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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a repris la tête du parti de la Justice et du Développement, l'AKP. C'est une des conséquences de la révision constitutionnelle adoptée mi-avril. Délégués et militants étaient réunis en congrès ce dimanche pour l'occasion dans un stade d'Ankara. Erdogan, seul candidat, était certain d'être élu à la tête de la formation qu'il a cofondé et dirigé entre 2003 et 2014. Face à un public enthousiate, il a mis en garde ses adversaires. 'Ceux qui utilisent les organisations terroristes comme un bâton pour nous domestiquer, apprendront bientôt qu'ils font fausse route. Nous serions heureux de résoudre nos problèmes avec nos alliés, nos amis. Mais lorsque cette occasion aura disparu, nous ne resterons pas sans rien faire', a t-il dit. L'AKP domine depuis quinze ans la vie politique turque. En tant que chef du parti, Erdogan entend mettre fin aux rivalités internes et préparer les prochaines élections dans deux ans.
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Recep Tayyip Erdogan est redevenu ce dimanche le leader de l'AKP, le parti de la Justice et du Développement. C'est la première conséquence de la récente révision constitutionnelle, qui élargit les prérogatives du président turc. Erdogan avait dirigé le parti islamo-conservateur de 2001 à 2014. Il était le seul candidat à la succession du Premier ministre Binal Yidirim, qui était à la tête de l'AKP depuis l'an passé. 'Nous avons été séparés, mais aujourd'hui, nous sommes à nouveau réunis', a lancé le président turc devant des milliers de partisans, réunis à l'occasion d'un congrès extraordinaire à Ankara. Erdogan pourrait entamer une restructuration du parti, afin de mettre fin aux rivalités internes et préparer les prochaines élections. L'AKP domine la scène politique turque depuis 15 ans.
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Des manifestants pro-kurdes rassemblés devant la résidence de l'ambassadeur de Turquie à Washington ont été violemment pris à partie ce mardi par des gardes du président turc Recep Tayyip Erdogan qui se trouvait dans le bâtiment. La police américaine est intervenue pour rétablir l'ordre. La rixe s'est soldée par le bilan suivant : 11 personnes plus un policier blessés, neuf personnes parmi les blessés transportées à l'hôpital.
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La visite du président turc aux Etats-Unis se déroulait au mieux, Recep Tayyip Erdogan et Donald Trump avaient même joué l'apaisement malgré leurs nombreux désaccord... Mais un incident d'une violence rare est venu ternir ce tableau. Il a eu lieu devant la résidence de l'ambassadeur turc aux Etats-Unis. Alors que deux groupes manifestaient pacifiquement, l'un favorable à Erdogan, l'autre constitué d'opposants d'origine arménienne et kurde, des violences ont éclaté. D'après ces opposants, des membres du service de sécurité du président et de l'ambassade ont chargé leur groupe, brutalisant des manifestants. Bilan : neuf blessés. La vidéo, postée sur les réseaux sociaux, donne la mesure de l'incident. Quand tu vois les gardes du corps du Président #Erdogan qui agressent les kurdes à Washington, imagine en #Turquie pic.twitter.com/LjANW8VIlZ- Emmanuel Foulon (@efoulon1) 17 mai 2017
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Le président de la République turque Recep Tayyip Erdogan était ce mercredi à Sotchi à l'invitation spéciale de son homologue russe Vladimir Poutine Cette visite suit d'un jour seulement celle d'Angela Merkel, la chancellière allemande, C'est la cinquième rencontre entre les deux hommes en neuf mois. Après de longues discussions avec Erdogan, Poutine assure que les relations avec la Turquie sont "restaurées". 'We can CHANGE our destiny' Putin meets Erdogan amid strained Turkish-Russian relations... https://t.co/NytW08RJyY- RLS RUSSIAN NEWS (@RLSRUSSIANNEWS) May 3, 2017 A l'ordre du jour, la reprise des échanges commerciaux entre les deux pays, et leur normalisation après l'incident de l'avion russe abattu par l'armée turque, mais aussi et surtout la Syrie. Le chef du MIT (services secrets turcs) avec les chefs d'état-majors turc et russe à Sotchi pendant la rencontre Erdogan-Poutine. pic.twitter.com/sJ3HAErITK- Restitutor Orientis (@RestitutorOrien) May 3, 2017 Les deux dirigeants se sont notamment mis d'accord sur le projet de mise en place de zones de "désescalade" pour "pacifier" la Syrie, obtenir un cessez-le-feu, et aboutir à terme à la paix.
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Un 1er mai sous tension en Turquie. Deux semaines après un référendum contesté renforçant les pouvoirs du président Erdogan, des accrochages ont eu lieu à Istanbul. Les autorités avaient interdit les rassemblements sur la place Taksim, lieu emblématique des mouvements de contestation. Mais environ 200 personnes ont bravé cette interdiction avant d'être dispersés par la police. Appartenant à divers groupes de gauche, les militants avaient dévoilé des banderoles portant des slogans hostile au gouvernement. Plusieurs d'entre eux ont été interpellés.
