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L'Agence européenne de la sécurité des aliments (EFSA) dans la tourmente depuis qu'elle a donné son feu vert au glyphosate, un herbicide controversé. 46 % de ses experts sont en conflit d'intérêt en raison de leurs liens avec l'industrie agro-alimentaire selon l'ONG Corporate Europe Observatory. 'Lorsqu'une compagnie veut mettre un pesticide sur le marché, elle doit demander une étude de risques. C'est ce que l'EFSA et différents experts des Etats membres font, explique James Ramsay. Dans le cas du Glyphosate, nous avons étudié les risques pour les consommateurs, les animaux, et l'environnement. Nous considérons que ces études sont très détaillées, et nous avons également pris en compte de nombreuses autres informations scientifiques publiques'. Un groupe d'eurodéputés a interpellé mardi la Commission européenne sur les études controversées sur lesquelles l'EFSA s'est appuyée. Je demande un moratoire d'urgence sur le #glyphosate au Parlement Européen#Monsanto #MonsantoPapers pic.twitter.com/cQxa153Vb5- José Bové (@josebove) 14 juin 2017 'Son avis allait a l'encontre d'un avis qui a été rendu par le Centre International de Recherche sur le Cancer, et qui pour le coup avait classé le glyfosate comme probablement cancérigène, précise Suzanne Dalle de Greenpeace France. Les agences européennes, dans les évaluations qu'elles font, vont se focaliser uniquement sur des études commandées directement par l'industrie, par les mêmes personnes qui les vendent et qui ne rendent pas ces études publiques'. Le glyphosate est notamment présent dans le désherbant le plus vendu au monde, le RoundUp de la multinationale Monsanto.
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Une baleine à bosse a dû être euthanasiée en Australie après s'être échouée la veille sur une plage à Sawtell, sur la côte orientale. Son état s'était gravement détériorié. Les autorités n'ont pas pu la ramener vers le large, en raison des mauvaises conditions météorologiques. Le jeune mammifère s'est probablement perdu au cours de sa migration vers les eaux plus chaudes du nord de l'Australie.
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Isolée sur la scène internationale, l'administration Trump a défendu vendredi son retrait de l'accord de Paris sur le climat, s'en prenant aux Européens, accusés de vouloir affaiblir l'économie américaine, et aux 'exagérateurs du climat'. Les réactions ont fusé des quatre coins de la planète, dans la sphère politique mais aussi économique, entre stupeur, colère et effarement, après le discours du président des Etats-Unis annonçant l'abandon de ce texte emblématique conclu fin 2015 par 195 pays. Mais cette décision-choc a aussi provoqué un véritable sursaut aux Etats-Unis. 'Le président a pris une décision très courageuse (...) Nous n'avons aucune raison de nous excuser', a lancé Scott Pruitt, administrateur de l'Agence de protection de l'environnement (EPA). Au moment où les pays européens s'affichaient, avec la Chine, comme les nouveaux porteurs de flambeau de la 'diplomatie climat', l'exécutif américain accusait ces derniers de monter au créneau sur ce thème pour nuire aux Etats-Unis. 'La raison pour laquelle les dirigeants européens veulent que nous restions dans l'accord est qu'ils savent que cela va continuer à brider notre économie', a avancé M. Pruitt, dénonçant par ailleurs ceux qu'il a qualifiés d''exagérateurs du climat'. Interrogé pour la énième fois sur la position du 45e président des Etats-Unis sur le réchauffement climatique, son porte-parole Sean Spicer a esquivé : 'Je n'ai pas eu l'occasion d'avoir cette discussion avec lui', a-t-il répondu devant une salle de presse médusée. De New York à la Californie, plusieurs dizaines de villes et d'Etats américains ont immédiatement organisé la résistance. L'ancien maire de New York Michael Bloomberg a lancé une coalition qui comptait vendredi en fin de journée 30 maires, trois gouverneurs, plus de 80 présidents d'universités et plus de 100 entreprises. Lors d'une rencontre impromptue à Paris avec le président français Emmanuel Macron, M. Bloomberg a assuré que les engagements des Etats-Unis seraient tenus, en dépit des choix de Donald Trump. 'Nous ne permettrons pas à Washington d'être sur notre chemin, c'est le message que les citoyens, les entreprises et les Etats fédérés envoient ce soir', a déclaré M. Bloomberg aux côtés du président Macron et de la maire de Paris, Anne Hidalgo. 'Le gouvernement américain peut bien s'être retiré de l'accord, mais le peuple américain reste engagé envers lui. Nous atteindrons nos objectifs', a-t-il affirmé. Le milliardaire, 10e fortune mondiale selon Forbes, a annoncé que sa fondation, Bloomberg Philanthropies, allait fournir au bureau de l'ONU chargé du climat les 15 millions de dollars qui équivalent à la contribution que devaient apporter les Etats-Unis. L'objectif des Etats-Unis, fixé par l'administration Obama, est une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025 par rapport à 2005. Coïncidence des agendas, le sommet annuel UE-Chine organisé vendredi à Bruxelles a offert une tribune aux deux partenaires pour clamer haut et fort leur engagement commun. 'Aujourd'hui, nous accroissons notre coopération sur le changement climatique avec la Chine', a assuré le président du Conseil européen à l'issue de la rencontre. 'Notre partenariat (avec la Chine) aujourd'hui est plus important que jamais', a souligné le patron de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. La Chine, plus discrète que l'UE, s'est tout de même dite prête à 'chérir le résultat chèrement gagné' à Paris. Aux côtés de Pékin, les Etats-Unis de Barack Obama avaient largement participé à la réussite de l'accord de Paris qui vise à contenir la hausse de la température moyenne mondiale 'bien en deçà' de 2 C par rapport à l'ère pré-industrielle. Le retrait américain de cet accord pourrait, 'dans le pire des scénarios', se traduire par une augmentation supplémentaire de 0,3 degré de la température du globe au cours du XXIe siècle, a estimé l'ONU. Avec agence (AFP)
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'Avançons ensemble, pas de retour en arrière', après l'annonce de Donald Trump reniant l'accord sur le climat, des protestataires se sont rassemblés devant la Maison Blanche pour crier leur colère. Parmi les orateurs, Michael Breen, président du groupe 'Truman National Security Project'. 'C'est une décision qui cède la direction du XXIème siècle à des pays comme la Chine, à nos concurrents économiques, Il n'y aura aucun avantage pour la classe ouvrière américaine et l'économie américaine. Chaque être humain sur terre a perdu aujourd'hui, mais personne n'a perdu autant que le peuple américain' Aux Etats-Unis, nombre de dirigeants politiques et surtout de grands patrons ont également affiché leur déception et se sont dits déterminés à poursuivre leurs efforts pour réduire les émissions de CO2 du pays. Ci-après, les réactions via twitter, de Jeff Immelt, PDG de General Electric, Elon Musk, PDG de Tesla et Robert Iger, PDG de Disney : Disappointed with today's decision on the Paris Agreement. Climate change is real. Industry must now lead and not depend on government.- Jeff Immelt (@JeffImmelt) 1 juin 2017 Am departing presidential councils. Climate change is real. Leaving Paris is not good for America or the world.- Elon Musk (@elonmusk) 1 juin 2017 As a matter of principle, I've resigned from the President's Council over the #ParisAgreement withdrawal.- Robert Iger (@RobertIger) 1 juin 2017
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Greenpeace Philippines a réalisé cette sculpture de 15 mètres de long représentant une baleine échouée sur une plage. 56 kilos de sacs à ordures, de bouteilles plastiques, tasses et récipients ont été utilisés pour créer cette oeuvre. Elle vise à sensibiliser le public au problème des déchets plastiques polluant les océans d'Asie.
