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Les autorités turques ont convoqué le chargé d'affaires suisse à Ankara à la suite d'une manifestation à Berne. Des centaines de personnes se sont rassemblées devant le parlement dans la capitale suisse, à l'appel d'associations kurdes et de partis politiques suisses. Ils ont protesté contre le président Erdogan et appelé à voter non au référendum, qui lui offrirait des pouvoirs élargis. Rezan Zehre, un réfugié politique kurde, vivant en Suisse depuis 20 ans, raconte sa 'peur d'aller en Turquie : on a peur rien qu'en arrivant en Turquie, à l'aéroport... avec les fausses accusations, d'être arrêté ou interpellé par les forces de sécurité turques.' Des membres du PKK ( le Parti des travailleurs du Kurdistan), déclaré hors-la-loi auraient participé au rassemblement. Mais ce qui a provoqué la fureur d'Ankara c'est une banderole montrant Erdogan, un pistolet sur la tempe, avec l'inscription 'Tuez Erdogan'. 'Des organisations terroristes ont brandi une photo de moi avec un pistolet sur la tempe, à l'extérieur du parlement suisse . Y aurait-il une tel état d'esprit ? Est-il possible qu'on se comporte de cette façon ? Dans un pays comme la Suisse.' s'est indigné le président turc. Erdogan a déjà menacé de reconsidérer tous les liens qu'entretient la Turquie avec l'Europe. Il vient également de déclarer qu'il envisageait un second référendum sur la poursuite ou non des négociations d'adhésion à l'UE. Ankara accuse certains pays européens, notamment l'Allemagne et les Pays-Bas, d'autoriser des manifestation en faveur du "non" au référendum et d'interdire toutes celles prônant le "oui". Avec agences
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Lors d'une interview pour la version turque de CNN, le président turc a annoncé qu'il entendait 'passer en revue' toutes les relations qu'il entretient avec l'UE et notamment l'accord migratoire, même s'il compte préserver les liens économiques. 'Nous pouvons poursuivre nos relations économiques avec l'Union européenne, mais nous devrons peut-être revoir nos liens politiques et administratifs', a déclaré Recep Tayyip Erdogan. '_Nous allons passer en revue tout de A à Z.', a-t-il assuré. ' Des menaces_Demain, aucun Européen, ne pourra plus faire un pas en sécurité_' Une rhétorique menaçante qui intervient au lendemain de propos polémiques : 'Si vous continuez de vous comporter de cette manière, demain, aucun Européen, ne pourra plus faire un pas en sécurité. " En réponse L'UE a convoqué l'ambassadeur de Turquie pour lui demander des explications suite à cette déclaration d'Erdogan. Les relations entre Ankara et les pays de l'UE, notamment l'Allemagne et les Pays-Bas, sont houleuses depuis le refus d'autoriser des rassemblements en faveur du prochain référendum en Turquie dans ces deux pays. Des dirigeants européens qualifiés de 'nazi' et 'f_asciste' Lors de cette interview, il a également affirmé qu'il continuerait d'employer les termes 'fasciste' et 'nazi' contre des dirigeants européens tant qu'il serait qualifié de 'dictateur' par ces derniers. Référence directe à Angela Merkel qu'il a accusé le week-end dernier d'avoir 'recours à des pratiques nazis' en refusant que des manifestations en faveur de son projet de référendum se tiennent en Allemagne. Le 16 avril, les Turcs doivent se prononcer sur le renforcement des pouvoirs de leur président. Le terme 'fasciste' était lui dirigé contre les Pays-Bas qui avaient refusé de donner l'autorisation à l'avion du ministre turc des Affaires étrangères d'atterrir à Rotterdam. Mevlut Cavusoglu comptait se rendre dans la ville portuaire malgré la décision des autorités néerlandaises de ne pas l'autoriser à y faire campagne pour le référendum. Le maire de Rotterdam avait cependant assuré que le ministre turc était libre de venir dans sa ville, tant qu'il respectait la décision des autorités. Avec agences
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Bis repetita... Le président turc Recep Tayyip Erdogan a renouvelé dimanche, à l'occasion d'une réunion à Istanbul, ses attaques contre la chancelière allemande Angela Merkel. Pour la deuxième fois en dix jours, il l'a accusée d'user de sales pratiques en empêchant la tenue en Allemagne de meetings sur le référendum turc du 16 avril, destiné à renforcer son pouvoir présidentiel. 'Merkel, tu utilises actuellement des méthodes nazies, a-t-il lancé. Et contre qui ? Contre mes frères citoyens vivant en Allemagne et contre mes frères ministres.' Autre motif de mécontentement pour Erdogan, la manifestation du nouvel an kurde, qui a rassemblé samedi à Francfort (Allemagne) 30 000 personnes, au cours de laquelle ont été brandis des drapeaux du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Or, ce parti, considéré comme une organisation terroriste, y est interdit, de même d'ailleurs que dans l'ensemble de l'Union européenne. Le président Erdogan a par ailleurs de nouveau qualifié d''agent du terrorisme' le correspondant en Turquie du quotidien allemand Die Welt, Deniz Yücel, emprisonné depuis le début du mois. En Allemagne, des manifestants ont, au contraire, réclamé sa libération.