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Neuf mois après le coup d'Etat manqué en Turquie le gouvernement n'en finit plus de purger son administration. Alors que près de 125 000 fonctionnaires ont déjà été suspendus, samedi, une nouvelle liste de plus de 3900 personnes vient d'être rendue publique. Pilotes de l'armée, universitaires, magistrats, tous ont été congédiés. Le gouvernement leur reproche d'être des partisans du prédicateur Fetullah Gulen, l'ennemi juré du président Erdogan. En une journée, la Turquie interdit les émissions TV de rencontres et limoge 4 000 fonctionnaires https://t.co/2qGMshVzlS- Le Monde (@lemondefr) 29 avril 2017 Samedi, un deuxième décret est également entré en vigueur. Il interdit désormais les émissions de rencontres à la télévision. Ces émissions très populaires étaient jugées contraire à la morale islamique. Ce tour de vis islamo-conservateur a également concerné internet. Samedi, les autorités turques ont bloqué l'accès à Wikipedia, la célèbre encyclopédie en ligne. Ce blocage serait lié à des articles établissant un lien entre Ankara et des organisations extrémistes. Ces trois mesures, très décriées par l'opposition, interviennent après la victoire du président Recep Tayyip Erdogan au référendum du 16 avril qui lui a permis de renforcer ses pouvoirs. Avec Agences
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La purge n'est pas terminée en Turquie. Une importante vague d'arrestations a eu lieu ce mercredi parmi les membres des forces de police. Plus de 1000 personnes ont été arrêtées à travers le pays selon le ministre de l'Intérieur. Elles sont accusées d'appartenir au réseau du prédicateur et opposant Fethulla Gülen, et d'avoir participé ou soutenu la tentative de coup d'Etat de juillet dernier. C'est l'un des plus grands coups de filet de ces derniers mois. Depuis le putsch manqué, les autorités ont déjà mis sous les verrous plus de 40 000 personnes. Cette semaine, le Conseil de l'Europe a ouvert une procédure de suivi à l'encontre de la Turquie, évoquant 'une régression démocratique'. L'organisation s'inquiète également de la concentration des pouvoirs opérée par le président Recep Tayyip Erdogan depuis le référendum du 16 avril. Le chef de l'Etat a lui encore haussé le ton hier contre l'Europe. La Turquie est 'prête à rompre les négociations en vue de l'adhésion à l'UE si l'islamophobie et l'hostilité de certains membres persistent', a t-il dit. Les relations avec Ankara seront au menu des chefs de la diplomatie des 28, ce vendredi à Malte.
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La Turquie dans le viseur du Conseil de l'Europe. L'institution, qui siège à Strasbourg, a décidé d'ouvrir une procédure de suivi à l'encontre du pays. La résolution a été votée par l'assemblée parlementaire par 113 voix contre 45 et 12 abstentions. Celle-ci invoque la régression démocratique de la Turquie depuis le coup d'Etat manqué du 15 juillet dernier. L'Assemblée 's'inquiète que l'état d'urgence [qui a suivi le coup d'Etat manqué], serve non seulement à exclure des institutions étatiques les personnes impliquées dans le coup d'Etat, mais également à faire taire toutes les voix critiques et à générer un climat de crainte parmi les citoyens ordinaires et les universitaires, au sein des organisations non gouvernementales et des médias indépendants, au risque d'ébranler les fondations d'un Etat démocratique'. La Turquie a déjà fait l'objet d'une procédure de suivi entre 1996 et 2004. Cette mesure soumet le pays à un contrôle plus étroit du respect de ses engagements en matière de droits de l'homme, engagements auxquels il a souscrit en adhérant au Conseil de l'Europe. L'organisme comprend 47 Etats membres dont les 28 de l'Union européenne. Le ministère turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a fermement condamné cette décision. Il l'a jugée 'injuste' et a estimé qu'Ankara n'avait d'autre choix que de 'reconsidérer les termes de sa relation' avec le conseil de l'Europe. Il a ajouté que la xénophobie et de l'islamophobie 'se propageaient de façon violente' en Europe. Le Conseil de l'Europe s'inquiète également de la régression de l'Etat de droit, et de la concentration des pouvoirs opérée par Recep Tayyip Erdogan depuis le référendum du 16 avril. Le camp du président turc avait remporté le scrutin d'une courte tête avec 51,4% des voix. Ce mardi, une haute cour administrative turque a rejeté un recours du principal parti d'opposition concernant le référendum. Le CHP (pro-kurde) contestait la légalité d'une décision de dernière minute du Haut-Conseil électoral turc (YSK) de considérer comme valides les bulletins de vote non marqués du sceau officiel, affirmant qu'elle pourrait avoir favorisé la victoire du camp du oui.
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La justice grecque refuse toujours de cèder aux injonctions de Ankara. La cour a encore rejeté la demande d'extradition de trois des huit militaires turcs réclamés par leur pays. Dans les semaines à venir, elle se prononcera sur les cinq autres cas. En janvier, la cour suprême avait refusé déjà l'extradition, et Ankara avait fait appel. #Grèce: la justice refuse l'extradition des huit militaires turcs, la #Turquie furieuse https://t.co/vf5vSiHr81 #AFP pic.twitter.com/uGoSFVdPWv- AFP Athenes(@afpathenes) 26 janvier 2017 Ces hommes se sont réfugiés en Grèce après le coup d'Etat manqué de juillet, assurant que leur vie étant en danger. Ils se disent innocent des accusations lancées par la Turquie, notamment de la tentative d'assassinat du président Erdogan. Le coup d'Etat manqué a été puni par une répression féroce en Turquie. Une purge sans précédent qui a touché les militaires mais aussi les magistrats ou encore les professeurs.
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Les irrégularités constatées par les observateurs internationaux lors du référendum en Turquie inquiètent la Commission européenne. Son porte-parole demande aux autorités turques de lancer une enquête transparente après le scrutin de dimanche, favorable à un renforcement des pouvoirs du président en Turquie. 'Nous appelons les autorités turques à considérer avec attention les prochaines étapes et à chercher le consensus national le plus large possible dans le suivi du référendum', insiste Margaritis Schinas. Après ce succès électoral le président turc a aussi rapidement évoqué la possibilité de tenir un autre référendum, cette fois sur le rétablissement de la peine de mort. Pour Margaritis Schinas il s'agit d'une 'ligne rouge, mais c'est la plus rouge des lignes'. Sur le continent européen c'est en Belgique que le camp du oui a obtenu son meilleur résultat. 77% des électeurs turcs de Belgique soutiennent le principe d'un renforcement des compétences du président.
