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C'est une conséquence inédite du réchauffement climatique. Au Canada, la fonte brutale d'un glacier a eu des effets inattendus dans le Yukon : sur un versant, des tonnes de glace sont venues se déverser jusqu'à proximité des côtes, et sur l'autre, une rivière a totalement disparu, asséchée. Un phénomène dont les traces remontent souvent à deux millions d'années, au quaternaire, mais jamais observé jusqu'ici en direct. Le premières victimes de ce bouleversement sont les pêcheurs, dont les denrées se tarissent, et qui doivent désormais prendre plus de risques. 'C'est très difficile de faire face à ce phénomène', souligne l'un d'entre eux, 'si la glace s'accroche au bateau, il peut se briser, cela peut arriver n'importe où'. Le vent a poussé les glaces le long des côtes atlantiques, emportant un iceberg d'une cinquantaine de mètres de haut jusque'aux abords du golfe du Saint-Laurent.
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Dans la région de Fukushima au Japon, les sangliers ont quitté leurs zones montagneuses de prédilection pour investir les villages laissés à l'abandon après le départ forcé de leurs habitants suite à la catastrophe nucléaire de 2011. Ces animaux ne peuvent pas être consommés par l'homme car ils ont ingéré des matières radioactives autour de la centrale nucléaire détruite de Fukushima. Ils peuvent par ailleurs attaquer la population restée sur place et présentent un danger pour la circulation. Les autorités ont fait appel à des chasseurs pour s'en débarrasser.
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La première 'eHighway', la première autoroute électrique au monde est actuellement en phase de test en Suède. L'idée est relativement simple : les camions sont reliés à des câbles tout comme des tramways ou des trams. Ils passent alors de l'énergie thermique à l'énergie électrique pour faire fonctionner leur moteur. Hasso Geor Grunjes, Siemens : 'Je n'appellerais pas cela une innovation révolutionnaire, parce que c'est le mélange entre une technologie déjà ancienne et la technologie des camions. D'un côté on a l'efficacité d'une système ferroviaire et de l'autre on a la souplesse des transports routiers et ça c'est véritablement l'atout de ce système. Le projet a été initié par les autorités suédoises compétentes en matière de transport. Il est mené à bien en collaboration avec Siemens et le constructeur de camions Scania. Hasso Geor Grunjes : 'Tout est automatique. Le camion se conduit comme un camion tout à fait classique. On n'a rien à faire. Il suffit de suivre les lignes blanches sur la route. Pour l'instant ce sont les seuls guides et le pantographe électrique s'occupe du reste. Si vous restez dans votre voie vous fonctionnez à l'électrique. Si vous avez un obstacle devant vous, ou si vous voulez doubler vous sortez de votre voie et le système va automatiquement se déconnecter et alors soit vous passez sur les batteries pour une distance courte soit vous démarrer le moteur thermique. C'est donc complètement automatique.' Les câbles n'ont encore été installés que sur deux kilomètres de la E16 et pendant deux ans on va étudier l'impact du projet en terme de protection de l'environnement et de faisabilité.
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Les Journées européennes du développement fêtent leurs 10 ans avec le Secrétaire général de l'ONU en invité de marque. C'est un peu le Davos du développement, un forum qui rassemble des représentants de 150 pays. 'Le changement climatique, les maladies et les chocs économiques ne s'arrêtent pas aux frontières nationales', rappelle le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon. 'Les défis sont globaux et universels et il faut agir tous ensemble pour les résoudre'. L'événement fait écho au sommet humanitaire de l'ONU organisé en Turquie le mois dernier. Durant deux jours, il sera question de coopération internationale, de paix, d'environnement et de prospérité. 'Nous avons le devoir de contenir et de faire face aux menaces', a déclaré la responsable de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. 'Mais nous avons aussi l'obligation morale de débloquer l'immense potentiel mondial de croissance et de développement durable. C'est d'ailleurs le meilleurs moyen d'empêcher de futures crises et conflits'. Pas un mot sur le Brexit, alors que le Royaume-Uni est le pays européen qui investit le plus dans la coopération au développement... 'L'Union et ses Etats membres sont les plus gros contributeurs à l'aide au développement dans le monde', explique notre envoyée spéciale Isabel da Silva. 'Mais avec la crise et la montée du populisme, les budgets ont été rabotés. Il faut donc trouver des fonds auprès du secteur privé et des philanthropes'.