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Des ministres turcs pourraient participer à un meeting en Allemagne avant le référendum constitutionnel du 16 avril, a annoncé dimanche le porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan, Ibrahim Kalin. Voilà qui n'est pas de nature à apaiser les relations déjà extrêmement tendues entre la Turquie et l'Allemagne. Un pays où l'on observe des relents 'nazis et fascistes', avait le week-end dernier affirmé le chef de l'Etat turc. De même, la manifestation samedi, à Francfort (Allemagne), de trente mille personnes, à l'occasion du nouvel an kurde, Newroz, ne peut qu'envenimer la situation. Car elles en ont profité pour déclamer des slogans réclamant 'la liberté pour le Kurdistan', 'la démocratie en Turquie', et dénonçant le 'dictateur, le terroriste Erdogan'. De quoi alimenter les accusations du régime turc d'une 'turcophobie' se développant en Allemagne, plus généralement en Europe. Et nourrir le discours récurrent d'Erdogan. Comme vendredi, alors qu'il était en meeting à Eskisehir, à 200 km de la capitale, Ankara. 'J'en appelle à tous mes citoyens, mes frères vivant en Europe, avait-il lancé. Vous êtes chez vous dans ces lieux où vous vivez et travaillez, c'est votre nouvelle mère-patrie. Vous devez vous les approprier. Créez des entreprises. Envoyez vos enfants étudier dans les meilleurs écoles. Allez vivre dans les meilleurs endroits. Conduisez les meilleures voitures. Et ne faites pas trois, mais cinq enfants'...
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Les responsables européens dénoncent les diatribes du président turc à l'encontre de l'Allemagne et des Pays-Bas à qui il reproche d'avoir interdit des meetings électoraux à ses partisans. Le président du Conseil européen Donald Tusk exprime sa 'solidarité' et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, se dit 'scandalisé'. Jean-Claude Juncker : 'J'ai été scandalisé par ce qui a été dit par la Turquie sur les Pays-Bas, l'Allemagne et d'autres (pays). Je n'accepterai jamais cette comparaison entre les nazis et les gouvernements actuels. C'est complètement inacceptable. Celui qui fait cela prend ses distances avec l'Europe et n'essaye pas d'entrer dans l'Union européenne. Ce n'est pas l'UE qui se joint à la Turquie, c'est la Turquie qui se joint à l'UE.' Le président Erdogan dénonce un 'esprit de fascisme débridé' en Europe et son ministre des Affaires européennes, Omer Celik, souhaite un réexamen du pacte sur les migrants. Omer Celik : 'Si vous faites bien attention, l'Union européenne parle toujours de coopération dans la lutte contre le terrorisme ou face à la crise des migrants. Les autres problèmes sont mis de côté. En regardant les obligations que l'UE aurait dû remplir, je ne vois pas pourquoi la Turquie devrait maintenir l'accord sur les migrants.' Le pacte migratoire entre l'Union européenne et la Turquie a été conclu en 2016. Il a permis d'assécher le flux des migrants vers l'Europe qui avait promis, en échange et sous conditions, une aide financière, l'ouverture de nouvelles négociations d'adhésion et la levée du régime des visas.
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Les tensions restent toujours très fortes entre la Turquie et l'Union européenne. Ankara multiplie les critiques et les provocations contre plusieurs pays après l'interdiction de meetings pro-gouvernementaux . Au Parlement européen le ton monte aussi. Le président du premier groupe politique, le Parti populaire européen, estime qu'il faut réfléchir au processus d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. " Un élargissement de l'Union européenne vers la Turquie est impensable, et concrètement ce n'est pas gérable. La Turquie est sur le chemin inverse et met plus de distance avec les valeurs européennes depuis quelques semaines et quelques mois ", explique Manfred Weber. Si la Commission européenne se veut ferme elle aussi, elle préfère adopter tout de même un ton plus conciliant. Le Commissaire européen en charge de la politique de voisinage rappelle qu'il est essentiel pour chaque partie de maintenir le dialogue. " Nous devons maintenir de toute façon le contact avec un voisin qui représente 85 millions de personnes, c'est dans notre intérêt. Mais nous devons aussi dire à ce voisin, dans le cadre d'un bon voisinage, que cela suffit ", souligne Johannes Hahn. C'est en 2004 sous présidence néerlandaise que le principe des négociations d'adhésion a été acté. Or ce sont aujourd'hui les Pays-Bas qui cristallisent les critiques d'Ankara.
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Le président turc s'en prend à nouveau aux Pays-Bas pour avoir interdit à deux ministres turcs de venir participer en Hollande à un meeting pro-Erdogan. Cette fois-ci, le président Erdogan évoque la responsabilité des Pays-Bas dans le massacre de Srebrenica, un massacre que les casques bleus néerlandais n'avaient pas réussi à empêcher. Recep Tayyip Erdogan : 'Chers amis, nous connaisssons les Pays-Bas et les Néerlandais par le massacre de Srebrenica. Nous savons à quel point leur caractère et leur nature ont été entamés par les 8 000 Bosniens qui ont été massacrés.' Le président turc a également promis de 'nouvelles mesures' pour sanctionner ce qu'il qualifie de 'terrorisme d'État' de la part des Pays-Bas. Une partie de la presse et des électeurs soutient les diatribes du président. 'Les sanctions ne sont jamais suffisantes' explique un stambouliote. 'Cela a été fait contre le peuple turc, nous devons clairement montrer ce que nous ressentons.' 'Ils devraient prendre en compte les relations diplomatiques entre nos deux pays' pense un autre. 'Deux pays qui doivent se comprendre. Ce sont les citoyens turcs qui vivent aux Pays-Bas qui paient le prix de tout cela.' Des mesures de sécurité ont été mises en place autour du consulat des Pays-Bas à Istanbul. Les déclarations de Recep Tayyip Erdogan interviennent alors le président turc prépare le referendum du 16 avril où les électeurs décideront s'ils souhaitent ou non lui accorder des pouvoirs plus étendus. Selon Recep Tayyip Erdogan, 'le référendum du 16 avril sera la meilleure réponse aux ennemis de la Turquie'
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Ankara a refusé hier le retour de l'ambassadeur néerlandais et suspend les rencontres bilatérales prévues au niveau ministériel tant que des excuses n'auront pas été présentées, notamment, pour l'expulsion de deux ministres turcs la veille. Réaction hier du président turc : 'Tôt ou tard, ils paieront pour ça. Nous devons déjà en tenir compte dans nos relations diplomatiques. On ne peut pas laisser passer ça', estime Recep Tayyip Erdogan. Le chef d'État, qui vise à accroitre ses pouvoirs lors du référendum du 16 avril, tient à montrer sa détermination aux électeurs indécis de la diaspora. - gillesc : '#Erdogan pourra rester au pouvoir jusqu'en 2029 si le oui l'emporte au #referendum' #Turquie #DdS pic.twitter.com/FnJk74ujrm- LCP (LCP) 13 mars 2017 'Nous irons à la Cour européenne des droits humains. Nos ministres feront le nécessaire. Je sais déjà quelle réponse nous obtiendrons, mais nous ferons ce qui est nécessaire. Nous ferons ces démarches et ils feront ce qu'ils voudront.' Pas question pour le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, d'entamer un quelconque dialogue avec Ankara sous la menace. Le chef du gouvernement sortant se montre d'autant plus ferme qu'il briguera demain un troisième mandat. Les Pays-Bas sont le premier État membre de l'Union européenne à avoir formellement interdit les meetings du gouvernement turc à destination de la diaspora. L'Autriche envisage de faire de même. En Allemagne, ce sont aux municipalités concernées de choisir si elles veulent, ou non autoriser de tels rassemblements.