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Deux jours après le référendum en Turquie, la victoire du oui est contestée. Les observateurs de l'OSCE ont déploré un suffrage qui s'est déroulé dans des conditions 'inéquitables' et qui n'a pas été à 'hauteur des critères' européens. La camp du oui aurait bénéficié d'une couverture médiatique bien supérieure et des irrégularités, au moment du vote, ont été relevées. A Istanbul, les ONG font le même constat. 'L'élection n'était pas vraiment démocratique tout comme le dépouillement. La loi le dit clairement, les enveloppes sans le tampon du comité électoral ne sont pas valides. Le Haut-Conseil électoral a même réalisé des vidéos sur le sujet. Donc il ont pris la décision d'accepter des enveloppes sans tampon en connaissance de cause', explique Nejat Tastan, coordinateur de l'ONG AMER. Avec un peu plus de 51% des suffrages, le camp du président Erdogan l'a emporté de justesse. Le plébiscite escompté par l'AKP n'a pas eu lieu. Les grandes villes n'ont pas suivi. 'Pour la première fois depuis 1994, l'AKP perd du terrain face à l'opposition dans les villes majeures. Bien sûr, il ne s'agissait pas d'élections législatives, donc on ne peut pas vraiment dire que tel parti a gagné des votes. C'est peut-être conjonturel ou le début d'une nouvelle ère. On ne sait, ça prendra du temps pour savoir.', analyse Emre Gönen, politologue à l'Université de Bilgi. Erdogan, l'enfant de Kasimpasa, un quartier populaire d'Istanbul, maire de la ville pendant quatre ans, de 1994 à 1998, n'a pas réussi à remporter les suffrages dans la plus grande ville du pays.
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Recep Tayyip Erdogan a célébré hier devant son palais présidentiel la victoire qu'il revendique. Face à des milliers de sympathisants, il a haussé le ton face à Bruxelles qui doute de l'équité du scrutin de dimanche. 'Il y a une organisation appelée OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe). Maintenant, ils préparent un rapport à leur goût. Ils disent que les élections sont ceci, ou cela. Déjà, restez à votre place !' Au lendemain du référendum, une mission commune d'observateurs de l'OSCE et du Conseil de l'Europe a estimé que la campagne électorale s'était déroulée dans des conditions inéquitables et que le scrutin n'avait pas été à la hauteur des critères européens.
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En Turquie, la victoire du oui au référendum constitutionnel ne passe pas. Lundi soir quelques milliers d'électeurs mécontents sont descendus dans les rues comme à Besiktas, un arrondissement d'Istanbul. Dans ce quartier 82% des électeurs ont voté contre la réforme constitutionnelle proposée par le président Erdogan. Manifestation pour contester le résultat du référendum en #Turquie à #Istanbul/Kadikoy pic.twitter.com/1EBsSs74C1- Aragon (@UruzUruz) 16 avril 2017 Des manifestations ont également été observées à Ankara, la capitale, mais aussi dans plusieurs autres grandes villes du pays. Au moins 25 personnes auraient été arrêtées par la police. L'opposition s'insurge contre la décision du Haut-Conseil électoral d'avoir validés des bulletins de vote non marqués du sceau officiel des autorités électorales. Une pratique contraire aux règles habituelles. Référendum en Turquie : la géographie du vote montre un pays divisé en trois parties https://t.co/WkuKklGJFJ- Le Monde (@lemondefr) 17 avril 2017 Avec Agences
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Recep Tayyip Erdogan s'est offert un bain de foule ce lundi pour le président turc après sa victoire au référendum sur le renforcement de ses pouvoirs. Ses partisans, rassemblés en masse à Ankara pour l'accueillir à son retour d'Istanbul, ont appelé leur président à rétablir la peine de mort. Et ils ont été entendus. D'autant que le tabou sur cette question ultrasensible avait déjà été brisé par le président turc après la tentative de coup d'État de l'été dernier. 'Je l'ai toujours dit, si Dieu le veut, cette question arrivera au Parlement. Et si la peine de mort passe au Parlement, je l'approuverai. Car nous n'avons pas le pouvoir de pardonner à ceux qui ont tué nos martyrs', a dit Recep Tayyip Erdogan devant ses partisans. Dimanche soir déjà, Erdogan avait évoqué la possibilité d'organiser un nouveau référendum sur le rétablissement de la peine de mort. Cette déclaration a suscité une levée de boucliers en Europe. La peine capitale a été abolie en 2004 en Turquie dans le cadre de la candidature d'Ankara à l'entrée dans l'Union européenne. Son rétablissement marquerait la fin des négociations sur cette adhésion.
