue de Hambourg. A Londres (Royaume-Uni), des stars d'Hollywood et de la mode se sont jointes au cortège. A l'image de l'actrice Emma Thompson, qui a espéré que 'l'élan populaire soit entendu, car ce sommet historique est d'une importance vitale', a-t-elle affirmé. A Madrid (Espagne), un militant de l'ONG Greenpeace est descendu dans la rue 'pour défendre notre planète et se battre pour que nos enfants aient un avenir meilleur. Nous avons causé trop de dégâts ces 30 dernières années et je ne sais vraiment pas si nous serons capables de nous en remettre', a-t-il déploré. Les militants de la cause environnementale ont défilé dans bien d'autres capitales européennes. Ainsi, à Athènes (Grèce). Et encore à Bruxelles (Belgique), où 4 000 personnes ont formé une chaîne humaine. Les participants voulaient initialement manifester à Paris... Certains y ont, outre le climat, protesté contre les interdictions de rassemblements, alors que des marchés de Noël sont, eux, autorisés, ont-ils observé...
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Les écologistes ont trouvé une manière originale de contourner l'interdiction de manifester en vigueur à Paris depuis les attentats du 13 novembre. Le mouvement de mobilisation citoyenne Avaaz a collecté plus de quatre tonnes de chaussures qu'il a disposé ce matin place de la République à Paris. 'C'est aussi un message d'espoir. Quand vous marchez entre les chaussures, vous pouvez voir des messages pour la prochaine génération. Des chaussures dans lesquelles poussent des plantes. Le pape a une paire de chaussures qui le représente, le Secrétaire Général Ban Ki-moon en a envoyé aussi. Donc il y a d'importantes lueurs d'espoirs dans cette installation assez sombre', estime Emma Ruby-Sachs, du mouvement Avaaz. Ce parterre symbolise la détermination des gens à être écoutés, malgré l'impossibilité de manifester. Toutes les chaussures sont orientées vers la place de la Nation, ou devait s'achever la marche. Tout au long de l'itinéraire, sur le boulevard Voltaire, des militants ont aussi formé une chaîne humaine, alors que les travaux des négociateurs de la COP21 commencent dès ce dimanche.
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A 48 heures du coup d'envoi de la COP21 à Paris, les écologistes du monde entier se mobilisent. Malgré l'interdiction de manifester en vigueur dans la capitale en française à cause de l'état d'urgence, Oxfam a organisé samedi matin cette petite mise en scène, singeant un petit-déjeuner entre les grands leaders mondiaux. Une façon de rappeler que l'avenir de la planète est entre leurs mains, et dépend de leur volonté politique. Au Japon, des centaines de personnes se sont réunies pour la parade de la Terre, pour certains déguisés en ours polaires, une espèce menacée par le changement climatique. Ici, le souvenir de la catastrophe nucléaire de Fukushima est encore bien présent. En Océanie, ils étaient des milliers à se réunir en Nouvelle-Zélande, mais aussi à Brisbane en Australie, ou la marche était ouverte par des représentants des aborigènes et des habitants des îles du Pacifique, particulièrement affectés par le changement climatique, avec la montée des eaux. L'Australie est l'un des plus gros émetteurs de gaz à effets de serre par habitant en raison de sa dépendance au charbon.