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Exploiter le potentiel de l'économie collaborative pour lutter contre le gaspillage alimentaire tout en créant de nouvelles opportunités commerciales, c'est ce que fait une PME italienne, finaliste du Concours européen de l'innovation sociale l'an dernier. Giacomo Segantini, euronews : 'L'Italie, pays de traditions culinaires par excellence, a dédié à l'alimentation, l'Exposition universelle de Milan l'an dernier. Simone Molteni, vous êtes directeur scientifique de LifeGate et vous vous êtes occupés de la communication écrite de l'Expo : que pouvez-vous nous dire sur le gaspillage alimentaire ?' Simone Molteni de LifeGate : 'Rien qu'en Italie, on gaspille plus de dix mille tonnes de nourriture chaque jour. Au niveau mondial, 900 millions de personnes souffrent de la faim alors qu'un tiers des denrées produites est jeté chaque année. Ce qui représente en tenant compte des coûts sociaux et environnementaux, une valeur de plus de 2600 milliards de dollars.' Une application rapproche détaillant et consommateur A son échelle, une PME italienne a trouvé un moyen de rendre plus performant, le système de vente dans l'alimentaire, dans un objectif de développement durable, mais aussi commercial. Dans une épicerie de Turin, par exemple, on utilise une application appelée Last minute Sotto Casa (ou la porte à côté en français) pour signaler que les produits bientôt périmés sont désormais, en vente à moitié prix. Les consommateurs inscrits sur la plateforme reçoivent aussitôt une notification. Dans une boucherie voisine, une promotion sur des boulettes a eu tellement de succès qu'il a fallu en refaire. 'Quel bilan faites-vous après un an d'utilisation ?' demande notre reporter à la responsable de la boucherie, Rosanna Brezzo. 'C'est positif parce que cela nous amène de nouveaux clients !' lance-t-elle. Cette application est un exemple d' économie collaborative où tout le monde est gagnant. 'C'est bénéfique pour le détaillant parce que ça signifie de l'argent en plus et de nouveaux clients, pour le consommateur qui obtient un rabais sur des produits frais et aussi pour l'environnement' insiste Francesco Ardito, le cofondateur de la PME du même nom qui a mis au point l'application. Opportunités de développement économique Cette start-up créée il y a un an et demi au sein de l'incubateur d'entreprises de l' Ecole polytechnique de Turin faisait partie des finalistes du Concours européen de l'innovation sociale l'an dernier. 'On a 50.000 utilisateurs inscrits, un millier de points de vente participants et le système fonctionne dans plusieurs villes d'Italie, indique Francesco Ardito. Et le plus important, c'est que chaque mois, près de trois tonnes de nourriture ne finissent plus à la poubelle,' assure-t-il. La PME qui emploie cinq personnes est aujourd'hui, soutenu par un grand éditeur de titres-restaurant et elle compte étendre son activité en Italie, mais aussi en Espagne et au Portugal. Ridurre lo #sprecoalimentare aiuta anche a prevenire impatti climatici come eventi estremi. https://t.co/2oZq1zy8zj pic.twitter.com/zlTKQOF9JX- lastminutesottocasa (@LM_SottoCasa) 8 avril 2016 'Le plus gros problème, c'est la multitude de petits détaillants' Mais revenons à Milan pour poursuivre notre discussion avec Simone Molteni, de LifeGate. Giacomo Segantini : 'Que peut-on faire pour mettre un terme au gaspillage alimentaire de manière générale ?' Simone Molteni : 'Le plus gros problème, c'est la multitude de petits détaillants : chacun a sa petite part de denrées à jeter. Last Minute Sotto Casa est une solution innovante qui renforce encore l'intérêt des gens pour un style de vie durable.' Giacomo Segantini : 'Si, en tant que PME, j'ai une idée innovante en lien avec le développement durable. Que me suggérez-vous de faire ?' Simone Molteni : 'Trouver le bon partenaire. Au sein du Future Lab de LifeGate, on sélectionne les meilleures start-ups innovantes et durables. On les développe par exemple, en les connectant à notre communauté de cinq millions de membres et en leur présentant des entreprises désireuses de jouer pour elles, un rôle d'incubateur.' Economie collaborative : une solution contre le gaspillage alimentaire Environ 100 millions de tonnes de denrées alimentaires sont jetées chaque année dans l'Union européenne. Limiter ce gaspillage améliore la gestion des ressources, génère des économies et réduit l'impact environnemental de la production et de la consommation de nourriture. L'innovation sociale peut contribuer à la réduction du gaspillage alimentaire par exemple, en concevant des services publics qui soient mieux adaptés aux besoins des citoyens et en donnant au final, une plus grande valeur à l'argent dépensé. Pour encourager l'innovation sociale et faire des défis sociétaux, de nouvelles sources de croissance, la Commission européenne organise le Concours européen de l'innovation sociale depuis 2012. Une entreprise italienne, Last Minute Sotto Casa a participé à cette compétition en 2015 et elle a figuré parmi les dix finalistes. Elle propose un outil original et efficace pour éviter que les produits frais invendus soient jetés. L'application qu'elle a lancée permet de remettre par mois, dans le circuit de vente, trois tonnes de nourriture qui sinon, finiraient à la poubelle. C'est un exemple concret de ce qu'on appelle l'économie collaborative : ce nouveau phénomène en plein essor s'avère prometteur pour améliorer les conditions d'achat pour les consommateurs comme la transparence, le choix et la commodité et pour réduire les coûts manière générale. Liens utiles Actions de l'UE contre le gaspillage alimentaire Last Minute Sotto Casa Concours européen de l'innovation sociale Lifegate
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Un peu plus de quatre mois après la Cop 21 à Paris, l'accord sur le climat doit être signé ce vendredi au siège des Nations Unies à New York. Avec plus de 165 pays signataires, ce sera le plus large accord international approuvé le même jour. Les 195 nations représentées à Paris en décembre ont toutes approuvé l'accord sur le climat, à l'exception du Nicaragua qui estime que les efforts exigés des pays riches sont insuffisants. Soixante chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus ce vendredi dont le président français François Hollande. Les trois premiers mois de 2016 ont encore battu tous les records de température à travers le monde. Climat > 'Le mois dernier a été le mois de mars le plus chaud jamais enregistré>> https://t.co/1DQmQrsQGd pic.twitter.com/vLZWyKoP8w- iTELE (@itele) 19 avril 2016 Le niveau des glaces en Arctique est particulièrement bas, sans compter les sécheresses provoquant d'importants incendies ou encore les inondations. Climate change is here, despite naysayers. https://t.co/qP5Jg61fKU- Ron Murphy (@Tybeemenow) 21 avril 2016 Pour entrer en vigueur, l'accord signé à New York doit ensuite être ratifié par 55 pays représentant 55 % des émissions de gaz à effet de serre.
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L'avenir des plateformes pétrolières offshore se joue aujourd'hui en Italie. Les électeurs sont appelés à se prononcer par référendum sur la durée de ces forages, situés à quelques kilomètres des côtes, notamment au sud de la Sicile. Deux réponses sont possibles : 'Non' pour que ces gisements soient exploités jusqu'à leur épuisement, comme le prévoit une nouvelle loi. 'Oui' pour qu'ils se terminent à la fin des contrats d'exploitation, c'est-à-dire dès 2018 pour la première plateforme, 2034 pour la dernière. C'est le souhait des défenseurs de l'environnement et d'élus locaux. Ce vote constitue un risque pour le gouvernement de Matteo Renzi. Le Premier ministre italien, qui rappelle que le secteur emploie quelque 11.000 personnes, demande aux électeurs de d'abstenir, sachant qu'un taux de participation minimum de 50 % est requis pour que ce référendum soit jugé valable.
