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Le président Recep Tayyip Erdogan a instauré l'état d'urgence pour trois mois en Turquie et intensifié la purge massive lancée après l'échec du coup d'Etat militaire du 15 juillet.Arrestations, suspensions, limogeages... Le coup de balai touche 55.000 personnes, notamment dans l'enseignement, la police, la justice, l'armée et les médias. Cette vigoureuse riposte suscite l'inquiétude à l'étranger sans que cela n'ébranle la détermination du chef de l'Etat turc.
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Dans ce contexte de purge à grande échelle, difficile de faire entendre des voix discordantes en Turquie. Seuls les supporters du président turc osent battre le pavé. Ils investissent chaque nuit en masse le centre des grandes villes comme à Istanbul ou à Ankara. 50,000 caught up in Turkey purge https://t.co/1pFluRLUMa- Reuters TV (@ReutersTV) 21 juillet 2016 Le chef de l'Etat turc y jouit d'un véritable culte de la personnalité. 'Quoi que dise Recep Tayyip Erdogan, nous sommes à sa disposition' affirme l'un de ses partisans. 'Les pays étrangers doivent le comprendre. Nous suivrons le chemin qu'il trace. S'il nous dit de mourir alors nous mourrons', ajoute-t-il. Propos similaires d'un autre homme qui donne un blanc-seing au gouvernement : 'il fera tout ce qu'il a à faire. Nous lui faisons confiance. Nous allons continuer à attendre ici et cette nation surmontera cela', estime-t-il. Cette démonstration d'enthousiasme, plus ou moins encadrée, est également à destination de la communauté internationale, qui s'est montrée très critique après les arrestations de masse opérées ces derniers jours. Lire aussi :==Turquie : un coup d'Etat providentiel ?== L'Allemagne ou la France (par la voix de Jean-Marc Ayrault) notamment ont appelé l'exécutif turc à respecter l'Etat de droit. Recep Tayyip Erdogan a demandé au ministre français des Affaires étrangères de 'se mêler de ses affaires'. Turquie: Erdogan demande à Jean-Marc Ayrault de 'se mêler de ses affaires' https://t.co/l6aq6vTA7S #AFP pic.twitter.com/OnTpXoSxQF- Agence France-Presse (@afpfr) 20 juillet 2016
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Cinq jours après la tentative de renversement, le président turc a déclaré ce mercredi que le coup d'Etat 'n'est peut-être pas fini'. Recep Tayyip Erdogan a annoncé la mise en place d'un état d'urgence pendant trois mois. Le chef de l'Etat a fait cette déclaration à l'issu d'un Conseil de sécurité nationale qui s'est tenu pendant près de cinq heures au palais présidentiel. La tentative de putsch, survenue dans la nuit de vendredi à samedi, a semé le chaos, notamment à Ankara où le parlement et le siège de la police ont été bombardés par les mutins. C'est le plus grave coup porté au règne de 13 ans de Recep Tayyip Erdogan. Dès vendredi soir, le président a demandé à ses partisans de descendre dans la rue pour dénoncer le soulèvement. Selon un dernier bilan officiel, les événements ont coûté la vie à 312 personnes, dont 145 civils, 60 policiers et trois soldats. 104 rebelles ont été tués. Ce mercredi, les Etats-Unis ont déclaré qu'ils soutiennent l'action de la Turquie contre le coup d'Etat avorté.