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Ankara répond avec vigueur au gouvernement néerlandais qui a refoulé en 24 heures deux ministres turcs sur son sol. Le président Recep Tayyip Erdogan s'est même fait menaçant. 'Si vous sacrifiez les relations turco-néerlandaises pour vos élections de mercredi, vous en paierez le prix' a-t-il lancé devant ses partisans. Le parti populiste anti-islam de Geert Wilders fait partie des favoris de ces élections législatives. 'Je n'ai pas besoin de dire son nom. Il y a un raciste dans ce pays. Regardez, l'Europe verse dans le racisme.' 'Une campagne pour un référendum étrangers' Les tensions entre les deux pays étaient vives depuis plusieurs jours en raison du projet de visite du ministre des affaires étrangères. La Haye a expliqué qu'elle se refuse à cautionner une campagne pour un référendum étranger, en l'occurrence en Turquie. 'Nous sommes dans une mauvaise situation avec la Turquie en ce moment, reconnaît le chef du gouvernement néerlandais Mark Rutte. Nous avons demandé au ministre de ne pas venir en raison des tensions auxquelles nous nous attendions à Rotterdam et parce que nous ne sommes pas à l'aise avec l'idée même de cette visite, une visite qu'un ministre turc rend au peuple néerlandais pour parler d'un référendum turc. En malgré tout, ils sont venus.' Finalement, le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu a pu atterrir samedi soir à Metz, dans l'est de la France. Il a participé ce dimanche à un meeting pour le parti AKP du président Erdogan.
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Un nouveau ministre turc a été refoulé des Pays-Bas samedi soir. Cette fois-ci, il s'agit de la ministre de la famille, empêchée par la police de rentrer dans le consulat turc à Rotterdam. Le consul n'a pas été non plus autorisé à sortir du bâtiment pour la rencontrer. Elle était arrivée par la route de Düsseldorf. Elle déplore l'attitude 'lamentable' dit-elle, des autorités néerlandaises. 'Nous avons été traités de manière inhumaine et irrespectueuse., a-t-elle déploré. Aux Pays-Bas, un pays libre et démocratique, nous avons connu une nuit amère. Notre chargé d'ambassade a été retenu en détention. Cinq personnes, mes propres gardes de sécurité et mes chargés d'affaires, ont été placés en garde à vue. Nous avons été conduits au commissariat à la frontière allemande.' La Haye avait fait savoir à plusieurs reprises à la ministre qu'elle n'était pas la bienvenue aux Pays-Bas. Les brigades canines sont intervenues samedi soir contre des manifestants turcs qui tentaient de pénétrer dans le consulat à Rotterdam.
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En Turquie, la colère contre les Pays-Bas ne retombe pas. Les accès à l'ambassade néerlandaise à Ankara et au consulat du royaume à Istanbul ont été bloqués. Officiellement, ces décisions ont été prises 'pour des raisons de sécurité' mais elles ressemblent fort à des mesures de rétorsion. Le ministère turc des affaires étrangères a fait savoir qu'il ne souhaite pas voir l'ambassadeur néerlandais, actuellement hors du pays, revenir en Turquie. Samedi soir à Istanbul, un millier de personnes environ étaient rassemblées devant le consulat des Pays-Bas, scandant des slogans en soutien au président Erdogan. Le drapeau néerlandais de l'édifice a été arraché par des manifestants. The latest What's going on?! https://t.co/ELTb8BFeB8 Thanks to _mp_d Philippedecamps #belga #turquie- Aurore Bukassa (@Delices) March 12, 2017 Le Premier ministre Binali Yildirim a prévenu : la Turquie répondra de manière conséquente à La Haye dont le comportement est qualifié d''inacceptable'. Le président Erdogan veut renforcer ses pouvoirs par un référendum. Il mise beaucoup sur la diaspora turque en Europe et notamment aux Pays-Bas.