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Durant tout ce weekend, une cinquantaine de manifestations sont prévues sur la planète comme ici à Manille aux Philippines, l'archipel est l'un des plus vulnérables au réchauffement avec une montée des eaux qui pourrait lui être fatale. On marche aussi aux Pays-Bas. D'Utrecht à Paris pour un monde 'propre et juste' afin de tenir cet objectif mondial de limiter à 2 C le réchauffement de la planète, qui a déjà gagné 0,8 C depuis l'ère pré-industrielle. 'Notre gouvernement a finalement accéléré à cause d'une pression accrue notamment de la justice, mais je pense que nous devons encore passer à la vitesse supérieure et dès maintenant', explique cette Néerlandaise. COP21 sous très haute sécurité Tous les regards seront tournés vers la grande conférence de Paris qui s'ouvre lundi avec plus de 150 chefs d'États et de gouvernements attendus. La COP21 aura lieu sous sécurité très renforcée au Bourget et dans toute la France, deux semaines après les terribles attentats qui ont ému le monde entier. COP21 : "Le Monde" se mobilise pour le climat https://t.co/eQEH3HfS1v pic.twitter.com/5PSma9yJMs- Le Monde (@lemondefr) 27 Novembre 2015 Melbourne marche pour le climat, Paris se prépare à accueillir les chefs d'Etat sous ... https://t.co/YEqp3PPDJD pic.twitter.com/rAYrD93yy0- 20 Minutes (@20Minutes) 27 Novembre 2015
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En Australie, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont donné le coup d'envoi des marches pour le climat, ce vendredi à Melbourne. Des initiatives pour réclamer des actions concrètes de la part des gouvernements, à l'approche de la COP 21 qui s'ouvre ce dimanche à Paris. Près de 2 000 événements sont prévus ce week end dans le monde entier. Les manifestations initialement prévues à Paris ont été annulées, à la suite des attentats et de l'instauration de l'état d'urgence, mais certaines organisations ont appelé à braver cette interdiction. La Banque mondiale a par ailleurs décidé de faire un geste pour aider le continent africain à faire face au réchauffement climatique. L'institution va débourser 15 milliards d'euros dans cette perspective. L'objectif sera de soutenir le développement des énergies renouvelables et de lutter contre les catastrophes naturelles qui pourraient aggraver les conditions de vie des populations. 'Ce sera l'opportunité d'aller sur le chemin de la croissance', déclare Makhtar Diop, vice-président de la Banque Mondiale, en charge de l'Afrique. Une croissance 'basée sur l'agriculture intelligente, sur des paysages résistants au changement climatique, sur la gestion des forêts, sur la gestion des littoraux, et pour soutenir l'économie maritime', poursuit-il. Les mesures détaillées devraient être présentées cette semaine dans le cadre de la conférence de Paris.
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La Commission européenne a mis en place cette année la stratégie européenne pour l'Union de l'énergie : l'objectif est de faciliter le transport de l'énergie et de réduire la dépendance aux énergies fossiles. Le sommet sur le climat est un des grands rendez-vous de cette année. Miguel Arias Cañete est le commissaire européen de l'action pour le climat et de l'énergie - Marta Vivas Chamorro, Euronews : Miguel Arias Cañete, qu'attendez-vous de ce sommet ? - Miguel Arias Cañete : J'espère pouvoir aboutir à un accord fort, un protocole contraignant qui permettrait de faire face à l'un des plus grands défis de l'humanité, c'est-à-dire de freiner le réchauffement climatique, la hausse des températures ; de sorte que l'augmentation moyenne ne dépasse pas 2 degrés Celsius d'ici la fin du siècle. Parce que si nous ne faisons rien, si nous continuons à émettre tout ce que nous émettons, nous serons confrontés à des augmentations allant de 3,8 à 4,7 degrés Celsius ; et cela pourrait être dévastateur pour les écosystèmes et la biodiversité, cela pourrait accentuer les phénomènes météorologiques de façon exponentielle, avec des catastrophes dans toutes les parties du monde. - Euronews : L'Organisation météorologique mondiale relève que 2014 fut l'année la plus chaude jamais enregistrée. Comment l'Europe pourrait faire, au sommet de Paris sur le climat, pour convaincre les gros pollueurs de réduire substantiellement les émissions ? - Miguel Arias Cañete : D'abord, nous souhaitons avoir le leadership dans notre propre maison, c'est pour cela que l'Union européenne a pour objectifs ambitieux de réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre. Mais en plus, l'UE va modifier sa production d'énergie : nous avons pour but d'atteindre 27 % d'énergie renouvelable en 2030 et nous allons augmenter notre rendement énergétique, de l'ordre de 27 à 30 %, afin de consommer moins d'énergie et de produire de l'énergie plus propre, mais aussi de réduire les émissions dans tous les secteurs. - Euronews : L'accord doit-il prévoir un calendrier et des contrôles ? - Miguel Arias Cañete : Il faut que nous mettions en place un mécanisme de contrôle qui permette d'évaluer tous les cinq ans où nous en sommes, pour éventuellement se dire : 'Bon, faisons un effort supplémentaire pour qu'à la fin du siècle, on parvienne à une décarbonisation complète, limitons-les et réduisons-les à zéro et nous pourrons dire que nous avons sauvé la planète'. - Euronews : Peut-on espérer plus de budget pour le Fonds vert qui aide les pays les plus pauvres à lutter contre le changement climatique ? - Miguel Arias Cañete : L'Union européenne a contribué au Fonds vert, nous avons fourni 4,700 millions