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Le coup d'État raté en Turquie n'a pas changé le pays comme attendu par ses instigateurs, mais le changement est autre, bien réel. L'occasion sans doute qu'attendait Erdogan pour purger une société entière de ses éléments hostiles. Des éléments qu'il qualifiait au lendemain des évènements de virus, dont il fallait se débarrasser. 'Nous allons continuer de nettoyer ce virus, à tous les niveaux du gouvernement. Parce que ce corps, mes frères, contient des métastases. Comme un cancer, il s'étend partout' Ainsi donc, le gouvernement a commencé par punir les 'coupables' ou désignés comme tels. Les protagonistes directs, militaires et gradés, puis les purges se sont étendues 9322 personnes sont sous le coup d'une procédure judiciaire 6319 soldats en garde à vue 950 civils arrêtés 85 généraux et amiraux sous les verrous. Mais le ménage ne s'arrête pas là. 21000 professeurs d'institutions privées se sont vu retirer leur licence 15200 employés du ministère de l'éducation sont suspendus 1577 doyens et recteurs d'université ont reçu l'ordre de démissionner 2745 membres du système judiciaire sont suspendus. Cette descente dans les milieux de l'enseignement et de la justice vise directement les membres du mouvement de Gülen, l'imam en exil aux Etats-Unis. Le mouvement est très implanté dans ces milieux-là Dans les écoles et universités qu'il contrôle, il forme des élites destinées à officier dans les administrations, judiciaires, policières ou dans l'enseignement. Outre les licenciements, tous les universitaires ont interdiction de quitter le pays jusqu'à nouvel ordre. Et ce n'est pas fini. 393 employés du ministère des Affaires sociales et de la Famille, 1500 du ministère des Finances sont suspendus. 257 employés au bureau du Premier ministre 492 membres du bureau des affaires religieuses et enfin 100 membres des renseignements. Les médias ne sont pas épargnés non plus. Les licences des télévisions et radios proches du mouvement de Gulen ont été retirées. En mars dernier, le très influent journal Zaman était placé sous tutelle de l'état après un raid dans ses locaux La cible visée à travers ces mesures spectaculaires, c'est lui. Fethullah Gülen. Autrefois allié d'Erdogan, dont il a épaulé l'ascension du parti, l'AKP, les deux hommes avaient un ennemi commun : l'armée. Mais les divergences notamment sur l'Europe les ont séparés. Exilé depuis 1999 Gülen continue de fédérer autour de son puissant mouvement Hizmet, une partie de la société turque. Pour l'autre, celle qui défend corps et âmes le président, il est l'ennemi juré, et cette purge dans ses rangs est providentielle.
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Comme elle l'avait annoncé, la Turquie a envoyé quatre dossiers à Washington pour préparer la demande d'extradition de Fethullah Gülen. Le prédicateur musulman, et ennemi juré du président turc, continue de nier toute implication dans le putsch et dans toute tentative de déstabilisation du pays. Dans un communiqué, il a demandé 'instamment au gouvernement américain de rejeter toute tentative d'abus de la procédure d'extradition pour mener une vendetta politique'. Retrouvez l'intégralité du communiqué en suivant ce lien (en anglais): Fethullah Gülen issued the following statement on Turkey's extraditio request Mark Toner, le porte-parole du département d'Etat américain a expliqué que 'le processus d'extradition ne se déclenchait pas du jour au lendemain'. 'Cela va prendre du temps. Et nous agirons en vertu des traités d'extradition', a-t-il déclaré. La Turquie presse les Etats-Unis d'extrader au plus vite l'imam septuagénaire. Face aux précautions prises par Washington, certains membres du gouvernement turc - relayés par des médias prorégime - n'ont pas hésité à accuser les Etats-Unis de soutenir le prédicateur et même d'être derrière le putsch manqué. Des accusations absurdes pour Mark Toner : 'La Turquie est l'un de nos alliés de l'Otan, avec un gouvernement élu démocratiquement. C'est une démocratie forte que nous soutenons et que nous avons soutenue pendant cette crise', a rappelé le porte-parole du département d'Etat américain. Fethullah Gülen laisse lui entendre que le gouvernement aurait pu mettre en scène cette tentative de putsch. Des allégations réfutées à leur tour par les autorités turques.
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Après les magistrats, l'armée, ce sont désormais les enseignants qui sont touchés par la purge. L'ampleur de la saignée est impressionnante: 21 000 professeurs travaillant dans le privé vont voir leurs autorisations de travail annulées. Cela se rajoute aux 1577 doyens d'universités à qui le Conseil de l'enseignement supérieur (YÖK) a exigé de démissionner et au 15 000 membres du ministère de l'Education. 