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C'est une conséquence inédite du réchauffement climatique. Au Canada, la fonte brutale d'un glacier a eu des effets inattendus dans le Yukon : sur un versant, des tonnes de glace sont venues se déverser jusqu'à proximité des côtes, et sur l'autre, une rivière a totalement disparu, asséchée. Un phénomène dont les traces remontent souvent à deux millions d'années, au quaternaire, mais jamais observé jusqu'ici en direct. Le premières victimes de ce bouleversement sont les pêcheurs, dont les denrées se tarissent, et qui doivent désormais prendre plus de risques. 'C'est très difficile de faire face à ce phénomène', souligne l'un d'entre eux, 'si la glace s'accroche au bateau, il peut se briser, cela peut arriver n'importe où'. Le vent a poussé les glaces le long des côtes atlantiques, emportant un iceberg d'une cinquantaine de mètres de haut jusque'aux abords du golfe du Saint-Laurent.
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Dans la région de Fukushima au Japon, les sangliers ont quitté leurs zones montagneuses de prédilection pour investir les villages laissés à l'abandon après le départ forcé de leurs habitants suite à la catastrophe nucléaire de 2011. Ces animaux ne peuvent pas être consommés par l'homme car ils ont ingéré des matières radioactives autour de la centrale nucléaire détruite de Fukushima. Ils peuvent par ailleurs attaquer la population restée sur place et présentent un danger pour la circulation. Les autorités ont fait appel à des chasseurs pour s'en débarrasser.
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La première 'eHighway', la première autoroute électrique au monde est actuellement en phase de test en Suède. L'idée est relativement simple : les camions sont reliés à des câbles tout comme des tramways ou des trams. Ils passent alors de l'énergie thermique à l'énergie électrique pour faire fonctionner leur moteur. Hasso Geor Grunjes, Siemens : 'Je n'appellerais pas cela une innovation révolutionnaire, parce que c'est le mélange entre une technologie déjà ancienne et la technologie des camions. D'un côté on a l'efficacité d'une système ferroviaire et de l'autre on a la souplesse des transports routiers et ça c'est véritablement l'atout de ce système. Le projet a été initié par les autorités suédoises compétentes en matière de transport. Il est mené à bien en collaboration avec Siemens et le constructeur de camions Scania. Hasso Geor Grunjes : 'Tout est automatique. Le camion se conduit comme un camion tout à fait classique. On n'a rien à faire. Il suffit de suivre les lignes blanches sur la route. Pour l'instant ce sont les seuls guides et le pantographe électrique s'occupe du reste. Si vous restez dans votre voie vous fonctionnez à l'électrique. Si vous avez un obstacle devant vous, ou si vous voulez doubler vous sortez de votre voie et le système va automatiquement se déconnecter et alors soit vous passez sur les batteries pour une distance courte soit vous démarrer le moteur thermique. C'est donc complètement automatique.' Les câbles n'ont encore été installés que sur deux kilomètres de la E16 et pendant deux ans on va étudier l'impact du projet en terme de protection de l'environnement et de faisabilité.
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Les Journées européennes du développement fêtent leurs 10 ans avec le Secrétaire général de l'ONU en invité de marque. C'est un peu le Davos du développement, un forum qui rassemble des représentants de 150 pays. 'Le changement climatique, les maladies et les chocs économiques ne s'arrêtent pas aux frontières nationales', rappelle le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon. 'Les défis sont globaux et universels et il faut agir tous ensemble pour les résoudre'. L'événement fait écho au sommet humanitaire de l'ONU organisé en Turquie le mois dernier. Durant deux jours, il sera question de coopération internationale, de paix, d'environnement et de prospérité. 'Nous avons le devoir de contenir et de faire face aux menaces', a déclaré la responsable de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. 'Mais nous avons aussi l'obligation morale de débloquer l'immense potentiel mondial de croissance et de développement durable. C'est d'ailleurs le meilleurs moyen d'empêcher de futures crises et conflits'. Pas un mot sur le Brexit, alors que le Royaume-Uni est le pays européen qui investit le plus dans la coopération au développement... 'L'Union et ses Etats membres sont les plus gros contributeurs à l'aide au développement dans le monde', explique notre envoyée spéciale Isabel da Silva. 'Mais avec la crise et la montée du populisme, les budgets ont été rabotés. Il faut donc trouver des fonds auprès du secteur privé et des philanthropes'.