de dollars au Fonds vert, nous sommes actuellement le plus gros contributeur. Nous avons besoin que les autres pays qui se sont engagés mettent de l'argent sur la table. A partir de 2021, nous devrons élargir la base des pays donateurs. Dans le passé, on parlait des 'pays développés' mais depuis 1992, le monde a changé. A l'époque, des pays comme la Chine n'avaient pas une capacité financière suffisante alors que ce n'est plus le cas aujourd'hui. La Chine, comme de nombreux autres pays en développement ou économies émergentes, a désormais la capacité financière suffisante et pour soutenir les efforts de réduction des émissions et pour aider les pays les plus pauvres à s'adapter aux changements climatiques. - Euronews : Et maintenant, nous visons non plus une réduction de 20%, mais de 40% d'ici 2030. - Miguel Arias Cañete : Ces dernières années, la croissance économique tourne autour de 46 % alors que nous avons réduit de 23% nos émissions, en d'autres termes, nous nous développons en réduisant les émissions. Et maintenant, nous visons non plus une réduction de 20%, mais de 40% d'ici 2030. - Euronews : Ce chiffre de 40 %, selon le patronat, cette réduction est excessive, mais pour les organisations environnementales, l'objectif est insuffisant. Pensez-vous modifier ce chiffre ? - Miguel Arias Cañete : Nous avons fixé une réduction minimum de 40 % en fonction des efforts extérieurs. Et quand tout le monde n'est pas satisfait, on fait une proposition équilibrée. Les écologistes sont ambitieux, alors que parfois, les entreprises le sont moins et mettent en avant le coût technologique pour arriver au niveau souhaité. Après des efforts importants, la Commission a fait une proposition équilibrée et nous croyons que l'objectif peut être atteint en 2030. - Euronews : En ce qui concerne les émissions, je voudrais aborder l'affaire Volkswagen : où en est l'enquête de la Commission ? - Miguel Arias Cañete : La Commission est en train de réunir toutes les informations disponibles pour évaluer ce qui est arrivé et pourquoi, au niveau national, les mécanismes d'approbation ont échoué. Pour les particules NOx, le problème est la manipulation des éléments et l'altération des mesures d'émissions. Pour le CO2, c'est une question différente, mais nous voulons là-aussi disposer de toutes les informations afin de mesurer le surplus d'émissions de CO2 produit par l'ensemble des voitures Volkswagen. - Euronews : Les États membres et Volkswagen ont ils répondu à vos courriers ? - Miguel Arias Cañete : 'Certains ont répondu, nous conservons ces informations. J'ai personnellement écrit à Volkswagen. Nous avons accordé un délai de dix jours, mais il nous ont demandé plus de temps et nous attendons désormais une réponse d'ici la fin de l'année. Ils doivent évaluer précisément l'augmentation des émissions de CO2 produites par la flotte Vokswagen et si cela dépasse les niveaux autorisés, la Commission devra sanctionner. - Euronews : Si la commission a fixé un quota de 27 % d'énergies renouvelable d'ici 2030, comment atteindre cet objectif sans imposer d'obligations aux États membres ? - Miguel Arias Cañete : Dans le cadre de l'Union de l'énergie, dans le cadre de notre système de gouvernance, nous avons un rapport semestriel qui analyse la situation des pays par rapport à l'objectif communautaire que nous nous sommes fixé. La Commission met en avant les problèmes, fait des recommandations et met en place un cadre juridique pour harmoniser les énergies renouvelables au niveau européen. Il y aura d'ailleurs, l'année prochaine, une nouvelle législation importante pour faciliter le développement des énergies renouvelables. - Euronews : Quelles mesures la Commission met-elle en place pour réduire la dépendance au gaz russe ? - Miguel Arias Cañete : Pour la Commission, la sécurité de l'approvisionnement énergétique est une priorité absolue. Nous voulons donc diversifier les voix d'approvisionnement avec des pipelines provenant de toutes les directions pour ne pas avoir seulement des gazoducs qui viennent d'une seule région du monde. En ce moment, nous avons le Connecting Europe Facility, c'est-à-dire la déclaration de projet d'intérêt communautaire pour faciliter la connexion européenne en soutenant des projets dans les secteurs du gaz et de l'électricité. Il y a ainsi le pipeline de gaz Corridor Sud qui relie l'Italie et l'Azerbaïdjan. Nous pourrons ainsi avoir accès au gaz de l'Azerbaïdjan, mais nous voulons aussi promouvoir nos relations avec l'Algérie et faire le lien entre le sud de la Méditerranée et l'Europe continentale. - Euronews : Commissaire, pourquoi les factures d'électricité sont-elles si différentes selon les pays européens ? - Miguel Arias Cañete : Parce que même si nous avons beaucoup de prix régulés, les factures sont assujetties à des taxes différentes selon les États, à des coûts différents selon le réseau électrique ou selon le coût de fermeture de certaines centrales nucléaires... La Commission souhaite à la fois, construire des infrastructures pour faire circuler l'énergie et supprimer toutes les différences qu'on trouve d'une facture à l'autre pour qu'à l'avenir, les factures ne prennent en compte rien d'autre que le coût de production, le transport et la distribution. C'est comme cela que nous pourrons harmoniser notre système au sein de l'Union européenne. C'est un processus lent, il faut commencer par une harmonisation au niveau régional pour arriver ensuite au marché unique. Pour le moment, nous avons 28 marchés de l'énergie, c'est fragmenté, on ne peut pas parler d'un marché unique de l'énergie.