15.000 enseignants et personnels du ministère de l'Education également. Au total la purge concerne pas loin de 40.000 pers déjà. #Turquie- Guillaume Perrier (@Aufildubosphore) 19 juillet 2016 #Turquie, les #purges continuent. Voyez comment #Erdogan traite la #presse (gratuit) https://t.co/fVqKdv3GBQ pic.twitter.com/wX7YAtEKxW- Spicee (@spiceemedia) 19 juillet 2016 Les médias aussi sont accusés d'avoir comploté. Les radios et télévisions jugées proches de Fethullah Gülen se sont vues retirer leur licence d'emettre, au total 24 chaînes de télévision et radios. Turquie : le général Akin Öztürk nie être le cerveau du putsch https://t.co/6vPuePjJ2P pic.twitter.com/wpBBuj34me- Zaman France (@Zaman_France) 18 juillet 2016 Vingt-six généraux et amiraux dont l'ancien chef de l'armée de l'air, Akin Özturk, sont en détention préventive et ont été inculpés pour 'tentative de renversement de l'ordre constitutionnel'. La purge en chiffres 21000 licences de professeurs annulées 15000 suspensions au ministère de l'Education 8000 agents de la police détenus ou suspendus 6000 soldat emprisonnés 1500 membres du ministère des Finances renvoyés 2745 juges renvoyés 1577 doyens appelés à démissionner
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Après les magistrats, l'armée...les purges conitnuent, s'intensifient même en Turquie. Ce sont désormais les secteurs de l'enseignement et des médias qui sont touchés. La chasse aux sympathisants de Fethullah Gulen bat son plein. D'après Reuters, 21 000 professeurs travaillant dans le privé vont voir leurs autorisations de travail annulées. Cela se rajoute aux plus de 1500 doyens d'universités à qui le Conseil de l'enseignement supérieur (YÖK) a demandé de démissionner et au 15 000 fonctionnaires du ministère de l'Education suspendus. LATEST Turkey's education ministry revokes the licences of 21,000 teachers working in private institutions, suspends 15,000 personnel.- CNN Türk ENG (@CNNTURK_ENG) 19 juillet 2016 Les médias aussi sont accusés d'avoir comploté. Les radios et télévisions jugées proches de Fethullah Gülen se sont vues retirer leur licence d'emettre. Depuis la tentative de putsch samedi, le Président Erdogan affirme que ce sont les forces favorables à Gülen, ancien allier de l'AKP devenu ennemi juré, qui en sont à l'origine. La purge en chiffres 21000 licences de professeurs annulées 15000 suspensions au ministère de l'Education 8000 agents de la police détenus ou suspendus 6000 soldat emprisonnés 1500 membres du ministère des Finances renvoyés 2745 juges renvoyés 1577 doyens appelés à démissionner
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Quatre jours après la tentative de coup d'Etat, Ankara demande officiellement l'extradition de Fethullah Gülen aux Etats-Unis. Depuis le début, le gouvernement de Recep Tayip Erdogan accuse ce prédicateur, ancien allié devenu ennemi juré du président, d'être à l'origine du putsch militaire manqué. L'homme est actuellement en exil en Pensylvanie. 'Le président et moi-même avons envoyé une demande officielle aux Etats-Unis, a déclaré le Premier ministe Binali Yildirim. Nous demandons l'extradition du chef terroriste. Le ministre de la justice a transmis nos dossiers pour lancer la démarche.' Le gouvernement turc a indiqué qu'il n'avait 'pas le moindre doute au sujet de qui a mis en oeuvre et exécuté' le coup d'état avorté. Le principal intéressé dément. 'Durant toute ma vie, j'ai été contre les coups d'état. Car j'en ai moi-même souffert à plusieurs reprises dans le passé (en 1960, 1971, 1980 et 1997). De plus, je ne connais absolument pas les personnes qui ont organisé ce putsch', s'est défendu Fethullah Gülen dans une interview. Türkiye'den Fethullah Gülen için 60 güne kadar tutuklama talebi https://t.co/cn7STaqkUd pic.twitter.com/gJldlQDO9m- CNN Türk (@cnnturk) 19 juillet 2016 Après les affrontements et les bombardements, notamment aux abords du palais présidentiel, qui ont fait trembler la Turquie dans la nuit de vendredi à samedi, le bilan officiel fait état d'au moins 308 morts. Près de 17 000 personnes ont été arrêtées, dans l'armée, la police et la magistrature. Parmi eux : l'ancien chef de l'armée de l'air Akin Oztürk, qui a nié toute implication. Ce mardi, l'état-major turc a indiqué que 'l'écrasante majorité' de l'armée n'avait 'rien à voir' avec le putsch. Le président Erdogan a par ailleurs annoncé qu'il approuverait le rétablissement de la peine de mort, si le parlement le décidait. Le parti nationaliste turc du MHP a déjà apporté son soutien à ce projet ce mardi. L'Union européenne a prévenu que cela refermerait les portes d'Ankara pour son adhésion. avec AFP
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Le rétablissement de la peine de mort de plus en plus d'actualité en Turquie. Quatre jours après le coup d'Etat manqué, la question est chaque jour plus présente. Et si la peine capitale a été abolie en 2004, le président Erdogan galvanise les foules en soutenant son retour. 'Cette question va être débattue au parlement, ces scélérats nous ont bombardés et je pense que les partis politiques sauront prendre la meilleure décision. Et s'il est décidé de rétablir la peine de mort je l'approuverai.' La peine de mort, envisagée pour les auteurs présumés du coup d'Etat, n'en déplaise à l'Union européenne qui a prévenu que cela refermerait ses portes à l'adhésion d'Ankara. Dans cette vidéosurveillance, diffusée par le gouvernement, on voit un bombardement aux abords du palais présidentiel, samedi matin. Depuis, la purge s'accélére, avec l'arrestation de près de 17 000 personnes, dans l'armée, la police et la magistrature.