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À Varsovie, des militants de Greenpeace ont accroché une banderole sur le ministère de l'Écologie pour s'opposer à un plan d'abattage d'arbres dans la forêt de Bialowieza. Il s'agit de la plus ancienne forêt primaire d'Europe. Quelque 20.000 espèces d'animaux y vivent. Un plan prévoit de quintupler l'abattage des arbres dans cette forêt pour lutter contre une invasion d'insectes.
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Ils veulent donner un dernier avertissement au gouvernement. Quelque 3000 personnes ont manifesté dans le centre de Beyrouth au Liban pour dénoncer l'incurie des dirigeants et la corruption. Le problème : toujours cette crise des déchets qui s'empilent dans tout le Liban depuis la fermeture en juillet 2015 de la plus grande décharge du pays. Le mouvement 'Vous puez' a depuis permis de drainer des centaines de protestataires dans la rue. Cette fois, ils menacent de paralyser le pays. 'Nous voulons dire aux 'déchets' qui sont dans les ministères que nous allons rester dans la rue jusqu'à ce qu'ils partent, eux, et les déchets, nous n'allons pas faiblir, nous sommes dans la rue depuis 8 mis et ça va continuer', prévient Rita Hanna, une manifestante. Autour de Beyrouth, les poubelles forment des routes et des montagnes qui défigurent le paysage. Le gouvernement a annoncé ce samedi un plan sur quatre ans. a première étape est la réouverture de la décharge fermée l'année dernière, une mesure, jusque-là très controversée. Deux autres décharges devraient aussi voir le jour dans la banlieue de Beyrouth. Avec AFP
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C'est une bataille peu connue mais bien réelle que se livrent les écureuils roux et leurs homologues gris, dont la progression vers le nord de l'Ecosse inquiète les écologistes. Plus des trois quarts des 160 000 écureuils roux britanniques se trouvent en effet sur ce territoire. Au Royaume-Uni, les 'Roux' ont perdu du terrain face à leurs adversaires dans cette lutte acharnée. Venus d'Amérique, et introduits sur les îles britanniques il y a deux cents ans, les rongeurs à la robe claire ont chassé d'une grande partie de l'Angleterre et du pays de Galles leurs cousins autochtones. Les 'Gris' ont désormais franchi la barrière de protection des Highlands, qui relie les littoraux d'est en ouest. De quoi inquiéter les associations de protection de l'environnement, qui craignent de voir les écureuils roux disparaître d'ici la prochaine génération. 'Pour contrôler les écureuils gris, on leur tend des pièges et on leur tire dessus', explique Lindsay MacKinley, membre de l'association National Trust for Scotland, 'et quand ils sont coincés, on les euthanasie de manière humaine, car c'est illégal de les relâcher'. 'Je comprends que cela déplaise à certains', admet-il, 'mais on ne le fait pas pour le plaisir, et la réalité, c'est que si on veut conserver les écureuils roux, on doit arrêter la progression des gris'. Une méthode qui a fait ses preuves. L'an dernier, les écureuils roux sont revenus dans le Perthshire après cinq ans d'absence. Red squirrels on the march, say conservationists: RED squirrels are making a comeback in areas of Scotland whe... https://t.co/dc4FLmzr56- Scottish Quill (@ScottishQuill) 28 janvier 2016 Les propriétaires terriens sont aussi mis à contribution dans les régions du nord-ouest des Highlands, pour que leurs forêts puissent accueillir de nouvelles populations. Next up at our all staff meeting, an update from Claire from Saving Scotland's Red Squirrels https://t.co/nLzExgS8PN pic.twitter.com/DGYGVD4UEd- LochLomond&Trossachs (@lomondtrossachs) 18 février 2016 Dans le parc naturel de Pensthorpe, dans le Norfolk, un programme de réintroduction d'écureuils roux a été mis en place, mais ne permet pas d'éviter les maladies. 'Le principal problème que l'on rencontre, c'est que les écureuils gris sont porteurs d'un virus appelé le parapoxvirus', indique Ed Bramham-Jones, directeur de la réserve naturellle de Pensthorpe, 'et 60 % d'entre eux sont concernés. Une fois qu'il a été transmis aux écureuils roux, il décime leur population, parfois en quinze jours'. Les associations placent désormais leurs espoirs dans la bonne volonté des propriétaires fonciers pour mettre un terme à la progression des écureuils gris, que rien ne semble arrêter, et pour faire cesser leurs incursions dans les zones protégées, réservées aux petits autochtones roux.
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Comment différencier un zèbre d'un autre ? En observant leurs rayures à l'aide d'un logiciel spécifique qui peut identifier leur codes barre naturels. Cela a permis à de mener à bien le tout premier recensement dans la savane du Nord du Kenya des zèbres de Grevy, l'espèce de zèbre la plus menacée d'extinction. Leur nombre a été divisé par six en trente ans. 'Il y a très peu de zèbres de Grevy. Du coup, à chaque individu qui est tué pour sa viande, ou pour le braconnage - par exemple pour leurs peaux, ce qui arrive assez rarement aujourd'hui - et bien cela a un impact important sur la population des zèbres de Grevy'? EXPLIQUE Sheila Funnell de l'association protectrice de l'espèce. D'après l'association de défense des zèbres de Grevy, c'est la première fois que la science fait appel aux citoyens pour recenser l'espèce. Cinquante véhicules transportant des équipes de chercheurs, de défenseurs de l'environnement et de bénévoles ont pris en photo tous les zèbres de Grevy qu'ils voyaient avec des caméras équipées de GPS. Pour analyser les résultats et estimer la population de zèbres dans tout le pays, le recensement va utiliser un nouveau logiciel appelé 'Hot Spotter' conçu par l'université de Princeton aux Etats-Unis. Daniel Rubenstein Professor of Zoology, Princeton University. 'Il cherche les parties du corps ou les rayures sont courbes et se croisent. Ils enregistrent les données qu'ils appellent 'hotspots'. Ils comparent tous les 'hotpsots' de la photo, avec ceux de toutes les photos archivées. Quand cela correspond vraiment, on a un score élevé, et on sait alors qu'il s'agit du même individu', explique Daniel Rubenstein, de l'université de Princeton. Hot Spotter analyse actuellement toutes les données collectées. Le résultat final du recensement est attendu fin mars. L'association travaille aussi avec une quinzaine de communautés locales. Ils y ont recruté des guetteurs de zèbres, ce qui leur permet aussi de toucher de petits revenus.