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Les relations entre les Pays-Bas et la Turquie se sont aggravées samedi, après les attaques, vives, proférées par le président turc Erdogan, qualifiant de 'fasciste' le gouvernement néerlandais. Celui-ci a interdit au ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, de participer à un meeting de soutien au président Erdogan, à l'approche du référendum du 16 avril, qui doit lui accorder de très larges pouvoirs. Intervenant samedi matin dans un meeting de son parti AKP à Istanbul, le président turc avait tenu des propos très durs à l'égard du gouvernement néerlandais. 'Nous allons sans le moindre doute décider de sanctions contre les Pays-Bas, et ce, après le référendum, avait-il déclaré. Ils sont tellement lâches. Il y a des traces de nazisme chez eux, ce sont des fascistes.' 'Ces remarques sont folles, a commenté le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte. Même si je comprends sa colère, c'est disproportionné. Nous allons tout faire pour conserver avec la Turquie d'aussi bonnes relations que possible. Nous avons des liens étroits avec elle depuis des centaines d'années, et nous souhaitons que cela continue. Mais bien sûr, aujourd'hui, ce n'est pas un bon jour pour les relations entre nos deux pays.' L'Allemagne, la Suisse et l'Autriche ont également interdit de tels rassemblements. A chaque fois, en considérant qu'ils représentaient des risques pour l'ordre public.'
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Les présidents russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan ont insisté vendredi à Moscou sur la qualité de leurs relations. 'Nos deux pays ont retrouvé la voie de la coopération', a précisé le premier, en qualifiant la Turquie de 'partenaire stratégique'. La situation en Syrie a été au coeur de leurs échanges. 'Quand on lutte contre un groupe terroriste, il faut faire attention à ne pas en renforcer un autre, a déclaré le président Erdogan. Nous faisons la guerre au terrorisme depuis 35 ans, et nos ennemis s'appellent aussi bien le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et ses alliés que Daech et Al Nosra.' 'La Russie a toujours combattu toutes les formes de terrorisme, quelles que soient les idées défendues par ses promoteurs, a poursuivi le président Poutine. C'est notre position fondamentale. Elle ne changera sous aucun prétexte.' Les deux pays ont conclu des accords économiques (énergie, automobile, métallurgie...) Recep Tayyip Erdogan, gratifiant son hôte d'un 'mon ami très fidèle', a souhaité que la Russie lève complètement les sanctions prises à la suite de la destruction d'un avion militaire russe par l'aviation turque au-dessus de la Syrie en novembre 2015. Ils ont aussi signé des conventions en matière judiciaire et culturelle. 2019 sera ainsi l'année de la Russie en Turquie et l'année de la Turquie en Russie. Le président turc a aussi envisagé que le rouble ait désormais cours en Turquie et la livre turque, en Russie.
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Angela Merkel a tenté d'endiguer l'escalade diplomatique longue d'une semaine entre Berlin et Ankara devant le Bundestag ce jeudi. 'Aussi difficile que ce soit en ce moment, ça ne peut être dans notre intérêt géopolitique, en matière de politique étrangère et de sécurité, de laisser la Turquie, une partenaire au sein de l'Otan, s'éloigner plus encore', a déclaré la chancelière citée par l'AFP. Angela Merkel a également mis en garde contre l'importation des tensions en Turquie sur le sol allemand : 'Je veux m'adresser aux personnes qui ont des racines turques, qui ont la nationalité allemande ou bien qui ont vécu ici avec nous pendant de longues années. Ils sont membres de notre pays. Nous ferons tout notre possible pour nous assurer que le conflit national en Turquie ne déstabilise pas les relations à l'intérieur et entre nos communautés' a poursuivi Merkel. Face à la chancelière, des députés écologistes portaient un T-shirt en soutien à Deniz Yücel, le journaliste du quotidien allemand 'Die Welt', toujours incarcéré et accusé de terrorisme en Turquie. Berlin demande sa libération immédiate. Angela Merkel a jugé inacceptables les accusations de nazisme lancées par le président turc contre Berlin. Recep Tayyip Erdogan avait accusé Berlin d'empêcher les partisans du 'oui' de faire campagne en Allemagne pour le référendum sur l'extension des pouvoirs présidentiels, en dénonçant 'des pratiques nazies'. Depuis Hambourg ce mardi, le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu a lui aussi demandé à Berlin ne ne 'pas intervenir dans les élections turques', après l'annulation d'un autre meeting pro-Erdogan en Allemagne.
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Alors que l'Allemagne évoque 'l'amitié' entre les deux pays, le président turc Recep Tayyip Erdogan, exige de pouvoir faire campagne en Europe pour le référendum visant à accroître ses pouvoirs. Référendum auquel participera la diaspora turque. 'Ces bulletins que vous déposerez dans l'urne seront la meilleure réponse, pas seulement à l'Occident, mais au monde entier. Si Dieu le veut, le 16 avril sera le jour où tous mes citoyens, qui ont été malmenés par l'Occident et le reste du monde, pourront célébrer', a déclaré hier le président turc lors d'une interview sur la chaîne nationale TRT. Turquie : le grand pari d'Erdogan https://t.co/GLVL8Zy5E4 pic.twitter.com/bPuRkKwTzN- Le Point (@LePoint) 8 mars 2017 Le ton d'Erdogan tranche avec celui du chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, qui a évoqué hier l'amitié germano-turque avant de mettre en garde son homologue turc Mevlut Cavusoglu : 'les comparaisons avec l'époque nazie et les invectives sur la démocratie et les droits de l'homme en Allemagne sont à proscrire' Ankara avait qualifié de 'pratiques nazies' l'annulation de plusieurs meetings pro-Erdogan en Allemagne. Si la Turquie multiplie les meetings outre-Rhin, comme ce mercredi 8 mars au consulat de Turquie à Hambourg, c'est parce que pays compte près d'un million et demi d'électeurs turcs. A Hambourg, le chef de la diplomatie turque fustige Berlin https://t.co/ICrXDxyZIt- Fouad Raiden (@fouadraiden) 8 mars 2017 Recep Tayyip Erdogan s'est d'ailleurs dit prêt à y faire campagne, assurant que si Berlin l'en empêchait, il mettrait 'le monde sens dessus dessous'.