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Akin Ozturk nie être l'instigateur du coup d'Etat manqué en Turquie. L'ancien chef de l'armée de l'air a comparu avec 25 autres hauts gradés devant un tribunal d'Ankara. Tous ces généraux de l'armée ont été arrêtés comme plus de 7500 personnes. Des milliers de personnes arrêtées ou limogées La purge concerne également le monde judiciaire avec près de 3000 juges et procureurs interpellés. Par ailleurs, 9000 policiers gendarmes et fonctionnaires ont été limogés. De quoi inquiéter la communauté internationale (ONU, Otan, Union européenne, Etats-Unis) qui demande au président turc 'de respecter l'Etat de droit', alors que celui-ci n'exclut pas un rétablissement de la peine de mort, abolie en 2004. Turquie. Tout faire pour éviter le retour de la peine de mort https://t.co/UHy0NqQe6N pic.twitter.com/z0vTBq7JlY- Courrier inter (@courrierinter) 18 juillet 2016 D'après un nouveau bilan officiel, le putsch manqué a fait au moins 308 morts, dont 100 putschistes. Recep Tayyip Erdogan va par ailleurs demander officiellement l'extradition de l'imam Fethullah Gülen, présenté comme le cerveau du putsch. Washington a ainsi demandé des preuves de sa culpabilité pour étudier en temps voulu une demande formelle d'extradition. Cet ancien allié du président turc, réfugié aux Etats-Unis, rejette les accusations du régime et pointe du doigt son adversaire. Fethullah Gülen parle de son côté d'un faux coup d'Etat orchestré par Recep Tayyip Erdogan pour asseoir davantage son pouvoir en Turquie. Il semble ne pas être le seul à le penser : " Erdogan a les mains libres pour instaurer un régime autoritaire en Turquie " https://t.co/YRGsqJMoFG- Le Monde (@lemondefr) 18 juillet 2016
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Alors que la communauté internationale s'inquiète de dérives autoritaires en Turquie, Binali Yildirim abat la carte de l'émotion ce lundi. Lors d'une réunion, il a répété ces mots, voix cassée entre deux sanglots : 'Mais pourquoi ils tuent des gens ?', question que lui posait son petit-fils pendant la nuit de violences. Loin de se laisser attendrir trop longtemps, le bras droit du président a intensifié les pressions pour l'extradition de Fethullah Gülen, exilé en Pensylvanie. Ankara l'accuse d'être à l'origine de la tentative de coup d'état militaire. 'Nous serions déçus que nos amis, les Etats-Unis, continuent de nous demander de présenter des preuves dans ce contexte', a déclaré Binali Yildirim. Les preuves nécessaires pour lancer un processus d'extradition ne semblent donc pas être une priorité. John Kerry, le secrétaire d'Etat américian, a pourtant rappelé que rien ne serait lancé tant que le gouvernement turc ne respectait pas les démarches officielles. Le Premier ministre turc a indiqué que cette situation autour de l'extradition pourrait altérer l'amitié entre la Turquie et les Etats-Unis. avec AFP
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Après le coup d'Etat manqué, l'heure du grand nettoyage a sonné en Turquie. Le gouvernement déblaie à tous les étages. Le président Erdogan avait prévenu : les coupables ''payeront cher leur trahison''. Vendredi soir, la situation bascule en quelques heures. Le président, via un téléphone portable, exhorte ses partisans à descendre dans la rue pour s'opposer au putsch. L'appel est entendu. Les militaires rebelles sont bloqués, désarmés, embarqués, certains même lynchés. Et la purge annoncée commence. Coupables et suspects sont arrêtés. Comment le pouvoir a-t-il pu les identifier si rapidement alors que les services de renseignement n'avaient pas anticipé ce coup d'Etat ? À ses partisans qui réclament l'exécution des putschistes, Erdogan déclare : 'Mes frères, en tant que gouvernement et en tant qu'État, nous entendons cette demande qui est la vôtre. Nous ne pouvons pas ignorer votre demande. En démocratie, la décision, c'est ce que veut le peuple.' Les putchistes paieront le prix fort. Mais qui sont-ils exactement ? Akin Ozturk, ex-commandant des forces aériennes, est soupçonné d'être le cerveau de l'opération. Il est l'un des plus hauts gradés à avoir été arrêté. Le coup de filet dans l'armée est spectaculaire : plus de 6.000 militaires sont placés sous les verrous, dont plus de cent généraux et amiraux, y compris le principal conseiller militaire du président Erdogan. Également en garde à vue pour complicité dans le coup d'Etat, le chef de la base militaire d'Incirlik, utilisée par des avions, de la coalition internationale contre l'Etat islamique. Avec cette vaste purge qui se poursuit, l'armée turque, mobilisée à la frontière syrienne et irakienne, semble affaiblie et désorganisée dans sa lutte contre les militants djihadistes et les rebelles du PKK. Mais ces arrestations ne visent pas que l'armée. Le ministère de l'Intérieur a annoncé le limogeage de 9.000 fonctionnaires, dont près de 4.500 policiers. Un gouverneur de province et 29 gouverneurs de municipalité ont été mis à pied. Plus de 750 magistrats ont été interpellés. Tous sont soupçonnés de liens avec le prédicateur Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis, et considéré par Erdogan comme étant l'instigateur du putsch. Lui a nié tout implication. Le grand ménage se poursuit en Turquie et il pourrait encore durer un certain temps.