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Désormais les habitants de Lima seraient bien inspirés de suivre les règles à l'heure de sortir leurs poubelles. Des vautours ont été équipés de traqueurs et de caméras pour contrôler les décharges illégales. Alfredo Correa, dresseur : 'Il y a 10 vautours qui volent avec des émetteurs, des GPS. Il y a aussi un groupe un peu plus important je crois une vingtaine qui volent aussi mais seulement avec une bague à la patte, sans GPS. Le projet doit durer deux ans.' Les vautours sont de fait les oiseaux idéaux pour mener à bien cette tache. Aucune préparation ni entrainement spécifique n'a été nécessaire pour les conduire sur les décharges. Lima en compte quatre légales et de nombreuses autres sauvages. Javier Hernández travaille à la gestion des déchets de la ville : 'Il y a à peu près 10 millions d'habitants à Lima, et chaque personne produit 610 grammes de déchets chaque jour. Si on multiplie tout ça cela cela fait 6000 tonnes par jour à Lima. 96% est collecté et va dans des décharges mais il y a toujours 4% qui restent.' L'initiative a été appuyée par une campagne de communication. Il faut en effet redorer le blason quelque peu terni d'un animal peu apprécié... Alfredo Correa : 'La plupart des gens a d'abord vu tout cela d'une manière très négative, parce que les vautours sont souvent associés à la mort et à des choses négatives. Ils ne comprennent pas qu'ils jouent un rôle très important dans la nature. Et particulièrement à Lima où ils nous aident beaucoup à contrôler un peu de ce grand volume de déchets que l'on rejette.' D'autres villes péruviennes comme Arequípa et Huaral ont elles aussi exprimé le souhait de s'adjoindre les services de ces nouveaux adjoints à l'environnement...
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Pas de voitures à Naples. La grande ville du sud de l'Italie expérimente pour la première fois depuis ce samedi une interdiction de la circulation automobile entre 9 h et 17 h et ce jusqu'au 6 janvier. Ce dimanche, l'interdiction vaudra pour toute la journée. La décision a été prise en raison d'une pollution persistante aux particules fines. 'Un samedi sans voiture, six jours sans voiture... est-ce que vous pouvez vous en sortir ?' demande une journaliste italienne. 'Oui, nous pouvons nous en passer pendant 6 jours' répond un homme. 'Nous étions à Milan et c'était bloqué, ici maintenant c'est pareil. Parfait' dit un autre. L'absence de pluies et de vent a encore augmenté la pollution. Ceux qui voudraient enfreindre l'interdiction s'exposent à de lourdes amendes. Les motos et les scooters sont aussi interdits. Ces derniers jours, seuls les véhicules au normes européennes d'émission Euro 4 et plus pouvaient circuler. Rome avait elle opté lundi et mardi pour une circulation alternée selon que les plaques d'immatriculation sont paires ou impaires. Depuis, le trafic a repris et la situation s'améliore sur le front de la pollution en raison de la pluie.
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C'est la capitale la plus polluée au monde, et elle a décidé de prendre les choses en main. New Delhi expérimente depuis ce 1er janvier la circulation alternée. Un million de voitures étaient interdites de circulation ce vendredi. Avec régulièrement des très hauts niveaux de pollution aux particules fines, les autorités ont décidé de réagir. 'Nous espérons juste que les gens vont suivre ; si le nombre de voitures dans la ville est divisé par deux et que les gens choisissent de faire du covoiturage ou prendre les transports en commun alors cela devrait clairement faire la différence'. La circulation alternée est mise en place pour l'instant pour quinze jours. Selon un policier interrogé sur les avenues de Delhi, la mesure était bien respectée ce matin.
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Chaque heure, entre 36 000 à 58 000 kg de méthane s'échappent d'un puis et se dispersent dans le ciel de Californie. Visible grâce à une caméra thermique, cette fuite dure depuis deux mois, et elle n'est pas prête d'être jugulée. En seulement un mois, le gaz perdu aurait pu chauffer trois millions de foyers. Le gaz est stocké à un peu plus de 2,5 kilomètres de profondeur, dans la réserve d'Aliso Canyon, sous les montagnes de Santa Susana, aux abords de Los Angeles. Dans le quartier de Porter Ranch, au moins 1700 maisons ont été évacuées et deux écoles ont été fermées. Les habitants se plaignent de nausée, de vertiges, de maux de tête et de ventre, de saignements de nez, ou encore de vomissements. Le méthane étant un gaz hautement inflammable, les autorités ont imposé une zone d'exclusion aérienne. La compagnie SoCalGas estime que les travaux pour résorber la fuite prendront entre trois et quatre mois.
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L'armée et la police péruvienne ont cette semaine détruit 86 mines d'or illégales implantées dans la Réserve nationale Tambopata, un espace protégé de plus d'un million d'hectares dans l'Amazonie. Les autorités veulent mettre fin à des pratiques néfastes pour l'environnement, à différents titres. Ces trois dernières années, 50 000 hectares ont été détruits dans cette région en raison de cette activité. 'L'une des pires menaces pour la planète, c'est la destruction de l'environnement, commente le colonel Cesar Sierra. Et l'exploitation minière illégale est l'une des activités les plus nuisibles à l'environnement, en raison de l'utilisation de mercure et d'autres produits chimiques dangereux.' Des centaines de mineurs ont fui les camps à l'approche de la police et de l'armée. Pour beaucoup, cette opération signifie la perte de leur seul et unique gagne-pain. 'Le gouvernement ne nous donne pas de travail, alors nous devons prendre des risques pour en trouver un, explique une femme, Lizbeth Quispe. Le risque d'être tuée ou violée ou brûlée. Il n'y a pas de justice ici. On doit se battre pour survivre.' L'exploitation aurifère interdite de cette région a représenté jusqu'à 10% de la production nationale du pays.
