Croyant faire référence à Albert Camus dans une tribune publiée lundi, Marine Le Pen s’est quelque peu trompée de citation.

Ne dit-on pas qu’il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler ? Visiblement non pour la présidente du Front national.

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Dans une tribune publiée, en anglais et en français, lundi dans le New-York Times, Marine Le Pen a voulu introduire son texte par une citation d’Albert Camus.

"“Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.” Qu’Albert Camus l’ait prononcée ou non, cette phrase décrit étonnamment bien la situation dans laquelle se trouve l’actuel gouvernement de la France", a-t-elle écrit.

"S'efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel"

Mais comme le souligne Slate, si elle avait fait une recherche sur Internet, elle se serait rendue compte que l’écrivain avait formulé autrement sa phrase dans son étude "Sur une philosophie de l’expression" publiée en 1944 : "Mal nommer un objet, c'est ajouter au malheur de ce monde."

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Marine Le Pen aurait également découvert que cette idée de dénomination ne venait pas de Camus mais de Brice Parain, philosophe connu pour son apparition dans Vivre sa vie aux côtés d’Anna Karina.

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Une pensée philosophique qu’Albert Camus, ami de Brice Parain, avait également repris en 1951 dans L’Homme révolté mais, une nouvelle fois, sous une autre formulation : "La logique du révolté est... de s'efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel."

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