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L'agence nationale turque de renseignement a été prise pour cible vendredi soir lors de la tentative de coup d'Etat. Des images de vidéosurveillance montrent des tirs et des explosions aux abords du siège à Ankara. Le putsch manqué a conduit à la mort de 300 personnes et l'arrestation de plus de 7.000 autres, principalement des militaires.
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Alors que 200 000 Allemands sont en vacance en Turquie, la Lufthansa et les agences de voyage Thomas Cook AG et TUI ont repris les liaisons vers le pays ce lundi, deux jours après la tentative de coup d'État. La plupart des compagnies étrangères avaient repris leurs vols dimanche. Seuls ceux entre les États-Unis et la Turquie restent suspendus par la FAA jusqu'au mois de septembre: Turkish Airlines, seule compagnie a effectuer des liaisons directes entre les deux pays, a annulé douze départs ce lundi. Dans les terminaux turcs, le trafic est donc quasiment normal ce lundi. Mais les contrôles de sécurité sont renforcés. A l'aéroport international Sabiha Gokcen d'Istanbul, les voyageurs doivent finir leur chemin à pied, car les voitures sont interdites. Un coup de Trafalgar? En plein été, c'est un nouveau calvaire que s'apprête à subir le tourisme turc, fortement diminué par les attentats qui ont frappé le pays cette année. En mai, le nombre de touristes étranger avait chuté de plus d'un tiers, soit la plus forte baisse depuis 22 ans. Les prévisions pour 2016 sont inquiétantes, tant pour le secteur du tourisme que pour l'économie turque. Le tourisme représente 6% du PIB de la sixième destination touristique mondiale. Depuis samedi, de nombreux voyageurs ont annulé leurs réservations. Attention to our passengers: https://t.co/5v5xperOKy pic.twitter.com/bs1jc6TyHo- Turkish Airlines (@TurkishAirlines) 17 juillet 2016
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Vendredi soir, la Turquie a été le théâtre d'une tentative de putsch. Bilan de ce coup d'Etat raté : 290 morts et plus de 7 000 personnes arrêtées et placées en garde à vue. La situation en Turquie suscite l'inquiétude de la communauté internationale, qui craint une dérive autoritaire du pouvoir. Comment le pays en est-il arrivé là ? Ce coup d'Etat était-il prévisible ? Qui en est le véritable instigateur ? Quelles conséquences sur l'économie turque ? Décryptage avec Ali Kazancigill, politologue franco-turc, et Frédéric Encel, maître de conférences à Sciences Po Paris. - 12h l'heure H, du lundi 18 juillet 2016, présenté par David Dauba et Anne-Sophie Balbir, sur BFM Business.