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Ils ont rendez-vous avec l'Histoire. Les dirigeants du monde se retrouvent ce matin à Paris pour le sommet COP21. Une conférence exceptionnelle de par son ampleur et de par son objectif : limiter le réchauffement climatique mondial. Les participants sont-ils prêts à mettre enfin un terme à l'influence des lobbys industriels et trouver une bonne fois pour toutes un accord limitant à moins de deux degrés la hausse des températures ? L'échec de Copenhague, il y a six ans, plane comme une ombre sur la conférence de Paris et la pression n'en est que plus forte sur ses milliers de participants, hauts-responsables, ONG, experts. Grégoire Lory, envoyé à Paris : 'Les négociations techniques ont débuté avec un peu d'avance par rapport au programme initial : il s'agit de se donner plus de temps et les moyens pour parvenir à un accord dans les délais fixés par les Nations Unies. Les 195 pays présents à Paris ont en effet jusqu'au 11 décembre'.
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L'ONG Greenpeace a le statut d'observateur à la COP21. Autrement dit, elle pourra intervenir ponctuellement en session plénière ou encore soumettre des propositions écrites aux pays pendant les négociations. Elle souhaite que le futur accord de Paris marque la fin de l'ère des énergies fossiles, pétrole, gaz et charbon, qu'elle qualifie d'énergies 'sales'. 'Il est assez remarquable que plus de 180 pays aient élaboré un plan national d'action, note le chef des politiques climatiques internationales de Greenpeace, Martin Kaiser. Cela ne s'est jamais produit auparavant. Ainsi, le changement climatique est devenu une réalité dans de nombreux pays et les citoyens de ces pays attendent de leurs gouvernements qu'ils agissent. Mais c'est très lent parce que les industries fossiles font en sorte de ralentir les politiques domestiques.' 'll sera très important d'écouter le président indien Modi et le roi d'Arabie saoudite pour voir s'ils sont prêts ou non à transformer leur secteur énergétique, poursuit-il. Parce que ces pays sont très dépendants à la fois du charbon et du pétrole, et c'est une transition majeure des fossiles vers les énergies renouvelables qui les attend. Je suis plutôt prudent quant au fait que cette conférence lance le signal fort dont le secteur privé a besoin pour suivre ce chemin. Concernant les chances de réussite de la COP21, je dirais que c'est du 50-50.' Pour illustrer l'objectif 100% d'énergies renouvelables qu'elle a fixé, Greenpeace a installé une montgolfière devant la tour Eiffel.
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Une équipe de géologues suit de près l'évolution et la fonte du glacier sur le Mont Rose à la frontière entre l'Italie et la Suisse. D'ici quelque décennies ils pensent que ces glaciers auront complètement disparu. Le Mont Rose, est le deuxième plus haut massif des Alpes, après celui du Mont Blanc. Giovanni Mortara, géologue du Conseil national de recherche italien : 'Nous avons vu une substantielle réduction de l'épaisseur de la glace, plusieurs mètres par an et cette année on parle même parfois de 10 centimètres par jour...' Les géologues mesurent l'épaisseur et les mouvements du glacier. Sur la face est du Mont Rose la fonte est particulièrement significative et certains glaciers ont complètement disparu. Silvio Seno, géologue de l'université de Pavie : 'Il n'y a pas qu'un scénario possible pour l'avenir. Dans sa version la plus optimiste, la température globale ne va monter que d'un degré ou juste au dessous au cours d'un siècle. Pour la version pessimiste on parle de cinq degrés en moyenne et quel que soit le scénario ce serait très grave et on verrait la disparition des glaciers alpins.' Et déjà se font sentir les premiers effets comme une pénurie d'eau potable pour de nombreux villages mais aussi comme des glissements de terrain.
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A 48 heures du coup d'envoi de la COP21 à Paris, les écologistes du monde entier se mobilisent. Malgré l'interdiction de manifester en vigueur dans la capitale en française à cause de l'état d'urgence, Oxfam a organisé samedi matin cette petite mise en scène, singeant un petit-déjeuner entre les grands leaders mondiaux. Une façon de rappeler que l'avenir de la planète est entre leurs mains, et dépend de leur volonté politique. Au Japon, des centaines de personnes se sont réunies pour la parade de la Terre, pour certains déguisés en ours polaires, une espèce menacée par le changement climatique. Ici, le souvenir de la catastrophe nucléaire de Fukushima est encore bien présent. En Océanie, ils étaient des milliers à se réunir en Nouvelle-Zélande, mais aussi à Brisbane en Australie, ou la marche était ouverte par des représentants des aborigènes et des habitants des îles du Pacifique, particulièrement affectés par le changement climatique, avec la montée des eaux. L'Australie est l'un des plus gros émetteurs de gaz à effets de serre par habitant en raison de sa dépendance au charbon.