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La campagne pour le référendum en Turquie sur le renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan s'est déroulée dans des conditions inéquitables, a estimé lundi une mission commune d'observateurs de l'OSCE et du Conseil de l'Europe. 'Le référendum s'est déroulé sur un terrain inégal et les deux camps en campagne n'ont pas bénéficié des mêmes opportunités', a déclaré Cezar Florin Preda, le chef de la délégation de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). La campagne pour le référendum a été marquée par une large domination du camp du 'oui' dans l'espace public et les médias, pour la plupart acquis au président Erdogan. 'Des modifications tardives dans la procédure de comptage (des voix) ont supprimé un important garde-fou' contre les fraudes, a par ailleurs relevé Cezar Florin Preda, faisant allusion à la décision des autorités électorales d'accepter les bulletins non estampillés du sceau officiel. Les deux principaux partis de l'opposition turque, le CHP (social-démocrate) et le HDP (prokurde), ont dénoncé cette mesure prise par le Haut-Conseil électoral (YSK) de valider ces bulletins, annonçant leur intention de déposer un recours. 'Nous ne parlons pas de fraudes. Nous n'avons aucune information sur ce sujet', a souligné M. Preda, ajoutant que cela ne relevait 'pas de notre compétence'. 'Globalement, le référendum n'a pas été à la hauteur des critères du Conseil de l'Europe', a-t-il toutefois noté, avant d'ajouter que 'le cadre légal était inadéquat' s'agissant d'obtenir 'un processus véritablement démocratique'. Le responsable de l'APCE a notamment relevé le fait que le référendum avait été organisé en plein état d'urgence, en vigueur depuis un putsch avorté en juillet. Tana De Zulueta, de la délégation de l'OSCE, a déclaré que la campagne avait été 'ternie par de hauts responsables qui ont assimilé les partisans du non à des sympathisants des terroristes'. Le président Erdogan a plusieurs fois dit pendant la campagne que les partisans du 'non' au référendum faisaient le jeu des 'organisations terroristes' et des putschistes. Avec agence (AFP)
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La Turquie s'est réveillée ce lundi matin avec un président au pouvoir considérablement renforcé malgré une victoire a minima au référendum. Pourtant, dans les rues d'Istanbul notamment, pour de nombreux turcs, la pilule a du mal à passer. 'Je ne pense pas que ces résultats suffisent à donner plus de pouvoirs au président. Il ne s'agit que de résultats provisoires et il est évident qu'une très grande frange de la société turque n'accepte pas ce référendum', dit un homme. Les réactions sont quasiment identiques à Ankara. Comme l'opposition, la population crie déjà à la fraude et dénonce la victoire du 'oui' confirmée par le Haut-Conseil électoral. 'Je crois que nos voix nous ont été volées. La décision de la Commission électorale d'autoriser, à la demande du Parti de la justice et du développement (AKP), la comptabilisation de bulletins qui n'avaient pas été tamponnés par des scrutateurs est un grand scandale. Nous sommes restés silencieux face à cela. Je demande, en particulier au chef du Parti républicain du peuple (CHP), le principal parti d'opposition, de démissionner', ajoute une femme. Il y a aussi les satisfaits, ceux qui soutiennent Recep Tayyip Erdogan. 'Je ne sais pas ce que le nouveau système donnera, mais je suis heureuse parce que la personne que je soutiens est devenue le chef de l'exécutif. J'espère que ce nouveau système sera bon', dit une jeune femme. Le résultat définitif de ce référendum doit être annoncé dans 12 jours.
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La majorité de la population rurale a voté pour la réforme de la constitution voulue par le président turc Recep Tayyip Erdogan, alors que le 'non' l'a emporté dans les grandes villes comme ici, à Istanbul, où les vidéos de fraudes présumées circulent. 'Ici, vous pouvez voir la propagande derrière l'élection (...), accuse cet opposant d'Erdogan. L'agence de presse nationale Anadolu a compté 99 % des votes en 2 heures, mais les 0,1 restant prennent plus de quatre heures. Comment est-ce possible ? ' Mais rien ne semble pouvoir gâcher la fête des supporteurs du président. 'De bonnes choses vont arriver, insiste l'un de ses soutiens. Recep Tayyip Erdogan, notre président, n'est pas une mauvaise personne. Tout le monde n'est pas obligé de l'aimer. Il a néanmoins fait beaucoup de bonnes choses. Il a une vision de l'avenir. Depuis Atatürk, il n'y a pas eu de meilleur dirigeant qu'Erdogan. Que Dieu le protège.' 'Il y a beaucoup de confusion, ici à Istanbul. Le gouvernement turc revendique la victoire du oui au référendum et le principal parti d'opposition, le CHP, accuse le gouvernement de manipulation, conclut notre correspondante Senada Sokollu'.
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Les partisans du 'oui' n'ont pas attendu les résultats officiels pour célébrer la victoire. En Turquie, le 'oui' à un renforcement des pouvoirs du président Erdogan l'emporte d'une courte tête. 51% des voix, selon les dernières données. Recep Tayyip Erdogan a salué une décision historique, depuis les bureaux de l'AKP, son parti, à Istanbul. 'J'espère que le résultat du référendum sur le changement sera bon pour notre nation, notre pays, a-t-il déclaré. Une fois encore la nation a utilisé son libre arbitre et a agi en adulte et s'est rendue dans les bureaux de vote, a voté pour les changements constitutionnels que notre parlement a proposé.' Référendum en Turquie: le 'oui' remporte 51,20 % après dépouillement des bulletins de 99,99% des urnes https://t.co/EC7LbGzddT pic.twitter.com/QI8r6Dgw8K- Le Soir (@lesoir) 16 avril 2017 Là où on a voté non, c'est dans l'est, sans surprise les régions kurdes notamment, et l'ouest du pays, les zones côtières et touristiques, connues pour leur attachement à la laïcité. Le oui s'étale dans tout le centre du pays, plus rural. A Istanbul, Ankara et Izmir le 'non' l'emporte. Update 20:25 51.3% Yes 48.7%No opposed ballot boxes 97.9%#Turkeyreferendum #Referandum2017 pic.twitter.com/RGs51gdSlo- Asaad Hanna (@AsaadHannaa) April 16, 2017 Les Turcs de France ont voté oui à plus de 62%. Les électeurs étaient appelés à se prononcer lors du référendum sur une modification de la constitution. Elle est destinée à renforcer les pouvoirs du président turc. Les détracteurs de Recep Tayyip Erdogan dénoncent une dérive autoritaire. Référendum en Turquie: "Le projet de Constitution ouvre la voie à une dictature" https://t.co/xqu2VhDQCu- Mediapart Inter (@Mediapart_Inter) 16 avril 2017 L'opposition crie à la fraude, et exige un recomptage. Notamment depuis que le Conseil électoral supérieur turc a annoncé en plein référendum que les bulletins ne comportant pas le tampon officiel du bureau de vote seraient tout de même valides.