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Exploiter le potentiel de l'économie collaborative pour lutter contre le gaspillage alimentaire tout en créant de nouvelles opportunités commerciales, c'est ce que fait une PME italienne, finaliste du Concours européen de l'innovation sociale l'an dernier. Giacomo Segantini, euronews : 'L'Italie, pays de traditions culinaires par excellence, a dédié à l'alimentation, l'Exposition universelle de Milan l'an dernier. Simone Molteni, vous êtes directeur scientifique de LifeGate et vous vous êtes occupés de la communication écrite de l'Expo : que pouvez-vous nous dire sur le gaspillage alimentaire ?' Simone Molteni de LifeGate : 'Rien qu'en Italie, on gaspille plus de dix mille tonnes de nourriture chaque jour. Au niveau mondial, 900 millions de personnes souffrent de la faim alors qu'un tiers des denrées produites est jeté chaque année. Ce qui représente en tenant compte des coûts sociaux et environnementaux, une valeur de plus de 2600 milliards de dollars.' Une application rapproche détaillant et consommateur A son échelle, une PME italienne a trouvé un moyen de rendre plus performant, le système de vente dans l'alimentaire, dans un objectif de développement durable, mais aussi commercial. Dans une épicerie de Turin, par exemple, on utilise une application appelée Last minute Sotto Casa (ou la porte à côté en français) pour signaler que les produits bientôt périmés sont désormais, en vente à moitié prix. Les consommateurs inscrits sur la plateforme reçoivent aussitôt une notification. Dans une boucherie voisine, une promotion sur des boulettes a eu tellement de succès qu'il a fallu en refaire. 'Quel bilan faites-vous après un an d'utilisation ?' demande notre reporter à la responsable de la boucherie, Rosanna Brezzo. 'C'est positif parce que cela nous amène de nouveaux clients !' lance-t-elle. Cette application est un exemple d' économie collaborative où tout le monde est gagnant. 'C'est bénéfique pour le détaillant parce que ça signifie de l'argent en plus et de nouveaux clients, pour le consommateur qui obtient un rabais sur des produits frais et aussi pour l'environnement' insiste Francesco Ardito, le cofondateur de la PME du même nom qui a mis au point l'application. Opportunités de développement économique Cette start-up créée il y a un an et demi au sein de l'incubateur d'entreprises de l' Ecole polytechnique de Turin faisait partie des finalistes du Concours européen de l'innovation sociale l'an dernier. 'On a 50.000 utilisateurs inscrits, un millier de points de vente participants et le système fonctionne dans plusieurs villes d'Italie, indique Francesco Ardito. Et le plus important, c'est que chaque mois, près de trois tonnes de nourriture ne finissent plus à la poubelle,' assure-t-il. La PME qui emploie cinq personnes est aujourd'hui, soutenu par un grand éditeur de titres-restaurant et elle compte étendre son activité en Italie, mais aussi en Espagne et au Portugal. Ridurre lo #sprecoalimentare aiuta anche a prevenire impatti climatici come eventi estremi. https://t.co/2oZq1zy8zj pic.twitter.com/zlTKQOF9JX- lastminutesottocasa (@LM_SottoCasa) 8 avril 2016 'Le plus gros problème, c'est la multitude de petits détaillants' Mais revenons à Milan pour poursuivre notre discussion avec Simone Molteni, de LifeGate. Giacomo Segantini : 'Que peut-on faire pour mettre un terme au gaspillage alimentaire de manière générale ?' Simone Molteni : 'Le plus gros problème, c'est la multitude de petits détaillants : chacun a sa petite part de denrées à jeter. Last Minute Sotto Casa est une solution innovante qui renforce encore l'intérêt des gens pour un style de vie durable.' Giacomo Segantini : 'Si, en tant que PME, j'ai une idée innovante en lien avec le développement durable. Que me suggérez-vous de faire ?' Simone Molteni : 'Trouver le bon partenaire. Au sein du Future Lab de LifeGate, on sélectionne les meilleures start-ups innovantes et durables. On les développe par exemple, en les connectant à notre communauté de cinq millions de membres et en leur présentant des entreprises désireuses de jouer pour elles, un rôle d'incubateur.' Economie collaborative : une solution contre le gaspillage alimentaire Environ 100 millions de tonnes de denrées alimentaires sont jetées chaque année dans l'Union européenne. Limiter ce gaspillage améliore la gestion des ressources, génère des économies et réduit l'impact environnemental de la production et de la consommation de nourriture. L'innovation sociale peut contribuer à la réduction du gaspillage alimentaire par exemple, en concevant des services publics qui soient mieux adaptés aux besoins des citoyens et en donnant au final, une plus grande valeur à l'argent dépensé. Pour encourager l'innovation sociale et faire des défis sociétaux, de nouvelles sources de croissance, la Commission européenne organise le Concours européen de l'innovation sociale depuis 2012. Une entreprise italienne, Last Minute Sotto Casa a participé à cette compétition en 2015 et elle a figuré parmi les dix finalistes. Elle propose un outil original et efficace pour éviter que les produits frais invendus soient jetés. L'application qu'elle a lancée permet de remettre par mois, dans le circuit de vente, trois tonnes de nourriture qui sinon, finiraient à la poubelle. C'est un exemple concret de ce qu'on appelle l'économie collaborative : ce nouveau phénomène en plein essor s'avère prometteur pour améliorer les conditions d'achat pour les consommateurs comme la transparence, le choix et la commodité et pour réduire les coûts manière générale. Liens utiles Actions de l'UE contre le gaspillage alimentaire Last Minute Sotto Casa Concours européen de l'innovation sociale Lifegate
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Un peu plus de quatre mois après la Cop 21 à Paris, l'accord sur le climat doit être signé ce vendredi au siège des Nations Unies à New York. Avec plus de 165 pays signataires, ce sera le plus large accord international approuvé le même jour. Les 195 nations représentées à Paris en décembre ont toutes approuvé l'accord sur le climat, à l'exception du Nicaragua qui estime que les efforts exigés des pays riches sont insuffisants. Soixante chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus ce vendredi dont le président français François Hollande. Les trois premiers mois de 2016 ont encore battu tous les records de température à travers le monde. Climat > 'Le mois dernier a été le mois de mars le plus chaud jamais enregistré>> https://t.co/1DQmQrsQGd pic.twitter.com/vLZWyKoP8w- iTELE (@itele) 19 avril 2016 Le niveau des glaces en Arctique est particulièrement bas, sans compter les sécheresses provoquant d'importants incendies ou encore les inondations. Climate change is here, despite naysayers. https://t.co/qP5Jg61fKU- Ron Murphy (@Tybeemenow) 21 avril 2016 Pour entrer en vigueur, l'accord signé à New York doit ensuite être ratifié par 55 pays représentant 55 % des émissions de gaz à effet de serre.