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Berlin tente de faire baisser la pression avec la Turquie, après l'annulation de trois meetings de campagne pro-Erdogan en Allemagne. Les chefs de la diplomatie allemande et turc se sont rencontrés. Germany's SigmarGabriel hopes to rebuild Turkish friendship, without Nazi comparisonshttps://t.co/DQhu18PPXr pic.twitter.com/mXIJkihyCr- DW | Europe (dw_europe) March 8, 2017 Selon Ankara, l'Allemagne tente par le biais des interdictions de favoriser le non au référendum destiné à renforcer les pouvoirs du président turc. 'Nous voulons nous entendre bien et paisiblement avec ce pays, remarque Sigmar Gabriel, chef de la diplomatie allemande, et résoudre les différends de manière démocratique, pour faire en sorte que personne ne soit traité de manière irrespectueuse et qu'ils puissent compter sur l'amitié des Allemands. Mais il y a simplement des limites à ne pas dépasser comme nous comparer avec l'Allemagne nazie.' Les tentatives d'empêcher les meetings, au prétexte d'un manque de sécurité ou d'infrastuctures inadaptées, coïncident avec la détention en Turquie du correspondant germano-turc du journal 'Die Welt'. 'Nous devons d'abord décider d'une chose : voulons-nous continuer comme 'deux nations amies' ou préférons-nous couper les liens ?, s'interroge Mevlut Cavusoglu, le chef de la diplomatie turque. Nous la Turquie, sommes favorables à la poursuite des relations amicales, mais l'Allemagne doit également se prononcer sur cette question afin que nous avançions conformément à cette décision.' Entre les deux pays une brouille n'est pas anodine, sachant que l'Allemagne accueille la plus grande communauté turque à l'étranger.
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Un nouvel épisode qui ne devrait pas améliorer les relations germano-turques. Le ministre turc des Affaires étrangères est venu critiquer l'Allemagne sur son sol, depuis le consulat à Hambourg. Mevlut Cavusoglu accuse Berlin d'ingérence avant le référendum sur le renforcement des pouvoirs du président Erdogan. 200 sympathisants militant pour le 'oui' au référendum du 16 avril étaient venus soutenir le chef de la diplomatie, qui a arrangué la foule, depuis le balcon de la représentation diplomatique : 'Vous nous empêchez de rencontrer nos citoyens turcs. Est-ce que ça correspond à de l'humanité ?' 'Non !', lui répond la foule. 'Est-ce que ça correspond à la démocratie ?' 'Non !' 'Est-ce que ça correspond aux droits de l'Homme ?' 'Non !' ' Est-ce que ça correspond au droit de se rencontrer ?' 'Non !' 'S'il vous plaît ne nous donnez pas des leçons de démocratie et de droit de l'Homme. Regardez-vous d'abord !', a lancé pour finir Devlut Cavusoglu. Quelques 250 opposants au président Erdogan ont manifesté près du consulat, aux cris de 'Erdogan dictateur'. Certains portaient des portraits de Deniz Yücel, correspondant de 'Die Welt', actuellement emprisonné en Turquie. Le journaliste turco-allemand est accusé 'd'incitation à la haine' et de 'propagande terroriste'. German Journalist beaten up with Turkey flags by Erdogan followers for holding up a #FreeDeniz-sign on #Çavusoglu's speech in #Hamburg https://t.co/H2DCrvClhO- #StopYazidiGenocide (@AdinaPetralito) March 7, 2017 L'Allemagne tente pas tous les moyens d'interdire les meetings de campagne. Le pays compte la plus grande diaspora turque du monde, avec quelques trois millions de personnes.
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Le président Recep Tayyip Erdogan a instauré l'état d'urgence pour trois mois en Turquie et intensifié la purge massive lancée après l'échec du coup d'Etat militaire du 15 juillet.Arrestations, suspensions, limogeages... Le coup de balai touche 55.000 personnes, notamment dans l'enseignement, la police, la justice, l'armée et les médias. Cette vigoureuse riposte suscite l'inquiétude à l'étranger sans que cela n'ébranle la détermination du chef de l'Etat turc.
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Dans ce contexte de purge à grande échelle, difficile de faire entendre des voix discordantes en Turquie. Seuls les supporters du président turc osent battre le pavé. Ils investissent chaque nuit en masse le centre des grandes villes comme à Istanbul ou à Ankara. 50,000 caught up in Turkey purge https://t.co/1pFluRLUMa- Reuters TV (@ReutersTV) 21 juillet 2016 Le chef de l'Etat turc y jouit d'un véritable culte de la personnalité. 'Quoi que dise Recep Tayyip Erdogan, nous sommes à sa disposition' affirme l'un de ses partisans. 'Les pays étrangers doivent le comprendre. Nous suivrons le chemin qu'il trace. S'il nous dit de mourir alors nous mourrons', ajoute-t-il. Propos similaires d'un autre homme qui donne un blanc-seing au gouvernement : 'il fera tout ce qu'il a à faire. Nous lui faisons confiance. Nous allons continuer à attendre ici et cette nation surmontera cela', estime-t-il. Cette démonstration d'enthousiasme, plus ou moins encadrée, est également à destination de la communauté internationale, qui s'est montrée très critique après les arrestations de masse opérées ces derniers jours. Lire aussi :==Turquie : un coup d'Etat providentiel ?== L'Allemagne ou la France (par la voix de Jean-Marc Ayrault) notamment ont appelé l'exécutif turc à respecter l'Etat de droit. Recep Tayyip Erdogan a demandé au ministre français des Affaires étrangères de 'se mêler de ses affaires'. Turquie: Erdogan demande à Jean-Marc Ayrault de 'se mêler de ses affaires' https://t.co/l6aq6vTA7S #AFP pic.twitter.com/OnTpXoSxQF- Agence France-Presse (@afpfr) 20 juillet 2016
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Cinq jours après la tentative de renversement, le président turc a déclaré ce mercredi que le coup d'Etat 'n'est peut-être pas fini'. Recep Tayyip Erdogan a annoncé la mise en place d'un état d'urgence pendant trois mois. Le chef de l'Etat a fait cette déclaration à l'issu d'un Conseil de sécurité nationale qui s'est tenu pendant près de cinq heures au palais présidentiel. La tentative de putsch, survenue dans la nuit de vendredi à samedi, a semé le chaos, notamment à Ankara où le parlement et le siège de la police ont été bombardés par les mutins. C'est le plus grave coup porté au règne de 13 ans de Recep Tayyip Erdogan. Dès vendredi soir, le président a demandé à ses partisans de descendre dans la rue pour dénoncer le soulèvement. Selon un dernier bilan officiel, les événements ont coûté la vie à 312 personnes, dont 145 civils, 60 policiers et trois soldats. 104 rebelles ont été tués. Ce mercredi, les Etats-Unis ont déclaré qu'ils soutiennent l'action de la Turquie contre le coup d'Etat avorté.