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La Commission européenne a mis en place cette année la stratégie européenne pour l'Union de l'énergie : l'objectif est de faciliter le transport de l'énergie et de réduire la dépendance aux énergies fossiles. Le sommet sur le climat est un des grands rendez-vous de cette année. Miguel Arias Cañete est le commissaire européen de l'action pour le climat et de l'énergie - Marta Vivas Chamorro, Euronews : Miguel Arias Cañete, qu'attendez-vous de ce sommet ? - Miguel Arias Cañete : J'espère pouvoir aboutir à un accord fort, un protocole contraignant qui permettrait de faire face à l'un des plus grands défis de l'humanité, c'est-à-dire de freiner le réchauffement climatique, la hausse des températures ; de sorte que l'augmentation moyenne ne dépasse pas 2 degrés Celsius d'ici la fin du siècle. Parce que si nous ne faisons rien, si nous continuons à émettre tout ce que nous émettons, nous serons confrontés à des augmentations allant de 3,8 à 4,7 degrés Celsius ; et cela pourrait être dévastateur pour les écosystèmes et la biodiversité, cela pourrait accentuer les phénomènes météorologiques de façon exponentielle, avec des catastrophes dans toutes les parties du monde. - Euronews : L'Organisation météorologique mondiale relève que 2014 fut l'année la plus chaude jamais enregistrée. Comment l'Europe pourrait faire, au sommet de Paris sur le climat, pour convaincre les gros pollueurs de réduire substantiellement les émissions ? - Miguel Arias Cañete : D'abord, nous souhaitons avoir le leadership dans notre propre maison, c'est pour cela que l'Union européenne a pour objectifs ambitieux de réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre. Mais en plus, l'UE va modifier sa production d'énergie : nous avons pour but d'atteindre 27 % d'énergie renouvelable en 2030 et nous allons augmenter notre rendement énergétique, de l'ordre de 27 à 30 %, afin de consommer moins d'énergie et de produire de l'énergie plus propre, mais aussi de réduire les émissions dans tous les secteurs. - Euronews : L'accord doit-il prévoir un calendrier et des contrôles ? - Miguel Arias Cañete : Il faut que nous mettions en place un mécanisme de contrôle qui permette d'évaluer tous les cinq ans où nous en sommes, pour éventuellement se dire : 'Bon, faisons un effort supplémentaire pour qu'à la fin du siècle, on parvienne à une décarbonisation complète, limitons-les et réduisons-les à zéro et nous pourrons dire que nous avons sauvé la planète'. - Euronews : Peut-on espérer plus de budget pour le Fonds vert qui aide les pays les plus pauvres à lutter contre le changement climatique ? - Miguel Arias Cañete : L'Union européenne a contribué au Fonds vert, nous avons fourni 4,700 millions de dollars au Fonds vert, nous sommes actuellement le plus gros contributeur. Nous avons besoin que les autres pays qui se sont engagés mettent de l'argent sur la table. A partir de 2021, nous devrons élargir la base des pays donateurs. Dans le passé, on parlait des 'pays développés' mais depuis 1992, le monde a changé. A l'époque, des pays comme la Chine n'avaient pas une capacité financière suffisante alors que ce n'est plus le cas aujourd'hui. La Chine, comme de nombreux autres pays en développement ou économies émergentes, a désormais la capacité financière suffisante et pour soutenir les efforts de réduction des émissions et pour aider les pays les plus pauvres à s'adapter aux changements climatiques. - Euronews : Et maintenant, nous visons non plus une réduction de 20%, mais de 40% d'ici 2030. - Miguel Arias Cañete : Ces dernières années, la croissance économique tourne autour de 46 % alors que nous avons réduit de 23% nos émissions, en d'autres termes, nous nous développons en réduisant les émissions. Et maintenant, nous visons non plus une réduction de 20%, mais de 40% d'ici 2030. - Euronews : Ce chiffre de 40 %, selon le patronat, cette réduction est excessive, mais pour les organisations environnementales, l'objectif est insuffisant. Pensez-vous modifier ce chiffre ? - Miguel Arias Cañete : Nous avons fixé une réduction minimum de 40 % en fonction des efforts extérieurs. Et quand tout le monde n'est pas satisfait, on fait une proposition équilibrée. Les écologistes sont ambitieux, alors que parfois, les entreprises le sont moins et mettent en avant le coût technologique pour arriver au niveau souhaité. Après des efforts importants, la Commission a fait une proposition équilibrée et nous croyons que l'objectif peut être atteint en 2030. - Euronews : En ce qui concerne les émissions, je voudrais aborder l'affaire Volkswagen : où en est l'enquête de la Commission ? - Miguel Arias Cañete : La Commission est en train de réunir toutes les informations disponibles pour évaluer ce qui est arrivé et pourquoi, au niveau national, les mécanismes d'approbation ont échoué. Pour les particules NOx, le problème est la manipulation des éléments et l'altération des mesures d'émissions. Pour le CO2, c'est une question différente, mais nous voulons là-aussi disposer de toutes les informations afin de mesurer le surplus d'émissions de CO2 produit par l'ensemble des voitures Volkswagen. - Euronews : Les États membres et Volkswagen ont ils répondu à vos courriers ? - Miguel Arias Cañete : 'Certains ont répondu, nous conservons ces informations. J'ai personnellement écrit à Volkswagen. Nous avons accordé un délai de dix jours, mais il nous ont demandé plus de temps et nous attendons désormais une réponse d'ici la fin de l'année. Ils doivent évaluer précisément l'augmentation des émissions de CO2 produites par la flotte Vokswagen et si cela dépasse les niveaux autorisés, la Commission devra sanctionner. - Euronews : Si la commission a fixé un quota de 27 % d'énergies renouvelable d'ici 2030, comment atteindre cet objectif sans imposer d'obligations aux États membres ? - Miguel Arias Cañete : Dans le cadre de l'Union de l'énergie, dans le cadre de notre système de gouvernance, nous avons un rapport semestriel qui analyse la situation des pays par rapport à l'objectif communautaire que nous nous sommes fixé. La Commission met en avant les problèmes, fait des recommandations et met en place un cadre juridique pour harmoniser les énergies renouvelables au niveau européen. Il y aura d'ailleurs, l'année prochaine, une nouvelle législation importante pour faciliter le développement des énergies renouvelables. - Euronews : Quelles mesures la Commission met-elle en place pour réduire la dépendance au gaz russe ? - Miguel Arias Cañete : Pour la Commission, la sécurité de l'approvisionnement énergétique est une priorité absolue. Nous voulons donc diversifier les voix d'approvisionnement avec des pipelines provenant de toutes les directions pour ne pas avoir seulement des gazoducs qui viennent d'une seule région du monde. En ce moment, nous avons le Connecting Europe Facility, c'est-à-dire la déclaration de projet d'intérêt communautaire pour faciliter la connexion européenne en soutenant des projets dans les secteurs du gaz et de l'électricité. Il y a ainsi le pipeline de gaz Corridor Sud qui relie l'Italie et l'Azerbaïdjan. Nous pourrons ainsi avoir accès au gaz de l'Azerbaïdjan, mais nous voulons aussi promouvoir nos relations avec l'Algérie et faire le lien entre le sud de la Méditerranée et l'Europe continentale. - Euronews : Commissaire, pourquoi les factures d'électricité sont-elles si différentes selon les pays européens ? - Miguel Arias Cañete : Parce que même si nous avons beaucoup de prix régulés, les factures sont assujetties à des taxes différentes selon les États, à des coûts différents selon le réseau électrique ou selon le coût de fermeture de certaines centrales nucléaires... La Commission souhaite à la fois, construire des infrastructures pour faire circuler l'énergie et supprimer toutes les différences qu'on trouve d'une facture à l'autre pour qu'à l'avenir, les factures ne prennent en compte rien d'autre que le coût de production, le transport et la distribution. C'est comme cela que nous pourrons harmoniser notre système au sein de l'Union européenne. C'est un processus lent, il faut commencer par une harmonisation au niveau régional pour arriver ensuite au marché unique. Pour le moment, nous avons 28 marchés de l'énergie, c'est fragmenté, on ne peut pas parler d'un marché unique de l'énergie.