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L'avenir des plateformes pétrolières offshore se joue aujourd'hui en Italie. Les électeurs sont appelés à se prononcer par référendum sur la durée de ces forages, situés à quelques kilomètres des côtes, notamment au sud de la Sicile. Deux réponses sont possibles : 'Non' pour que ces gisements soient exploités jusqu'à leur épuisement, comme le prévoit une nouvelle loi. 'Oui' pour qu'ils se terminent à la fin des contrats d'exploitation, c'est-à-dire dès 2018 pour la première plateforme, 2034 pour la dernière. C'est le souhait des défenseurs de l'environnement et d'élus locaux. Ce vote constitue un risque pour le gouvernement de Matteo Renzi. Le Premier ministre italien, qui rappelle que le secteur emploie quelque 11.000 personnes, demande aux électeurs de d'abstenir, sachant qu'un taux de participation minimum de 50 % est requis pour que ce référendum soit jugé valable.
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À Varsovie, des militants de Greenpeace ont accroché une banderole sur le ministère de l'Écologie pour s'opposer à un plan d'abattage d'arbres dans la forêt de Bialowieza. Il s'agit de la plus ancienne forêt primaire d'Europe. Quelque 20.000 espèces d'animaux y vivent. Un plan prévoit de quintupler l'abattage des arbres dans cette forêt pour lutter contre une invasion d'insectes.
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Ils veulent donner un dernier avertissement au gouvernement. Quelque 3000 personnes ont manifesté dans le centre de Beyrouth au Liban pour dénoncer l'incurie des dirigeants et la corruption. Le problème : toujours cette crise des déchets qui s'empilent dans tout le Liban depuis la fermeture en juillet 2015 de la plus grande décharge du pays. Le mouvement 'Vous puez' a depuis permis de drainer des centaines de protestataires dans la rue. Cette fois, ils menacent de paralyser le pays. 'Nous voulons dire aux 'déchets' qui sont dans les ministères que nous allons rester dans la rue jusqu'à ce qu'ils partent, eux, et les déchets, nous n'allons pas faiblir, nous sommes dans la rue depuis 8 mis et ça va continuer', prévient Rita Hanna, une manifestante. Autour de Beyrouth, les poubelles forment des routes et des montagnes qui défigurent le paysage. Le gouvernement a annoncé ce samedi un plan sur quatre ans. a première étape est la réouverture de la décharge fermée l'année dernière, une mesure, jusque-là très controversée. Deux autres décharges devraient aussi voir le jour dans la banlieue de Beyrouth. Avec AFP
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C'est une bataille peu connue mais bien réelle que se livrent les écureuils roux et leurs homologues gris, dont la progression vers le nord de l'Ecosse inquiète les écologistes. Plus des trois quarts des 160 000 écureuils roux britanniques se trouvent en effet sur ce territoire. Au Royaume-Uni, les 'Roux' ont perdu du terrain face à leurs adversaires dans cette lutte acharnée. Venus d'Amérique, et introduits sur les îles britanniques il y a deux cents ans, les rongeurs à la robe claire ont chassé d'une grande partie de l'Angleterre et du pays de Galles leurs cousins autochtones. Les 'Gris' ont désormais franchi la barrière de protection des Highlands, qui relie les littoraux d'est en ouest. De quoi inquiéter les associations de protection de l'environnement, qui craignent de voir les écureuils roux disparaître d'ici la prochaine génération. 'Pour contrôler les écureuils gris, on leur tend des pièges et on leur tire dessus', explique Lindsay MacKinley, membre de l'association National Trust for Scotland, 'et quand ils sont coincés, on les euthanasie de manière humaine, car c'est illégal de les relâcher'. 'Je comprends que cela déplaise à certains', admet-il, 'mais on ne le fait pas pour le plaisir, et la réalité, c'est que si on veut conserver les écureuils roux, on doit arrêter la progression des gris'. Une méthode qui a fait ses preuves. L'an dernier, les écureuils roux sont revenus dans le Perthshire après cinq ans d'absence. Red squirrels on the march, say conservationists: RED squirrels are making a comeback in areas of Scotland whe... https://t.co/dc4FLmzr56- Scottish Quill (@ScottishQuill) 28 janvier 2016 Les propriétaires terriens sont aussi mis à contribution dans les régions du nord-ouest des Highlands, pour que leurs forêts puissent accueillir de nouvelles populations. Next up at our all staff meeting, an update from Claire from Saving Scotland's Red Squirrels https://t.co/nLzExgS8PN pic.twitter.com/DGYGVD4UEd- LochLomond&Trossachs (@lomondtrossachs) 18 février 2016 Dans le parc naturel de Pensthorpe, dans le Norfolk, un programme de réintroduction d'écureuils roux a été mis en place, mais ne permet pas d'éviter les maladies. 'Le principal problème que l'on rencontre, c'est que les écureuils gris sont porteurs d'un virus appelé le parapoxvirus', indique Ed Bramham-Jones, directeur de la réserve naturellle de Pensthorpe, 'et 60 % d'entre eux sont concernés. Une fois qu'il a été transmis aux écureuils roux, il décime leur population, parfois en quinze jours'. Les associations placent désormais leurs espoirs dans la bonne volonté des propriétaires fonciers pour mettre un terme à la progression des écureuils gris, que rien ne semble arrêter, et pour faire cesser leurs incursions dans les zones protégées, réservées aux petits autochtones roux.
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Comment différencier un zèbre d'un autre ? En observant leurs rayures à l'aide d'un logiciel spécifique qui peut identifier leur codes barre naturels. Cela a permis à de mener à bien le tout premier recensement dans la savane du Nord du Kenya des zèbres de Grevy, l'espèce de zèbre la plus menacée d'extinction. Leur nombre a été divisé par six en trente ans. 'Il y a très peu de zèbres de Grevy. Du coup, à chaque individu qui est tué pour sa viande, ou pour le braconnage - par exemple pour leurs peaux, ce qui arrive assez rarement aujourd'hui - et bien cela a un impact important sur la population des zèbres de Grevy'? EXPLIQUE Sheila Funnell de l'association protectrice de l'espèce. D'après l'association de défense des zèbres de Grevy, c'est la première fois que la science fait appel aux citoyens pour recenser l'espèce. Cinquante véhicules transportant des équipes de chercheurs, de défenseurs de l'environnement et de bénévoles ont pris en photo tous les zèbres de Grevy qu'ils voyaient avec des caméras équipées de GPS. Pour analyser les résultats et estimer la population de zèbres dans tout le pays, le recensement va utiliser un nouveau logiciel appelé 'Hot Spotter' conçu par l'université de Princeton aux Etats-Unis. Daniel Rubenstein Professor of Zoology, Princeton University. 'Il cherche les parties du corps ou les rayures sont courbes et se croisent. Ils enregistrent les données qu'ils appellent 'hotspots'. Ils comparent tous les 'hotpsots' de la photo, avec ceux de toutes les photos archivées. Quand cela correspond vraiment, on a un score élevé, et on sait alors qu'il s'agit du même individu', explique Daniel Rubenstein, de l'université de Princeton. Hot Spotter analyse actuellement toutes les données collectées. Le résultat final du recensement est attendu fin mars. L'association travaille aussi avec une quinzaine de communautés locales. Ils y ont recruté des guetteurs de zèbres, ce qui leur permet aussi de toucher de petits revenus.