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Champagne et réchauffement climatique... deux domaines pas si éloignés que cela. Alors que la France s'apprête à recevoir les chefs d'états d'une centaine de pays dans le cadre de la COP 21 la conférence des Nations-Unies visant obtenir un accord pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, dans la région de Champagne on mesure bien les effets de ces changements climatiques. Ces deux dernières décennies, les gelées ont été rares et les récoltes abondantes... Mais les effets ne sont pas uniquement positifs comme le constate ce producteur : Jean-Pierre Vazart : 'La chose dont on peut être sûr c'est que la date des vendanges n'est jamais la même. Et elle peut changer beaucoup en très peu de temps. 2003 c'est l'exemple de vendanges très précoces (c'était la première fois qu'on vendangeait en août) et quelques années plus tard en 2013 on vendange en octobre. Le changement climatique, il est là on ne constate.' Pour combattre ces variations climatiques les vignerons ont adapté leur façon de travailler la vigne. Vincent Perrin, directeur général du CIVC : 'Nous avons en Champagne réduit de 50% les interventions dans la vigne. Nous avons petit à petit réussi à transformer les engrais minéraux en engrais organiques. Ces engrais minéraux étaient à fort effet de serre car ils étaient à base d'azote.' Les producteurs se tournent aussi vers d'autres cépages que ceux classiquement utilisés. Des cépages qui résistent plus à la chaleur. Et si les températures augmentent de plus de 2 C, ce sera toute la carte des vignobles qu'il faudra redessiner avec des vins beaucoup plus septentrionaux.
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La planète vient de connaître le mois d'octobre le plus chaud de son histoire. A l'approche de la COP 21, les données de la NASA publiées cette semaine montrent les températures les plus élevées jamais enregistrées pour cette période depuis 1880. En cause, les activités humaines, mais aussi le courant marin El Nino, particulièrement fort cette année. 'On a beaucoup de preuves indiquant que le climat est en train de changer', souligne Anny Cazenave, chercheur au sein du LEGOS-CNES, le laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales. 'Les températures montent, les glaces fondent, l'océan se réchauffe, la mer monte, et ces observations sont absolument sans équivoque. Le futur va vraiment dépendre de ce que nous, les humains, allons décider de faire dans les années qui viennent, et je pense que la réunion à Paris sur le climat, le COP 21, va être un événement absolument crucial'. Un record battu avec des températures supérieures d'un degré à la moyenne habituellement observée pour ce mois de l'année. Une évolution qui semble inexorable, sauf à prendre enfin les décisions pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. 'Le principal problème réside dans l'inertie et le lobbying que l'on observe dans l'industrie traditionnelle de l'énergie', note Vladimir Chuprov, responsable du programme énergétique en Russie au sein de Greenpeace. 'Bien sûr, ils ne veulent pas partager les bénéfices générés, et veulent maintenir le statu quo. Evidemment, ni les énergies renouvelables ni les technologies à économie d'énergie n'ont de chance de se faire une place dans un futur proche'. Faute de changement de cap, les phénomènes météorologiques extrêmes devraient s'intensifier. Des pluies diluviennes aux vagues de sécheresse inédites qui devraient durement affecter les ressources agricoles.