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En Turquie, trois jours après la tentative de coup d'Etat, la tension n'est pas retombée. Ce lundi matin, un homme a ouvert le feu devant le palais de justice d'Ankara où plusieurs généraux putschistes sont actuellement interrogés. Il a été tué. Plus tôt dans la matinée, des unités de la police antiterroriste ont effectué une descente à la prestigieuse académie de l'armée de l'air d'Istanbul à la recherche de mutins. Depuis vendredi soir, la purge voulue par Ankara se poursuit. Plus de 7500 suspects ont été arrêtés et placés en garde à vue. Dont plus de 6000 militaires et près de 800 magistrats. Depuis son exil aux Etats-Unis, le prédicateur musulman Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'avoir fomenté le putsch avorté a dénoncé une manipulation : 'La situation d'ensemble démontre des signes d'un coup d'Etat mis en scène ou d'un canular. Si ça avait été un vrai coup d'Etat, les principaux dirigeants politiques auraient été arrêtés mais ils n'ont pas été touchés. Ils n'ont pas été poursuivis. Des bâtiments vides ont été bombardés, les gens ont tirés sur des civils innocents, des chars ont été positionnés dans plusieurs endroits et ils n'ont rien fait. Quand vous regardez ça, vous voyez que ça n'est pas l'image d'un vrai coup d'Etat.' Le gouvernement turc a demandé à Washington son extradition. Mais le secrétaire d'Etat américain en visite à Bruxelles a déclaré qu'aucune demande n'avait été transmise par voie officielle. John Kerry a ajouté que le régime turc devrait présenter 'des preuves, pas des allégations' contre l'opposant de 75 ans qui vit reclus dans le nord-est des Etats-Unis depuis 1999. La tentative de putsch aurait coûté la vie à au moins 308 personnes et fait plus de 1400 blessés.
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6 000 suspects ont été arrêtés en Turquie à la suite du coup d'État manqué de l'armée. Les putschistes sont, pour beaucoup, de jeunes appelés qui semblent ignorer à quoi ils ont pris part. Pour Erdogan et son entourage, les responsables sont des gradés proches de Fetullah Gülen.
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Le président Recep Tayyip Erdogan a évoqué dimanche soir un possible rétablissement en Turquie de la peine capitale, officiellement abolie en 2004 dans le cadre de la candidature d'adhésion d'Ankara à l'Union européenne, afin de lutter contre le "virus" factieux.
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Le chef de la diplomatie française condamne la tentative de coup d'État en Turquie tout en mettant en garde contre une répression excessive. Selon Jean-Marc Ayrault, 'condamner le coup d'État' est la moindre des choses à faire, mais cela ne signifie pas donner 'un chèque en blanc' au président Erdogan. 'Il ne faut pas faire de purges. Il faut que l'État de droit fonctionne' a-t-il déclaré sur France 3. 'Ceux qui ont porté atteinte à la démocratie turque doivent pouvoir être poursuivis dans le cadre de l'État de droit. Ce n'est pas l'arbitraire qui doit l'emporter, c'est la démocratie qui doit sortir renforcée' De son côté, le président russe n'a exprimé aucune réserve quant à son soutien lors de la conversation téléphonique qu'il a eu avec Recep Tayyip Erdogan. Selon un communiqué du Kremlin, Vladimir Poutine 'présenté ses condoléances pour les nombreuses pertes en vies humaines (...), et a souhaité un retour rapide à l'ordre constitutionnel et à la stabilité' Après des mois de brouille, les relations entre Moscou et Ankara viennent de s'apaiser et les deux hommes ont réaffirmé leur volonté de se rencontrer.
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'Le virus factieux au sein de l'Etat turc sera éradiqué'. Propos du président Recep Tayyip Erdogan qui a profité des funérailles de certaines victimes du putsch raté à Istanbul pour lancer une nouvelle charge contre son ennemi juré, Fethullah Gülen. Il a également appelé le peuple turc à rester mobilisé dans la rue pour faire face à l'éventualité de nouveaux troubles. 'Chers frères, n'oubliez pas que nous ne cherchons pas à prendre notre revanche. Celui qui peut prendre sa revanche, c'est Dieu, a lancé le chef de l'Etat. Donc toutes ces actions entreprises par le groupe terroriste de cet homme-là ne resteront pas sans punition. Comment ? Par la volonté du peuple.' Les autorités turques vont déposer bientôt une demande aux gouvernements américain et occidentaux pour obtenir l'extradition des partisans de Fethullah Gülen. Accusé par Ankara d'avoir fomenté le coup d'Etat manqué, le prédicateur exilé aux Etats-Unis nie toute implication et suggère que le président turc lui-même pourrait en être l'instigateur. Qui est Fethullah Gülen, accusé par la Turquie d'être à l'origine du coup d'État? https://t.co/xVxLMr7sUQ pic.twitter.com/a8fv4vl7y4- la-croix.com (@LaCroix) 17 juillet 2016 Putsch raté en Turquie: qui est Fethullah Gülen, l'ennemi juré d'Erdogan? https://t.co/ArdJOCgcdL pic.twitter.com/ceyZdUmIJz- RFI (@RFI) 16 juillet 2016
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Après le putsh manqué dans la nuit de vendredi à samedi en Turquie, l'heure est à la purge dans l'armée et la justice. Quelque 6 000 personnes seraient ce dimanche en garde à vue, selon le ministre de justice. Parmi eux, environ 3000 soldats et des dizaines de généraux soupçonnés d'être impliqués dans la tentative de coup d'Etat. Certains ont été parqués dans des bus, par terre, menottés et en sous-vêtements. Le président américain Barack Obama a d'ailleurs rappelé à la Turquie le 'besoin vital' de respecter les règles de 'l'Etat de droit'. La purge ne se limite pas à l'armée. Des mandats d'arrêt ont été délivrés à l'encontre de près de 3000 juges et procureurs dans tout le pays. Plus de 500 auraient déjà été arrêtés, selon des médias turcs. Turquie : après le putsch raté, place à la purge https://t.co/JdplSDrMpE pic.twitter.com/PEOhmoIsij- L'Obs (@lobs) July 17, 2016 Tentative de putsch en Turquie : Erdogan triomphe, la purge se profile https://t.co/uUHIWgg8io- Le Parisien (@le_Parisien) July 16, 2016 Des milliers de Turcs se sont mobilisés samedi soir dans les grandes villes du pays pour manifester leur soutien au président Recep Tayyip Erdogan, dans des forêts de drapeaux rouges turcs. A Istanbul, la foule a scandé des slogans favorables au rétablissement de la peine de mort pour les putschistes. Le président a laissé entendre que ce point pourrait être débattu au Parlement.