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Désormais les habitants de Lima seraient bien inspirés de suivre les règles à l'heure de sortir leurs poubelles. Des vautours ont été équipés de traqueurs et de caméras pour contrôler les décharges illégales. Alfredo Correa, dresseur : 'Il y a 10 vautours qui volent avec des émetteurs, des GPS. Il y a aussi un groupe un peu plus important je crois une vingtaine qui volent aussi mais seulement avec une bague à la patte, sans GPS. Le projet doit durer deux ans.' Les vautours sont de fait les oiseaux idéaux pour mener à bien cette tache. Aucune préparation ni entrainement spécifique n'a été nécessaire pour les conduire sur les décharges. Lima en compte quatre légales et de nombreuses autres sauvages. Javier Hernández travaille à la gestion des déchets de la ville : 'Il y a à peu près 10 millions d'habitants à Lima, et chaque personne produit 610 grammes de déchets chaque jour. Si on multiplie tout ça cela cela fait 6000 tonnes par jour à Lima. 96% est collecté et va dans des décharges mais il y a toujours 4% qui restent.' L'initiative a été appuyée par une campagne de communication. Il faut en effet redorer le blason quelque peu terni d'un animal peu apprécié... Alfredo Correa : 'La plupart des gens a d'abord vu tout cela d'une manière très négative, parce que les vautours sont souvent associés à la mort et à des choses négatives. Ils ne comprennent pas qu'ils jouent un rôle très important dans la nature. Et particulièrement à Lima où ils nous aident beaucoup à contrôler un peu de ce grand volume de déchets que l'on rejette.' D'autres villes péruviennes comme Arequípa et Huaral ont elles aussi exprimé le souhait de s'adjoindre les services de ces nouveaux adjoints à l'environnement...
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Pas de voitures à Naples. La grande ville du sud de l'Italie expérimente pour la première fois depuis ce samedi une interdiction de la circulation automobile entre 9 h et 17 h et ce jusqu'au 6 janvier. Ce dimanche, l'interdiction vaudra pour toute la journée. La décision a été prise en raison d'une pollution persistante aux particules fines. 'Un samedi sans voiture, six jours sans voiture... est-ce que vous pouvez vous en sortir ?' demande une journaliste italienne. 'Oui, nous pouvons nous en passer pendant 6 jours' répond un homme. 'Nous étions à Milan et c'était bloqué, ici maintenant c'est pareil. Parfait' dit un autre. L'absence de pluies et de vent a encore augmenté la pollution. Ceux qui voudraient enfreindre l'interdiction s'exposent à de lourdes amendes. Les motos et les scooters sont aussi interdits. Ces derniers jours, seuls les véhicules au normes européennes d'émission Euro 4 et plus pouvaient circuler. Rome avait elle opté lundi et mardi pour une circulation alternée selon que les plaques d'immatriculation sont paires ou impaires. Depuis, le trafic a repris et la situation s'améliore sur le front de la pollution en raison de la pluie.
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C'est la capitale la plus polluée au monde, et elle a décidé de prendre les choses en main. New Delhi expérimente depuis ce 1er janvier la circulation alternée. Un million de voitures étaient interdites de circulation ce vendredi. Avec régulièrement des très hauts niveaux de pollution aux particules fines, les autorités ont décidé de réagir. 'Nous espérons juste que les gens vont suivre ; si le nombre de voitures dans la ville est divisé par deux et que les gens choisissent de faire du covoiturage ou prendre les transports en commun alors cela devrait clairement faire la différence'. La circulation alternée est mise en place pour l'instant pour quinze jours. Selon un policier interrogé sur les avenues de Delhi, la mesure était bien respectée ce matin.
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Chaque heure, entre 36 000 à 58 000 kg de méthane s'échappent d'un puis et se dispersent dans le ciel de Californie. Visible grâce à une caméra thermique, cette fuite dure depuis deux mois, et elle n'est pas prête d'être jugulée. En seulement un mois, le gaz perdu aurait pu chauffer trois millions de foyers. Le gaz est stocké à un peu plus de 2,5 kilomètres de profondeur, dans la réserve d'Aliso Canyon, sous les montagnes de Santa Susana, aux abords de Los Angeles. Dans le quartier de Porter Ranch, au moins 1700 maisons ont été évacuées et deux écoles ont été fermées. Les habitants se plaignent de nausée, de vertiges, de maux de tête et de ventre, de saignements de nez, ou encore de vomissements. Le méthane étant un gaz hautement inflammable, les autorités ont imposé une zone d'exclusion aérienne. La compagnie SoCalGas estime que les travaux pour résorber la fuite prendront entre trois et quatre mois.
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L'armée et la police péruvienne ont cette semaine détruit 86 mines d'or illégales implantées dans la Réserve nationale Tambopata, un espace protégé de plus d'un million d'hectares dans l'Amazonie. Les autorités veulent mettre fin à des pratiques néfastes pour l'environnement, à différents titres. Ces trois dernières années, 50 000 hectares ont été détruits dans cette région en raison de cette activité. 'L'une des pires menaces pour la planète, c'est la destruction de l'environnement, commente le colonel Cesar Sierra. Et l'exploitation minière illégale est l'une des activités les plus nuisibles à l'environnement, en raison de l'utilisation de mercure et d'autres produits chimiques dangereux.' Des centaines de mineurs ont fui les camps à l'approche de la police et de l'armée. Pour beaucoup, cette opération signifie la perte de leur seul et unique gagne-pain. 'Le gouvernement ne nous donne pas de travail, alors nous devons prendre des risques pour en trouver un, explique une femme, Lizbeth Quispe. Le risque d'être tuée ou violée ou brûlée. Il n'y a pas de justice ici. On doit se battre pour survivre.' L'exploitation aurifère interdite de cette région a représenté jusqu'à 10% de la production nationale du pays.