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La victoire n'est pas encore officielle, mais les partisans du président Erdogan font déjà la fête à Istanbul. Turquie : les résultats du référendum turc sont " clairs ", estime Erdogan https://t.co/7eymidslIp pic.twitter.com/3mZHhwDe0K- Monde contemporain (@mondejdlm) 16 avril 2017 Avec un peu plus de 98% des bulletins dépouillés, le oui l'emporte en Turquie. 51,3% de oui, contre 48,7% de non, c'est le résultat partiel donné vers 19h40. L'extrême est et l'extrême ouest du pays ont voté non, mais le oui s'étale dans tout le centre du pays. A Istanbul et Ankara le non l'emporte d'une courte tête. Concernant le vote à l'étranger, il est en majorité en faveur du oui, à presque 60%. Les Turcs de France ont voté oui à plus de 62%. #Turquie Moins de 3 heures avant la fin d'un #référendum historique sur le renforcement du président #Erdogan. La matinée en photos #AFP pic.twitter.com/JiHKKMqd8K- Gokan Gunes (Gokan_Gunes) 16 avril 2017 Les électeurs étaient appelés à se prononcer lors d'un référendum controversé sur une modification de la constitution. Elle est destinée à renforcer les pouvoirs du président turc. Turquie. Un référendum pour saboter la démocratie https://t.co/2tIfnWPsqI pic.twitter.com/tZctNOliKz- Courrier inter (courrierinter) 16 avril 2017 Le pouvoir exécutif sera détenu par le président, la fonction de Premier ministre sera supprimée et Recep Tayyip Erdogan pourrait rester au pouvoir au moins jusqu'en 2029. Ses détracteurs dénoncent une dérive autoritaire. A l'heure du référendum en #Turquie, retour sur la dérive autoritaire du régime de Recep Tayyip #Erdogan. #rappel https://t.co/JqFW6oUjYz pic.twitter.com/qmIsBvoPf5- Rédac France Culture (@FC_actu) 16 avril 2017 L'opposition dénonce des manipulations, et exige que soient recomptés 60% des bulletins. Le CHP conteste... 60% des résultats! Une déclaration de guerre? # Turquie- Claude Guibal (@ClaudeGuibal) 16 avril 2017 Le Conseil électoral supérieur turc a annoncé en plein référendum que les bulletins ne comportant pas le tampon officiel du bureau de vote seraient tout de même valides, suscitant la colère de l'opposition.
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Le référendum en Turquie a été marqué par la violence dans un village de la province de Diyarbakir ce matin. Dans une école qui servait de bureau de vote, deux personnes ont été tuées, et une autre blessée. Il s'agirait d'un différend familial, lié à des oppositions sur les intentions de vote. 2 personnes tuées après violences entre pro et anti réforme constitutionnelle dans un petit village de la province de #Diyarbakir #Turquie- Guillaume Perrier (@Aufildubosphore) 16 avril 2017 La région fait l'objet de toutes les attentations. Le vote des Kurdes, un cinquième de la population, représente l'une des principales incertitudes pour le président Erdogan. Conséquence des arrestations massives après le coup d'Etat manqué, le parti prokurde HDP a dû faire campagne avec ses deux coprésidents et nombre de ses élus en prison. Ils avaient été arrêtés dans le cadre d'une enquête 'antiterroriste' liée au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).
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La Turquie va t-elle décider, sous la pression de son président, de se doter d'un régime ultra-présidentiel ? C'est l'enjeu du référendum organisé ce dimanche. Recep Tayyip Erdogan a déposé son bulletin de vote ce matin. C'est lui qui est à l'origine de cette réforme constitutionnelle destinée à renforcer considérablement ses pouvoirs. Le Premier ministre Binali Yildirim a assuré après avoir voté dans la ville d'Izmir que 'le verdict du peuple serait respecté', quelle que soit l'issue du scrutin. La réforme, si elle est adoptée, confisquerait au parlement une grande partie de ses prérogatives et rendrait toute opposition au gouvernement très difficile. Pour Kemal Kiliçdaroglu, chef du CHP, le principal parti d'opposition, le système voulu par M. Erdogan serait similaire à 'un bus sans freins dont on ne connaît pas la destination'. L'opposition et les ONG n'ont cessé de dénoncer la dérive autocratique du président Erdogan, surtout depuis le putsch manqué du 15 juillet. Quelque 55,3 millions d'électeurs turcs sont attendus dans les bureaux de vote et les résultats, attendus dès ce soir, pourraient être plus serrés que prévu. A l'heure du référendum en #Turquie, retour sur la dérive autoritaire du régime de Recep Tayyip #Erdogan. #rappel https://t.co/JqFW6oUjYz pic.twitter.com/A8o30YccOg- Rédac France Culture (@FC_actu) April 16, 2017
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A la veille du référendum qui propose de confier les pleins pouvoirs au président turc, les camps du oui et du non sont au coude-à-coude, même si les partis d'opposition à Erdogan ont parfois bien du mal à faire campagne. Reportage.