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C'est une nouvelle alerte pour la planète : le niveau de concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère a atteint un nouveau record en 2014, selon le rapport annuel de l'Organisation météorologique mondiale. Pour les experts, les États n'ont plus le choix : ils doivent agir maintenant pour contenir la hausse des températures, en dessous du seuil fatidique des deux degrés. 'Nous avons encore une fois battu un nouveau record, souligne Michel Jarraud, le directeur de l'OMM. Au cours des 25 dernières années, entre 1990 et 2014, il y a eu une augmentation de 36 % du forçage radiatif des gaz à effet de serre.' Un message alarmiste annoncé à trois semaines de la COP21 à Paris, où les représentants de quelque 150 pays tenteront d'arracher un accord ambitieux sur le climat. Plusieurs ministres sont déjà dans la capitale française. François Hollande, lui, s'est exprimé ce lundi devant un parterre de scientifiques. Le président de la République souhaite mettre les hommes politiques devant leurs responsabiltés : 'Nous devons faire en sorte que les politiques doivent décider bien au-delà de leur mandat et bien au-delà même de leur propre vie, c'est à dire faire sorte que ceux qui ont dans leur main le sort du monde puissent imaginer qu'ils vont être jugés quand ils ne seront plus là.' À l'instar du président français, Barack Obama veut se poser en défenseur de l'environnement. Il le montre dans sa page Facebook officielle qu'il vient tout juste de créer.
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Une belle robe rouge et un doux parfum de cerise. La kriek lambic est l'un des joyaux de la gatronomie bruxelloise. Brassée selon un procédé unique et artisanal. Mais depuis 10 jours les cuves sont vides, toute la production est à l'arrêt. Un coup dur pour le patron de la Brasserie Cantillon. 'La cuve est vide', déplore Jean Van Roy, patron de la brasserie Cantillon. 'Normalement, aujourd'hui, on aurait dû brasser. Mais vu les températures, tout a été annulé.' Le responsable, c'est la météo très clémente des derniers jours. Car une fois brassée, la bière doit refroidir toute une nuit dans un bassin. Et pas question d'utiliser un système de refroidissement, ici c'est le souffle de l'air qui fait le travail, tradition oblige! 'La bière ne peut pas refroidir, tout simplement parce qu'on a des nuits beaucoup trop chaudes', explique Jean Van Roy. 'Donc la masse de liquide, arrive ici à 85-90 degrés et doit atteindre 18 à 20 degrés avec des nuits de 15 à 16 degrés, c'est strictement impossible.' Le week-end dernier, la Belgique a connu la nuit la plus chaude jamais enregistrée pour un mois de novembre. Depuis la création de la brasserie, il y a plus d'un siècle, le réchauffement climatique a provoqué une profonde modification de la production. 'Mon grand-père débutait de brasser à la mi-octobre pour terminer aux Saintes-Glaces, début mai', se souvient Jean Van Roy. 'Aujourd'hui, on commence la plupart du temps fin octobre, si tout va bien, voire début novembre, pour terminer fin mars, début avril.' A l'approche de la conférence internationale sur le climat, COP21, ce brasseur espère que son problème va permettre de réveiller les consciences.
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'La machine s'emballe à un rythme effrayant', c'est le cri d'alarme de l'Organisation météorologique mondiale. Selon l'agence de l'ONU le niveau de concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère a atteint un nouveau record en 2014. L'augmentation notamment de la concentration de CO2, le dioxyde de carbone, aura des conséquences: des températures globales plus élevées, et plus de phénomènes météorologiques extrêmes. Des chiffres publiés à trois semaines de la COP21 à Paris, et alors qu'une soixantaine de ministres se retrouvent déjà dans la capitale française pour dégrossir les dossiers. Si rien n'est fait, le niveau des mers pourrait partiellement engloutir des villes comme Shanghai, Bombay et Hong Kong. Le réchauffement climatique poussera 100 millions de personnes supplémentaires vivant dans l'extrême pauvreté d'ici à 2030. Dernier exemple frappant du réchauffement de la planète, la Mer de Glace, le plus grand glacier français, sur le Mont-Blanc, a perdu plus de trois mètres d'épaisseur lors de l'année écoulée, soit trois fois plus que lors d'une année ordinaire.

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