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Ils ont rendez-vous avec l'Histoire. Les dirigeants du monde se retrouvent ce matin à Paris pour le sommet COP21. Une conférence exceptionnelle de par son ampleur et de par son objectif : limiter le réchauffement climatique mondial. Les participants sont-ils prêts à mettre enfin un terme à l'influence des lobbys industriels et trouver une bonne fois pour toutes un accord limitant à moins de deux degrés la hausse des températures ? L'échec de Copenhague, il y a six ans, plane comme une ombre sur la conférence de Paris et la pression n'en est que plus forte sur ses milliers de participants, hauts-responsables, ONG, experts. Grégoire Lory, envoyé à Paris : 'Les négociations techniques ont débuté avec un peu d'avance par rapport au programme initial : il s'agit de se donner plus de temps et les moyens pour parvenir à un accord dans les délais fixés par les Nations Unies. Les 195 pays présents à Paris ont en effet jusqu'au 11 décembre'.
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L'ONG Greenpeace a le statut d'observateur à la COP21. Autrement dit, elle pourra intervenir ponctuellement en session plénière ou encore soumettre des propositions écrites aux pays pendant les négociations. Elle souhaite que le futur accord de Paris marque la fin de l'ère des énergies fossiles, pétrole, gaz et charbon, qu'elle qualifie d'énergies 'sales'. 'Il est assez remarquable que plus de 180 pays aient élaboré un plan national d'action, note le chef des politiques climatiques internationales de Greenpeace, Martin Kaiser. Cela ne s'est jamais produit auparavant. Ainsi, le changement climatique est devenu une réalité dans de nombreux pays et les citoyens de ces pays attendent de leurs gouvernements qu'ils agissent. Mais c'est très lent parce que les industries fossiles font en sorte de ralentir les politiques domestiques.' 'll sera très important d'écouter le président indien Modi et le roi d'Arabie saoudite pour voir s'ils sont prêts ou non à transformer leur secteur énergétique, poursuit-il. Parce que ces pays sont très dépendants à la fois du charbon et du pétrole, et c'est une transition majeure des fossiles vers les énergies renouvelables qui les attend. Je suis plutôt prudent quant au fait que cette conférence lance le signal fort dont le secteur privé a besoin pour suivre ce chemin. Concernant les chances de réussite de la COP21, je dirais que c'est du 50-50.' Pour illustrer l'objectif 100% d'énergies renouvelables qu'elle a fixé, Greenpeace a installé une montgolfière devant la tour Eiffel.
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Une équipe de géologues suit de près l'évolution et la fonte du glacier sur le Mont Rose à la frontière entre l'Italie et la Suisse. D'ici quelque décennies ils pensent que ces glaciers auront complètement disparu. Le Mont Rose, est le deuxième plus haut massif des Alpes, après celui du Mont Blanc. Giovanni Mortara, géologue du Conseil national de recherche italien : 'Nous avons vu une substantielle réduction de l'épaisseur de la glace, plusieurs mètres par an et cette année on parle même parfois de 10 centimètres par jour...' Les géologues mesurent l'épaisseur et les mouvements du glacier. Sur la face est du Mont Rose la fonte est particulièrement significative et certains glaciers ont complètement disparu. Silvio Seno, géologue de l'université de Pavie : 'Il n'y a pas qu'un scénario possible pour l'avenir. Dans sa version la plus optimiste, la température globale ne va monter que d'un degré ou juste au dessous au cours d'un siècle. Pour la version pessimiste on parle de cinq degrés en moyenne et quel que soit le scénario ce serait très grave et on verrait la disparition des glaciers alpins.' Et déjà se font sentir les premiers effets comme une pénurie d'eau potable pour de nombreux villages mais aussi comme des glissements de terrain.
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A 48 heures du coup d'envoi de la COP21 à Paris, les écologistes du monde entier se mobilisent. Malgré l'interdiction de manifester en vigueur dans la capitale en française à cause de l'état d'urgence, Oxfam a organisé samedi matin cette petite mise en scène, singeant un petit-déjeuner entre les grands leaders mondiaux. Une façon de rappeler que l'avenir de la planète est entre leurs mains, et dépend de leur volonté politique. Au Japon, des centaines de personnes se sont réunies pour la parade de la Terre, pour certains déguisés en ours polaires, une espèce menacée par le changement climatique. Ici, le souvenir de la catastrophe nucléaire de Fukushima est encore bien présent. En Océanie, ils étaient des milliers à se réunir en Nouvelle-Zélande, mais aussi à Brisbane en Australie, ou la marche était ouverte par des représentants des aborigènes et des habitants des îles du Pacifique, particulièrement affectés par le changement climatique, avec la montée des eaux. L'Australie est l'un des plus gros émetteurs de gaz à effets de serre par habitant en raison de sa dépendance au charbon.