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Dans quelques heures ce dimanche, les Turcs iront aux urnes pour un référendum crucial : 'Evet', 'oui', leur demande de voter le président turc, pour renforcer ses pouvoirs. Alors Recep Tayyip Erdogan jette ses dernières forces dans la bataille, lors de ses ultimes meetings. Et il s'en prend à l'Union européenne : 'Ils ont perdu leur réputation et leur crédibilité. Nous ne défendons pas la démocratie, les droits de l'Homme et les libertés parce qu'ils l'attendent de nous, nous le faisons parce que nos citoyens le méritent. Quand nous nous rapprochons de la démocratie, ils s'en éloignent.' L'avenir de la démocratie turque est en jeu, à la veille du référendum constitutionnel voulu par Erdogan. https://t.co/IfbkT5sZzE #Turquie pic.twitter.com/NhzOgxzfsJ- Le Monde (@lemondefr) 15 avril 2017 Après le coup d'Etat raté de juillet, le gouvernement veut changer la constitution. Exit le Premier ministre, ce sera le président qui aura des supers pouvoirs. Impensable pour ces partisans du 'non': 'Je suis ici pour mes enfants, pour que les valeurs de ma Turquie natale subsistent, pour une Turquie où mes enfants continuent à penser librement et où les journalistes et les professeurs ne sont pas emprisonnés.' #Turquie : avant le référendum de dimanche, le point sur le projet de réforme constitutionnelle par AFPgraphics #AFP pic.twitter.com/KLqBnMc3vc- Agence France-Presse (afpfr) 14 avril 2017 Il y a encore un grand nombre d'indécis, et les sondages donnent le oui et le non au coude à coude. Si le oui l'emporte, le président Erdogan, à la tête du pays depuis 14 ans, d'abord comme Premier ministre, pourrait rester au pouvoir jusqu'en 2029. Référendum en Turquie: "Le projet de Constitution ouvre la voie à une dictature" via Mediapart https://t.co/sFu9TnEX19- Thomas Schnee (thomaschnee) 15 avril 2017
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Les Turcs sont appelés aux urnes ce dimanche. Près de 55 millions d'électeurs vont se prononcer par référendum sur une révision de la constitution. Le texte prévoit de renforcer les compétences du président, qui rassemblerait alors l'essentiel du pouvoir exécutif, mais qui pourrait aussi se mêler au pouvoir judiciaire. Cette campagne référendaire a aussi provoqué une crise diplomatique entre Ankara et l'Union européenne. Après le refus de l'Allemagne et des Pays-Bas d'autoriser des meetings en faveur du 'oui', le président turc a évoqué des 'pratiques nazies'. Les remarques de Recep Tayyip Erdogan ont provoqué une vague d'indignation au sein de l'Union européenne. Euronews a interrogé Marc Pierini, chercheur au Carnegie Europe. Euronews: 'Les propos du président turc marquent-ils un point de non retour entre les deux partenaires ?' Marc Pierini: 'C'est un pont qui a été détruit, mais qui a été détruit au niveau personnel, c'est à dire entre le président turc et ses homologues du Conseil européen. Je ne pense pas que la relation économique, financière, investissement, technologique, éducation avec la Turquie doive en souffrir, sauf si la Turquie choisissait de se couper totalement de l'Europe. Mais ce n'est pas ce qu'elle fait. La Turquie dit soigneusement que la relation économique doit continuer. Donc en fait on arrive non pas à un point de non-retour mais à un carrefour important. C'est à dire est-ce que le projet politique de la Turquie s'alignant sur des normes européennes fait encore un sens pour le pouvoir turc? A mon avis il n'en fait plus du tout.' Euronews: 'Quelles seront les conséquences si Recep Tayyip Erdogan l'emporte lors de ce référendum?' Marc Pierini: 'Alors, première conséquence c'est: pas de conséquence. C'est à dire le président est élu au suffrage universel depuis août 2014, 52%, il reste président jusqu'à l'élection de 2019. Deuxièmement le Parlement a été élu au 1er novembre 2015. L'AKP a une majorité et il la garde. Donc du point de vue du fonctionnement de l'État il n'y pas de conséquence directe, que ce soit 'oui' ou que ce soit 'non'. Ceci étant, si c'est 'oui' on va tomber d'un système autoritaire de fait à un système autoritaire de droit, à une présidence absolue sans contre-pouvoir. Si c'est 'non' c'est un camouflet pour le président mais en même temps le président a tous les pouvoirs aujourd'hui et il a l'état d'urgence en plus'. Euronews: 'Quel est l'enjeu pour l'Union européenne au lendemain du référendum?' Marc Pierini: 'L'enjeu pour l'Union européenne c'est d'abord, avant et après le référendum, que la Turquie est un pays déstabilisé aujourd'hui, déstabilisé par un coup, un coup d'État manqué certes, mais on a bien vu que la purge a été extraordinairement large. Donc on n'est plus du tout dans la norme européenne. On y est déjà plus aujourd'hui alors forcément si le 'oui' l'emporte on y sera encore moins. Et donc je crois qu'on va tout simplement, sauf autre accident, revenir à une relation beaucoup plus simple: la modernisation de l'Union douanière, et puis après probablement la coopération anti-terroriste, la coopération sur la Syrie vu la situation nouvelle qui se présente maintenant, la continuation de l'accord sur les réfugiés et ce genre de chose.' Euronews: 'Qu'est-ce qui va advenir de la candidature d'adhésion de la Turquie au lendemain du référendum?' Marc Pierini: 'Depuis la purge extensive qui a suivi le coup d'État, l'état de droit en Turquie s'est effondré de telle façon que les critères politiques ne sont pas remplis. Donc la candidature flotte dans des eaux mortes et elle ne va pas très loin. Si on a un régime autocratique sans contre-pouvoirs qui se met en place juridiquement, la candidature est morte pour de bon. Ce qui est clair dans la situation actuelle c'est que les normes européennes, politiques surtout, sont en contradiction avec la conception du pouvoir qu'a le président turc. Et il le dit tous les jours. Et donc, ou on la déclare formellement morte ou on garde la négociation d'adhésion pour le principe en attendant des jours meilleurs'.