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Le coup d'État raté en Turquie n'a pas changé le pays comme attendu par ses instigateurs, mais le changement est autre, bien réel. L'occasion sans doute qu'attendait Erdogan pour purger une société entière de ses éléments hostiles. Des éléments qu'il qualifiait au lendemain des évènements de virus, dont il fallait se débarrasser. 'Nous allons continuer de nettoyer ce virus, à tous les niveaux du gouvernement. Parce que ce corps, mes frères, contient des métastases. Comme un cancer, il s'étend partout' Ainsi donc, le gouvernement a commencé par punir les 'coupables' ou désignés comme tels. Les protagonistes directs, militaires et gradés, puis les purges se sont étendues 9322 personnes sont sous le coup d'une procédure judiciaire 6319 soldats en garde à vue 950 civils arrêtés 85 généraux et amiraux sous les verrous. Mais le ménage ne s'arrête pas là. 21000 professeurs d'institutions privées se sont vu retirer leur licence 15200 employés du ministère de l'éducation sont suspendus 1577 doyens et recteurs d'université ont reçu l'ordre de démissionner 2745 membres du système judiciaire sont suspendus. Cette descente dans les milieux de l'enseignement et de la justice vise directement les membres du mouvement de Gülen, l'imam en exil aux Etats-Unis. Le mouvement est très implanté dans ces milieux-là Dans les écoles et universités qu'il contrôle, il forme des élites destinées à officier dans les administrations, judiciaires, policières ou dans l'enseignement. Outre les licenciements, tous les universitaires ont interdiction de quitter le pays jusqu'à nouvel ordre. Et ce n'est pas fini. 393 employés du ministère des Affaires sociales et de la Famille, 1500 du ministère des Finances sont suspendus. 257 employés au bureau du Premier ministre 492 membres du bureau des affaires religieuses et enfin 100 membres des renseignements. Les médias ne sont pas épargnés non plus. Les licences des télévisions et radios proches du mouvement de Gulen ont été retirées. En mars dernier, le très influent journal Zaman était placé sous tutelle de l'état après un raid dans ses locaux La cible visée à travers ces mesures spectaculaires, c'est lui. Fethullah Gülen. Autrefois allié d'Erdogan, dont il a épaulé l'ascension du parti, l'AKP, les deux hommes avaient un ennemi commun : l'armée. Mais les divergences notamment sur l'Europe les ont séparés. Exilé depuis 1999 Gülen continue de fédérer autour de son puissant mouvement Hizmet, une partie de la société turque. Pour l'autre, celle qui défend corps et âmes le président, il est l'ennemi juré, et cette purge dans ses rangs est providentielle.
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Comme elle l'avait annoncé, la Turquie a envoyé quatre dossiers à Washington pour préparer la demande d'extradition de Fethullah Gülen. Le prédicateur musulman, et ennemi juré du président turc, continue de nier toute implication dans le putsch et dans toute tentative de déstabilisation du pays. Dans un communiqué, il a demandé 'instamment au gouvernement américain de rejeter toute tentative d'abus de la procédure d'extradition pour mener une vendetta politique'. Retrouvez l'intégralité du communiqué en suivant ce lien (en anglais): Fethullah Gülen issued the following statement on Turkey's extraditio request Mark Toner, le porte-parole du département d'Etat américain a expliqué que 'le processus d'extradition ne se déclenchait pas du jour au lendemain'. 'Cela va prendre du temps. Et nous agirons en vertu des traités d'extradition', a-t-il déclaré. La Turquie presse les Etats-Unis d'extrader au plus vite l'imam septuagénaire. Face aux précautions prises par Washington, certains membres du gouvernement turc - relayés par des médias prorégime - n'ont pas hésité à accuser les Etats-Unis de soutenir le prédicateur et même d'être derrière le putsch manqué. Des accusations absurdes pour Mark Toner : 'La Turquie est l'un de nos alliés de l'Otan, avec un gouvernement élu démocratiquement. C'est une démocratie forte que nous soutenons et que nous avons soutenue pendant cette crise', a rappelé le porte-parole du département d'Etat américain. Fethullah Gülen laisse lui entendre que le gouvernement aurait pu mettre en scène cette tentative de putsch. Des allégations réfutées à leur tour par les autorités turques.