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Recep Teyyip Erdogan reprend la main après le coup d'Etat avorté. Le président turc s'est exprimé devant des milliers de ses partisans réunis à Istanbul. Accusant le prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen d'être responsable de ces troubles, il a demandé une nouvelle fois à Washington de l'extrader, tandis que la foule réclamait l'exécution des putschistes. 'Je vous ai dit que ces gens préparaient un coup d'Etat mais vous n'avez pas écouté, a lancé le chef de l'Etat turc. Aujourd'hui, après cette tentative de coup d'Etat, je le répète. Donnez-nous cette personne en Pennsylvanie. Si nous sommes des partenaires stratégiques, si nous sommes des partenaires modèles, alors s'il vous plaît accédez à notre requête. Ma demande s'adresse aux Etats-Unis. Quel que soit le terroriste que vous nous demanderez de vous rendre, nous le ferons. Maintenant, c'est à votre tour de nous rendre cette personne qui est dans notre liste des terroristes.' Turquie : Erdogan appelle les Etats-Unis à extrader Gülen https://t.co/8I9EcYeZNW pic.twitter.com/yofd6Sxib9- Libération (@libe) 16 juillet 2016
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A Istanbul, l'heure était ce samedi à la consternation, à la colère, et aussi souvent au soulagement face à l'échec de la tentative de coup d'Etat. La métropole turque a connu dans la nuit de vendredi à samedi plusieurs heures d'affrontements d'une violence inédite dans le pays depuis plusieurs décennies. 'C'est simplement un gang de criminels, c'est tout, témoigne un homme. Tout le monde a pu voir que notre Etat et notre nation sont forts. La démocratie appartient au peuple. Nous revenons à la normale.' La police s'est employée à déplacer plusieurs véhicules abandonnées sur la chaussée pour faire obstacle aux chars. 'J'étais dehors quand j'ai entendu des coups de feu, rapporte un autre Stambouliote. Un coup d'Etat est une mauvaise chose. J'ai prié pour que Dieu empêche le succès de ce coup d'Etat. Cela pourrait nous ramener 50 ans en arrière. Est-ce que cela peut arriver ? Les gens ne laisseront pas cela se produire.' La Turquie a déjà connu 4 coups d'Etat en 1960, 1971, 1980 et 1997. 'La Turquie se réveille après une nuit de cauchemar, conclut notre correspondant Bora Bayraktar. Il y a eu des échanges de tirs d'armes lourdes en certains endroits d'Istanbul, des civils ont été tués mais cette tentative s'est achevée dans les premières heures de la matinée. On aperçoit encore des véhicules blindés et des chars abandonnés par des putshistes, désormais sous le contrôle de la police. La vie revient progressivement à la normale.'