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Le résultat du référendum de dimanche en Turquie pourrait donner lieu au plus important tournant politique du pays depuis la fondation de la République turque en 1923. Le Président Recep Tayyip Erdogan affirme qu'une réforme est nécessaire pour éviter la formation de gouvernements de coalition trop fragiles, et donc pour apporter de la stabilité à la Turquie, en cette période où elle fait face à de nombreux problèmes sécuritaires. Mais s'il a décidé de soumettre ses propositions de réformes à la population, c'est parce que le Parlement a rejeté ses 18 amendements à la Constitution. Voici les projets d'amendements les plus controversés, ceux qui renforceraient les prérogatives du président turc, étendraient ses pouvoirs. -Disparition du poste de Premier ministre en faveur de la création d'un poste de vice-président. -Le Président deviendrait le chef du gouvernement et de l'Etat et ne serait plus obliger de couper les liens avec son parti politique. -Il pourrait promulguer des lois par décret en outrepassant le Parlement. -Un Parlement qui se voit doter de pouvoirs limités, notamment pour enquêter sur le chef de l'Etat ou le réfuter. Les partisans de la campagne du 'non' ont été pratiquement privés de couverture médiatique, du moins dans les médias publics, en raison du contrôle du gouvernement qui n'admet pas la critique. Dans tous les cas, selon certains analystes politiques, si le 'oui' l'emporte, Erdogan aura plus de pouvoirs, si le 'non' l'emporte, rien ne changera... 'Un 'non' au référendum ne modifiera pas grandement la situation, dans les circonstances actuelles, c'est-à-dire qu'on peut confortablement supposer que le Président continuera à diriger le pays comme il le fait actuellement, depuis qu'il a été élu Président', explique Ahmet Kasim Han. Le référendum a lieu moins d'un an après la tentative de coup d'Etat et dans un contexte d'attentats à la bombe orchestrés par les jihadistes d'Etat islamique et les militants kurdes. Depuis l'été dernier, Erdogan a déclaré l'Etat d'urgence et mené une purge dans les rangs de la police, de la justice, de l'armée, dans l'éducation, les médias. Plus de 134 000 personnes ont été licenciées. Plus de 48 500 arrêtés, plus de 97 000 attendent de passer devant un juge selon le site Turkeypurge. Pour Erdogan, ce référendum se résume à faire un choix simple, entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre lui : 'Alors que disent ceux qui s'opposent aux changements constitutionnels ? S'ils disent que la Turquie est mieux gouvernée de cette manière, cela signifie qu'ils défendent les coups d'Etat, les coalitions, les crises et les périodes de chaos.' Beaucoup prédisent une étroite victoire du 'oui' au référendum et donc pour Erdogan, qui a toujours eu une énorme popularité. Il n'a jamais perdu une élection depuis celle qui l'avait placé au poste de Premier ministre en 2002. Erdogan disait cette semaine que les Turcs vivant à l'étranger avaient voté en masse. Les sondeurs estiment que cela pourrait lui être bénéfique. https://t.co/cBu8BjDUvK es un sitio web establecido con el propósito de seguir de cerca la cacería de brujas masiva en Turquía. pic.twitter.com/ntkyzfkOkb- Turkey Purge Spanish (@TurkeyPurgeES) 8 avril 2017
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Nous sommes à Izmir, devant la statue d'Atatürk, le fondateur de la République de Turquie. Ces derniers mois, une ancienne chanson populaire, qui a pris racine dans la région, et dont l'origine remonte à la guerre d'indépendance, est entonnée régulièrement. Son nom 'La marche d'Izmir'. Elle se veut un hymne au sécularisme, aux libertés et au système parlementaire introduits par Atatürk. Chanter 'La Marche d'Izmir' est devenue une façon détournée d'exprimer son opposition au président Erdogan, en particulier à l'approche du référendum constitutionnel qui vise à étendre ses pouvoirs. 'Atatürk a dit : l'artiste voit en premier la lumière. Pour nous, Atatürk était aussi un artiste. Et il a vu que la lumière était née à Izmir. Tout le monde comprend ce que nous voulons exprimer dans cette chanson'', explique le chanteur Ersin Kuskanat. Ce restaurant est fréquenté également par des députés du CHP, le principal parti d'opposition en Turquie, qui croit fermement dans les valeurs et principes fondamentaux instaurés par Atatürk. 'Izmir est républicaine, laïque. C'est une ville où personne ne prête attention à votre apparence, à votre manière de vous habiller. Ici, les clients chantent la marche d'Izmir, au nom de la démocratie et de la liberté. Ils chantent ce qu'ils veulent', souligne Tacettin Bayir, député du CHP. 'La marche d'Izmir' est même devenue virale sur Internet. Le célèbre pianiste turc Fazil Say, connu pour son opposition au pouvoir en place, a publié sur son compte Instagram, trois différentes versions de cette mélodie. Il y a ceux qui jouent, qui chantent, et ceux qui manifestent ouvertement dans la rue pour dire non au projet de nouvelle Constitution du président Erdogan, qui menace selon eux la démocratie. 'La marche d'Izmir s'est transformée en protestation silencieuse, c'est une façon de montrer de quel bord politique on se situe. Elle est entonnée dans les rues, les salles de concert, les stades, des dizaines de milliers de personnes chantent cette chanson. Ce front du non n'appartient pas seulement au CHP, le Parti républicain du peuple. Tous ceux qui croient au système parlementaire, à l'indépendance de la justice, à la République fondée par Atatürk, appartiennent à ce front du non', souligne Ekrem Onal, représentant du CHP à Cesme. De notre correspondante à Izmir, Senada Sokollu : 'La marche d'Izmir est un hommage à Atatürk, le fondateur de la République qui a instauré le système parlementaire, la modernité et le sécularisme dans le pays. Pour de nombreux Turcs, le référendum menace son héritage.'