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Après les magistrats, l'armée, ce sont désormais les enseignants qui sont touchés par la purge. L'ampleur de la saignée est impressionnante: 21 000 professeurs travaillant dans le privé vont voir leurs autorisations de travail annulées. Cela se rajoute aux 1577 doyens d'universités à qui le Conseil de l'enseignement supérieur (YÖK) a exigé de démissionner et au 15 000 membres du ministère de l'Education. 15.000 enseignants et personnels du ministère de l'Education également. Au total la purge concerne pas loin de 40.000 pers déjà. #Turquie- Guillaume Perrier (@Aufildubosphore) 19 juillet 2016 #Turquie, les #purges continuent. Voyez comment #Erdogan traite la #presse (gratuit) https://t.co/fVqKdv3GBQ pic.twitter.com/wX7YAtEKxW- Spicee (@spiceemedia) 19 juillet 2016 Les médias aussi sont accusés d'avoir comploté. Les radios et télévisions jugées proches de Fethullah Gülen se sont vues retirer leur licence d'emettre, au total 24 chaînes de télévision et radios. Turquie : le général Akin Öztürk nie être le cerveau du putsch https://t.co/6vPuePjJ2P pic.twitter.com/wpBBuj34me- Zaman France (@Zaman_France) 18 juillet 2016 Vingt-six généraux et amiraux dont l'ancien chef de l'armée de l'air, Akin Özturk, sont en détention préventive et ont été inculpés pour 'tentative de renversement de l'ordre constitutionnel'. La purge en chiffres 21000 licences de professeurs annulées 15000 suspensions au ministère de l'Education 8000 agents de la police détenus ou suspendus 6000 soldat emprisonnés 1500 membres du ministère des Finances renvoyés 2745 juges renvoyés 1577 doyens appelés à démissionner
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Après les magistrats, l'armée...les purges conitnuent, s'intensifient même en Turquie. Ce sont désormais les secteurs de l'enseignement et des médias qui sont touchés. La chasse aux sympathisants de Fethullah Gulen bat son plein. D'après Reuters, 21 000 professeurs travaillant dans le privé vont voir leurs autorisations de travail annulées. Cela se rajoute aux plus de 1500 doyens d'universités à qui le Conseil de l'enseignement supérieur (YÖK) a demandé de démissionner et au 15 000 fonctionnaires du ministère de l'Education suspendus. LATEST Turkey's education ministry revokes the licences of 21,000 teachers working in private institutions, suspends 15,000 personnel.- CNN Türk ENG (@CNNTURK_ENG) 19 juillet 2016 Les médias aussi sont accusés d'avoir comploté. Les radios et télévisions jugées proches de Fethullah Gülen se sont vues retirer leur licence d'emettre. Depuis la tentative de putsch samedi, le Président Erdogan affirme que ce sont les forces favorables à Gülen, ancien allier de l'AKP devenu ennemi juré, qui en sont à l'origine. La purge en chiffres 21000 licences de professeurs annulées 15000 suspensions au ministère de l'Education 8000 agents de la police détenus ou suspendus 6000 soldat emprisonnés 1500 membres du ministère des Finances renvoyés 2745 juges renvoyés 1577 doyens appelés à démissionner
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Quatre jours après la tentative de coup d'Etat, Ankara demande officiellement l'extradition de Fethullah Gülen aux Etats-Unis. Depuis le début, le gouvernement de Recep Tayip Erdogan accuse ce prédicateur, ancien allié devenu ennemi juré du président, d'être à l'origine du putsch militaire manqué. L'homme est actuellement en exil en Pensylvanie. 'Le président et moi-même avons envoyé une demande officielle aux Etats-Unis, a déclaré le Premier ministe Binali Yildirim. Nous demandons l'extradition du chef terroriste. Le ministre de la justice a transmis nos dossiers pour lancer la démarche.' Le gouvernement turc a indiqué qu'il n'avait 'pas le moindre doute au sujet de qui a mis en oeuvre et exécuté' le coup d'état avorté. Le principal intéressé dément. 'Durant toute ma vie, j'ai été contre les coups d'état. Car j'en ai moi-même souffert à plusieurs reprises dans le passé (en 1960, 1971, 1980 et 1997). De plus, je ne connais absolument pas les personnes qui ont organisé ce putsch', s'est défendu Fethullah Gülen dans une interview. Türkiye'den Fethullah Gülen için 60 güne kadar tutuklama talebi https://t.co/cn7STaqkUd pic.twitter.com/gJldlQDO9m- CNN Türk (@cnnturk) 19 juillet 2016 Après les affrontements et les bombardements, notamment aux abords du palais présidentiel, qui ont fait trembler la Turquie dans la nuit de vendredi à samedi, le bilan officiel fait état d'au moins 308 morts. Près de 17 000 personnes ont été arrêtées, dans l'armée, la police et la magistrature. Parmi eux : l'ancien chef de l'armée de l'air Akin Oztürk, qui a nié toute implication. Ce mardi, l'état-major turc a indiqué que 'l'écrasante majorité' de l'armée n'avait 'rien à voir' avec le putsch. Le président Erdogan a par ailleurs annoncé qu'il approuverait le rétablissement de la peine de mort, si le parlement le décidait. Le parti nationaliste turc du MHP a déjà apporté son soutien à ce projet ce mardi. L'Union européenne a prévenu que cela refermerait les portes d'Ankara pour son adhésion. avec AFP
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Le rétablissement de la peine de mort de plus en plus d'actualité en Turquie. Quatre jours après le coup d'Etat manqué, la question est chaque jour plus présente. Et si la peine capitale a été abolie en 2004, le président Erdogan galvanise les foules en soutenant son retour. 'Cette question va être débattue au parlement, ces scélérats nous ont bombardés et je pense que les partis politiques sauront prendre la meilleure décision. Et s'il est décidé de rétablir la peine de mort je l'approuverai.' La peine de mort, envisagée pour les auteurs présumés du coup d'Etat, n'en déplaise à l'Union européenne qui a prévenu que cela refermerait ses portes à l'adhésion d'Ankara. Dans cette vidéosurveillance, diffusée par le gouvernement, on voit un bombardement aux abords du palais présidentiel, samedi matin. Depuis, la purge s'accélére, avec l'arrestation de près de 17 000 personnes, dans l'armée, la police et la magistrature.