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Après l'échec du putsch militaire qui a embrasé la Turquie, les arrestations de soldats rebelles s'enchaînent. Au moins 2800 personnes ont été arrêtées et le gouvernement de Recep Tayip Erdogan assure que la situation est désormais 'entièrement sous contrôle'. La voix du président, qui exhortait les Turcs à descendre dans les rues pour s'opposer à la rébellion, a été entendue. Soldiers surrendering on Istanbul's Bosphorus Bridge had to be protected by police pic.twitter.com/ew5wHCvDuu- euronews (@euronews) 16 juillet 2016 Alors que le Premier ministre a annoncé ce samedi l'échec de la tentative de coup d'Etat, on dénombre au moins 265 morts au total. 'Mes chers concitoyens, mon pays adoré, les évènements d'hier soir, vendredi 15 juillet, sont une tache noire pour la démocratie turque', a déclaré Binali Yildirim. C'est peu avant minuit qu'un communiqué des 'forces armées turques' avait annoncé la proclamation de la loi martiale et d'un couvre-feu dans tout le pays, dénonçant le régime autoritaire actuel. Des dizaines de milliers de personnes se sont alors déployées dans les rues, à Ankara et Istanbul, pour affronter les rebelles, allant jusqu'à grimper sur les chars pour défier les soldats. Plusieurs bombardements ont également eu lieu. Pour le moment, le bilan de ces violences s'élève au moins à 161 morts et 1440 blessés parmi les forces loyalistes. 104 tués du côté des putschistes. 'Ces lâches écoperont de la peine qu'il méritent', a martelé le chef du gouvernement. La Turquie a par ailleurs demandé à la Grèce l'extradition de huit putschistes, arrivés samedi à bord d'un hélicoptère militaire à Alexandroupoli (nord). The Latest: Some soldiers, now in custody, reportedly thought Turkey coup attempt was just an exercise. https://t.co/qX2JRAsSW1- The Associated Press (@AP) 16 juillet 2016 La situation reste tendue, le consulat français a appelé ses ressortissants à rester chez eux, en prévision de 'mouvements de foule' potentiels. Le gouvernement turc continue d'accuser le prédicateur exilé aux Etats-Unis, Fethullah Gülen, d'être derrière cette initiative sanglante. Le régime turc considère que M Gülen, ex-allié de M. Erdogan devenu son ennemi juré, est à la tête d'une 'organisation terroriste'. Ankara avait par le passé demandé à Washington de l'expulser, ce que les Américains ont toujours refusé. 'Je réfute catégoriquement ces accusations', a rétorqué l'imam Fethullah Gülen dans un communiqué. avec AFP
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La mobilisation contre les putschistes se poursuit en Turquie au lendemain du coup d'État manqué de l'armée. Une grande manifestation était organisée samedi soir sur la place Taksim. Le président Erdogan a promis qu'une purge serait faite dans l'armée. Elle pourrait s'étendre au milieu judiciaire.
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Vendredi soir, des soldats de l'armée turque ont tenté de prendre le pouvoir alors que le président Recep Tayip Erdogan était en vacances. Le putsch a finalement échoué mais plus de 265 personnes ont été tuées et 1 400 blessées. Erdogan a promis une punition exemplaire pour les putschistes.
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Après la tentative de putsch qui a plongé le pays dans le chaos et l'incertitude, le gouvernement turc a annoncé dans le courant de la matinée avoir repris la main sur le pays. Près de 1500 militaires auraient été arrêtés. Le bilan humain est lourd : 260 personnes dont plusieurs civils ont trouvé la mort dans les affrontements nocturnes. Les Etats-Unis ont proposé leur aide pour mener l'enquête. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan accuse un prédicateur exilé en Amérique.
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Deux majors, un capitaine et cinq soldats des forces armées turques ont demandé l'asile en Grèce après avoir atterri Alexandroupolis avec leur hélicoptère militaire. Ils ont été arrêtés pour entrée illégale en Grèce.
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Après l'insurrection, vient le temps de la riposte. 120 personnes liées à la tentative de déloger Erdogan et son gouvernement du pouvoir ont été arrêtées, et l'armée turque a reçu l'ordre d'abattre les avions et les hélicoptères se trouvant aux mains des militaires putschistes. 'La tentative de coup d'Etat est un acte de trahison, une rébellion, et bien sûr, ceux qui ont trahi ce pays paieront le prix fort', a déclaré l'homme fort de Turquie. 'C'est un soulèvement qui conduira à une purge au sein de l'armée turque, qui ne peut tolérer des traîtres dans ses rangs. Une réunion du Conseil militaire suprême se tiendra au début du mois d'Août. Le fait de lancer une tentative de coup d'état avant cette réunion était significative', a-t-il ajouté. Avec AFP
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Des militaires ont lancé vendredi soir une tentative de coup d'état. Pendant toute la nuit, des informations contradictoires se sont succédé. A l'appel du président Recep Tayyip Erdogan, des civils sont descendus dans la rue. Mais la situation a dégénéré. Après avoir annoncé la reprise en main de la situation, le gouvernement avance un bilan d'une soixantaine de morts, dont de nombreux civils,

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