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Champagne et réchauffement climatique... deux domaines pas si éloignés que cela. Alors que la France s'apprête à recevoir les chefs d'états d'une centaine de pays dans le cadre de la COP 21 la conférence des Nations-Unies visant obtenir un accord pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, dans la région de Champagne on mesure bien les effets de ces changements climatiques. Ces deux dernières décennies, les gelées ont été rares et les récoltes abondantes... Mais les effets ne sont pas uniquement positifs comme le constate ce producteur : Jean-Pierre Vazart : 'La chose dont on peut être sûr c'est que la date des vendanges n'est jamais la même. Et elle peut changer beaucoup en très peu de temps. 2003 c'est l'exemple de vendanges très précoces (c'était la première fois qu'on vendangeait en août) et quelques années plus tard en 2013 on vendange en octobre. Le changement climatique, il est là on ne constate.' Pour combattre ces variations climatiques les vignerons ont adapté leur façon de travailler la vigne. Vincent Perrin, directeur général du CIVC : 'Nous avons en Champagne réduit de 50% les interventions dans la vigne. Nous avons petit à petit réussi à transformer les engrais minéraux en engrais organiques. Ces engrais minéraux étaient à fort effet de serre car ils étaient à base d'azote.' Les producteurs se tournent aussi vers d'autres cépages que ceux classiquement utilisés. Des cépages qui résistent plus à la chaleur. Et si les températures augmentent de plus de 2 C, ce sera toute la carte des vignobles qu'il faudra redessiner avec des vins beaucoup plus septentrionaux.
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La planète vient de connaître le mois d'octobre le plus chaud de son histoire. A l'approche de la COP 21, les données de la NASA publiées cette semaine montrent les températures les plus élevées jamais enregistrées pour cette période depuis 1880. En cause, les activités humaines, mais aussi le courant marin El Nino, particulièrement fort cette année. 'On a beaucoup de preuves indiquant que le climat est en train de changer', souligne Anny Cazenave, chercheur au sein du LEGOS-CNES, le laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales. 'Les températures montent, les glaces fondent, l'océan se réchauffe, la mer monte, et ces observations sont absolument sans équivoque. Le futur va vraiment dépendre de ce que nous, les humains, allons décider de faire dans les années qui viennent, et je pense que la réunion à Paris sur le climat, le COP 21, va être un événement absolument crucial'. Un record battu avec des températures supérieures d'un degré à la moyenne habituellement observée pour ce mois de l'année. Une évolution qui semble inexorable, sauf à prendre enfin les décisions pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. 'Le principal problème réside dans l'inertie et le lobbying que l'on observe dans l'industrie traditionnelle de l'énergie', note Vladimir Chuprov, responsable du programme énergétique en Russie au sein de Greenpeace. 'Bien sûr, ils ne veulent pas partager les bénéfices générés, et veulent maintenir le statu quo. Evidemment, ni les énergies renouvelables ni les technologies à économie d'énergie n'ont de chance de se faire une place dans un futur proche'. Faute de changement de cap, les phénomènes météorologiques extrêmes devraient s'intensifier. Des pluies diluviennes aux vagues de sécheresse inédites qui devraient durement affecter les ressources agricoles.
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C'est une nouvelle alerte pour la planète : le niveau de concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère a atteint un nouveau record en 2014, selon le rapport annuel de l'Organisation météorologique mondiale. Pour les experts, les États n'ont plus le choix : ils doivent agir maintenant pour contenir la hausse des températures, en dessous du seuil fatidique des deux degrés. 'Nous avons encore une fois battu un nouveau record, souligne Michel Jarraud, le directeur de l'OMM. Au cours des 25 dernières années, entre 1990 et 2014, il y a eu une augmentation de 36 % du forçage radiatif des gaz à effet de serre.' Un message alarmiste annoncé à trois semaines de la COP21 à Paris, où les représentants de quelque 150 pays tenteront d'arracher un accord ambitieux sur le climat. Plusieurs ministres sont déjà dans la capitale française. François Hollande, lui, s'est exprimé ce lundi devant un parterre de scientifiques. Le président de la République souhaite mettre les hommes politiques devant leurs responsabiltés : 'Nous devons faire en sorte que les politiques doivent décider bien au-delà de leur mandat et bien au-delà même de leur propre vie, c'est à dire faire sorte que ceux qui ont dans leur main le sort du monde puissent imaginer qu'ils vont être jugés quand ils ne seront plus là.' À l'instar du président français, Barack Obama veut se poser en défenseur de l'environnement. Il le montre dans sa page Facebook officielle qu'il vient tout juste de créer.
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'La machine s'emballe à un rythme effrayant', c'est le cri d'alarme de l'Organisation météorologique mondiale. Selon l'agence de l'ONU le niveau de concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère a atteint un nouveau record en 2014. L'augmentation notamment de la concentration de CO2, le dioxyde de carbone, aura des conséquences: des températures globales plus élevées, et plus de phénomènes météorologiques extrêmes. Des chiffres publiés à trois semaines de la COP21 à Paris, et alors qu'une soixantaine de ministres se retrouvent déjà dans la capitale française pour dégrossir les dossiers. Si rien n'est fait, le niveau des mers pourrait partiellement engloutir des villes comme Shanghai, Bombay et Hong Kong. Le réchauffement climatique poussera 100 millions de personnes supplémentaires vivant dans l'extrême pauvreté d'ici à 2030. Dernier exemple frappant du réchauffement de la planète, la Mer de Glace, le plus grand glacier français, sur le Mont-Blanc, a perdu plus de trois mètres d'épaisseur lors de l'année écoulée, soit trois fois plus que lors d'une année ordinaire.