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A l'intérieur de ces gros sacs rouges, peut être la clé du référendum de dimanche en Turquie, le vote des Turcs d'Allemagne. Les 1,4 million de ressortissants turcs d'outre-Rhin ont pu voter par correspondance. Mardi leurs bulletins ont été collectés et embarqués à bord d'avions: direction Ankara. Un vote qui pourrait être crucial, les Turcs d'Allemagne étant lors des derniers scrutins globalement très favorables au président Erdogan. 'Les parlementaires des quatre partis présents au Parlement turc vont procéder à des vérifications comme ça il n'y aura pas de doute que tout a été correctement mené', explique Mustafa Celik, consul général de Turquie en Allemagne. De Berlin le vol devrait prendre la direction du Danemark et du Royaume-Uni et en ramener les bulletins de vote. Les Turcs vivant dans l'Union Européenne ont pu prendre part au référendum du 27 mars au 9 avril. Dimanche le président Erdogan était en meeting à Izmir devant des dizaines de milliers de personnes. A cinq jours du référendum sur l'extension des pouvoirs présidentiels, la campagne s'accélère encore. Les opposant et notamment le grad parti kémaliste du CHP jettent leurs dernières forces dans la bataille. Pour eux, c'est l'avenir démocratique de la Turquie qui est en jeu. 'On nous empêche de distribuer des tracts dans la plupart des lieux publics. Des jeunes et des femmes de notre mouvement ont été arrêtés. Nos drapeaux ont été déchirés.', raconte Murat Emir, député CHP. Pour l'instant difficile de s'avancer quant aux résultats du réferendum. Les instituts de sondage turcs donnent le oui et le non aux coude à coude et ce malgré une nette domination de la campagne du 'oui' dans les médias.
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Les négociations d''adhésion de la Turquie à l'Union européenne':https://ec.europa.eu/neighbourhood-enlargement/sites/near/files/near_fac... ont débuté en 2005. Mais cette candidature est actuellement au point mort. " D'un point de vue juridique la Turquie est toujours candidate, dans les faits ce n'est pas le cas ", explique le député européen allemand Alexander Lambsdorff. Il ajoute que " personne ne croit à Bruxelles et à Ankara que la Turquie rejoindra l'Union européenne ". Dans ce dossier l'eurodéputé libéral s'interroge aussi sur l'honnêteté de l'Union à propos de la candidature turque. " Nous, en tant qu'Européens, nous avons été malhonnêtes avec nos amis turcs en assurant qu'ils pourraient nous rejoindre un jour. Mais en fin de compte tout le monde savait qu'il n'y avait aucune majorité en interne pour cela ", souligne-t-il. Les dissensions se font aussi ressentir entre les institutions européennes. Le Parlement souhaite un gel des négociations. Les États membres ne veulent pas franchir cette limite. Alexander Lambsdorff les juge d'ailleurs " trop timorés, trop craintifs ". Dans ces conditions la Turquie souhaite-t-elle maintenir sa candidature ? Le président turc dit vouloir organiser un référendum sur la poursuite des discussions. L'eurodéputé rappelle " que la Turquie a emprisonné plus de journalistes que la Chine ou l'Iran. Cela en dit long sur l'état de la liberté d'expression dans ce pays ". Il estime " que la Turquie a déjà abandonné tout rapprochement avec l'Europe, ses standards, ses valeurs et sa politique "
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Le référendum de dimanche en Turquie sur l'extension des pouvoirs du président cristallise les tensions au sein de la communauté turque de Bruxelles. Les secousses liées à la tentative de coup d'État avorté en juillet dernier se font encore ressentir. La police a enregistré ces derniers mois 80 plaintes de menace de mort ou d'agression contre des membres de la communauté turque. Certains entrepreneurs ont fermé boutique car ils sont soupçonnés d'appartenir au mouvement de Fethullah Gülen, accusé par les autorités turques d'être à l'origine du putsch. Pour Kader Sevinç, la représentante du CHP, le principal parti d'opposition, il n'est pas possible de faire campagne dans ces conditions. " Aujourd'hui on constate qu'en Turquie il y a d'énormes pressions contre ceux qui font campagne pour le non. La même pression s'exerce sur les Turcs qui vivent au coeur de l'Europe ", explique-t-elle. Selon le représentant du parti au pouvoir en Turquie, l'AKP, ce référendum doit permettre de donner les rênes du pays à une seule personne, le président, et faciliter ainsi son action. " La Turquie avance de manière parallèle aux valeurs européennes ", assure Ruhi Açikgöz. Cet avis n'est pas partagé par Mustafa Kumral. Le représentant du HDP (parti pro-kurde) à Bruxelles juge que " le fossé se creuse entre les gens. Cela créera forcément de sérieux problèmes à l'avenir ". Le scrutin était ouvert jusqu'au 9 avril pour les 120 000 électeurs turcs de Belgique. Des incidents ont éclaté à la fin du mois de mars devant le consulat de Turquie à Bruxelles. Plusieurs personnes ont été blessées à l'arme blanche lors de ces échauffourées.

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