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La Commission européenne a mis en place cette année la stratégie européenne pour l'Union de l'énergie : l'objectif est de faciliter le transport de l'énergie et de réduire la dépendance aux énergies fossiles. Le sommet sur le climat est un des grands rendez-vous de cette année. Miguel Arias Cañete est le commissaire européen de l'action pour le climat et de l'énergie - Marta Vivas Chamorro, Euronews : Miguel Arias Cañete, qu'attendez-vous de ce sommet ? - Miguel Arias Cañete : J'espère pouvoir aboutir à un accord fort, un protocole contraignant qui permettrait de faire face à l'un des plus grands défis de l'humanité, c'est-à-dire de freiner le réchauffement climatique, la hausse des températures ; de sorte que l'augmentation moyenne ne dépasse pas 2 degrés Celsius d'ici la fin du siècle. Parce que si nous ne faisons rien, si nous continuons à émettre tout ce que nous émettons, nous serons confrontés à des augmentations allant de 3,8 à 4,7 degrés Celsius ; et cela pourrait être dévastateur pour les écosystèmes et la biodiversité, cela pourrait accentuer les phénomènes météorologiques de façon exponentielle, avec des catastrophes dans toutes les parties du monde. - Euronews : L'Organisation météorologique mondiale relève que 2014 fut l'année la plus chaude jamais enregistrée. Comment l'Europe pourrait faire, au sommet de Paris sur le climat, pour convaincre les gros pollueurs de réduire substantiellement les émissions ? - Miguel Arias Cañete : D'abord, nous souhaitons avoir le leadership dans notre propre maison, c'est pour cela que l'Union européenne a pour objectifs ambitieux de réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre. Mais en plus, l'UE va modifier sa production d'énergie : nous avons pour but d'atteindre 27 % d'énergie renouvelable en 2030 et nous allons augmenter notre rendement énergétique, de l'ordre de 27 à 30 %, afin de consommer moins d'énergie et de produire de l'énergie plus propre, mais aussi de réduire les émissions dans tous les secteurs. - Euronews : L'accord doit-il prévoir un calendrier et des contrôles ? - Miguel Arias Cañete : Il faut que nous mettions en place un mécanisme de contrôle qui permette d'évaluer tous les cinq ans où nous en sommes, pour éventuellement se dire : 'Bon, faisons un effort supplémentaire pour qu'à la fin du siècle, on parvienne à une décarbonisation complète, limitons-les et réduisons-les à zéro et nous pourrons dire que nous avons sauvé la planète'. - Euronews : Peut-on espérer plus de budget pour le Fonds vert qui aide les pays les plus pauvres à lutter contre le changement climatique ? - Miguel Arias Cañete : L'Union européenne a contribué au Fonds vert, nous avons fourni 4,700 millions de dollars au Fonds vert, nous sommes actuellement le plus gros contributeur. Nous avons besoin que les autres pays qui se sont engagés mettent de l'argent sur la table. A partir de 2021, nous devrons élargir la base des pays donateurs. Dans le passé, on parlait des 'pays développés' mais depuis 1992, le monde a changé. A l'époque, des pays comme la Chine n'avaient pas une capacité financière suffisante alors que ce n'est plus le cas aujourd'hui. La Chine, comme de nombreux autres pays en développement ou économies émergentes, a désormais la capacité financière suffisante et pour soutenir les efforts de réduction des émissions et pour aider les pays les plus pauvres à s'adapter aux changements climatiques. - Euronews : Et maintenant, nous visons non plus une réduction de 20%, mais de 40% d'ici 2030. - Miguel Arias Cañete : Ces dernières années, la croissance économique tourne autour de 46 % alors que nous avons réduit de 23% nos émissions, en d'autres termes, nous nous développons en réduisant les émissions. Et maintenant, nous visons non plus une réduction de 20%, mais de 40% d'ici 2030. - Euronews : Ce chiffre de 40 %, selon le patronat, cette réduction est excessive, mais pour les organisations environnementales, l'objectif est insuffisant. Pensez-vous modifier ce chiffre ? - Miguel Arias Cañete : Nous avons fixé une réduction minimum de 40 % en fonction des efforts extérieurs. Et quand tout le monde n'est pas satisfait, on fait une proposition équilibrée. Les écologistes sont ambitieux, alors que parfois, les entreprises le sont moins et mettent en avant le coût technologique pour arriver au niveau souhaité. Après des efforts importants, la Commission a fait une proposition équilibrée et nous croyons que l'objectif peut être atteint en 2030. - Euronews : En ce qui concerne les émissions, je voudrais aborder l'affaire Volkswagen : où en est l'enquête de la Commission ? - Miguel Arias Cañete : La Commission est en train de réunir toutes les informations disponibles pour évaluer ce qui est arrivé et pourquoi, au niveau national, les mécanismes d'approbation ont échoué. Pour les particules NOx, le problème est la manipulation des éléments et l'altération des mesures d'émissions. Pour le CO2, c'est une question différente, mais nous voulons là-aussi disposer de toutes les informations afin de mesurer le surplus d'émissions de CO2 produit par l'ensemble des voitures Volkswagen. - Euronews : Les États membres et Volkswagen ont ils répondu à vos courriers ? - Miguel Arias Cañete : 'Certains ont répondu, nous conservons ces informations. J'ai personnellement écrit à Volkswagen. Nous avons accordé un délai de dix jours, mais il nous ont demandé plus de temps et nous attendons désormais une réponse d'ici la fin de l'année. Ils doivent évaluer précisément l'augmentation des émissions de CO2 produites par la flotte Vokswagen et si cela dépasse les niveaux autorisés, la Commission devra sanctionner. - Euronews : Si la commission a fixé un quota de 27 % d'énergies renouvelable d'ici 2030, comment atteindre cet objectif sans imposer d'obligations aux États membres ? - Miguel Arias Cañete : Dans le cadre de l'Union de l'énergie, dans le cadre de notre système de gouvernance, nous avons un rapport semestriel qui analyse la situation des pays par rapport à l'objectif communautaire que nous nous sommes fixé. La Commission met en avant les problèmes, fait des recommandations et met en place un cadre juridique pour harmoniser les énergies renouvelables au niveau européen. Il y aura d'ailleurs, l'année prochaine, une nouvelle législation importante pour faciliter le développement des énergies renouvelables. - Euronews : Quelles mesures la Commission met-elle en place pour réduire la dépendance au gaz russe ? - Miguel Arias Cañete : Pour la Commission, la sécurité de l'approvisionnement énergétique est une priorité absolue. Nous voulons donc diversifier les voix d'approvisionnement avec des pipelines provenant de toutes les directions pour ne pas avoir seulement des gazoducs qui viennent d'une seule région du monde. En ce moment, nous avons le Connecting Europe Facility, c'est-à-dire la déclaration de projet d'intérêt communautaire pour faciliter la connexion européenne en soutenant des projets dans les secteurs du gaz et de l'électricité. Il y a ainsi le pipeline de gaz Corridor Sud qui relie l'Italie et l'Azerbaïdjan. Nous pourrons ainsi avoir accès au gaz de l'Azerbaïdjan, mais nous voulons aussi promouvoir nos relations avec l'Algérie et faire le lien entre le sud de la Méditerranée et l'Europe continentale. - Euronews : Commissaire, pourquoi les factures d'électricité sont-elles si différentes selon les pays européens ? - Miguel Arias Cañete : Parce que même si nous avons beaucoup de prix régulés, les factures sont assujetties à des taxes différentes selon les États, à des coûts différents selon le réseau électrique ou selon le coût de fermeture de certaines centrales nucléaires... La Commission souhaite à la fois, construire des infrastructures pour faire circuler l'énergie et supprimer toutes les différences qu'on trouve d'une facture à l'autre pour qu'à l'avenir, les factures ne prennent en compte rien d'autre que le coût de production, le transport et la distribution. C'est comme cela que nous pourrons harmoniser notre système au sein de l'Union européenne. C'est un processus lent, il faut commencer par une harmonisation au niveau régional pour arriver ensuite au marché unique. Pour le moment, nous avons 28 marchés de l'énergie, c'est fragmenté, on ne peut pas parler d'un marché unique de l'énergie.