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Après des années de tergiversations, le président américain a finalement dit stop à cette idée controversée, soutenue activement par ses adversaires républicains. Le chef de la Maison Blanche a mis en avant le rôle central de Etats-Unis dans la lutte contre le changement climatique. 'Ce matin, le secrétaire d'État Kerry m'a informé après une large et longue consultation que le département d'État a décidé que le projet Keystone XL n'était pas dans l'intérêt national des Etats-Unis. Je suis d'accord avec cette décision', affirme Barack Obama. Long de 1.900 kilomètres, le projet Keystone XL visait à transporter le pétrole canadien des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'au centre des Etats-Unis d'où il aurait pu rejoindre les raffineries américaines du golfe du Mexique. La société TransCanada a promis de déposer une nouvelle demande. Le nouveau Premier ministre canadien, Justin Trudeau a pris acte de la décision en affichant une déception mesurée. Chez les écologistes, c'est en revanche la jubilation, ils s'étaient fortement mobilisés aux Etats-Unis et au Canada pour s'opposer à ce projet. L'annonce intervient alors que la COP 21 sur le changement climatique commence à la fin du mois à Paris. Un rendez-vous décisif pour la planète et son avenir. #KeystoneXL en 5 questions https://t.co/NEbUFYpdDg pic.twitter.com/84uEbLFc4F- HuffPost Québec (@HuffPostQuebec) 6 Novembre 2015 Obama's bid to save the world https://t.co/ktyNLhpVk9 | Getty pic.twitter.com/4ZdvbwMzUb- POLITICO (@politico) 6 Novembre 2015
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L'UE place-t-elle les intérêts des constructeurs automobiles au dessus de la santé ? C'est en tout cas les critiques des écologistes depuis la décision prise hier par un comité technique à Bruxelles. L'Union européenne va relever les seuils d'émission de gaz polluants pour les moteurs diesel dans les nouvelles procédures de tests en conduite réelle. Le scandale Volkswagen a révélé les failles des tests européens, et fait accélérer l'adoption de l'accord. Au parlement à Strasbourg, la Britannique Julie Girling rappelle l'urgence de la situation : 'Les oxydes d'azotes doivent être traités en toute urgence. L'opinion publique exige des actions après le scandale Volkswagen.' A partir de 2016, pour être homologué, un véhicule devra se soumettre à deux tests, en laboratoire et sur la route. Le test route autorisera une limite de pollution deux fois plus importante que le seuil autorisé en laboratoire. Mais selon Bruxelles, l'accord réduit significativement les écarts observés entre les tests en laboratoire et les mesures en condition réelle, qui pouvaient être jusqu'à quatre fois supérieurs. A un mois de la COP 21 à Paris, la décision de Bruxelles risque d'être pourtant incomprise. Chaque année la pollution de l'air est responsable de 400.000 morts prématurées.
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Francois Hollande en visite en Islande. A quelques semaines de la conférence de l'ONU sur le climat, la COP 21, qui se tiendra au Bourget, près de Paris, le président français s'est rendu vendredi sur un glacier, à deux heures de Reykjavik. Un glacier qui fond à vue d'oeil dans un des pays les plus touché par le réchauffement climatique.
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L'électrolyse de l'eau au secours des producteurs de fruits et légumes (et aussi de l'environnement). En effet ce procédé électrolytique qui décompose l'eau en dioxygène et dihydrogène gazeux avec l'aide d'un courant électrique est une alternative à l'usage de fongicides. Le dihydrogène est utilisé pour la synthèse d'ammoniac, composant principal de l'eau de javel. L'eau électrolysée permet notamment d'éviter les intoxications alimentaires quand on l'utilise pour nettoyer les aliments. Karine Cadoret, membre de l'association des agriculteurs et producteurs : " Les premières applications qui me viennent à l'esprit sont la suppression de maladies dans les champs, le nettoyage du matériel, la bio sécurité, le lavage de produits frais, l'extension des durées de stockage... " Des tests sont actuellement en cours en Australie pour lutter contre les champignons parasites. Sur deux années d'expérimentation les taux de contaminations sont passées de 90 à 10% Nathan Richardson, agriculteur : " Tout ce que l'on peut faire pour réduire l'impact sur la flore et la faune avec l'usage des pesticides est quelque chose qu'on doit faire. " La première électrolyse de l'eau a été réalisée en 1800 par deux chimistes britanniques et visiblement on n'est pas encore arrivé au bout des applications de ce procédé.
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Quel avenir pour le PDG de Volkswagen Martin Winterkorn. Alors que le scandale sur la falsification des tests anti-pollution ne cesse de prendre de l'ampleur, les rumeurs d'un départ précipité ne cessent de grandir. En attendant la réunion du conseil de surveillance ce mercredi, Martin Winterkorn a présenté des excuses à ses clients dans une vidéo. Martin Winterkorn, PDG de Volkswagen : 'Que ce soit très clair, la manipulation mise en place par Volkswagen ne doit plus jamais se reproduire. Mesdames et messieurs, des millions de personnes à travers le monde font confiance à notre marque, à nos voitures, à nos technologies. Je suis infiniment désolé que nous ayons trahi cette confiance.' Volkswagen a admis aujourd'hui que 11 millions de véhicules au monde étaient équipés du logiciel de truquage des tests anti-pollution dévoilé par les autorités américaines vendredi dernier. Et selon les premiers éléments de l'enquête, le logiciel serait également présent dans d'autres véhicules diesels du groupe, comme Audi, Skoda et Seat. La chancelière Angela Merkel a appelé le constructeur allemand à faire preuve de la plus grande transparence. Alexander Dobrindt, ministre allemand des Transports : 'Volkswagen nous a assurés de son entière coopération sur toutes les mesures que nous prendront. Dans le même temps, nous avons mis en place une commission qui enquêtera pour savoir si les véhicules concernés ont été construits et testés selon les lois allemandes et européennes.' Ces agissements frauduleux ont jeté le discrédit sur les autres constructeurs automobiles, et la France a demandé à ce qu'une enquête plus globale soit ouverte à l'échelle européenne. Rien qu'aux Etats-Unis le montant de l'amende que Volkswagen pourrait avoir à payer avoisinerait les 16 milliards d'euros.

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