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Akin Ozturk nie être l'instigateur du coup d'Etat manqué en Turquie. L'ancien chef de l'armée de l'air a comparu avec 25 autres hauts gradés devant un tribunal d'Ankara. Tous ces généraux de l'armée ont été arrêtés comme plus de 7500 personnes. Des milliers de personnes arrêtées ou limogées La purge concerne également le monde judiciaire avec près de 3000 juges et procureurs interpellés. Par ailleurs, 9000 policiers gendarmes et fonctionnaires ont été limogés. De quoi inquiéter la communauté internationale (ONU, Otan, Union européenne, Etats-Unis) qui demande au président turc 'de respecter l'Etat de droit', alors que celui-ci n'exclut pas un rétablissement de la peine de mort, abolie en 2004. Turquie. Tout faire pour éviter le retour de la peine de mort https://t.co/UHy0NqQe6N pic.twitter.com/z0vTBq7JlY- Courrier inter (@courrierinter) 18 juillet 2016 D'après un nouveau bilan officiel, le putsch manqué a fait au moins 308 morts, dont 100 putschistes. Recep Tayyip Erdogan va par ailleurs demander officiellement l'extradition de l'imam Fethullah Gülen, présenté comme le cerveau du putsch. Washington a ainsi demandé des preuves de sa culpabilité pour étudier en temps voulu une demande formelle d'extradition. Cet ancien allié du président turc, réfugié aux Etats-Unis, rejette les accusations du régime et pointe du doigt son adversaire. Fethullah Gülen parle de son côté d'un faux coup d'Etat orchestré par Recep Tayyip Erdogan pour asseoir davantage son pouvoir en Turquie. Il semble ne pas être le seul à le penser : " Erdogan a les mains libres pour instaurer un régime autoritaire en Turquie " https://t.co/YRGsqJMoFG- Le Monde (@lemondefr) 18 juillet 2016
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Alors que la communauté internationale s'inquiète de dérives autoritaires en Turquie, Binali Yildirim abat la carte de l'émotion ce lundi. Lors d'une réunion, il a répété ces mots, voix cassée entre deux sanglots : 'Mais pourquoi ils tuent des gens ?', question que lui posait son petit-fils pendant la nuit de violences. Loin de se laisser attendrir trop longtemps, le bras droit du président a intensifié les pressions pour l'extradition de Fethullah Gülen, exilé en Pensylvanie. Ankara l'accuse d'être à l'origine de la tentative de coup d'état militaire. 'Nous serions déçus que nos amis, les Etats-Unis, continuent de nous demander de présenter des preuves dans ce contexte', a déclaré Binali Yildirim. Les preuves nécessaires pour lancer un processus d'extradition ne semblent donc pas être une priorité. John Kerry, le secrétaire d'Etat américian, a pourtant rappelé que rien ne serait lancé tant que le gouvernement turc ne respectait pas les démarches officielles. Le Premier ministre turc a indiqué que cette situation autour de l'extradition pourrait altérer l'amitié entre la Turquie et les Etats-Unis. avec AFP
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Après le coup d'Etat manqué, l'heure du grand nettoyage a sonné en Turquie. Le gouvernement déblaie à tous les étages. Le président Erdogan avait prévenu : les coupables ''payeront cher leur trahison''. Vendredi soir, la situation bascule en quelques heures. Le président, via un téléphone portable, exhorte ses partisans à descendre dans la rue pour s'opposer au putsch. L'appel est entendu. Les militaires rebelles sont bloqués, désarmés, embarqués, certains même lynchés. Et la purge annoncée commence. Coupables et suspects sont arrêtés. Comment le pouvoir a-t-il pu les identifier si rapidement alors que les services de renseignement n'avaient pas anticipé ce coup d'Etat ? À ses partisans qui réclament l'exécution des putschistes, Erdogan déclare : 'Mes frères, en tant que gouvernement et en tant qu'État, nous entendons cette demande qui est la vôtre. Nous ne pouvons pas ignorer votre demande. En démocratie, la décision, c'est ce que veut le peuple.' Les putchistes paieront le prix fort. Mais qui sont-ils exactement ? Akin Ozturk, ex-commandant des forces aériennes, est soupçonné d'être le cerveau de l'opération. Il est l'un des plus hauts gradés à avoir été arrêté. Le coup de filet dans l'armée est spectaculaire : plus de 6.000 militaires sont placés sous les verrous, dont plus de cent généraux et amiraux, y compris le principal conseiller militaire du président Erdogan. Également en garde à vue pour complicité dans le coup d'Etat, le chef de la base militaire d'Incirlik, utilisée par des avions, de la coalition internationale contre l'Etat islamique. Avec cette vaste purge qui se poursuit, l'armée turque, mobilisée à la frontière syrienne et irakienne, semble affaiblie et désorganisée dans sa lutte contre les militants djihadistes et les rebelles du PKK. Mais ces arrestations ne visent pas que l'armée. Le ministère de l'Intérieur a annoncé le limogeage de 9.000 fonctionnaires, dont près de 4.500 policiers. Un gouverneur de province et 29 gouverneurs de municipalité ont été mis à pied. Plus de 750 magistrats ont été interpellés. Tous sont soupçonnés de liens avec le prédicateur Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis, et considéré par Erdogan comme étant l'instigateur du putsch. Lui a nié tout implication. Le grand ménage se poursuit en Turquie et il pourrait encore durer un certain temps.
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L'agence nationale turque de renseignement a été prise pour cible vendredi soir lors de la tentative de coup d'Etat. Des images de vidéosurveillance montrent des tirs et des explosions aux abords du siège à Ankara. Le putsch manqué a conduit à la mort de 300 personnes et l'arrestation de plus de 7.000 autres, principalement des militaires.

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