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Champagne et réchauffement climatique... deux domaines pas si éloignés que cela. Alors que la France s'apprête à recevoir les chefs d'états d'une centaine de pays dans le cadre de la COP 21 la conférence des Nations-Unies visant obtenir un accord pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, dans la région de Champagne on mesure bien les effets de ces changements climatiques. Ces deux dernières décennies, les gelées ont été rares et les récoltes abondantes... Mais les effets ne sont pas uniquement positifs comme le constate ce producteur : Jean-Pierre Vazart : 'La chose dont on peut être sûr c'est que la date des vendanges n'est jamais la même. Et elle peut changer beaucoup en très peu de temps. 2003 c'est l'exemple de vendanges très précoces (c'était la première fois qu'on vendangeait en août) et quelques années plus tard en 2013 on vendange en octobre. Le changement climatique, il est là on ne constate.' Pour combattre ces variations climatiques les vignerons ont adapté leur façon de travailler la vigne. Vincent Perrin, directeur général du CIVC : 'Nous avons en Champagne réduit de 50% les interventions dans la vigne. Nous avons petit à petit réussi à transformer les engrais minéraux en engrais organiques. Ces engrais minéraux étaient à fort effet de serre car ils étaient à base d'azote.' Les producteurs se tournent aussi vers d'autres cépages que ceux classiquement utilisés. Des cépages qui résistent plus à la chaleur. Et si les températures augmentent de plus de 2 C, ce sera toute la carte des vignobles qu'il faudra redessiner avec des vins beaucoup plus septentrionaux.
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La planète vient de connaître le mois d'octobre le plus chaud de son histoire. A l'approche de la COP 21, les données de la NASA publiées cette semaine montrent les températures les plus élevées jamais enregistrées pour cette période depuis 1880. En cause, les activités humaines, mais aussi le courant marin El Nino, particulièrement fort cette année. 'On a beaucoup de preuves indiquant que le climat est en train de changer', souligne Anny Cazenave, chercheur au sein du LEGOS-CNES, le laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales. 'Les températures montent, les glaces fondent, l'océan se réchauffe, la mer monte, et ces observations sont absolument sans équivoque. Le futur va vraiment dépendre de ce que nous, les humains, allons décider de faire dans les années qui viennent, et je pense que la réunion à Paris sur le climat, le COP 21, va être un événement absolument crucial'. Un record battu avec des températures supérieures d'un degré à la moyenne habituellement observée pour ce mois de l'année. Une évolution qui semble inexorable, sauf à prendre enfin les décisions pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. 'Le principal problème réside dans l'inertie et le lobbying que l'on observe dans l'industrie traditionnelle de l'énergie', note Vladimir Chuprov, responsable du programme énergétique en Russie au sein de Greenpeace. 'Bien sûr, ils ne veulent pas partager les bénéfices générés, et veulent maintenir le statu quo. Evidemment, ni les énergies renouvelables ni les technologies à économie d'énergie n'ont de chance de se faire une place dans un futur proche'. Faute de changement de cap, les phénomènes météorologiques extrêmes devraient s'intensifier. Des pluies diluviennes aux vagues de sécheresse inédites qui devraient durement affecter les ressources agricoles.
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C'est une nouvelle alerte pour la planète : le niveau de concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère a atteint un nouveau record en 2014, selon le rapport annuel de l'Organisation météorologique mondiale. Pour les experts, les États n'ont plus le choix : ils doivent agir maintenant pour contenir la hausse des températures, en dessous du seuil fatidique des deux degrés. 'Nous avons encore une fois battu un nouveau record, souligne Michel Jarraud, le directeur de l'OMM. Au cours des 25 dernières années, entre 1990 et 2014, il y a eu une augmentation de 36 % du forçage radiatif des gaz à effet de serre.' Un message alarmiste annoncé à trois semaines de la COP21 à Paris, où les représentants de quelque 150 pays tenteront d'arracher un accord ambitieux sur le climat. Plusieurs ministres sont déjà dans la capitale française. François Hollande, lui, s'est exprimé ce lundi devant un parterre de scientifiques. Le président de la République souhaite mettre les hommes politiques devant leurs responsabiltés : 'Nous devons faire en sorte que les politiques doivent décider bien au-delà de leur mandat et bien au-delà même de leur propre vie, c'est à dire faire sorte que ceux qui ont dans leur main le sort du monde puissent imaginer qu'ils vont être jugés quand ils ne seront plus là.' À l'instar du président français, Barack Obama veut se poser en défenseur de l'environnement. Il le montre dans sa page Facebook officielle qu'il vient tout juste de créer.
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'La machine s'emballe à un rythme effrayant', c'est le cri d'alarme de l'Organisation météorologique mondiale. Selon l'agence de l'ONU le niveau de concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère a atteint un nouveau record en 2014. L'augmentation notamment de la concentration de CO2, le dioxyde de carbone, aura des conséquences: des températures globales plus élevées, et plus de phénomènes météorologiques extrêmes. Des chiffres publiés à trois semaines de la COP21 à Paris, et alors qu'une soixantaine de ministres se retrouvent déjà dans la capitale française pour dégrossir les dossiers. Si rien n'est fait, le niveau des mers pourrait partiellement engloutir des villes comme Shanghai, Bombay et Hong Kong. Le réchauffement climatique poussera 100 millions de personnes supplémentaires vivant dans l'extrême pauvreté d'ici à 2030. Dernier exemple frappant du réchauffement de la planète, la Mer de Glace, le plus grand glacier français, sur le Mont-Blanc, a perdu plus de trois mètres d'épaisseur lors de l'année écoulée, soit trois fois plus que lors d'une année ordinaire.

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